Catégorie : Économie

  • INTERNET – L’Etat envisage de baisser à moins d’un dollar le coût d’un gigaoctet d’internet mobile cette année

    INTERNET – L’Etat envisage de baisser à moins d’un dollar le coût d’un gigaoctet d’internet mobile cette année

    Antananarivo, 19 Janvier, 18h30 – Les prix de l’internet devraient continuer à baisser cette année à Madagascar. C’est l’une des annonces faites par Tahina Razafindramalo, ministre du Développement du numérique, des postes et des télécommunications. D’après lui, des négociations ont déjà été entamées avec les opérateurs pour ramener le coût du gigaoctet d’internet à moins de 1 dollar cette année. “On en a discuté avec les opérateurs et ils ont déjà accepté de baisser le prix de 1 giga mobile à moins de 1 dollar”, indique le ministre lors d’une rencontre avec la presse ce vendredi. “C’est un des efforts menés par l’Etat dans la libéralisation”, ajoute-t-il.

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    A moins d’1 dollar le gigaoctet, Madagascar propose ainsi déjà un tarif largement en-dessous de la moyenne africaine selon le ministre. Le membre du gouvernement précise que le coût moyen du giga d’internet mobile en Afrique était de 7 dollars en 2022. Pour Madagascar, le coût du giga d’Internet mobile était de 3 dollars, en 2021-2022 et 1 dollar et demi en 2023.

     

    Descendre plus bas serait difficile pour l’instant, souligne le ministre, compte tenu des investissements que doivent encore faire les opérateurs. “J’aimerais descendre jusqu’à 0,2 centime de dollar mais je ne pourrais pas dire à Orange, Airtel d’investir des millions de dollars en licence, puis mettre en place 5 000 kilomètres de fibre optique alors que le kilomètre de fibre optique coûte 15 000 dollars et faire beaucoup d’autre d’investissement encore”, soulève Tahina Razafindramalo.

     

    A Madagascar, l’Internet en majorité mobile est actuellement utilisé par 4 millions de personnes soit environ 22% de la population. L’Etat vise les 50% dans ses projets d’inclusivité numérique. Pour y arriver l’Etat a, entre autres, des projet d’équiper en smartphone 900 000 personnes grâce au projet Decim (Digital Energy Connectivity and Inclusion for Madagascar). Les smartphones subventionnés seront mis en vente à des prix très abordables pour la population.

  • INTERNET – Trois opérateurs mondiaux de satellite intéressés pour opérer à Madagascar

    INTERNET – Trois opérateurs mondiaux de satellite intéressés pour opérer à Madagascar

    Antananarivo, 19 Janvier, 16h15 – De grosses pointures attendues. Ils sont déjà trois acteurs mondiaux de satellite à avoir répondu à l’appel d’offres international de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) sur l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de communication par satellite à Madagascar. Deux d’entre eux sont déjà en train de remplir les prérequis leur permettant d’opérer au pays. Le ministère du développement Numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) tranchera sur l’attribution de leur licence au mois de mars, indique le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi.

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    Le ministre Tahina Razafindramalo s’est, pour le moment, abstenu de livrer l’identité de ces opérateurs intéressés qui investissent à Madagascar. Il a néanmoins indiqué que l’un d’entre eux est un acteur très connu, qui était dans la Fintech à la base, et qui a ensuite investi dans les satellites ou encore dans l’énergie. Pour ce membre du gouvernement, seuls les opérateurs qui ont les moyens peuvent exploiter les réseaux publics de communication par satellite, si on en considère que le coût de maintenance de leurs équipements, les logiciels pour les gérer ou encore les moyens pour assurer la qualité de service.

    Le MNDPT se dit également très exigeant par rapport au respect du modèle de cahier des charges qui était imposé à ses opérateurs. Au-delà des conditions techniques pour le temps de réponse ou la qualité de services, il faut que l’opérateur s’implante d’abord à Madagascar et s’enregistre en tant que société au niveau de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), insiste le ministre Tahina Razafindramalo. « Il faut que ces opérateurs soient installés à Madagascar pour qu’ils paient leurs taxes et leurs impôts au pays », explique-t-il.

    L’enjeu est de taille, selon le ministre des télécommunications. Les opérateurs satellites peuvent couvrir tout Madagascar sans avoir à installer un seule kilomètre de fibre ou un seul site. Leurs services présentent des avantages de coût, d’accessibilité et de rapidité. Le MNDPT souligne d’ailleurs dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 que la communication par satellite se révèle essentielle pour étendre la connectivité dans les zones reculées où l’infrastructure terrestre est limitée. Elle permet de dépasser les obstacles géographiques et donc améliorer l’accessibilité à l’Internet et aux services en ligne, expose le ministère dans le plan national.

