Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AERIEN – Corsair signe un retour gagnant sur sa desserte de Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – Corsair signe un retour gagnant sur sa desserte de Madagascar

    Antananarivo, 13 Mars, 20h45 – Pari réussi pour Corsair. Cette compagnie française indique avoir transporté près de 15 000 passagers depuis la reprise de sa desserte de Madagascar au mois de juin de l’année dernière. Ce qui, dans des conditions de lancement de ligne, est supérieur à ses attentes, confie son directeur régional Océan Indien, Jules Perreau, ce mercredi.

    Le bilan est d’autant plus satisfaisant que, selon ce haut cadre de Corsair, les compagnies aériennes mettent d’habitude plusieurs mois voire des années pour sentir l’engouement des voyageurs après leur réouverture de lignes. « Ceci a été rapide pour notre compagnie. L’appréciation des voyageurs sur notre service y est pour beaucoup», se félicite Jules Perreau. La bonne performance de Corsair ne se limite d’ailleurs pas au transport des passagers mais s’étend également au transport des marchandises, rapporte-t-il.

    Corsair indique par ailleurs avoir une bonne implémentation sur le territoire malgache et un bon accueil des agences de voyage. « Nous sommes satisfaits et nous souhaitons poursuivre notre investissement et renforcer notre présence afin de continuer de desservir Madagascar », lance-t-il alors.

    Cette compagnie n’entend pour le moment pas augmenter ses fréquences de vols sur Madagascar bien qu’elle ait enregistré ces bonnes performances. Elle opte avant tout pour la régularité, d’après Jules Perreau. « La régularité est très importante. Nous avons pris une décision d’opérer pour le moment deux vols par semaine afin de voir comment le marché répond. Si la demande est là, nous augmenterons la fréquence. Mais pour l’instant les deux fréquences nous paraissent suffisantes », soutient ce responsable de Corsair.

    Cette compagnie ne lésine pas sur les moyens pour satisfaire ses clients. Pour sa desserte de Madagascar, Corsair met à leur disposition des appareils de dernière génération, que sont ses A330neo. Ce sont des aéronefs avec lesquels les passagers peuvent apprécier le confort d’une cabine ultra-moderne et la moins bruyante de sa catégorie, avec une connexion WIFI pendant tout le vol.

  • MINES ARTISANALES – 215 zones d’encadrement minier rapportées en 2023

    MINES ARTISANALES – 215 zones d’encadrement minier rapportées en 2023

    Antananarivo, 13 Mars, 11h35 – La formalisation des exploitants artisanaux avance. La direction générale des Mines rapporte 215 zones d’encadrement (ZE) minier mises en place en 2023. Leur implantation avait permis d’encadrer 7 127 petits exploitants et orpailleurs, d’après les chiffres rapportés par ce département, que l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar a repris dans son récent rapport.

    C’est la région Matsiatra Ambony qui a comptabilisé le plus grand nombre de zones d’encadrement minier, avec 52 ZE mises en place, encadrant 964 petits exploitants et orpailleurs dans cette partie de l’île. C’est la région Amoron’i Mania qui avait pour sa part enregistré le plus grand nombre d’exploitants encadrés. Ils étaient 2 177 à entrer dans les 37 ZE mises en place dans cette région.

    La formalisation des exploitants locaux dans les mines artisanales devrait encore se poursuivre. Le Conseil des ministres du 6 mars 2024 avait parlé de l’encadrement de 5 000 entreprises artisanales. Un objectif de mise en place de 91 zones d’encadrement pour faciliter leur recensement pour les 100 premiers jours du second mandat du président de la République avait été annoncé dans le compte rendu de cette réunion de l’Exécutif.

    L’ITIE Madagascar indique que la professionnalisation des mines artisanales fait partie intégrante des axes de la Politique générale de l’Etat (PGE). Les exploitants artisanaux qui sont exclusivement des individus nationaux sont en majorité dans les carrières éloignées et enclavées, et donc désavantagés par le fait que la plupart sont illettrés et exploités par des acheteurs malintentionnés, explique cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence minière. Ces exploitants artisanaux sont également un énorme manque à gagner pour la Nation et affectent dangereusement l’environnement, étant donné que leurs activités minières, particulièrement dans les zones de ruées, pullulent et sont souvent de nature hors du cadre légal, poursuit-elle.

