Catégorie : Économie

  • ENTREPREUNARIAT – Les produits des lauréats du prix Pierre Castel mis en avant dans les magasins Carrefour 

    ENTREPREUNARIAT – Les produits des lauréats du prix Pierre Castel mis en avant dans les magasins Carrefour 

    Antananarivo, 6 Mars, 7h45 – De nouveaux produits fabriqués à Madagascar par des entreprises malgaches sur les rayons du magasin Carrefour. Mardi, leurs fabricants étaient à l’entrée du supermarché pour présenter leurs produits aux clients du magasin. Ces entrepreneurs ont une chose en commun : ils ont tous été lauréats du Prix Pierre Castel. C’est un accord entre la société Star, filiale du groupe Castel à Madagascar, et l’enseigne Carrefour, qui a permis de placer ces produits en rayon.

     

    L’objectif du partenariat, selon Johnny Dupuy, directeur du magasin Carrefour Ankorondrano est de « mettre en avant l’entrepreneuriat malgache » car « l’excellence des produits malgaches ne devrait pas être uniquement dédiée à l’exportation mais devrait également profiter aux consommateurs locaux ». Parmi les produits déjà disponibles à Carrefour Akorondrano figurent les bocaux de miel de Honey of Madagascar, le café arabica de Moli Company ou encore la farine de manioc sans gluten de Kassava.

     

    Le prix Pierre Castel est un dispositif de soutien à l’entrepreneuriat agricole en Afrique mis en place par le Fonds Pierre Castel. Il récompense les entreprises dont les activités ont un impact socio-économique et environnemental mesurable sur leur écosystème. Madagascar fait partie des pays africains participant à ce projet.

     

  • Air France annonce sept vols hebdomadaires sur sa desserte de Madagascar

    Air France annonce sept vols hebdomadaires sur sa desserte de Madagascar

    Antananarivo, 5 Mars, 14h40 – Air France prend graduellement de la hauteur dans le ciel malgache. Cette compagnie aérienne française va augmenter ses fréquences de vols sur sa desserte de Madagascar à partir du mois d’Avril, jusqu’à atteindre sept vols hebdomadaires, du mois de juillet au mois d’août de cette année. Air France annonce cette décision dans son programme été 2024.

    Pour commencer, Air France va d’abord opérer cinq vols par semaine sur sa desserte de Madagascar vers la France dès le 8 avril au 2 juin. Ces vols seront opérés en vol direct sur Paris en Boeing 777, indique la compagnie. Avec le même appareil, Air France augmentera sa fréquence de vols sur cette liaison à six par semaine.

    Air France passera en vol quotidien, c’est-à-dire à 7 vols par semaine, sur cette liaison du 1er juillet au 31 août 2024. Ce seront toujours des vols directs. Ils seront juste opérés par un Airbus A350-900, précise cette compagnie française. Celle-ci se félicite de pouvoir proposer ainsi à ses clients au départ de Madagascar de rayonner sur près de 200 destinations au départ de Paris grâce à une flotte de plus de 240 appareils.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • Madagascar va accueillir le plus grand rendez-vous des femmes entrepreneures du continent Africain

    Madagascar va accueillir le plus grand rendez-vous des femmes entrepreneures du continent Africain

    Antananarivo, 5 Mars, 11h37 – Une toute première. Madagascar sera le pays hôte de la cinquième édition de la Comesa federation of woman in business (COMFWB) Trade Fair. Ce grand évènement est prévu se tenir à Antananarivo au mois de juin et rassemblera des délégations de femmes entrepreneures issues de 21 pays membres de ce bloc économique, indique la présidente de la section COMFWB Madagascar, Fanja Razakaboana, devant la presse ce lundi.

    La Grande île aura la chance d’accueillir ce rendez-vous le plus important des femmes entrepreneurs du continent africain, selon Hasina Ranaivo, la vice-présidente de cette section. Ce Comfwb Trade Fair sera « une rencontre exceptionnelle de talents, d’opportunités d’affaires et de savoir-faire des femmes entrepreneurs africaines », explique-t-elle. C’est aussi « une plateforme de partage pour stimuler les échanges commerciaux et pour mettre à l’honneur l’entrepreneuriat féminin, dans le but de renforcer les liens économiques entre les nations du Comesa », a-t-elle ajouté.