    Photo : Pixabay

  • IMPOT FONCIER – La Commune urbaine d’Antananarivo évoque un très faible taux de recouvrement fiscal

    IMPOT FONCIER – La Commune urbaine d’Antananarivo évoque un très faible taux de recouvrement fiscal

    Antananarivo, 19 Janvier, 15h43 – 17 contribuables sur 194 977, soit un taux de 0,01%. C’est le taux de recouvrement de l’impôt foncier sur les propriétés bâties au titre de l’exercice fiscal 2022 et recouvrée en 2023 par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Les contribuables tananariviens ne se bousculent pas pour payer les impôts, au grand regret de la municipalité.

    « Les impôts assurent le bon fonctionnement de la Commune, et sont l’une des quelques contributions demandées aux citoyens pour l’entretien de la Ville », sensibilise la CUA dans sa note publiée sur Facebook. Pour l’exercice 2021, la Commune a pu recouvrer l’IFPB auprès de 27 166 contribuables, soit un taux de 13,93%.

    La Commune laisse entendre sa volonté de comprendre les difficultés des contribuables en indiquant qu’elle « n’a procédé à ces recouvrements qu’en 2022-2023, en tenant compte de la situation sanitaire en 2020-2021 ». L’épidémie étant passée, elle invite « les contribuables à s’acquitter de leurs obligations envers Antananarivo », en payant les impôts.

    En 2022, la Commune a révisé le mode de calcul de l’IFPB, conduisant à une hausse importante de cet impôt, notamment pour les propriétés mises en location ou pour celles à usage industriel ou commercial.

  • CARBURANT – Une étude de la Banque mondiale remet en cause l’indépendance de l’OMH

    CARBURANT – Une étude de la Banque mondiale remet en cause l’indépendance de l’OMH

    Antananarivo, 19 Janvier, 11h45 – Une faille signalée. La prise de participation de l’Etat dans les sociétés pétrolières compromet l’indépendance de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), qui est l’organe de réglementation du secteur pétrolier aval, indique la Banque mondiale dans son étude sur la gestion des prix du carburant du pays. Pour cette institution de Bretton Woods, « il est inhabituel pour un pays importateur de carburant que son gouvernement continue de participer au capital de ces compagnies », surtout que « Madagascar s’est déjà engagé à libéraliser son secteur pétrolier ».

     

    Selon la liste des sociétés à participation de l’Etat dressée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), l’Etat détient 31% des actions de la Logistique pétrolière. Sa participation est de 10,07% auprès de la Galana distribution pétrolière et de 10% auprès de la Galana raffinerie terminal. L’Etat est également actionnaire à hauteur de 6,12% dans la compagnie Jovena, 20,56% dans TotalEnergies marketing Madagasikara, 20% dans Vivo Energy et 5% dans Madagascar oil company.

     

    Le Gouvernement aurait fait valoir que ces participations permettent à l’État de renforcer la stratégie pour le secteur pétrolier et de participer au Conseil d’administration des sociétés pétrolières. Il semble cependant que dans la pratique, « l’Etat a très peu d’influence alors qu’il devrait user pleinement de son droit de regard sur les sociétés », lance la Banque mondiale.

     

    Elle estime dans son étude que « l’impartialité de l’OMH pourrait être favorisée en cédant les participations de l’Etat dans ces sociétés pétrolières ». Ce, afin d’appuyer l’application de la loi sur la libéralisation du secteur pétrolier aval, en ayant pour objectif d’améliorer les conditions du marché.

     

    L’OMH est un organisme sous tutelle du ministère de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH). Il est chargé de la régulation des activités du secteur pétrolier aval sur l’ensemble du pays.

     

  • MOBILE BANKING – L’ouverture d’un compte Orange money accessible aux clients de tous les opérateurs

    MOBILE BANKING – L’ouverture d’un compte Orange money accessible aux clients de tous les opérateurs

    Antananarivo, 18 Janvier, 20h55 – Vous n’êtes pas abonné chez Orange mais chez un autre opérateur? Vous pouvez pourtant avoir un compte Orange money. Ou du moins, vous pouvez avoir accès à tous les services d’Orange money. “Une première à Madagascar et dans l’océan Indien” à en croire Mathieu Berthelot, directeur Général d’Orange Money Madagascar lors d’une cérémonie de présentation à Ankorondrano ce mardi.

