Catégorie : Économie

  • Sumitomo revoit à la baisse la production de nickel d’Ambatovy  pour 2024

    Sumitomo revoit à la baisse la production de nickel d’Ambatovy  pour 2024

    Antananarivo, 25 Février, 12h40 – Une prévision de production revue à la baisse. Sumitomo Corporation revoit ses estimations et prévoit une production d’environ 30 000 tonnes de nickel avec Ambatovy pour cette année. C’est autour de 10 000 tonnes de moins par rapport aux 40 000 tonnes avancées par cette société japonaise, actionnaire majoritaire de la compagnie minière, au mois de novembre dernier. Le directeur financier de Sumitomo Corporation Reiji Morooka avait exposé cette situation lors d’une conférence de presse en ligne au début de ce mois de février.

     

    Sumitomo Corporation s’efforce actuellement de stabiliser les niveaux de production et d’améliorer la rentabilité du projet Ambatovy. Reiji Morooka avait alors expliqué cette baisse de production, ainsi déjà anticipée, par deux principales raisons. Celui-ci avait d’abord fait part de dysfonctionnement d’équipements, ainsi qu’un autre problème découvert au niveau de la centrale électrique d’Ambatovy vers la fin de l’année 2023, selon les médias qui ont rapporté cette conférence de presse comme le portail financier Zone Bourse ou le site Mining-com. Mais en raison de prix du nickel qui est plus bas que prévu, Sumitomo a également revu à la baisse l’estimation de l’impact financier annuel d’Ambatovy à une perte de 17,4 milliards de yens, soit environ 117 millions de dollars, par rapport à sa prévision de novembre qui était d’atteindre le seuil de rentabilité.

     

    L’usine d’Ambatovy a une capacité maximale annuelle de production de 60 000 tonnes, jamais atteinte jusqu’à ce jour. Les objectifs annuels de cette compagnie minière ces dernières années tournaient autour des 40 000 tonnes. Cette compagnie rapportait avoir exporté 36 000 tonnes de nickel et environ 3 300 tonnes de cobalt en 2023.

     

    Les affaires sont cependant moins bonnes pour cette compagnie ces derniers temps, avec les cours du nickel et du cobalt ainsi que des métaux essentiels à la transition énergétique. Leurs prix auraient connu une baisse significative et soutenue depuis le mois de janvier de l’année 2023, accusant une chute de près de 50% sur le marché international. D’après Ambatovy, le nickel est passé de 30 000 dollars la tonne en janvier 2023 à environ 16 000 dollars vers le début du mois de février 2024. Le cobalt qui se vendait pour sa part à 50 000 dollars était passé à 28 400 dollars la tonne entre les deux périodes.

     

    La situation des opérations d’Ambatovy n’est pas sans impact compte tenu de sa contribution sur l’économie. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a d’ailleurs exposé, dans le rapport sur l’Analyse de viabilité de la dette de Madagascar, que la croissance du pays est tirée dans une certaine mesure par les exportations. Aussi, une fragilité de la croissance s’installe au fur et à mesure de la détérioration des recettes à l’exportation, explique le MEF dans ce document.

     

  • STATISTIQUES – Une nouvelle enquête périodique auprès des ménages à publier bientôt selon l’Instat

    STATISTIQUES – Une nouvelle enquête périodique auprès des ménages à publier bientôt selon l’Instat

    Antananarivo, 24 Février, 10h45 – Madagascar manque cruellement de données statistiques, notamment en ce qui concerne le niveau de vie des ménages. L’aveu vient de Tarzan Ndremitsara, directeur général de l’Institut national de la statistique (Instat) en marge de la dissémination de l’évaluation sur la pauvreté à Madagascar effectuée avec la Banque mondiale jeudi. La dernière “Enquête Périodique auprès des Ménages” (EPM), qui sert d’outil de mesure des conditions de vie des ménages, des causes et corollaires de ces conditions de vie, date de 2010. L’Instat prévoit ainsi de publier de façon imminente une nouvelle “Enquête périodique auprès des ménages”, selon le directeur général.

