Catégorie : Économie

  • BILLET D’AVION – Les taxes aéroportuaires connaissent une augmentation

    BILLET D’AVION – Les taxes aéroportuaires connaissent une augmentation

    Antananarivo, 10 Mars, 11h50 – Des éléments de la structure des prix des billets d’avion ajustés. Les taxes aéroportuaires MG ont connu une augmentation, d’après ce qu’a révélé la compagnie Madagascar Airlines. La compagnie nationale avait déjà avisé ses clients de cette décision qui est appliquée depuis le 6 mars et qui concerne tous les réseaux, dont domestiques, régionaux et long-courriers, au départ des aéroports de Madagascar.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

    C’est cette nouvelle taxe MG qui est donc appliquée sur les billets d’avion. Sa mise en œuvre concerne les redevances passagers pour les taxes aéroportuaires au départ des aéroports de la Grande île. Comme indiqué par Madagascar Airlines, cette taxe est relative au fonctionnement de l’aviation civile de Madagascar, mais aussi à l’aménagement du territoire de l’aviation civile.

    Ainsi, depuis le 6 mars, la taxe MG pour le réseau intérieur est de 6 900 ariary pour l’aéroport d’Antsiranana. Elle est de 8 100 ariary pour celui de Toliara, 14 300 ariary pour Mahajanga, 16 800 ariary pour Toamasina, 19 400 ariary pour Tolagnaro, 32 000 ariary pour Fianarantsoa, Mananjara et Morondava.
    La taxe MG pour le réseau régional est de 25,60 dollars au départ et à l’arrivée de l’aéroport d’Antsiranana. Elle est de 27,70 dollars pour l’aéroport de Toliara, 24,50 dollars pour Mahajanga, 26,10 dollars pour Toamasina et 26,50 dollars pour Tolagnaro.

    Pour ce qui est du réseau long-courrier, la taxe MG est désormais à 22 dollars au départ et à l’arrivée de l’aéroport d’Antsiranana. Elle est à 24,10 dollars pour l’aéroport de Toliara, 20,90 dollars pour Mahajanga, 22,50 dollars pour Toamasina et 22,90 dollars pour Tolagnaro.

    Lire aussi :  RINAH RAKOTOMANGA : « Comment accepter que la compagnie nationale ne puisse pas relier Madagascar au monde? »

     

    Madagascar Airlines indique que les taux des taxes de redevances de sureté aéronautique (RSA A5), un autre élément de la structure du prix des billets d’avions, ont également augmenté depuis le 24 février. Une décision qui est applicable aux aéroports internationaux de Madagascar que sont ceux d’Antsiranana, Nosy Be, Mahajanga, Toamasina, Toliara, Tolagnaro et Antananarivo, précise la compagnie aérienne nationale. Pour le réseau intérieur, cette taxe est dorénavant à 5,10 dollars. Elle est à 19,80 dollars pour les réseaux régional et long-courrier au départ et à l’arrivée de ces aéroports.

    La compagnie Madagascar Airlines a déjà exposé que son revenu représente autour de 40 % du coût du billet lui-même, et les taxes diverses représentent 60 %. Ce revenu comprend plusieurs strates, à savoir la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité, et la marge commerciale, indique-t-elle.

    Et puis il y a les diverses taxes, que sont la taxe YQ qui est relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance ainsi que les taxes G9 (Ravinala Airport) ou A5 (autres) qui sont liées à l’utilisation de l’aéroport à Antananarivo et en province. Mais il y a encore la TVA qui est à hauteur de 20 % du revenu de cette compagnie, la taxe MG et la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les coûts liés à une réservation.

    Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, avait déjà soulevé ces taxes qui figurent parmi les paramètres structurant le prix des billets de Madagascar Airlines au mois de décembre 2023. Il avait expliqué à l’époque que c’est un sujet qui devrait encore être négocié auprès du ministère de l’Economie et des finances (MEF).

