Catégorie : Économie

  • ENERGIE – La construction des centrales hydroélectriques à Volobe et Sahofika prévue débuter lors de ce premier trimestre de 2024

    ENERGIE – La construction des centrales hydroélectriques à Volobe et Sahofika prévue débuter lors de ce premier trimestre de 2024

    Antananarivo, 27 Janvier, 14h20 – Les travaux de construction des centrales hydroélectriques de Volobe et de Sahofika devraient enfin commencer. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 24 janvier, le démarrage de ces travaux fait partie des priorités pour les 100 premiers jours du deuxième quinquennat d’Andry Rajoelina. Les négociations financières autour des deux projets devraient ainsi être bouclées dans les prochaines semaines pour que les instructions présidentielles puissent se faire.

    Une fois construite, la centrale hydroélectrique de Volobe devrait produire jusqu’à 120 MW d’électricité tandis que Sahofika est estimée produire jusqu’à 192 MW. L’entrée en opération de ces deux infrastructures devraient contribuer à résoudre les problèmes récurrents du délestage à Antananarivo et dans d’autres localités.

    Il y a quelques semaines, près d’une trentaine d’associations et de groupements du secteur privé avaient réclamé le démarrage au plus tôt des travaux de construction des deux projets hydroélectriques. Ces membres du secteur privé qualifient ces deux projets comme étant « des solutions pérennes », « à portée de main depuis de nombreuses années » face au problème d’approvisionnement en énergie dont ils sont victimes.

    Les accords de projets relatifs à ces deux barrages hydroélectriques ont été signés depuis 2016. Les contrats de concession et d’achat d’énergie ont été signés en 2022 pour Sahofika et en 2023 pour Volobe. Les négociations financières sur les deux projets sont encore en cours et retardent le démarrage effectif des travaux.

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  • TRANSPORT AERIEN – Qatar Airways envisage d’opérer sept vols hebdomadaires sur Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – Qatar Airways envisage d’opérer sept vols hebdomadaires sur Madagascar

    Antananarivo, 27 Janvier, 12h50 – Le ciel malgache s’ouvre au Moyen Orient. Qatar Airways envisage d’effectuer sept vols hebdomadaires sur Madagascar. Bien qu’aucune date ne soit pour le moment communiquée, une première étape pour l’effectivité de ces dessertes a été franchie avec la signature d’un Mémorandum d’entente entre l’Aviation civile de Madagascar (ACM) et l’Autorité de l’aviation civile de l’Etat du Qatar vendredi.

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    La compagnie aérienne nationale du Qatar qui assure déjà des vols internationaux sur les cinq continents depuis son principal hub à l’aéroport international de Doha compte ainsi opérer à Madagascar à raison de sept vols par semaine. Chaque vol devra amener environ 300 passagers, avance le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo.

     

    Avec plus de 170 destinations desservies, les vols qu’opéreront Qatar Airways sur la Grande île permettront non seulement aux Malgaches de découvrir ces destinations mais permettront surtout d’amener des touristes étrangers autres que ce que Madagascar a l’habitude d’accueillir, expose ce membre du gouvernement.

     

    Compagnie aérienne maintes fois primée, Qatar Airways a, par exemple, remporté pour la dixième fois le prix de la « Meilleure classe affaires du monde » lors des 2023 World Airline Awards, organisés par l’organisme international de notation du transport aérien, Skytrax. Elle s’est également félicitée d’avoir remporté les prix de la meilleure compagnie aérienne du Moyen-Orient, du meilleur salon de classe affaires au monde et du meilleur salon de classe affaires au monde pour la restauration, lors des prestigieuses récompenses qui se sont tenues pendant le salon du Bourget 2023.

     

    Madagascar compte, par ailleurs, travailler avec d’autres grandes compagnies aériennes, en vue de l’atteinte de l’objectif d’un million de touristes étrangers d’ici cinq ans. Des discussions avec d’autres compagnies opérant dans le Moyen Orient ont déjà été engagées, selon le ministre Valéry Ramonjavelo.