    La formalisation des exploitants artisanaux en Zones d’encadrement incite vers l’acquisition de permis miniers par des groupements d’individus nationaux ainsi qu’au renforcement des suivis et contrôles par l’instauration des Cahier des charges minières au même titre que les permis miniers à moyenne et grande échelle. L’objectif étant de professionnaliser les artisans miniers dans l’exploitation des ressources minières, expose l’ITIE Madagascar.

  • DIGITALISATION – Un projet d’appui à la douane malgache pour réduire les délais de dédouanement pour les expéditions aériennes et maritimes

    DIGITALISATION – Un projet d’appui à la douane malgache pour réduire les délais de dédouanement pour les expéditions aériennes et maritimes

    Antananarivo, 13 Mars, 8h10 – De nouvelles plateformes de traitement des données du fret aérien et maritime devraient bientôt être mises en place et utilisées au niveau de la douane malgache. Les plateformes existantes, pour leur part, devraient intégrer des systèmes modernes. Le projet d’appui à travers lequel ces actions seront menées a été officiellement lancé ce mardi à Ivato dans l’enceinte de l’Air Cargo Services.

    Financée par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) et mis en oeuvre par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud), “cette initiative vise à “améliorer l’efficacité et la transparence du système de gestion douanière de Madagascar et à aider l’administration douanière à mettre en oeuvre son plan stratégique de modernisation”, souligne un communiqué de l’Usaid.

    Des experts étrangers contribueront à la mise en oeuvre du projet afin d’aider à “socialiser les nouvelles plateformes numériques et les processus de gestion” mais aussi afin de “former le personnel de la douane et des utilisateurs du secteur privé à naviguer dans le processus et les procédures”. L’objectif ultime est de réduire jusqu’à deux jours les délais de dédouanement pour les expéditions aériennes et maritimes, poursuit encore le communiqué de l’Usaid.

    Photo : Direction générale des douanes

  • Le besoin d’aide alimentaire extérieure maintenu pour Madagascar, d’après la FAO

    Le besoin d’aide alimentaire extérieure maintenu pour Madagascar, d’après la FAO

    Antananarivo, 12 Mars, 8h05 – Comme au mois de novembre, Madagascar figure de nouveau parmi les 33 pays africains nécessitant une aide alimentaire extérieure. Cette situation perdure avec les conditions climatiques extrêmes du pays mais également avec la lenteur de la reprise économique, d’après ce qu’a exposé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son rapport triennal sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire, publié en ce mois de mars.

     

    Même si la situation par rapport à l’année dernière présente une légère amélioration, cette organisation onusienne estime à 1,7 million le nombre des personnes dans les régions du Sud et du Sud Est qui devraient être confrontées à la phase 3 de l’IPC entre janvier et mars 2024. Ce nombre tient aussi compte du nombre de ceux qui sont à des niveaux d’urgence supérieurs à l’insécurité alimentaire aiguë.

     

    En termes de bilan, la production céréalière de l’Afrique australe en 2023 est estimée à 40,3 millions de tonnes, soit 9% de plus que la moyenne quinquennale. La croissance de la production en 2023 est largement concentrée en Afrique du Sud et en Zambie, deux grands pays exportateurs de maïs de la sous-région, ainsi qu’à Madagascar et au Zimbabwe.

     

    Les perspectives de production céréalière pour les récoltes de 2024 se sont par contre fortement dégradées depuis janvier en Afrique australe, selon la FAO. Et ce, en raison d’une période prolongée de faibles précipitations et de températures supérieures à la moyenne. Les conditions météorologiques ne devraient pas s’améliorer de manière significative au cours des prochains mois et la production céréalière de 2024 au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe devrait tomber à des niveaux moyens ou potentiellement inférieurs à la moyenne.