     

    “On a toujours besoin de statistiques pour combler nos lacunes en données en la matière car la dernière enquête date de 2012”, confie-t-il. Le responsable parle de l’Enquête nationale sur le suivi des objectifs du millénaire pour le développement et qui est à ce jour la dernière enquête sur la pauvreté et le niveau de vie des ménages malgaches.

     

    Plus globalement l’Instat souhaite produire davantage d’enquêtes et plus souvent dans le futur et compte bien les valoriser. “Les statistiques sont des outils que l’on donne aux décideurs afin qu’ils puissent prendre des décisions adéquates”, insiste le directeur général. “Nous allons essayer de les valoriser dans notre façon de travailler car surtout nous sommes déjà dans la stratégie nationale de développement de la statistique nouvelle génération 2023 -2030”, ajoute-t-il. “Nous allons fournir des statistiques à la portée du public, disponible, mesurable”, conlut-il.

     

  • Madagascar considéré par la BAD comme un « assez bon élève » dans trois indicateurs macroéconomiques

    Madagascar considéré par la BAD comme un « assez bon élève » dans trois indicateurs macroéconomiques

    Antananarivo, 23 Février, 15h20 – Dans la moyenne. La Banque africaine de développement (BAD) avait établi une carte thermique présentant les perspectives de chaque pays africain, pour une sélection de quatre indicateurs macroéconomiques clés. Dans son document sur la Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, publié au mois de janvier, la BAD considère Madagascar comme un « assez bon élève » dans trois sur ces quatre indicateurs, par rapport à ce que pourraient être les moyennes du pays sur les années 2024-2025.

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    Ces indicateurs sur lesquels chaque pays africain est évalué sont la croissance du PIB réel, l’inflation, la balance du compte courant et le solde budgétaire. Pour chaque indicateur, les pays sont répartis en trois groupes, à savoir les bons élèves, les assez bons élèves et les élèves faibles.

     

    Pour la croissance du PIB réel, les bons élèves sont les pays dont le taux est supérieur à 6 %, les assez bons élèves sont les pays dont le taux est compris entre 4 et 6 %, et les élèves faibles sont ceux dont le taux est inférieur à 4 %. Avec un taux de croissance du PIB réel estimé à 4,9%, Madagascar est parmi les élèves assez bons.

     

    En ce qui concerne l’inflation, les bons élèves sont les pays dont le taux est inférieur à 5 %, les assez bons élèves sont les pays dont le taux est compris entre 5 et 9,9 %, et les élèves faibles sont ceux dont le taux est supérieur ou égal à 10 %. Avec un taux d’inflation estimé par la BAD à 7,4%, Madagascar est donc classé parmi les assez bons élèves.

     

    Pour le solde du compte courant, les bons élèves affichent un excédent, les assez bons élèves ont un déficit inférieur à 5 % et les élèves faibles ont un déficit égal ou supérieur à 5 %. Madagascar devrait selon cette banque africaine afficher un déficit de -3,6%. Ce qui ferait ainsi de la Grande île un assez bon élève aux yeux de cette institution.

     

    Pour l’équilibre budgétaire, les bons élèves ont un excédent ou un déficit inférieur à 3 %, les assez bons élèves ont un déficit de 3 à 5 % et les élèves faibles ont un déficit supérieur à 5 %. C’est sur cet indicateur que le pays est considéré comme un mauvais élève avec son déficit de -6,4%.

     

    Par ailleurs, malgré la croissance maussade de l’Afrique Australe, la BAD estime que la combinaison d’une augmentation des investissements fixes, d’une hausse de la consommation publique, d’une augmentation des dépenses d’investissement dans les secteurs de l’extraction et de l’agriculture, et d’une reprise complète du secteur du tourisme pourrait permettre à six pays d’enregistrer une croissance moyenne supérieure à 4 % en 2024. Il s’agit du Mozambique (5 %), de Maurice (5 %), de l’Eswatini (4,9 %), de la Zambie (4,7 %), de Madagascar (4,5 %) et du Botswana (4,1 %).