     

    Onze compagnies opèrent actuellement à Madagascar, pour un total d’environ 80 vols internationaux par semaine. Il s’agit d’Airlink, Ethiopian Airlines, Air France, Corsair, Air Mauritius, Neos, Kenya Airways, Air Austral, Ewa Air, Polskie Linie Lotnicze (LOT) et Turkish Airlines. Madagascar Airlines, la compagnie nationale malgache, pour sa part, a suspendu ses lignes internationales pour une durée non déterminée.

    Photo : Qatar Airways

  • CARBURANT – Une nouvelle période d’administration des prix affichés à la pompe par l’Etat instaurée

    CARBURANT – Une nouvelle période d’administration des prix affichés à la pompe par l’Etat instaurée

    Antananarivo, 27 Janvier, 11h30 – L’Etat continue d’administrer les prix à la pompe. Un énième décret portant fixation des prix affichés à la pompe a été adopté par le dernier Conseil de gouvernement. Le compte rendu de cette réunion hebdomadaire du gouvernement ne livre pas les détails du décret, mais celui-ci devrait concerner l’instauration d’une période d’administration des prix affichés à la pompe des carburants destinés à la vente en détail, fixée habituellement pour six mois.

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    Le précédent décret portant fixation des prix maxima affichés à la pompe date du mois de juin 2023. Il avait instauré une période d’administration des prix pour le second semestre de l’année dernière. Pour l’effectivité des dispositions de ce décret à l’époque, le mécanisme d’ajustement des prix à travers une structure de référence définie par voie d’arrêté avait été maintenu. Pareil pour le système de lissage des prix maxima affichés à la pompe, pour permettre d’amortir les impacts dus aux hausses ou aux baisses des cours pétroliers internationaux et le taux de change, sans engendrer aucune subvention ou compensation à supporter par les finances publiques.

    Lors des échanges dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), les autorités malgaches avaient réitéré leur engagement à mettre en œuvre un mécanisme automatique de tarification des carburants d’ici le premier trimestre 2024. Elles se sont également engagées à formuler la politique visant à atténuer l’impact des ajustements des prix des carburants sur les populations vulnérables. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a par ailleurs avancé que la Loi de Finances de 2024 ouvre la possibilité de discuter d’une éventuelle restructuration des prix des carburants en fonction des contextes mondiaux au cours de l’année prochaine.

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  • GROUPEMENT – Tojosoa Razafimahefa élu nouveau président de la confédération du tourisme de Madagascar

    GROUPEMENT – Tojosoa Razafimahefa élu nouveau président de la confédération du tourisme de Madagascar

    Antananarivo, 27 Janvier, 8h30 – Le conseil d’administration de la Confédération du tourisme (CTM) de Madagascar a un nouveau président. Il s’agit de Tojo “Lytah” Razafimahefa. Celui-ci a été élu pour un mandat de trois ans lors de l’assemblée générale élective de cette confédération jeudi. Celui qui était jusqu’alors vice-président du groupement remplace à ce poste Aina Raveloson.

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    C’est Johann Pless qui occupera désormais le rôle de vice-président jusqu’en 2027. François-Xavier Mayer est élu comme deuxième vice-président.

    Ces nouveaux dirigeants ont pour « mission de représenter et défendre les intérêts des opérateurs touristiques dans le cadre du développement durable du tourisme à Madagascar ». L’objectif pour Madagascar est d’atteindre le million de touristes d’ici quelques années. La confédération joue un rôle important afin d’atteindre cet objectif fixé par le gouvernement.