    Le COMFWB Trade Fair, c’est près de 100 exposants issus de 21 pays, avec la participation de plus de 500 femmes entrepreneures africaines de prévus. Des experts multisectoriels ainsi que des chefs d’entreprises porteurs de marchés sont également attendus et ils seront réunis autour d’une plateforme unique et pourront créer de nouvelles connexions d’affaires. Des rencontres BtoB, des Business talk ou encore des tables rondes y seront programmées.

    Les avantages de la tenue de cet évènement à Madagascar pour les femmes entrepreneurs malgaches sont nombreux, d’après Angeline Wibabara, présidente de la section COMFWB Rwanda. Elle parle entre autres de la connexion qu’elles vont avoir avec les femmes d’affaires d’une vingtaine de pays du Comesa. Cela leur permettrait de saisir les opportunités en commun, expose-t-elle.

    Ce salon professionnel devra par ailleurs renforcer les possibilités et les aptitudes des femmes entrepreneures à saisir les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Un marché continental de un milliard de personnes avec un PIB combiné de 3 400 milliards de dollars, rappellent les organisatrices de cet évènement.

     

  • SECTEUR EXTRACTIF – La révision de la Loi sur les grands investissements miniers à prévoir cette année

    SECTEUR EXTRACTIF – La révision de la Loi sur les grands investissements miniers à prévoir cette année

    Antananarivo, 5 Mars, 9h05 – La révision de la Loi sur les grands investissements miniers à Madagascar (LGIM) figure parmi les projets de réforme du secteur extractif en préparation. Celle-ci est à prévoir pour 2024, indique un rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar.

    Des partenaires techniques et financiers de Madagascar se sont déjà positionnés par rapport à ce sujet. Le Fonds monétaire international (FMI) a par exemple soutenu dans son rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit que « la loi de 2005 sur les grands investissements miniers, qui a instauré un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devra être révisée conformément au nouveau code minier ».

    La Banque mondiale met également la révision de la LGIM parmi les actions préalables que le gouvernement malgache aura à entreprendre dans le cadre de son appui aux politiques de développement (DPO) pour Madagascar. « L’idée est simple : nous avons un nouveau code minier. Il faut aligner la LGIM avec ce code minier », a soutenu récemment Jean-Pascal N. Nganou, économiste principal de cette institution financière à Madagascar.

    La Banque africaine de développement (BAD) de son côté avait soutenu que la LGIM prévoit des incitations « qui ne sont pas nécessaires pour attirer les investissements, tout en transférant une part importante des rentes économiques de l’État vers des actionnaires privés ». La BAD remet en question les clauses de stabilisation comme l’indemnisation des investisseurs étrangers face à l’instabilité politique et juridique de l’État, les congés fiscaux, le taux d’imposition réduit, les exonérations fiscales, les retenues généreuses et les faibles taux de redevances.

    Comme expliqué par l’ITIE Madagascar dans son récent rapport, le nouveau code minier prévoit que tout opérateur ayant atteint un seuil d’investissement minimum peut demander le bénéfice du régime spécial de la LGIM. Le régime spécial ainsi octroyé concerne les questions fiscales, douanières et de change.

    L’ITIE Madagascar rappelle que sous l’empire de la loi ancienne régissant le secteur minier, seul l’investisseur ayant apporté un investissement supérieur à 50 milliards d’ariary peut bénéficier de ce régime spécial. « Ce qui nous amène à dire que la Loi portant refonte du Code minier ci-dessus procure une large possibilité d’accéder à la garantie de stabilité que celle n° Loi n°99-022 du 19 août 1999 modifiée par la Loi n°2005-021 du 27 juillet 2005 » soutient cette organisation multipartite pour la transparence minière. L’ITIE Madagascar d’indiquer que seul le projet Ambatovy est jusqu’à ce jour soumis à ce régime depuis la mise en œuvre de cette conception dans le domaine du secteur minier.