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    L’accès aux services d’Orange Money pour tous se fera via l’application Orange Money Afrique. Cette application peut être téléchargée sur Android ou sur iOS. Il suffit ainsi, pour ceux qui souhaitent bénéficier de ce service, de s’inscrire directement sur l’application en question. L’innovation offre aux clients la possibilité de réaliser eux-mêmes l’ouverture de leur compte en cinq minutes depuis leur salon de manière totalement sécurisée et avec leur numéro de mobile actif à Madagascar, quel que soit l’opérateur.

     

    Une fois inscrit sur l’application, le client bénéficie de tous les services d’Orange Money. Que ce soit les dépôts et retrait en cash point, le paiement marchand, les achats de crédit, les paiements ou encore les paris en ligne. Orange promet aussi d’autres innovations dans le futur.

     

    Pour Orange Money, il s’agit d’avancer dans la promotion de l’inclusion financière à Madagascar. La société affirme compter actuellement près de 4 millions de clients et 30.000 cash points. Avec ce nouveau service, elle veut se positionner comme un service de paiement mobile incontournable à Madagascar.

     

  • SECTEUR MINIER – Madagascar vise une exportation légale de 15 tonnes d’or par an

    SECTEUR MINIER – Madagascar vise une exportation légale de 15 tonnes d’or par an

    Antananarivo, 18 Janvier, 12h45 – 15 tonnes. C’est la quantité annuelle d’or que Madagascar prévoit d’exporter légalement, selon l’objectif fixé dans la Politique générale de l’Etat (PGE) présentée durant le Conseil des ministres mercredi. Ce qui devrait générer jusqu’à 900 millions de dollars de recettes en devises selon le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    Cet objectif est supérieur au volume enregistré depuis la mise en place de l’Agence nationale de la filière or (Anor) en 2016 jusqu’à la décision de suspension des exportations légales de l’or au mois de septembre 2020, qui totalisait plus de 10 tonnes d’or. Le rapatriement des devises issues des ces exportations de ces produits aurifères était jugé insignifiant à l’époque, alors que l’administration minière avait estimé à 600 millions de dollars les devises qui auraient dû rentrer à Madagascar.

     

    Pour atteindre cet objectif annuel de 15 tonnes, la PGE prévoit la mise en place d’une raffinerie aurifère à Madagascar. Le Président de la République, Andry Rajoelina, avait déjà évoqué ce projet dans son discours de vœux à la Nation vers la fin de l’année 2023. Le Chef de l’Etat avait expliqué que cette raffinerie permettra de transformer localement l’or extrait des sols malgaches en or monétaire et en lingots d’or avant de l’exporter à l’étranger de façon légale et suivant les normes.

     

    Les autorités malgaches avaient par ailleurs déjà indiqué, notamment auprès du Fonds monétaire international (FMI) , que la mise à jour de la réglementation de l’or et la mise en place de procédures de traçabilité et d’évaluation des pratiques environnementales et sociales dans cette filière avancent bien. Le décret sur le régime de l’or a été adopté en Conseil des Ministres en mars 2023 pour fixer les critères de la reprise des exportations d’or par les opérateurs.

     

    Il est rapporté dans le Mémorandum de politiques économiques et financières (MPEF), préparé dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit avec le FMI, que pour pouvoir exporter, un agrément de comptoir est indispensable dont la délivrance est désormais consacrée par arrêté ministériel. Le capital des sociétés exportatrices d’or a aussi été élevé et un contrôle plus rigoureux sur les actionnariats a été mis en place. La durée de validité d’un comptoir a également été réduite à un an pour améliorer le contrôle.

     

    Le délai de rapatriement des devises issues de l’exportation de l’or a également été réduit à deux mois pour l’exportation par avion et le suivi au niveau du Système intégré de gestion des opérations de change (SIGOC) est renforcé. Un arrêté a par ailleurs déjà été pris pour lever la suspension d’exportation de l’or.

     

    L’Etat mise aussi sur l’or pour l’amélioration de la santé de la monnaie locale. Dans sa dernière note de conjoncture économique, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait rapporté que la demande du métal jaune, en tant que valeur refuge, avait été poussée à la hausse par la crainte d’une récession dans la zone euro. Le prix de l’once de l’or a augmenté de 11,8% en un an. Il s’est établi à 1 929 dollars au troisième trimestre de 2023, contre 1 978,0 dollars au précédent trimestre et 1 726,0 dollars au troisième trimestre de 2022.