  • STARTUPS – Madagascar représenté par Moli Company à l’Entrepreneurship World Cup 2024

    STARTUPS – Madagascar représenté par Moli Company à l’Entrepreneurship World Cup 2024

    Antananarivo, 10 Mars, 11h30 – Une nouvelle reconnaissance nationale pour le café d’exception ! C’est Moli Company qui a été choisie pour représenter Madagascar à l’Entrepreneurship World Cup (EWC) 2024. Cette entreprise opérant dans la collecte et la transformation de café a gagné la finale malgache de cette compétition qui s’est déroulée au siège de la Banque mondiale, vendredi.

     

    Comme prévu, cette gagnante nationale suivra un bootcamp virtuel, où elle affrontera les autres finalistes des autres pays pour avoir une chance de figurer parmi les 100 meilleurs participants sélectionnés. Le top 100 final se disputera un prix en espèces d’un million de dollars à Riyad, en Arabie Saoudite en Novembre 2024.

     

    Pour le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC3), l’EWC est une compétition offrant aux talents locaux une opportunité de propulser leurs idées novatrices et leurs startups prometteuses sur la scène mondiale. Organisée par Misk Global Forum, Global Entrepreneurship Network et Global Education & Leadership Foundation, c’est la deuxième fois que Madagascar y participe, ajoute ce projet financé par la Banque mondiale.

     

    Moli Company n’est pas à sa première, pour ce qui est du briller dans le monde de l’entrepreneuriat à Madagascar. Elle figurait entre autres parmi les lauréats du concours « 1,2,3 Picht ! By Fihariana », gagnante de la catégorie « Entrepreneuriat vert » organisé en marge du Salon des femmes entrepreneures 2023, ou encore doublement récompensée au Prix Orange de l’entrepreneuriat social en Afrique et Moyen-Orient (Poesam) 2023. Elle figurait également parmi les lauréats du prix Pierre Castel en 2023.

     

    Moli Company est une société agroalimentaire, avec le Royal Café Zanatany comme produit phare. Il s’agit selon cette entreprise d’un pur arabica de qualité prémium venant de la région Itasy. « Nous travaillons directement avec des paysans caféiculteurs qui sont à majorité féminines, afin de garantir la qualité et la traçabilité de notre produit. En même temps nous leur garantissons un commerce équitable et une source de revenu stable », explique celle-ci sur sa page Linkedin.

     

  • Blueline revolutionne la connectivité pour les particuliers et pour les entreprises avec la nouvelle gamme AirFiber

    Blueline revolutionne la connectivité pour les particuliers et pour les entreprises avec la nouvelle gamme AirFiber

    Nous sommes fiers d’annoncer le lancement de la nouvelle gamme Airfiber, une étape majeure dans notre engagement continu envers l’innovation et la qualité de nos services internet.
    Initialement lancée en 2018, la gamme Airfiber s’est enrichie avec le temps, non seulement en diversifiant ses produits, mais aussi en intégrant des services qui complètent l’expérience de nos utilisateurs. Dans cette dynamique, nous comptons l’intégration de l’application IzyTV by Blueline, une solution IPTV. Désormais, les clients Airfiber auront accès à toutes les chaînes disponibles sur Blueline TV dès qu’ils sont connectés, et pourront profiter pleinement de tous leurs programmes favoris.
    Depuis 2021, Airfiber est connectée à la fibre optique de Blueline, offrant une connexion internet encore plus rapide, plus stable et plus fiable.
    Nous avons repoussé les limites pour offrir une expérience plus généreuse, répondant aux besoins croissants de nos utilisateurs avec les trois offres : Airfiber FIRST, Airfiber PLUS et Airfiber ULTRA.