     

    Les conditions semblent un peu plus favorables pour la Grande île, où l’activité cyclonique a été relativement faible. Les conditions de culture du paddy à Madagascar paraissent généralement favorables, en particulier dans les zones de production clés des hautes terres centrales. Toutefois, la sécheresse s’est installée dans le sud du pays, où le maïs est principalement cultivé, rapporte la FAO.

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  • Plus de 22.000 touristes arrivés à Madagascar sur les deux premiers mois de 2024

    Plus de 22.000 touristes arrivés à Madagascar sur les deux premiers mois de 2024

    Antananarivo, 12 Mars, 7h10 – Le tourisme confirme de plus en plus son regain de santé. Durant les deux premiers mois de 2024, plus de 22.000 touristes sont arrivés à Madagascar. Ils étaient 11.250 en janvier et 11.083 en février selon les chiffres partagés par le ministère du Tourisme et de l’artisanat dans sa revue mensuelle diffusée au grand public.

    Bien que les chiffres restent bien en deçà des chiffres de 2019, ils sont déjà meilleurs que ceux de 2023. En 2019, Madagascar avait attiré un peu plus de 25.000 touristes les deux premiers mois, ils étaient un peu moins de 20.000 en 2023.

    Si on suit les tendances annuelles, le nombre de touristes devrait croître au mois de mars. Si ils étaient au nombre de 12 442 au mois de mars 2019, ils étaient de 15 967 au mois de mars 2023. Les chiffres ne devraient pas trop s’en éloigner, devraient même augmenter, cette année.

  • INFRASTRUCTURES – La Team Europe réfléchit aux opportunités offertes par le port de Toliara

    INFRASTRUCTURES – La Team Europe réfléchit aux opportunités offertes par le port de Toliara

    Antananarivo, 12 Mars, 6h23 – Un potentiel à développer. Une délégation de la Team Europe s’est rendue à Toliara pour explorer la possibilité de développer du transport multimodal dans ce chef-lieu de la région Atsimo Andrefana. Cette délégation s’est notamment rendue au port de Toliara pour y voir les infrastructures portuaires et pour réfléchir aux possibles opportunités qu’elles offrent, d’après la cellule communication de l’Union Européenne (UE) qui rapporte ce déplacement.

     

    Cette visite a permis à la Team Europe de déduire que le port de Tuléar constitue un potentiel économique pour le pays. Et cette infrastructure portuaire ouvre les régions du Sud au commerce international, selon ses explications. Le transport multimodal peut d’ailleurs être développé à Toliara. Il s’agit de l’utilisation successive de deux modes de transport au minimum afin d’optimiser le transport des marchandises, explique l’UE.

     

    Cette équipe européenne a également profité de cette occasion pour constater l’impact économique et social de l’électrification rurale dans les villages électrifiés par l’entreprise Anka, dans le cadre des programmes d’électrification rurale pilotés par l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH). Pour l’Union Européenne, l’électrification rurale est une opportunité à stimuler pour de nouveaux entrepreneurs.

     

    La Team Europe se dit engagée à étendre l’accès à l’énergie dans plusieurs régions de Madagascar, à travers le projet Angovo. Il s’agit d’un projet porté par le Gouvernement malgache avec l’Équipe européenne aux bénéfices de 175 000 usagers, 135 localités, 3000 petites et moyennes entreprises et 400 services publics.

     

    Cette équipe qui s’est rendue à Toliara est composée de représentants de l’Union Européenne venus de Bruxelles, ceux de la Banque européenne d’investissement (BEI) de Luxembourg, la délégation de l’Union européenne à Madagascar, l’Agence française de développement (AFD), et la Coopération allemande, représentée par la GIZ et la KfW.

     

  • TRANSPORT AERIEN : L’aéroport d’Ivato élu meilleur aéroport africain de moins de 2 millions de passagers par an

    TRANSPORT AERIEN : L’aéroport d’Ivato élu meilleur aéroport africain de moins de 2 millions de passagers par an

    Antananarivo, 11 Mars, 20h18 – L’aéroport d’Ivato primé. L’Airports council international (ACI) World a annoncé ce lundi que cet aéroport malgache, géré par Ravinala Airports, figure parmi les meilleurs aéroports africains d’une capacité annuelle de moins de 2 millions de passagers. Ce, aux côtés des aéroports internationaux de Zanzibar en Tanzanie et de Mombasa au Kenya d’après la liste complète des lauréats du prix Airport service quality (ASQ) 2023, publiée par cette organisation basée à Montréal.