  • AGRICULTURE – Un financement de plus de 11 milliards d’ariary de l’Usaid pour la promotion de la culture de variétés améliorées de sorgho, de millet et d’arachide

    AGRICULTURE – Un financement de plus de 11 milliards d’ariary de l’Usaid pour la promotion de la culture de variétés améliorées de sorgho, de millet et d’arachide

    Antananarivo, 26 Janvier, 16h54 – La culture de sorgho, de millet et d’arachide pour renforcer la sécurité alimentaire des consommateurs et comme moyens de subsistance durables des agriculteurs. C’est l’objectif des initiateurs du Projet agricole de renforcement de l’activité commerciale du sorgho, du millet et de l’arachide à Madagascar.
    ⭕Lancé mercredi, ce projet devrait surtout permettre aux agriculteurs d’utiliser des variétés améliorées de sorgho, de millet et d’arachide pour leurs cultures. Le projet va bénéficier aux habitants de Menabe, de Boeny, d’Androy, d’Ihorombe, d’Atsimo Andrefana et de Bongolava. Ces agriculteurs pourraient ainsi diversifier leurs cultures,  »améliorer les conditions du sol »,  »renforcer la production agricole intelligente face au climat à Madagascar » et  »augmenter leur production agricole ».
    ⭕Un financement de 2,5 millions de dollars a été octroyé par l’USAID pour la mise en œuvre de ce projet. C’est le Centre national de recherche appliquée au développement rural (Fofifa), qui se charge de sa réalisation avec l’Usaid, pendant deux ans. Des tests d’adaptabilité sur  »15 nouvelles variétés de sorgho et 14 nouvelles variétés d’arachide », sont déjà menés par le Fofifa dans la région de Menabe.
    Photo : Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage
  • IMPORT-EXPORT – La douane se fixe un délai de dédouanement de trois heures pour les usagers

    IMPORT-EXPORT – La douane se fixe un délai de dédouanement de trois heures pour les usagers

    Antananarivo, 26 Janvier, 12h45 – Un important gain de temps. 98% des opérations de dédouanement devront être faites en trois heures. C’est le défi que se fixe la direction générale de la Douane (DGD) avec l’opérationnalisation du Smart scanning au niveau du terminal conteneur du port de Toamasina. C’est un nouveau processus de dédouanement qualifié d’optimal qui vient d’être enclenché puisque qu’il conjugue à la fois facilitation et contrôle a exposé le directeur général de l’administration douanière, Ernest Zafivanona Lainkana, en marge de l’inauguration de ce site scanner de la DGD, ce jeudi.

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    « Comme il nous est important de gagner du temps, la nouvelle procédure nous permettra d’économiser en moyenne 30 heures sur le passage au scan, d’anticiper et ce, dès l’embarquement l’analyse des risques, et d’utiliser l’intelligence artificielle dans le profiling de nos opérations », indique-t-il. La détection des fraudes ne se fera donc plus manuellement, avec un taux d’efficacité de 75% en matière de contrôle pour l’administration douanière, détaille-t-il.

     

    Les outils de 100% scanning de la douane qui viennent d’être inaugurés sont très importants, explique de son côté la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. « Ils apporteront d’énormes changements non seulement pour l’administration douanière mais aussi et surtout pour les usagers qui ont besoin de service transparent, rapide, moderne, sans faille et sans corruption. L’opérationnalisation de ce site scanner va également améliorer les recettes de l’Etat », se réjouit-elle.

     

  • LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX – La Banque centrale insiste sur l’importance pour Madagascar de progresser dans les 23 critères sur lesquels le pays n’est pas encore conforme

    LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX – La Banque centrale insiste sur l’importance pour Madagascar de progresser dans les 23 critères sur lesquels le pays n’est pas encore conforme

