Catégorie : Économie

  • GreenYellow se dégage de trois projets solaires à Madagascar et cède ses actions à Axian

    GreenYellow se dégage de trois projets solaires à Madagascar et cède ses actions à Axian

    Antananarivo, 6 Février, 16h55 – Une transaction à conclure. GreenYellow signe un accord avec Axian Energy pour la cession de ses actifs solaires à Madagascar. Cette société française spécialisée dans la production solaire photovoltaïque a décidé de se dégager des trois projets solaires, dont celui du parc solaire d’une puissance de 40 MW à Ambatolampy et des quatre centrales hybrides dans les régions Sava et Menabe totalisant 6 MW. Elle cède ses parts minoritaires dans ces projets au groupe Axian.

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    Le directeur général de GreenYellow Austral, Pierre Marouby, parle d’un « passage de relais » et se dit convaincu de la capacité d’Axian à poursuivre avec ambition et succès l’exploitation de ces projets. Pour cette société française, la cession de ses actifs en Afrique, dont à Madagascar, s’inscrit dans la continuité de sa stratégie qui vise « à rééquilibrer son exposition géographique et à accélérer son développement en Europe », selon le communiqué d’Axian.

    Pour Axian Energy, acquérir les actifs solaires de GreenYellow concrétise son ambition de croissance et souligne sa volonté « à avoir un impact positif et à contribuer au développement socioéconomique grâce à des solutions énergétiques accessibles et durables », comme l’indique Benjamin Memmi, CEO de Axian Energy. Les deux parties vont donc collaborer activement, en vue de conclure la transaction pour cette cession d’actifs.

    Les deux parties se sont encore associées avec GuarantCo, African Guarantee Fund (AGF) et Société Générale au début de l’année dernière sur une ligne de crédit d’environ 10 millions d’euros à la centrale solaire de NEA Ambatolampy. Il s’agissait de la deuxième opération en faveur de la centrale solaire photovoltaïque possédant une capacité initiale de 20 mégawatts que la Société Générale, GuarantCo et AGF avaient aidé à refinancer en 2020. Avec cette opération, le groupe Axian et GreenYellow exploitent la station NEA Ambatolampy avec une capacité de 40 MW et un système de batteries de 5 MW qui en fait la plus grande centrale solaire de l’Océan Indien.

    Ce ne sont cependant pas seulement ses actifs solaires à Madagascar que GreenYellow va céder à Axian. Elle va également procéder à la cession de ses parts à hauteur de 95% dans le projet solaire de 30 MW au Burkina Faso. Benjamin Memmi a d’ailleurs déjà avancé que cette année 2024 s’annonce riche en projets pour son groupe. Ce pôle énergie du groupe Axian annonce le développement de 500 MW d’énergies renouvelables en Afrique sur les trois prochaines années, « afin de favoriser l’accès à une énergie propre et abordable pour les populations », avance-t-il.

     

    Photo : Axian.

  • Droit de sortie sur les ressources minières – 8,9 milliards d’ariary collectés en 2023

    Droit de sortie sur les ressources minières – 8,9 milliards d’ariary collectés en 2023

    Antananarivo, 6 Février, 11h46 – Un résultat qui est très loin des attentes. Sur les 101 milliards d’ariary de droit de sortie sur les ressources naturelles non renouvelables prévus dans la loi des Finances initiale de 2023, seuls 8,9 milliards d’ariary avaient été collectés par la direction générale des Douanes (DGD), rapporte le ministère de l’Economie et des finances.

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    Cette situation résulte, selon le MEF, de l’application de la clause transitoire sur les opérations d’exportation des petites et moyennes mines. La clause transitoire ayant suspendu les droits de sortie pour les contrats passés antérieurement à l’entrée en vigueur de la LFI 2023, les projections pour ce droit de sortie n’ont pas été réalisées, explique le ministère.

    L’instauration de ce droit de sortie de 10 à 20 % sur les exportations de produits miniers l’année dernière avait été largement contestée par les opérateurs miniers, dont les membres de la Chambre des mines. Cette association des industriels miniers avait avancé que ce droit équivaudrait à la marge bénéficiaire d’une activité légale et formelle qui reste limitée également entre la fourchette de 10% à 20%.