    ????????????????????????????́???????????????????????????????????? ???????? ???????? ???????????????????? ???????????????????????????????? :
    ????Transfert de données à la vitesse de la lumière : grâce à la technologie radio garantissant une connexion rapide, stable et fiable via une connexion sans fil. La connexion directe à la fibre optique
    ????Connexion illimitée les soirs et les week-ends : Les trois produits de la gamme Airfiber dont Airfiber FIRST, Airfiber PLUS et Airfiber ULTRA, partagent une caractéristique essentielle ; aucune consommation de données n’est déduite pendant les soirs et les week-ends, offrant ainsi une connectivité illimitée pour une expérience internet sans contrainte.
    ????Installation facile et rapide : permettant une mise en place en moins de 48heures. Cette facilité d’installation s’avère également pratique en cas de déménagement, assurant une continuité de la connectivité internet.
    La nouvelle gamme Airfiber est désormais disponible à tous à partir de 149.000AR/mois. Contrairement à certains fournisseurs, les clients Airfiber n’auront pas à craindre d’être facturés au-delà de leur forfait convenu initialement. Nous ne les ferons pas basculer automatiquement vers un forfait supérieur en cas d’atteinte de leur limite de consommation de données (FUP).
    Airfiber ne se limite également pas aux particuliers : avec la branche « Blueline Business », Airfiber offre également des solutions pour les entreprises. Ces offres dédiées aux clients professionnels permettent des solutions sur mesure avec une vitesse de connexion allant jusqu’à 10 Gbps, répondant ainsi aux exigences les plus élevées en matière de connectivité d’entreprise.

  • HYDROCARBURES – Des blocs pétroliers à Madagascar désertés

    HYDROCARBURES – Des blocs pétroliers à Madagascar désertés

    Antananarivo, 9 Mars, 7h40 – Une exploration au point mort. Madagascar a vu le taux d’occupation de ses blocs pétroliers décroitre ces dernières années. Il est passé de 18 blocs occupés en 2018 à 10 en 2019 pour se retrouver à six en 2020. Un taux d’occupation divisé en trois en trois ans, selon le rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar.

     

    Pour cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence dans le secteur minier, la suspension de la promotion pétrolière depuis 2019 a réduit la visibilité de Madagascar sur le marché. Ce qui a pour effet de limiter le développement du secteur pétrolier du pays, expose-t-elle. Et dans sa Politique générale (PGE), dernièrement présentée, aucune mention de la promotion du secteur pétrolier amont n’y est faite officiellement par l’Etat.

     

    Madagascar, à travers l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omsnis), avait lancé en 2018 une campagne promotionnelle portant sur 44 blocs pétroliers offshore situés dans le bassin sédimentaire de Morondava. Par note ministérielle émise par le ministère des Mines et des ressources stratégiques, les activités relatives à la promotion de ces 44 blocs pétroliers avaient été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Et l’initiative est resté sans suite jusqu’à ce jour.

     

    L’Omnis ne manque cependant pas d’expliquer sur son site officiel le besoin d’investissements pour faire avancer Madagascar vers son objectif de devenir un pays producteur de pétrole. Bien que sous-explorés, les bassins sédimentaires de la Grande ile présentent une potentialité prouvée avec des découvertes effectuées dans des blocs onshore, lâche cet organisme public rattaché au ministère des Mines.

     

    Le rapport de l’ITIE Madagascar indique que la Grande île dispose de cinq bassins sédimentaires, couvrant une superficie totale de 821 377 km2, dont 263 912km2 onshore et 557 456km2 offshore. Ces bassins sont sous explorés puisque 85 puits profonds à objectif d’huile légère, c’est-à-dire de pétrole conventionnel et de gaz, y ont été forés à ce jour, dont neuf en offshore et 75 en onshore. D’importants indices d’hydrocarbures ont été trouvés dans 65% des puits.

     

    Pour le pétrole non-conventionnel, à savoir les grès bitumeux de Bemolanga et de l’huile lourde de Tsimiroro, 741 puits peu profonds ou sondages-carottés y ont été forés. Le gisement dans le bloc pétrolier 3104 de Tsimiroro, à lui seul est estimé à 1,47 milliards de barils.