     

  • RAPPORT – Réduction des inégalités sociales due à la hausse de la pauvreté urbaine

    RAPPORT – Réduction des inégalités sociales due à la hausse de la pauvreté urbaine

    Antananarivo, 23 Février, 9h15 – Les inégalités sociales se sont réduites sur la Grande île ces dix dernières années. Sauf que « cette baisse est due à des mauvaises raisons », regrette Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, au cours de la présentation de sa dernière évaluation de la pauvreté à Madagascar. « L’inégalité nationale a diminué à mesure que les zones urbaines s’appauvrissaient au cours de la dernière décennie », souligne la Banque mondiale dans son communiqué publié à cette occasion.

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    Selon les chiffres disséminés jeudi, « la pauvreté urbaine a considérablement augmenté, passant de 42,2% en 2012 à 55,5% en 2022 ». Cette augmentation a été particulièrement importante dans les villes secondaires où la pauvreté est passée de 46 % à 61 % entre 2021 et 2022. La pauvreté rurale, elle, est restée toujours aussi élevée avec un taux de 79,9%.

    Les différents chocs que Madagascar a subi expliquent en grande partie cette hausse spectaculaire de la pauvreté dans les villes malgaches. La Banque mondiale parle notamment de la pandémie de Covid-19 mais aussi de la multiplication des cyclones et des épisodes de sécheresses de ces dix dernières années. “La série de cyclones a exacerbé la pauvreté urbaine, entraînant des pertes d’emploi et des baisses de revenus parmi les ménages urbains” indique toujours le rapport. “La migration lente mais continue des zones rurales vers les zones urbaines en raison de la grande pauvreté, de la fécondité élevée et de la vulnérabilité aux chocs a aggravé le problème”.

    L’institution de Bretton Woods recommande ainsi la mise en place de nombreuses réformes pour inverser la tendance de l’avancée de la pauvreté dans le pays. « La lutte contre la pauvreté à Madagascar nécessite une réforme audacieuse en faveur de la croissance qui améliorera le climat des affaires, encourage la concurrence, renforce le capital humain, investira dans la connectivité, l’accès à l’énergie et l’infrastructure numérique, et stimulera la productivité agricole », a notamment déclaré Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar.

    Le rapport de la Banque mondiale incite aussi la mise en place de projet structurant en faveur du développement rural pour éviter les exodes urbains. Le rapport parle notamment de “l’amélioration des infrastructures rurales, en particulier le réseau routier délabré”. “Une première étape cruciale dans la réduction de la pauvreté rurale”. La gouvernance dans les secteurs de l’éducation et de la santé doit aussi être améliorée. La Banque mondiale recommande aussi d’accroître la résistance aux chocs et le renforcement des filets de sécurité sociale de base.

  • TOURISME ET ARTISANAT – Plus de 15.000 visiteurs attendus pour la 10ème édition du salon ITM

    TOURISME ET ARTISANAT – Plus de 15.000 visiteurs attendus pour la 10ème édition du salon ITM

    Antananarivo, 22 Février, 18h45 – Le compte à rebours est lancé. La 10ème édition du salon international du tourisme de Madagascar (ITM) se tiendra du 20 au 23 juin au centre de conférence international d’Ivato. Pour cette année, l’événement est combiné avec la première édition du salon international de l’artisanat de Madagascar (IHM), indique ce jeudi Joël Randriamandranto, ministre du Tourisme et de l’artisanat. Plus de 15 000 visiteurs sont attendus, souligne le membre du gouvernement.