    Le Fonds monétaire international (FMI) s’est également prononcé sur ce sujet lors notamment de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Cette institution de Bretton Woods avait expliqué qu’il est possible de générer des revenus supplémentaires à partir des ressources minières, en augmentant le taux de redevance qui est actuellement de 2% et qui reste faible par rapport aux taux appliqués dans d’autres pays.

    Le FMI avait estimé toutefois que le couplage d’un taux de redevance plus élevé ou d’accords de partage des recettes de production avec un droit de sortie sur les exportations de minerais non renouvelables conduirait à un taux d’imposition sur le chiffre d’affaires et les exportations bien supérieur à celui des autres pays. « Cela découragerait les investissements et encouragerait les activités de contrebande », avait-il exposé.

    Le droit de sortie pour les exportations minières est supprimé dans la loi des Finances initiale (LFI) de 2024. C’est une taxation unique qui englobe les droits et taxes spéciaux pour les produits miniers qui est instaurée à la place. Ces dispositions figurent parmi les mesures d’accompagnement adoptées pour mobiliser les investissements privés dans le secteur extractif, selon ce qui est exposé dans la LFI pour cette année.

  • Un taux d’inflation ne dépassant pas 7,7% cette année pour Madagascar, selon les prévisions du gouvernement

    Un taux d’inflation ne dépassant pas 7,7% cette année pour Madagascar, selon les prévisions du gouvernement

    Antananarivo, 5 Février, 14h15 – Le taux d’inflation pour Madagascar ne devrait pas dépasser les 7,7% cette année. C’est une prévision qui tient compte des risques au niveau international, comme les conflits géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine, celui entre Hamas et Israël ou encore la crise du transport maritime en mer rouge. Le chiffre, confirmé par le Premier ministre lors de la présentation du programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat à l’Assemblée nationale, est rapporté par le ministère de l’Economie et des Finances (MEF).

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    Ce taux d’inflation avancé par les autorités est néanmoins inférieur aux prévision de la Banque mondiale dans ses Perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne. Celle-ci estime qu’après s’être maintenu à 10,5% en 2023, l’inflation à Madagascar devrait se modérer pour atteindre environ 8,5% en 2024-2025. La Banque africaine de développement (BAD) avance pour sa part un taux d’inflation à 8,2% pour le pays cette année dans son Rapport pays 2023 pour Madagascar.

    L’Etat maintient également dans sa politique générale sa prévision du taux de croissance à 4,5% cette année. Celui-ci devrait se situer à 5% en 2025 et s’améliorer davantage dans les prochaines années. La Banque mondiale, pour sa part, table sur un taux de croissance de 4,8% pour 2024 pour baisser à 4,7% en 2025, en soulignant toutefois que ses prévisions sont fréquemment actualisées en fonction des nouvelles données et de l’évolution de la conjoncture notamment mondiale.

    Le ministère en charge de l’Economie soutient dans la loi des Finances 2024 que l’atteinte d’un taux de croissance de 4,5% dépendra davantage des principaux moteurs comme l’agriculture, les industries extractives, et le tourisme. Et elle devrait être atteinte grâce à la mise en application de la nouvelle loi sur les investissements adoptée en 2023, du nouveau code minier et de la refonte du cadre règlementaire du secteur des télécommunications ainsi qu’avec le redémarrage des investissements et la levée des incertitudes grâce à une meilleure visibilité du contexte national, selon le ministère en charge des Finances.

  • Les opérateurs touristiques de Nosy Be en quête de plus de touristes italiens

    Les opérateurs touristiques de Nosy Be en quête de plus de touristes italiens

    Antananarivo, 5 Février, 12h36 – Madagascar est présent au salon Bourse International du Tourisme (BIT) à Milan en Italie. La délégation malgache composée principalement par les membres de l’office régional du tourisme de Nosy Be (ORTNB) participe activement à ce grand rendez-vous international du tourisme. Cet événement réunit chaque année des professionnels du tourisme venus des quatre coins du monde. Ce salon international du tourisme de Milan a ouvert ses portes dimanche à l’Allianz MiCo de Milan et est prévu prendre fin ce 6 février. Et l’ORTNB y dispose d’un stand.

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    Cette île paradisiaque située au Nord Ouest de la Grande île est déjà connue du marché italien. Elle est desservie par une ligne aérienne directe avec la compagnie Neos Air. En 2022, les Italiens représentaient 13% des arrivées touristiques à Madagascar. Ils sont à la deuxième place, après les Français en termes d’arrivée touristique à Madagascar.