    Image par Raimond Castillo de Pixabay

  • L’objectif d’exporter 500 kilos lors des premiers 100 jours du mandat de Andry Rajoelina compromis

    L’objectif d’exporter 500 kilos lors des premiers 100 jours du mandat de Andry Rajoelina compromis

    Antananarivo, 8 Mars, 8h55 – L’Etat veut aller vite mais rencontre des difficultés. Le ministère en charge des Mines avait fixé comme objectif d’exporter 500 kilos d’or lors des 100 premiers jours du mandat de Rajoelina. L’exportation rencontre cependant des problèmes notamment au niveau des collectes auprès des orpailleurs, selon le rapport du Conseil des ministres de mercredi. D’après le compte-rendu, “le prix exigé par les orpailleurs est plus élevé que le cours international actuel de l’or”. “Il faut des efforts de tous les responsables concernés pour atteindre l’objectif”, poursuit le rapport.

     

    En rouvrant l’exportation de l’or, l’Etat voyait grand. Dans son programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat, le gouvernement prévoit d’exporter légalement 15 tonnes d’or par an. A cela s’ajoute le rapatriement des devises correspondant. Pour atteindre cet objectif, l’Etat prévoit aussi la mise en place d’une raffinerie aurifère dans l’île. Les études liées à la mise en place de cet organe sont aussi attendues dans les 100 premiers jours de ce mandat.

     

    L’Etat se fixe aussi comme objectif d’inscrire auprès des comptoirs de l’or approuvés pas moins de 2 500 orpailleurs et 60 collecteurs en peu de temps. Toujours d’après le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, le président de la République exige le rapatriement des devises pour les sociétés qui ont reçu l’agrément d’exportation sous peine de voir leur agrément retiré.

     

    Photo d’illustration/ Archives ministère des Mines.

  • ANGELINE WIBABARA, COMFWB RWANDA – “Si on se soutient mutuellement, l’entrepreneuriat féminin va accélérer”

    ANGELINE WIBABARA, COMFWB RWANDA – “Si on se soutient mutuellement, l’entrepreneuriat féminin va accélérer”

    L’entreprenariat féminin en Afrique ne cesse de croître à en croire Angeline Wibabara, présidente de la section “Comesa federation of women in business” (COMFWB) au Rwanda. Le business des femmes peut aller encore plus loin au vu du potentiel du marché qu’est la Comesa mais aussi si les entrepreneurs féminin se serrent les coudes. C’est d’ailleurs l’objectif de la COMFWB dont la cinquième édition du Trade Fair se tiendra à Madagascar au mois de juin. Interview.

  • TRAFIC – L’Etat indique avoir identifié 20 mines d’or illégales

    TRAFIC – L’Etat indique avoir identifié 20 mines d’or illégales

    Antananarivo, 7 Mars, 18h05 – Une grosse opération contre le trafic d’or annoncée. L’Etat indique, dans le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi, avoir identifié 20 mines d’or illégales. Cette piste va permettre aux autorités de mener les actions pour les démanteler et de mettre fin ainsi à l’exploitation illégale de ce métal précieux, souligne le rapport de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Cette disposition entre dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance minière et de la lutte contre le trafic d’or. Aussi, l’administration minière collaborera avec des éléments des forces de l’ordre. Et l’Etat entend déployer tous les moyens nécessaires pour la réussite de cette opération, rapporte encore le communiqué du Conseil des ministres.

    Rien qu’en 2023, l’administration minière avait rapporté l’interpellation en décembre d’une dizaine d’orpailleurs illégaux qui œuvraient sur la rivière Kamoro, du côté de Maevatanana. Or ce département avait déjà mené auparavant des descentes pour fermer des sites et arrêter les orpailleurs illégaux, notamment dans les fokontany de Tsiandrarafa, d’Antsira ou encore de de Madisovato.