    Pour lui, cet évènement est une opportunité pour vendre le produit du tourisme malgache ainsi que les produits artisanaux. « Il y aura des tours opérateurs étrangers (…) des acheteurs de produits internationaux durant ces quatre jours d’évènement », poursuit Joël Randriamandranto.

    La présence d’opérateurs du secteur de l’artisanat permettra aux investisseurs et acheteurs internationaux de rencontrer les artisans malgaches. C’est aussi une occasion « pour faire la promotion des produits artisanaux » poursuit le ministre.

  • ÉNERGIE – Les industries et services comme premiers consommateurs d’électricité de la Jirama

    ÉNERGIE – Les industries et services comme premiers consommateurs d’électricité de la Jirama

    Antananarivo, 22 Février, 7h00 – Le cumul des consommations de l’énergie produit par la Jirama au cours du premier semestre 2023 s’élève à 690 032 MW. C’est la somme des consommations de tous les compteurs des abonnés de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. 354 542 MW, soit 51,3% de cette consommation durant les six premiers mois de l’année dernière, étaient pour les industries et les services, positionnant ces deux secteurs en tant que premiers consommateurs de la Jirama pendant cette période. Ces chiffres émanent de cette société d’Etat, rapportés par l’Institut national de la statistique dans son dernier Tableau de bord économique.

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    Les ménages, pour leur part, avaient consommé 332 380 MW, soit 48,12% de la consommation totale durant ce premier semestre de 2023. Les 3 109 MW restants, soit 0,43% du cumul, étaient enregistrés pour l’éclairage public.

    L’Instat rapporte dans ce document un prix moyen de kilowattheure à 621 ariary. C’est le prix moyen hors taxes des ventes en électricité, le rapport entre le total des chiffres d’affaire hors taxes et le total des consommations, précise l’Institut de la statistique.

    La Jirama a indiqué avoir produit 967 287 MW d’électricité durant cette période sous revue, d’après toujours ce document de l’Instat. C’est constitué de 571 920 MW de production hydraulique et de 395 367 MW de production thermique, selon ce qui y est rapporté.

  • Hausse du volume de marchandises transportées via le réseau ferroviaire Nord

    Hausse du volume de marchandises transportées via le réseau ferroviaire Nord

    Antananarivo, 21 Février, 13h50 – Le volume de marchandises transportées via le réseau ferroviaire Nord, de janvier à octobre 2023, s’élevait à 134 004 tonnes. Une évolution de 48,89% par rapport à la même période de l’exercice précédent est notée, avec les 90 534 tonnes de produits acheminées sur cette voie ferrée durant les dix premiers mois de 2022. Ces chiffres sont du ministère des Transports et de la météorologie (MTM), rapportés par l’Institut national de la statistique (Instat) dans le dernier Tableau de bord économique qu’il a publié.

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    C’est Madagascar Railways (Madarail) qui est le concessionnaire du réseau Nord des chemins de fer de Madagascar. Cette société se dit être un acteur important dans le transport des produits à savoir les chromites, les hydrocarbures, les matériaux de construction tels que les fers et ciment, et des denrées alimentaires tels que le riz, les céréales et les fruits.

    Il est cependant rapporté dans ce rapport de l’Instat qu’aucun minerai n’avait été transporté via ce réseau ferroviaire, notamment depuis le mois de juillet 2022. Le volume du ciment qui y était transporté avait également diminué de moitié, passant d’un cumul de 4 795 tonnes de janvier à octobre 2022 à un cumul de 2 067 tonnes pour les dix premiers mois de 2023.

    Par ailleurs, Madarail se charge également du transport de passagers sur ce réseau Nord des chemins de fer du pays. 30 424 personnes ont voyagé en train sur ce réseau sur les dix premiers mois de 2022. Ce nombre de voyageurs a augmenté à 51 392 sur la même période de 2023, soit une hausse d’environ 70%.