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    Les prix annuels de l’ASQ décernés par ACI World récompensent l’excellence des aéroports en matière d’expérience client dans le monde entier, sur la base des données des célèbres enquêtes sur les départs et les arrivées de l’ASQ. Cette organisation décerne ces Awards en partenariat avec Amadeus, l’une des plus importantes sociétés technologiques au monde qui fournit des solutions logicielles pour l’industrie mondiale du voyage et du tourisme. D’après l’ACI World, le prix qu’elle a attribué à l’aéroport d’Ivato et les autres lauréats de sa catégorie récompense les aéroports ayant obtenu les 20 % de satisfaction globale les plus élevés, par taille et par région, au moment du départ.

    Pour Ravinala Ariports, le gestionnaire de l’aéroport international d’Ivato, « l’obtention de cette reconnaissance est un encouragement à redoubler d’efforts dans la quête de la satisfaction des passagers et de l’amélioration de l’image du premier portail de Madagascar en Afrique et dans le monde ». Celui-ci rassure alors que son équipe et la communauté aéroportuaire restent déterminées à améliorer constamment les normes de service dans cet aéroport malgache.

    L’aéroport d’Ivato avait déjà remporté le premier prix des Routes Africa Awards 2019 dans la catégorie des aéroports de moins de 4 millions de passagers. Un trophée qui, selon son concessionnaire, concrétise ses efforts et ses engagements depuis décembre 2016. C’est depuis cette année que les aéroports internationaux d’Ivato et de Fascène sont confiés à titre de concession au consortium Ravinala Airports, suite à un appel d’offres lancé par l’Etat malgache. Les principales missions de Ravinala Airports sont la mise aux normes internationales de ces aéroports, la gestion, le financement des infrastructures et le développement du trafic aérien.

  • Airtel Satellite – Airtel Madagascar façonne un futur révolutionnaire pour la connectivité Très Haut Débit pour la Grande Ile.

    Airtel Satellite – Airtel Madagascar façonne un futur révolutionnaire pour la connectivité Très Haut Débit pour la Grande Ile.

    Ce lundi 11 mars 2024, Airtel Madagascar a officiellement annoncé le lancement de son nouveau produit Airtel Satellite. Ce produit permettra à la population malgache de bénéficier d’une connectivité à Très Haut Débit, même dans les zones reculées. Une conférence de presse a été donnée à cet effet au siège d’Airtel à Alarobia.
    Faisant suite à des tests effectués en Afrique du Sud en septembre 2023, Airtel Africa annonce le déploiement des services Internet par satellite sur les 14 marchés en commençant par Madagascar.

    Concrètement, « Airtel s’est associé à un fournisseur d’internet par satellite en orbite terrestre basse, pour développer Airtel Satellite. Une solution compacte et puissante garantissant aux utilisateurs un accès internet ultra-rapide et stable, n’importe où et n’importe quand, même dans les régions les plus éloignées », a expliqué Santatriniaina Randriamanana, Enterprise Sales Director d’Airtel Madagascar.

    Cette innovation intervient dans un contexte marqué par la forte demande en connectivité à Haut Débit et l’accélération de la transformation numérique sur le continent africain. Ainsi, Airtel complète son catalogue avec une nouvelle offre de connectivité sécurisée et de qualité pour les entrepreneurs, les Petites et Moyennes Entreprises, les multinationales, les organisations non-gouvernementales et les établissements publics de Madagascar

    « Avec une disponibilité de service maximale et une garantie de connectivité ininterrompue, Airtel Madagascar s’inscrit dans le futur et met sur le marché un service de connectivité à Très Haut Débit, à faible latence et hautement résilient», a souligné Anne Catherine Tchokonté, Directrice Générale d’Airtel Madagascar, en marge de la conférence de presse.