    Madagascar est un habitué du salon BIT Milan. « Cet événement prestigieux offre une occasion exceptionnelle de mettre en valeur la richesse et la diversité de la ville de Nosy Be afin d’étendre notre offre touristique à l’international », indique Elisabetta Gravelino, président du conseil d’administration de l’ORTNB.
    Photo : Office régionale du tourisme de Nosy Be
  • RECETTES FISCALES – 4 134 milliards d’ariary recouvrés par la direction générale des impôts en 2023

    RECETTES FISCALES – 4 134 milliards d’ariary recouvrés par la direction générale des impôts en 2023

    Antananarivo, 4 Février, 9h05 – Un taux de réalisation de 86,4%. Les recettes recouvrées par la direction générale des Impôts (DGI) l’année dernière s’élevaient à 4 134 milliards d’ariary. Ce qui donne un écart de 652,2 milliards d’ariary par rapport à l’objectif annuel inscrit dans la loi des Finances de 2023 qui était de 4 786,2 milliards d’ariary, comme rappelé par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), dans son compte rendu de l’exécution budgétaire.

    D’après le rapport du ministère, les prévisions pour plusieurs natures d’impôts n’avaient pas été atteintes. C’est le cas par exemple de l’Impôt sur les revenus (IR) collecté qui était de 1 149,2 milliards d’ariary contre un objectif de 1 379,3 milliards d’ariary. Pareil pour la Taxe sur la valeur ajoutée qui était prévue à 1 643,7 milliards d’ariary mais dont le montant recouvré était de 1 283 milliards d’ariary ou encore pour l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) dont le montant recouvré était de 703,1 milliards d’ariary contre une prévision de 717,8 milliards d’ariary.

    Les prévisions en matière de recouvrement de recettes fiscales ont néanmoins été dépassées, notamment pour l’Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM) qui s’élevait à 62,2 milliards d’ariary contre une prévision dans la LFI 2023 à 54,6 milliards d’ariary. C’est également le cas pour l’Impôt sur les marchés publics (IMP) qui était à 123,9 milliards d’ariary contre une prévision de 100,8 milliards d’ariary.

    Bien que l’objectif de recouvrement pour la DGI n’ait pas été atteint, ses recettes en 2023 sont en hausse de 13,3%, soit 486,5 milliards d’ariary de plus, comparé à celles de 2022. Il s’agit, selon le ministère en charge des Finances, d’amélioration qui est principalement imputable aux secteurs minier, bancaire, industriel, pétrolier, des télécommunications et au secteur des services.

     

    Photo : DGI

  • VOYAGE – Combien dépense en moyenne un touriste durant son séjour à Madagascar ?

    VOYAGE – Combien dépense en moyenne un touriste durant son séjour à Madagascar ?

    Antananarivo, 3 Février, 19h30 – Une fourchette de dépenses. Un touriste international qui voyage à Madagascar reste environ une quinzaine de jours au pays. Durant ce séjour, ce touriste va dépenser entre 1 800 et 2 400 euros, suivant son pays de provenance, d’après ce qu’a exposé le vice-président du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Johann Pless, vendredi.

     

    Cette dépense n’inclut pas le coût de billet d’avions qui a amené ce touriste. Johann Pless estime que les personnes qui voyagent à Madagascar pourraient encore dépenser davantage s’il y a une concurrence sur les prix de billets d’avion proposés par les compagnies aériennes. « Baisser leur charge d’arrivée au pays permettra aux touristes de dépenser plus d’argent. C’est de l’argent qui peut s’ajouter à leur dépense prévisionnelle dans l’artisanat, la location de voitures, la visite des parcs ou encore dans leur hébergement et leur restauration », soutient ce vice-président de la CTM.

     

    Actuellement la première destination des touristes à Madagascar est Antananarivo, suivie par Nosy-Be. Mahajanga ferme le podium. « Ces trois villes sont jugées très touristiques. D’autres villes sont pour leur part esseulées, avec leur difficile moyen d’accès par les routes et avec le peu de rotation aérienne dont elles bénéficient comme c’est le cas de Sainte Marie ou de Fort Dauphin », poursuit Johann Pless.