    Selon ce qu’indique son concessionnaire, le réseau Nord est composé de trois lignes de 673 kilomètres au total. Il comprend la ligne de 372 kilomètres de Tananarive-Côte Est (TCE), la ligne de 142 kilomètres de Moramanga-Lac Alaotra (MLA) et la ligne de 159 kilomètres de Tananarive-Antsirabe (TA).

  • Reprise des travaux de mise en place du Switch national de paiement avec la fintech suisse BPC

    Reprise des travaux de mise en place du Switch national de paiement avec la fintech suisse BPC

    Antananarivo, 20 Février, 13h45 – Neuf mois. C’est le temps que se donnent les acteurs engagés dans la mise en place du Switch national de paiement pour l’opérationnaliser. La reprise des travaux pour ce projet a été officialisée à travers la signature du contrat entre le coordonnateur national du Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC3) Ladislas Adrien Rakotondrazaka et le directeur général de la société Banking payment context (BPC) Daniel Paltrinieri, vendredi.

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    C’est cette fintech dont le siège est installé en Suisse, qui sera le fournisseur de la solution clé en main du Switch national de paiement de Madagascar. Le PIC3, de son côté, assurera le financement de l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la mise en place de ce système, ainsi que les prestations du fournisseur de la plateforme proprement dite. La société BPC va donc collaborer étroitement avec le projet PIC dans la mise en œuvre de ce projet, avec l’implication technique des équipes de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Ces parties prenantes se sont engagées à respecter les délais pour garantir le succès de cette initiative, souligne le projet PIC3.

    L’avis d’appel d’offres de système d’information pour la conception, la fourniture, l’installation et la mise en œuvre de cette infrastructure financière avait été lancé en 2021. Elle aurait déjà dû être achevée fin décembre 2022, mais un retard dans la livraison de certains des matériaux qui composent la plateforme avait été rapporté par les autorités malgaches, notamment dans le cadre de leurs échanges avec le Fonds monétaire international (FMI). L’opérationnalisation de ce système annoncé pour 2023 n’a pas été effective.

    Le ministère de Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) estime dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 que 25% des instituts financiers devront déjà être interconnectés au Switch national cette année. Et 100% de ces entités devraient être interconnectées d’ici 2028.

    Comme expliqué par le projet PIC, le Switch national de paiement est bien plus qu’une simple infrastructure financière. « Ce mécanisme centralisé est conçu pour faciliter les transactions électroniques entre les différents acteurs du système financier malgache. Son rôle est d’acheminer, traiter et sécuriser les paiements électroniques effectués par les entreprises, les banques, les Etablissements de monnaie électronique, les Institutions de microfinance, et autres acteurs financiers », précise encore ce projet financé par la Banque mondiale.

    Ce Switch national de paiement offre plusieurs avantages, notamment dans l’amélioration de l’environnement des affaires par la réduction des délais de paiement et la facilitation des transactions. Il permet plus d’efficacité opérationnelle pour les banques, avec des coûts transactionnels réduits et une gamme élargie de services financiers. Cette infrastructure financière est également bénéfique pour les Etablissements de monnaie électronique avec l’innovation dans le domaine des technologies qu’elle apporte. Et ce Switch national de paiement offrira de nouvelles opportunités d’expansion vers des zones peu desservies pour les institutions de microfinance, selon toujours le projet PIC3.

     

    Photo : Projet PIC

  • VOLOBE – Combien la CGHV vendra le kilowattheure à la Jirama ?

    VOLOBE – Combien la CGHV vendra le kilowattheure à la Jirama ?

    Antananarivo, 20 Février, 9h16 – Client unique. L’ensemble de la production de la future centrale hydroélectrique de Volobe sera acheté par la Jirama. C’est ce qui est convenu dans le contrat d’achat d’électricité signé entre la société d’Etat et la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), confie le directeur général de ce consortium, Rémy Huber, à la presse vendredi.

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    La centrale hydroélectrique de Volobe est prévue fournir à elle seule 120 mégawatts, avec une moyenne de 750 Gigawattheure par an, soit près de 40% de la production électrique de Madagascar. Son opérationnalisation devra permettre un accès à l’électricité à près de 2 millions de personnes.