  • Madagascar obtient un score « assez faible » dans sa mise en œuvre de la norme ITIE

    Madagascar obtient un score « assez faible » dans sa mise en œuvre de la norme ITIE

    Antananarivo, 4 Mars, 18h13 – Le verdict est tombé vers la fin du mois de février. Le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) est parvenu à la conclusion que Madagascar a obtenu un score global « assez faible » dans la mise en œuvre de la Norme ITIE 2019. Le score de la Grande île est de 67 sur 100 points et reflète la moyenne de ses notes pour les trois composantes que sont l’engagement des parties prenantes, la transparence et les résultats et impacts.

    Madagascar a obtenu un score de 67,6 sur 100 pour la composante « engagement des parties prenantes ». Le Conseil d’administration de l’ITIE rapporte des défis persistants pour le financement durable du processus de cette initiative pour la transparence. Une situation qui a eu des impacts sur le fonctionnement du Groupe multipartite (GMP) pendant la période examinée. Ce CA note néanmoins que l’inclusion récente du financement de l’ITIE dans le budget du gouvernement est « une évolution positive ». Le Gouvernement devrait dans tous les cas mettre en place un engagement opérationnel et durable du même niveau, dont des ressources techniques et financières pour le processus ITIE.

    Les faiblesses de coordination et la communication entre les représentants de la société civile au GMP et hors GMP sont également à résoudre. Le Conseil d’administration exprime par ailleurs « des préoccupations » quant aux contraintes imposées par le gouvernement sur certains activistes de la société civile sur des questions qui ne sont pas liées aux industries extractives. Ce Conseil d’administration prie alors instamment l’ITIE Madagascar « d’examiner de près l’environnement réservé à l’engagement de la société civile pour tous les aspects du processus ITIE afin d’assurer que le protocole de l’ITIE sur la participation de la société civile est bien respecté à l’avenir ».

    Pour la composante « transparence », la Grande île a également obtenu un score « assez faible » de 66 sur 100. Le Conseil d’administration de l’ITIE félicite Madagascar pour les améliorations apportées aux registres des licences ainsi que pour la levée du moratoire sur les licences minières. Il déplore cependant le peu de progrès faits par le pays dans la divulgation des contrats, les contrats des deux secteurs restant à publier.

     

  • Lancement d’Airtel Ads pour aider les entreprises africaines à atteindre une portée publicitaire efficace et améliorée

    Lancement d’Airtel Ads pour aider les entreprises africaines à atteindre une portée publicitaire efficace et améliorée

    Afrique, le 28 février 2024 : Aujourd’hui, Airtel Africa a lancé Airtel Ads, la première plate-forme intégrée d’achat et d’optimisation publicitaire (Demand-Side Platform – « DSP ») d’Afrique visant à permettre aux annonceurs et aux agences de gérer, d’acheter et d’optimiser efficacement l’inventaire publicitaire numérique sur plusieurs échanges publicitaires en temps réel.

    Propulsé par Intent.ai, Airtel Ads est conçu pour les agences média et les entreprises, rationalisant le processus d’achat d’espaces publicitaires. Cette fonctionnalité permet aux annonceurs de prendre des décisions éclairées en matière de placement d’annonces en combinant divers outils et fonctionnalités au sein d’une seule plate-forme, et offre une solution complète pour la gestion de la publicité numérique.

    La plate-forme exploitera la vaste base clientèle d’Airtel Africa, composée de plus de cent cinquante millions de clients, en utilisant les données des services de télécommunications et des portefeuilles mobiles. Cette approche
    a pour objectif non seulement de cibler les individus engagés dans le numérique, mais également d’inclure ceux qui sont traditionnellement exclus du domaine numérique, via sa base d’utilisateurs de téléphones 2G et
    multifonctions. De plus, grâce aux Airtel Voice Reward Ads intégrées, la plate-forme a la capacité d’atteindre les consommateurs sur divers appareils.