    Antananarivo, 25 Janvier, 14h37 – Des tâches fastidieuses à accomplir. Madagascar se doit d’être conforme par rapport aux 23 critères sur lesquels le pays ne l’est pas encore dans sa lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Et cela doit se faire dans les meilleurs délais, a soutenu le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) Aivo Andrianarivelo, en marge de la signature d’une convention de partenariat entre l’Autorité monétaire et le Service de renseignements financiers de Madagascar (Samifin), la semaine dernière.
    ⭕La BFM avait été parmi ceux qui ont insisté sur l’urgence et la nécessité d’adopter la loi sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), rappelle son gouverneur. L’Autorité monétaire se réjouit de l’adoption récente de cette loi par le Parlement mais fait néanmoins remarquer qu’il reste encore à sortir le décret de son application. La Banque centrale indique être disposée à élargir sa zone d’intervention et à apporter ses contributions dans cet élan.
    ⭕La réforme de la loi sur la LBT/FT avait été jugée par les autorités malgaches nécessaire puisqu’elle permet entre autres de satisfaire à quatre des six principales recommandations de la Groupe d’action financier (GAFI). Elle satisfait notamment à la recommandation relative à l’infraction du financement du terrorisme, à celle sur les sanctions financières ciblées liées au terrorisme et au financement du terrorisme ainsi qu’au financement de la prolifération des armes de destruction massive. Cette réforme tient aussi compte des devoirs de vigilance relatifs à la clientèle ainsi que la déclaration des opérations suspectes.
    ⭕Cette réforme est également prévue améliorer la conformité technique attendue de Madagascar, en permettant de répondre à d’autres recommandations. Celles-ci portent notamment sur la coopération et la coordination nationale, le service de transfert de fonds et de valeurs, les nouvelles technologies, les virements électroniques, la règlementation et le contrôle des institutions financières, les pouvoirs des autorités de contrôle ainsi que le contrôle des entreprises et professions non financières désignées.
    ⭕La coopération de la Banque centrale avec les entités impliquées dans la LBC/FT va par ailleurs se poursuivre. La convention de partenariat qu’elle a signée avec le Samifin porte sur l’échange d’informations et d’expériences entre les deux parties, dont l’objectif commun est la conduite efficace de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
  • TRAFIC – 50 cas d’infraction à l’export dénombrés auprès des services de la douane en 2023

    TRAFIC – 50 cas d’infraction à l’export dénombrés auprès des services de la douane en 2023

    Antananarivo, 24 Janvier, 14h05 – Les tentatives d’exportation illicite sont loin d’être terminées. En 2023, l’administration douanière rapporte près de 50 cas d’infractions à l’export décelés aux quatre coins de Madagascar. Ces tentatives ne sont pas exclusivement interceptées à Antananarivo mais également dans les autres points de sortie du pays en régions comme à Nosy Be, Tolagnaro ou Mahajanga.

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    “Lorsqu’il y a constatation d’infraction à l’export, c’est toujours à Ivato qui est pointé du doigt ou Toamasina. Mais en 2023, tous les bureaux qui font des opérations à l’international ont été concernés”, indique Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général de la douane lors d’une conférence de presse mardi.

     

    Actuellement, ce sont les pierres gemmes qui sont en tête des tentatives d’exportation illicite, rapporte la douane. Le responsable parle notamment des 56 kilos saisis il y a quelques semaines à Ivato avec de fausses déclarations. “A Mahajanga, ils ont troué les pierres industrielles pour mettre des pierres gemmes à l’intérieur”, raconte encore le responsable.

     

    Le trafic d’or a connu une certaine accalmie en 2023 selon les services de la douane. Il n’y a pas eu de gros volume saisis. “L’or est surtout déguisé en bijou, mais on voit que des fois ce n’est pas poli”, poursuit encore le responsable. “Il faut rappeler que quand son poids dépasse les 250 grammes cela doit être déclaré”, conclut-il.

     

  • Des smartphones « mora » pour 900 000 personnes en vue d’améliorer l’inclusion numérique

    Des smartphones « mora » pour 900 000 personnes en vue d’améliorer l’inclusion numérique

    Antananarivo, 20 Janvier, 13h10 – Des smartphones à des prix très abordables. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) indique travailler en vue d’équiper 900 000 personnes supplémentaires de smartphones qui seront subventionnés. Cette initiative est une sous-composante du projet de Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim), financé par la Banque mondiale, d’après ce qu’a expliqué le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une rencontre avec la presse vendredi.

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    Pour ce faire, le MNDPT va travailler avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ainsi qu’avec les opérateurs en télécommunication afin de « définir les taux d’imposition intéressants », annonce ce membre du gouvernement. « Nous y travaillons pour faciliter l’importation de smartphone à un prix raisonnable », précise-t-il.