    Pour le secteur de l’or, qui fait l’objet de réorganisation, un décret sur le régime de l’or fixant les critères de son exportation avait été adopté en mars 2023. Quant à l’interdiction d’exportation de l’or, en vigueur depuis 2022 pour mettre fin à la contrebande du métal, elle a été levée en avril 2023. Les autorités s’étaient alors engagées, notamment auprès du Fonds monétaire international (FMI) à renforcer la traçabilité et l’évaluation des politiques environnementales et sociales dans ce secteur afin d’assurer une chaîne d’approvisionnement de l’or responsable.

     

    Photo d’illustration / Archives ministère des Mines

     

  • SECTEUR EXTRACTIF – 561 permis miniers en cours de libération

    SECTEUR EXTRACTIF – 561 permis miniers en cours de libération

    Antananarivo, 7 Mars, 11h20 – Le Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) rapporte la libération en cours de 561 permis miniers à la date du 31 décembre 2023. Il s’agit des permis annulés pour non-paiement de frais d’administration ou non renouvelés et dont les actes d’annulations ont été signés. Cette libération concerne cinq permis d’exploitation (PE), 470 Permis réservés aux petits exploitants (PRE) et 46 permis de recherche (PR) pour un total de 56 395 carrés miniers, détaille l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar dans son dernier rapport.

    1 198 autres permis miniers sont, pour leur part, en attente de décision d’annulation. Ce, suite à l’annulation des permis qui n’ont pas payé leur frais d’administration ou suite au non renouvellement, indique cette organisation tripartite dans son rapport. Cette fois-ci, ce sont 177 PE, 433 PRE et 588 PR qui en sont concernés, pour un total de 117 360 carrés miniers.

    Il n’y a par ailleurs eu que 178 permis miniers réguliers enregistrés vers la fin de l’année 2023, dont 164 PE et 14 PRE. Ce sont les permis dont les détenteurs se sont acquittés de leur frais d’administration et qui n’ont pas de dossiers en suspens au niveau du BCMM.

    Pour ce qui est des permis miniers en cours de mouvement, le BCMM en a rapporté 1 425 dans ce document de l’ITIE. Il s’agit des permis qui ont encore des dossiers en attente de signature au niveau de l’Administration minière, qu’il s’agisse de renouvellement, de transformation ou encore de transfert. Ceci concerne 69 PE, 462 PRE et 894 PR.

    Dans le rapport de l’ITIE, la BCMM rapporte que 1 650 demandes de permis en cours d’octroi ont été déposées avant fin novembre 2010 mais ne sont pas encore signées jusqu’à ce jour. La majeure partie de cette demande est pour l’acquisition de PR (1 462), suivie des PE (99) et des PRE (89).

    L’ITIE Madagascar rappelle que des lettres et des notes ministérielles avaient annoncé le gel de l’octroi de permis miniers à Madagascar depuis 2010. Ce gel se traduit principalement par la suspension de la réception de nouveau dossier de demande d’octroi par le BCMM. La reprise graduelle du traitement des demandes de permis miniers en suspens au niveau du Bureau du Cadastre Minier de Madagascar avait été décidée, suivant un arrêté sorti au mois d’avril 2023. Selon ce qu’indique l’ITIE, cette décision se porte sur l’évaluation de 209 permis miniers réservés aux exploitants artisanaux, catégorisés en cours de renouvellement.

    Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la reprise du traitement des permis miniers et des exportations d’or ainsi que l’adoption du code minier permettront d’accroître la mobilisation des recettes intérieures à moyen terme.