    La capacité de la Jirama à absorber la totalité de cette production a fait l’objet de débat, notamment en 2022. Les responsables du ministère de l’Energie avaient souligné à l’époque que même avec le besoin croissant en électricité de Toamasina et les zones environnantes ainsi que celui du port qui fait actuellement l’objet d’extension, la production de la CGHV pourrait ne pas être totalement absorbée par la Jirama. Il avait alors été évoqué que la société d’Etat risquerait de devoir payer de l’énergie qu’elle ne consommerait pas.

    La Jirama et la CGHV sont finalement parvenues à un contrat d’achat d’énergie, signé au Palais d’Etat d’Iavoloha au mois de mai de 2023. Bien qu’aucun tarif n’ait été communiqué lors de cette signature, la CGHV indique qu’elle va vendre son électricité à un prix moins cher que le coût de production de la Jirama. Rémy Huber parle d’un tarif qui sera autour de 10 centimes d’euros par kilowattheure.

    « Nous allons considérer les coûts des travaux et du financement ; et ce, par rapport à la quantité de l’électricité sur laquelle la Jirama s’engage dans la fixation de notre tarif de vente », expose ce directeur général de la CGHV. « Nous travaillons pour l’instant sur un champ d’hypothèses que nous allons confronter avec l’appel d’offres pour les travaux que nous allons lancer ou les conditions de prêts que nous allons avoir. Nous allons également voir avec la Jirama comment optimiser ses obligations d’achat », poursuit Rémy Huber.

    Il est indiqué dans le rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit que le coût moyen de production de l’électricité par la Jirama était estimé à 1 272 ariary par kilowattheure en 2022, soit plus de deux fois le prix de vente moyen qui est de 550 ariary par kilowattheure. La Jirama ne peut donc pas poursuivre ses activités sans soutien public.

  • Suspension de la pêche de concombre de mer pour la partie Nord de Madagascar

    Suspension de la pêche de concombre de mer pour la partie Nord de Madagascar

    Antananarivo, 20 Février, 8h35 – Il est désormais interdit de pêcher les concombres de mer dans la partie Nord de Madagascar. L’annonce a été faite ce lundi par Paubert Mahatante, ministre de la pêche et de l’économie bleue lors d’une conférence de presse à Ampandrianomby. Les régions Boeny, Sofia et Diana et la Sava sont concernées par cette décision.

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    D’après le ministre, la décision a été prise vendredi lors de la réunion de l’Organe mixte de conception élargie dirigée par le Premier ministre Christian Ntsay qui s’est tenue à Nosy Be. Le cas des pêcheurs malgaches illégaux arrêtés à Providence dans la zone maritime seychelloise a bien évidemment pesé dans la décision. L’une des raisons évoquées pour justifier la suspension est notamment l’épuisement de stocks de concombre de mer dans la zone. « On en trouve de moins en moins dans nos eaux. Ce qui pousse les pêcheurs à aller dans les eaux étrangères », explique le ministre. « Nous allons reconstituer les stocks », ajoute-t-il.

    D’après les données fournies par le ministère, Madagascar a exporté 384 tonnes de concombre de mer en 2012 contre seulement 196 tonnes en 2023, d’une valeur de 9 milliards d’ariary. Ce qui, selon le ministère prouve « la surexploitation et la baisse des ressources disponibles ». Le ministère précise cependant que c’est la pêche sauvage qui est suspendue. Les élevages quant à eux sont toujours autorisés et même encouragés.

    Ces mesures sont aussi prises pour lutter contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée (INN), indique le ministre. Pour Madagascar, la pêche INN cause des pertes de l’ordre de l’ordre de 14 à 16 millions de dollars. En Afrique c’est environ 1,2 milliard de dollars de perte et près de 24 milliards de dollars dans le monde.