    Comprenant les limites actuelles des performances publicitaires pour les organisations, Airtel Ads vise à fusionner de manière fluide tous les réseaux publicitaires avec les données de télécommunications propriétaires
    d’Airtel Africa. Elle fournira une plate-forme publicitaire unifiée avec une segmentation précise de l’audience, une équipe marketing dédiée, des analyses de données avec prise en charge post-campagne en plus de la prise
    en charge de la langue native et de l’accès à plus de 260 paramètres d’enchères La plate-forme, alimentée par des outils de sécurité des marques basés sur l’IA, acceptera également les paiements en devises locales
    africaines.

    Depuis sa création, la plate-forme a atteint une audience hebdomadaire de 27 milliards d’impressions, 23,5 millions d’impressions quotidiennes dans l’application et plus de 200 millions de notifications SMS quotidiennes avec un potentiel de messagerie de fin de balise SMS.

    S’exprimant à l’occasion du lancement, Anthony Shiner, Directeur commercial d’Airtel Africa, a déclaré : « Nous sommes ravis d’introduire Airtel Ads en Afrique. Cette plate-forme innovante aidera les annonceurs et
    les entreprises à acquérir un contrôle sans précédent sur leurs campagnes marketing, en tirant parti de la vaste base de clients d’Airtel Africa et de sa technologie de niveau mondial. Airtel Ads témoigne de notre leadership
    dans l’élaboration du paysage des communications en Afrique, garantissant que les entreprises sont soutenues pour atteindre leurs objectifs en utilisant des outils axés sur les données pour éclairer leurs décisions commerciales. »

  • LE FMI recommande une réforme complète de la fiscalité pour le secteur du riz

    LE FMI recommande une réforme complète de la fiscalité pour le secteur du riz

    Antananarivo, 4 Mars, 15h15 – Une mesure recommandée. Le Fonds monétaire international (FMI) avait avancé dans son Rapport-pays sur Madagascar qu’une réforme complète de la fiscalité du secteur du riz serait nécessaire. Cette disposition stimulerait la production du pays, expose cette institution de Bretton Woods dans ce document publié l’année dernière.

    Le FMI soutient en premier lieu dans ce document que « la suppression graduelle des exonérations génératrices de distorsions sur les importations de riz pourrait stimuler la compétitivité de la production locale sur le marché intérieur et encourager l’investissement dans le secteur ». Il indique notamment que le riz importé est exonéré de droits de douane et que la dépense fiscale est estimée à 124 milliards d’ariary soit 0,2% du PIB en 2021.

    Alors que les autorités malgaches comptent sur le riz importé pour stabiliser les prix dans un contexte d’offre intérieure insuffisante, le FMI estime que « les exonérations de droits de douane ne sont pas appropriées ni efficaces pour contrôler ou stabiliser le prix du riz ». Cette institution financière souligne, en passant, que l’importation d’autres riz blanc ou semi-complet, qui sont des produits peu transformés, représentait plus de 92 % des importations totales de riz en 2019, 2020 et 2021.

    Le FMI expose également dans ce document que l’exonération de la TVA sur le riz représente près des trois quarts des dépenses fiscales de TVA totales et 4,7 fois la dépense fiscale sur le riz importé. Selon ce partenaire de la Grande île, « les petits producteurs ne seraient pas affectés par la suppression de l’exonération de TVA car ils se situent au-dessous du seuil d’assujettissement à la TVA ». Il ajoute que « les grandes coopératives peuvent déduire la TVA sur les intrants dans leurs déclarations fiscales ».

    Par ailleurs, le FMI note dans ce document publié l’année dernière qu’au niveau sectoriel, les intrants agricoles sont largement exonérés de TVA. Les matériaux et matériels agricoles importés bénéficient eux aussi d’exonérations de TVA significatives, d’après toujours ce document.