     

    Toutefois, durant son séjour d’environ 15 jours à Madagascar, un touriste international va passer uniquement 1,8 nuitée en moyenne sur Antananarivo. « Nous voyons ainsi qu’il y a une vraie décentralisation de l’acte d’achat du touriste puisqu’il va rester moins de 10% de son séjour dans la Capitale », fait-t-il remarquer.

     

    Pour améliorer rapidement l’attractivité et la capacité de séduction de la destination Madagascar, l’Etat avance dans sa Politique générale (PGE) qu’il est essentiel d’aménager des zones dédiées et équipées d’installations modernes et desservies par un système de transport multimodal. Il estime également que l’adoption du nouveau code des investissements devra améliorer le climat des affaires à Madagascar, en levant les nombreux obstacles administratifs et juridiques.

     

    L’Etat se dit par ailleurs persuadé que l’industrie touristique contribuera de manière optimale à l’accélération de la croissance économique du pays en tant que stimulatrice d’investissements étrangers et nationaux, pourvoyeuse de devises et créatrice d’activités génératrices de revenus et d’emplois au niveau des localités.

     

  • FILIERE AURIFERE – Six tonnes d’or à exporter légalement en 2024

    FILIERE AURIFERE – Six tonnes d’or à exporter légalement en 2024

    Antananarivo, 3 Février, 11h50 – Les opérations reprendront de manière effective cette année. Madagascar devra déjà exporter légalement 500 kilos d’or dans les 100 prochains jours. Le volume du métal jaune qui seront expédiés pour l’exercice 2024 devra atteindre six tonnes, annonce le Premier ministre Christian Ntsay lors de la présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat (PGE) à l’Assemblée nationale jeudi.

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    L’Etat table également sur une exportation légale de 75 tonnes d’or dans les cinq prochaines années. Ce qui équivaut à une exportation moyenne annuelle de 15 tonnes, indique le Premier ministre. Et pour y parvenir, il entend miser sur l’exploitation industrielle de l’or en complément de l’exploitation artisanale de ce produit minier, soutient le locataire de Mahazoarivo.

    Aussi, l’Etat entend travailler sur le statut de la Centrale de l’or de Madagascar et prévoit de lancer les études pour la mise en place de la raffinerie d’or du pays dans les 100 prochains jours. Si la centrale d’or est prévue être opérationnelle cette année même, la raffinerie d’or, elle, devra tourner à partir de l’année prochaine, indique le Premier ministre Christian Ntsay.

    Image par Rodrigo Cisternas de Pixabay

     

  • L’Etat prévoit l’ouverture d’une vingtaine de projets miniers d’ici cinq ans, selon Christian Ntsay

    L’Etat prévoit l’ouverture d’une vingtaine de projets miniers d’ici cinq ans, selon Christian Ntsay

    Antananarivo, 2 Février, 17h30 – L’Etat se décide à extraire le potentiel minier de la Grande île. Une vingtaine de projets miniers, dont des grands projets industriels et des exploitations de taille moyenne, devraient être ouverts d’ici cinq ans. C’est ce qui est prévu dans la Politique générale de l’Etat (PGE), présentée par le Premier ministre Christian Ntsay devant l’Assemblée nationale, jeudi.

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    Pour ce faire, le Chef du Gouvernement annonce le déblocage pour 2024 de tous les projets en cours d’exploitation. Deux grands projets miniers devront déjà ouvrir cette année. Et c’est ainsi que l’Etat espère l’ouverture parvenir à ces 20 projets miniers dans les cinq premières années.

    Plusieurs dispositions vont donc être prises dans les 100 prochains jours, indique le Premier ministre Christian Ntsay. C’est durant ce délai que devra sortir le décret d’application du code minier. L’administration minière travaillera également pendant ce temps sur le statut du Bureau de géologie et de gemmologie de Madagascar (BGGM) et du Laboratoire des mines de Madagascar (L2M). Le locataire de Mahazoarivo annonce par ailleurs la révision de la Loi sur les grands investissements miniers d’ici cinq ans pour que celle-ci s’adapte à la réalité du secteur.

    C’est également durant les 100 premiers jours du second mandat de Rajoelina que l’Etat se fixe de sortir un plan d’assainissement qui servira pour le traitement des demandes de permis miniers au niveau du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM). Le dégel de l’octroi de ces permis et la reprise progressive du traitement des demandes en souffrance avaient déjà été annoncé depuis l’année dernière.