  • ACCES AUX MARCHES – 80% de la production rizicole consommées directement par les producteurs

    ACCES AUX MARCHES – 80% de la production rizicole consommées directement par les producteurs

    Antananarivo, 10 Mars, 15h30 – Destinée majoritairement à l’autoconsommation. 80% de la production rizicole de Madagascar est consommée par les producteurs. Il n’y a que 20% de la production nationale qui est commercialisée, d’après ce qu’expose la Banque mondiale dans son rapport d’évaluation de la pauvreté et de l’équité qu’elle a dernièrement présenté.

    L’accès limité au marché compromet pourtant la rentabilité du secteur agricole, selon cette institution de Bretton Woods. Les grandes différences de prix du riz entre les régions témoignent d’une faible intégration des marchés, principalement en raison des coûts de transport prohibitifs, aggravés par la vétusté des routes, explique-t-elle. Seuls 11,4% de la population rurale ont accès à de bons réseaux routiers, de sorte que seuls 61,2 % des agriculteurs qui vendent leur production se rendent au marché pour la vendre et obtenir des prix plus élevés, selon son rapport.

    Or, les produits qu’ils n’ont pas réussi à vendre sont stockés en vue de ventes ultérieures, ou pour être consommés à la maison ou encore pour être utilisés comme semences. Cependant, la moitié de ces invendus sont stockés dans des conditions peu optimales ou ne sont pas stockés du tout. Une situation qui entraîne, selon la Banque mondiale, des pertes post-récolte pouvant aller jusqu’à 35%.

    Pour la Banque mondiale, l’investissement dans l’infrastructure rurale, en particulier dans le réseau routier délabré, y compris les nouvelles routes de desserte, constitue une première étape cruciale pour remédier aux défaillances du marché agricole. Afin de stimuler la productivité agricole, le pays aura à approfondir les investissements actuels dans la connectivité rurale, étendre les zones de riziculture et renforcer la sécurité foncière. La Banque mondiale juge par ailleurs important de réduire les distorsions commerciales et de protéger les riziculteurs contre les risques récurrents de chocs climatiques au moyen d’assurances.

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  • EXPLOITATION MINIERE – Madagascar constitué de 1,702 millions de carrés miniers dont 48% encore libres

    EXPLOITATION MINIERE – Madagascar constitué de 1,702 millions de carrés miniers dont 48% encore libres

    Antananarivo, 10 Mars, 13h30 – 1 702 544. C’est le nombre de carrés miniers dont dispose la Grande île, selon les estimations du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM). 26%, soit 440 264 carrés miniers, sont situés dans des zones protégées, toutes confondues. 30%, soit 509 782 carrés, sont occupés par des titres miniers à fin 2023. 814 46, soit 48% sont des carrés libres, d’après les données de cet établissement public, reprises et publiées par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar dans son récent rapport.

     

    Une grande partie du territoire malgache est ainsi disponible pour une éventuelle demande de permis miniers. Mais le gel de l’octroi de permis en place depuis 2010 est notamment à l’origine de la baisse quasi-annuelle du nombre de carrés miniers occupés, fait remarquer cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence minière. Ces carrés occupés qui s’élevaient à 548 541 en 2018, baissaient à 545 334 en 2019 pour se situer à 509 363 en 2020.

     

    De même, le gel de l’octroi de permis miniers avait conduit à la baisse du nombre de permis valides, de 5 228 en 2018 à 5 227 en 2019 pour finir à 5 003 en 2020. Pour l’ITIE Madagascar, « cette baisse peut s’interpréter comme le départ d’opérateurs extractifs ». Elle a d’ailleurs impacté sur les recettes de l’Etat constituées par les Frais d’administration minière (FAM) perçus par le BCMM.

     

    Il est par ailleurs décidé, dans le nouveau code minier, la réduction à 5 000 km2 soit environ 12 800 carrés miniers de la superficie maximale couverte par le permis de recherche (PR) qui pouvait auparavant aller jusqu’à 10 000 km2. Un permis d’exploitation ne devra plus couvrir que 500 km2, soit 1280 carrés miniers, s’il couvrait 1 000 km2 dans le code minier non révisé. Pareil pour le permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA) qui ne couvrira que 50 km2 soit 128 carrés miniers s’il couvrait auparavant 100 km2.