  • La seconde opération d’appui budgétaire de la Banque mondiale conditionnée par la poursuite des réformes

    La seconde opération d’appui budgétaire de la Banque mondiale conditionnée par la poursuite des réformes

    Antananarivo, 4 Mars, 11h05 – Des réformes à mener jusqu’au bout. C’est ce qui conditionnerait les deux prochaines opérations attendues de la Banque mondiale, visant à appuyer les politiques de développement (DPO) à Madagascar. Le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods avait déjà approuvé un crédit de 100 millions de dollars pour une opération d’appui budgétaire au mois de juin de l’année dernière. Mais ce Conseil avait annoncé à l’époque qu’il s’agissait de la première d’une série programmatique de trois DPO.

    Pour vous tenir au courant de ce qui se passe à Madagascar, suivez la chaîne www.2424.mg sur WhatsApp   https://www.whatsapp.com/channel/0029VaEB1PfJZg4ArT4YDX1h

    Jean-Pascal N. Nganou, économiste principal pour la Banque mondiale à Madagascar, avait apporté des éclaircissements sur le sujet, il y a quelques jours. Il a d’abord expliqué que l’institution qu’il représente appuie ses pays partenaires non seulement à travers les projets d’investissements mais aussi avec des aides budgétaires. « Ce qui vient avec ces appuis budgétaires, c’est l’accompagnement dans les réformes du gouvernement », a-t-il soutenu.

    Le premier DPO de 2023, s’était appuyé sur deux piliers, dont le premier visait à renforcer la gouvernance et les cadres macro-budgétaires et le second devait contribuer à améliorer l’environnement propice aux investissements et à approfondir les réformes structurelles dans les secteurs d’infrastructure essentiels, notamment l’exploitation minière, l’énergie et la connectivité numérique.

    Selon Jean-Pascal N. Nganou, il est question de poursuivre ces réformes. « L’idée était de commencer à mener une réforme et s’assurer que celle-ci aboutisse et donne les résultats escomptés », explique-t-il. Il prend l’exemple d’une des reformes menées dans le secteur extractif, à savoir la révision du code minier. L’adoption et la promulgation du code minier révisé avait été entrepris dans le cadre de la première opération.

    Pour la seconde opération, il y aura, entre autres, les textes d’applications de cette loi qui doivent suivre. « Nous allons voir après, dans le cadre de la troisième opération, les autres éléments pour s’assurer que le code minier soit bien mis en œuvre », expose-t-il pour expliquer le principe de la Banque mondiale pour ses appuis budgétaires. Cet économiste principal de la Banque mondiale tenait par ailleurs à préciser que ces réformes sont du Gouvernement malgache. « Le rôle des bailleurs c’est d’accompagner ; et c’est ce que nous faisons », lance-t-il.

    Jean-Pascal N. Nganou insiste qu’ « il faudrait une appropriation des reformes même si celle-ci peut prendre du temps ». Il estime que des retombées positives des reformes déjà entamées sont déjà visibles. Il parle entre autres de la concurrence dans le secteur des télécommunications ou encore l’engouement des entreprises minières qui aimeraient investir à Madagascar sous l’impulsion du nouveau code minier.

    Par ailleurs, comme déjà expliqué par la Banque mondiale, son appui aux politiques de développement de Madagascar bénéficie d’une collaboration et d’une coordination étroites avec d’autres programmes de cette institution et des partenaires de développement, en particulier le Fonds monétaire international (FMI). Les mesures politiques et l’assistance technique fournies par le programme DPO, en particulier dans les domaines de la gouvernance, de la gestion macroéconomique et de l’énergie, complètent les réformes soutenues par le programme de Facilité élargie de crédit du FMI.