     

    Le coût d’un smartphone à Madagascar demeure un obstacle pour l’inclusion numérique de sa population, soutient le ministre Tahina Razafindramalo. Pour un smartphone de base, comprenant des fonctionnalités au-delà des appels téléphoniques et de l’envoi de messages texte, son coût est évalué à 32 dollars soit environ 145 000 ariary avec le taux de change actuel. Ce qui est très cher par rapport au pouvoir d’achat des malgaches puisque ce prix représente 87% du Revenu national brut (RNB) par habitant de la Grande île, selon ce qui est exposé dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028.

     

    L’amélioration de l’inclusion énergétique et numérique, qui est une composante du projet Decim, vise par ailleurs à créer un marché de consommation pour les services énergétiques et numériques. Il s’agit de veiller à une plus grande inclusion de bénéficiaires au niveau de ses zones cibles. La facilitation de l’accès à des appareils numériques abordables comme les téléphones de fonction et les smartphones de base via des solutions de financement appropriées, notamment des subventions ou des crédits pour fonds de roulement, en fait partie.

     

    Photo : Pexels

  • TELECOMMUNICATIONS – Un troisième opérateur autorisé à déployer la fibre optique à Madagascar 

    TELECOMMUNICATIONS – Un troisième opérateur autorisé à déployer la fibre optique à Madagascar 

    Antananarivo, 20 Janvier, 7h00 – Ils sont désormais trois opérateurs à pouvoir déployer la fibre optique à Madagascar. Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, indique ce vendredi qu’un nouvel opérateur a acquis en décembre dernier la licence lui permettant d’œuvrer sur tous les segments du secteur télécom notamment la fibre optique.

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    “Cet opérateur vient d’acheter auprès de l’Etat malgache la licence globale donc il pourra déployer la 5G, la fibre optique nationale et internationale, la fibre optique pour les particuliers et les entreprises à l’instar de l’opérateur historique”, souligne le ministre. Le coût de la licence globale est de 30 millions d’euros a indiqué le ministre.

    Selon le plan stratégique numérique 2023-2028, l’opérateur en question est la société Orange Madagascar. “Orange a d’ores et déjà souscrit à cette nouvelle licence globale. Il est le premier opérateur à obtenir une Licence globale à Madagascar, avec une validité de 15 ans », souligne le document.

     

    Le décret créant cette licence globale adopté en 2023 prévoit que cette licence permet à son titulaire « d’offrir sur les marchés de gros et de détail, tous les services de télécommunications, de revente de capacités et de location d’infrastructures pour tous types de services, sur tous types de support, que ce soit le cuivre, la radio, la fibre ou le satellite, et dans toutes les modalités, fixé, portatif ou mobile ». Ses services peuvent aussi être déployés « sur toutes les parties du réseau qu’il s’agisse de la boucle locale, du transport, des liaisons internationales, et pour les communications locales, nationales et internationales ».

     

    Cette ouverture de la concurrence a pour but d’offrir plus de choix aux consommateurs, indique le ministère. Cela permettra aussi de faire baisser les prix. “C’est d’ailleurs le but de la libéralisation du secteur entamé l’année dernière par l’Etat”, explique le ministre. “Si avant on n’avait qu’un seul choix, aujourd’hui on aura plus de choix. Lorsqu’il y a le choix, le prix baissera automatiquement”, se félicite le membre du gouvernement.

     

    Avant Orange, deux opérateurs ont déjà disposé de la licence leur permettant d’exploiter et commercialiser des offres fibres optiques. Il s’agit de Telma et de Blueline qui avait été désigné en avril 2020 comme deuxième opérateur fibre optique du pays. A l’époque, le décret avait prévu que « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ».

     

    Avec l’appui de la Banque mondiale, le ministère chargé des télécommunications avait travaillé pour la réforme des cadres juridiques régissant ce secteur d’activité. En Avril 2023, l’Etat avait adopté plusieurs décrets avec pour objectif la libéralisation du secteur de la télécommunication. “ Je suis heureux d’annoncer que la libéralisation du secteur télécom est effective dans la Grande île”, conclut Tahina Razafindramalo.

    Photo : Pexels