  • JEAN PASCAL NGANOU :“On voit déjà les retombées positives des réformes menées dans le cadre du premier appui budgétaire”

    JEAN PASCAL NGANOU :“On voit déjà les retombées positives des réformes menées dans le cadre du premier appui budgétaire”

    La Banque mondiale se réjouit des réformes initiées par la Grande île et qui ont été accompagnées par l’institution, dans le cadre de la première opération à l’appui des politiques de développement (DPO). Selon Jean Pascal Nganou, économiste principal de la Banque mondiale à Madagascar, les retombées de ces réformes notamment liées à la révision du code minier, au secteur des télécoms ou à la loi sur les investissements portent déjà leurs fruits et emmènent Madagascar vers la croissance et la réduction de la pauvreté. Deux autres opérations d’aide budgétaire sont prévues mais elles seront conditionnées par la poursuite des réformes, ajoute l’économiste. Interview réalisée en marge de la présentation de l’évaluation de la pauvreté par la Banque mondiale.

  • Les discussions entre l’Etat et le promoteur du projet Base Toliara avancent, selon le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Les discussions entre l’Etat et le promoteur du projet Base Toliara avancent, selon le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Antananarivo, 6 Mars, 13h25 – En bonne voie. Les discussions entre l’Etat et le promoteur du projet Base Toliara avancent, indique le ministre en charge des Mines Herindrainy Rakotomalala. Une rencontre entre les hauts responsables de cette compagnie minière et des représentants de l’Etat a récemment eu lieu, confie ce membre du Gouvernement lors de son passage sur la chaîne de télévision publique, lundi.

    Pour vous tenir au courant de ce qui se passe à Madagascar, suivez la chaîne www.2424.mg sur WhatsApp   https://www.whatsapp.com/channel/0029VaEB1PfJZg4ArT4YDX1h

    « La discussion ne se limitait pas seulement au volet technique du projet. Elle portait également sur la contribution de cette exploitation pour la population », rapporte le ministre Herindrainy Rakotomalala. Il avait souligné particulièrement le plan ainsi que le montant que Base Toliara affecte dans ses activités de responsabilité sociétale (RSE) qui, selon le code minier révisé, est désormais une obligation mais non plus une démarche volontaire.

    « Ce que nous pouvons dire actuellement, c’est que les négociations avancent. Et nous nous assurons que ce projet ne profite pas seulement aux communautés hôtes mais bénéficie surtout au pays. Et nous pensons que les discussions qui sont en train d’être menées aboutissent à une conclusion positive », poursuit encore le numéro un de l’administration minière.

    Pour le ministre Herindrainy Rakotomalala, Base Toliara entre dans la catégorie des « grandes mines », notamment avec l’investissement d’environ 700 millions de dollars prévus être injectés dans le projet d’exploitation d’ilménite à Ranobe. La promotion de ces grandes exploitations est prévue dans la Politique générale de l’Etat (PGE).

    Dans un souci d’assurer la gestion durable et la conservation des ressources naturelles, dont les ressources minières qui sont non renouvelables, « nous devons nous assurer que ces grandes exploitations minières contribuent réellement au développement de notre pays, que ce soit en termes d’emplois, de recettes en devises ou encore en termes de taxes et redevances », lance-t-il.

    Base Resources a dernièrement reçu le prix global pour l’excellence des meilleures pratiques, ainsi que des prix pour les catégories Transparence et Économie aux Responsible Resourcing Awards 2024. Cette compagnie avait rassuré à l’issue de la remise de ces prix que « les succès, les défis et les enseignements tirés de tous nos programmes à Kwale Operations serviront de base à la mise en œuvre des programmes à Madagascar dans le cadre du développement du projet de Toliara ».

    Il avait été annoncé, lors de la présentation de la PGE, l’ouverture d’une vingtaine de projets miniers, dont des grands projets industriels et des exploitations de taille moyenne, d’ici cinq ans. Le Premier ministre Ntsay Christian avait annoncé le déblocage pour 2024 de tous les projets en cours d’exploitation. Deux grands projets miniers devront déjà ouvrir cette année.