  • CLASSEMENT – Madagascar, cinquième pays le moins développé dans l’Indice de développement des TIC 2023

    CLASSEMENT – Madagascar, cinquième pays le moins développé dans l’Indice de développement des TIC 2023

    Antananarivo, 4 Mars, 9h30 – 165ème sur 169 économies classées. Madagascar est le cinquième pays le moins développé en matière de technologies de l’information et de la communication avec son score de 26,4 sur 100 dans l’ICT development index (IDI) 2023. Ce même score place la Grande île à la 41ème position sur 45 pays africains se trouvant dans cet indice synthétique établie par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

    Pour vous tenir au courant de ce qui se passe à Madagascar, suivez la chaîne www.2424.mg sur WhatsApp   https://www.whatsapp.com/channel/0029VaEB1PfJZg4ArT4YDX1h

    Selon l’UIT, l’indice de développement des TIC mesure le niveau de développement des technologies de l’information et de la communication dans le monde et compare les progrès réalisés par chaque économie en ce qui concerne la réduction de la fracture numérique. Cette agence des Nations Unies rappelle que la période de référence pour le calcul de l’IDI publié au cours de l’année « y » est toujours de « y-2 ». Aussi, l’édition 2023 de l’IDI couvre l’année de référence 2021 et considère les données durant cet exercice.

    L’UIT se base sur 10 indicateurs divisés en deux principaux fondements que sont la connectivité universelle et la connectivité significative qui mesurent respectivement le nombre de personnes connectées aux services de télécommunication et la qualité de la connectivité. Le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic Internet à large bande mobile en gigaoctets par abonnement, le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles y sont donc considérés.

    Il est indiqué dans l’IDI 2023, que les individus utilisant l’internet à Madagascar est de 18,1%. 13,1% des ménages malgaches disposent d’un accès à l’internet à domicile. 67,1% de la population est couverte par le réseau mobile 3G. Le taux est de 27,1% pour ce qui est de la couverture en 4G/LTE mobile.

    Le ministère du développement Numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) a également rapporté un certain nombre d’indicateurs élaborés par des organisations internationales pour mesurer d’une manière objective le niveau de transformation numérique d’un pays. Madagascar se classe 6ème dans le groupe des pays à faible revenu et 20ème pour l’Afrique dans le Network readiness index (NRI) qui évalue les facteurs technologiques, humains, de gouvernance et d’impacts des TIC dans les économies du monde entier. La Grande île se classe 172ème sur les 193 pays membres, et 11ème sur les 31 pays à faible revenu dans l’E-government Developpement Index (EGDI) qui évalue le développement du gouvernement numérique des états membres des Nations Unies sur la base de la fourniture de services en ligne, des capacités de télécommunication, et de la capacité humaine.

    A travers la mise en œuvre du Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028, Madagascar ambitionne de progresser de 120ème rang à 100ème rang sur le NRI. Sa progression attendue sur le l’EGDI est de passer du 172ème à 140ème, d’après ce plan national.

     

    Image par 6689062 de Pixabay

  • COOPÉRATION- Une enveloppe de 88 millions d’euros de l’AFD

    COOPÉRATION- Une enveloppe de 88 millions d’euros de l’AFD

    Antananarivo, 3 Mars, 17h45 – De nouveaux appuis français pour la Grande île. Le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, de passage à Madagascar, a signé vendredi trois accords de financement en faveur de Madagascar pour un montant cumulé de 88 millions d’euros, soit 435 milliards d’ariary.

     

    Le premier accord porte sur un projet de 49 millions d’euros, soit environ 240 milliards d’ariary, destiné à financer des travaux d’investissement dans les six villes intermédiaires de Madagascar, à savoir Antsirabe, Fianarantsoa, Toliara, Mahajanga, Antsiranana et Toamasina.

     

    Le deuxième accord, d’un montant de 14,8 millions d’euros, soit 72 milliards d’ariary, devrait contribuer au projet Talaky Be de l’Union européenne en vue de lutter contre l’insécurité alimentaire par des pratiques agricoles durables visant à conserver les écosystèmes forestiers de la région d’Anosy.

     

    Le troisième accord, enfin, d’un montant de de 25 millions d’euros, soit 122 milliards d’ariary, devrait contribuer au financement du programme d’amélioration de la productivité et de renforcement de la résilience des moyens de subsistance de la population rurale dans les régions de Sofia et d’Alaotra Mangoro. Ce programme est cofinancé avec la Banque mondiale pour un montant total de 227 millions de dollars, soit 1 029 milliards d’ariary.