    L’Etat a déjà avancé son intention de miser davantage sur les mines. Il est d’ailleurs souligné dans la loi des finances initiale de 2024 que le secteur extractif figure parmi les principaux moteurs de la croissance économique de Madagascar, qui devrait se situer à 4,5% cette année. Les mines devraient tirer cette performance grâce à un contexte favorable au niveau national, notamment avec l’application du code minier et la marche vers la transition énergétique qui se poursuit au niveau international, d’après ce document budgétaire.

    L’Etat estime par ailleurs que l’industrie extractive devrait afficher une croissance de 7,2% cette année. Et cette croissance devrait encore se situer à 14% en 2025 et atteindre 14,1% en 2026 selon les projections du ministère de l’Economie et des finances (MEF).

  • TRANSPORT AERIEN – Huit sociétés autorisées à traiter et à manipuler des marchandises dangereuses

    TRANSPORT AERIEN – Huit sociétés autorisées à traiter et à manipuler des marchandises dangereuses

    Antananarivo, 2 Février, 10h25 – Une courte liste. Elles ne sont que huit entités à être autorisées par l’Aviation civile de Madagascar (ACM) à manipuler et à traiter des marchandises dangereuses dans le secteur aérien à Madagascar. Il s’agit de Madagascar Airlines, de Madagascar ground handling (MGH), de DHL Express, de Bolloré Transport&Logistics, de la Société de transit et de transport Ettrrat (STTE), Velogic, de Celero Madagascar et de G2ACamas Madagascar.

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    L’ACM est l’autorité compétente responsable du transport aérien des marchandises dangereuses. L’introduction de tout article ou de toute substance pouvant compromettre la sécurité et la sûreté du transport aérien est interdite à bord des aéronefs. Aussi, il est impératif, selon l’ACM, de refuser tout colis ou fret en provenance d’entités ne figurant pas dans la liste qu’elle a établie.

    Selon le code malgache de l’aviation civile, toute personne qui transporte ou participe au transport de marchandises dangereuses strictement interdites est passible d’un emprisonnement et d’une amende ou de l’une de ces deux peines seulement, sans préjudice de la confiscation de la cargaison et, le cas échéant, de l’aéronef en cause. Ce code souligne également que toute personne qui livre ou fait livrer à un transporteur aérien une cargaison, du fret, des bagages ou d’autres biens classifiés comme étant des marchandises dangereuses strictement interdites est passible d’un emprisonnement et d’une amende ou de l’une de ces deux peines seulement, sans préjudice de la confiscation de la cargaison, du fret, des bagages ou des autres biens.

    Photo :Image par Ennelise Napoleoni-Bianco de Pixabay

  • Le Fofifa évoque un renforcement de mesures afin de protéger le patrimoine génétique du riz malgache face à la propagation des maladies bactériennes

    Le Fofifa évoque un renforcement de mesures afin de protéger le patrimoine génétique du riz malgache face à la propagation des maladies bactériennes

    Antananarivo, 2 Mars, 11h40 – Le patrimoine génétique du riz local est menacé. Les agriculteurs font face actuellement à la propagation de maladies bactériennes du riz. Il s’agit de la maladie des feuilles ou bacterial leaf blight (BLB) et la maladie des stries des feuilles ou bacterial leaf streak (BLS). « Il faut renforcer les mesures et accélérer les recherches afin de voir les moyens pour lutter contre la propagation de ces maladies du riz », souligne Aimé Lala Razafinjara, directeur général du Centre national de la recherche sur l’agriculture et l’élevage (Fofifa).

     

    Ces maladies constituent une menace pour la production rizicole à Madagascar. Quand l’attaque de ces maladies est très sévère, la perte de récolte peut aller jusqu’à plus de 70% avec BLB entre 15 à 20% avec BLS selon les variétés et les conditions climatiques, alerte le Fofifa.

     

    Le directeur général du Fofifa évoque donc le renforcement des mesures. Si cela se développe encore plus, ces maladies « pourraient détruire notre patrimoine génétique » poursuit-il. « Les techniciens dans le Vakinankaratra en collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) sont en plein recherche actuellement », ajoute Aimé Lala Razafinjara.

     

    Sept régions sont actuellement touchées par ces maladies du riz, à Analamanga, Alaotra Mangoro, Androy, Diana, Menabe et Vakinankaratra.