  • AGRICULTURE – Des usines de production d’engrais à mettre en place en six mois dans les régions productrices de riz

    AGRICULTURE – Des usines de production d’engrais à mettre en place en six mois dans les régions productrices de riz

    Antananarivo, 18 Janvier, 10h39 – Le président de la République donne le cap en matière d’agriculture. Il annonce dans sa politique générale de l’Etat la « priorisation de la riziculture » afin d’ »augmenter de 25% la production rizicole de façon à assurer l’autosuffisance alimentaire » du pays. Le soutien aux agriculteurs, surtout les producteurs de riz, est ainsi l’un des axes prioritaires que le gouvernement entend mettre en oeuvre. Cela passera par la distribution des intrants agricoles, tels que les semences et les engrais. Le Conseil des ministres annonce d’ailleurs la construction dans les six prochains mois des usines de production d’engrais prévues dans les plus grandes zones productrices de riz.

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    D »autres actions seront également menés comme la promotion des nouvelles techniques agricoles, la sécurisation foncière à travers la distribution des certificats fonciers, la facilitation de l’accès au micro-crédit et l’amélioration du marché.

    Outre le soutien aux agriculteurs, l’Etat ambitionne aussi d’augmenter les surfaces agricoles jusqu’à 100 000 ha de plus afin de mener une riziculture à grande échelle. Il estime qu’une hausse du produit intérieur brut (PIB) dans le secteur agricole devrait tirer vers le haut le PIB du pays. Les chiffres rapportés par le Conseil des ministres indiquent même qu’une « hausse de 10% du PIB agricole réduira de 14% la pauvreté ».

  • L’augmentation de l’utilisation du gaz butane au coeur d’un des projets d’Olivier Jean-Baptiste

    L’augmentation de l’utilisation du gaz butane au coeur d’un des projets d’Olivier Jean-Baptiste

    Antananarivo, 17 Janvier, 6h25 – Le passage vers l’énergie verte pour faire face à l’augmentation de la population. C’est tout l’objectif d’un projet que le nouveau ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, souhaite mener. Celui-ci annonce l’existence d’un projet qui a pour but d’augmenter à 10 fois ou 20 fois l’utilisation et la consommation du gaz butane à Madagascar lors de la cérémonie de passation qui s’est tenue mardi à Ampandrianomby.

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    « A Madagascar, nous ne consommons que 14 000 tonnes soit 0,4 kilo par habitant par an si l’on compare avec la Côte d’Ivoire qui consomme 20 kilos par habitant par an”, souligne le ministre lors de son allocution. “Cela prouve qu’il y a des efforts qu’on peut faire pour passer vers une énergie propre et durable et réduire notre empreinte carbone et apporter une énergie moderne aux ménages malgaches d’autant plus que la population pourrait doubler d’ici 2030”, explique-t-il.

     

    Mais le membre du gouvernement n’a pas oublié le cas de l’électricité lors de sa première prise de parole. Il indique que tous les projets lancés seront poursuivis, et l’installation de la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola est en tête de liste. Les équipements nécessaires à son fonctionnement sont déjà à Toamasina, rappelle-t-il. Il en est de même pour l’installation des parcs solaires dans toute l’île. “Nous allons travailler pour réduire peu à peu les délestages. Notre but est de le réduire à néant”, indique le ministre.

     

    Photo : MEH

     

  • POLITIQUE SECTORIELLE – Un département chargé de la souveraineté alimentaire à mettre en place

    POLITIQUE SECTORIELLE – Un département chargé de la souveraineté alimentaire à mettre en place

    Antananarivo, 16 Janvier, 11h40 – L’aménagement des infrastructures agricoles ou leur réhabilitation, ainsi que la distribution des intrants agricoles, notamment les engrais, ne seront plus l’apanage du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Afin de mettre en œuvre sa politique de souveraineté alimentaire, de façon à produire ce dont la population a besoin pour se nourrir, l’Exécutif annonce la mise en place d’un secrétariat d’Etat en charge de la souveraineté alimentaire. L’annonce en a été faite dimanche par le président de la République en marge de la présentation des membres du gouvernement. Ce département se chargera particulièrement de l’aménagement et/ou de la réhabilitation des barrages agricoles mais aussi de la distribution des engrais aux paysans, souligne le chef de l’Etat dans son discours.

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    Le Gouvernement avait déjà élaboré le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de la résilience de Madagascar l’année dernière. Son objectif est d’augmenter la production, d’améliorer la conservation et de promouvoir la transformation des produits agricoles pour augmenter leur valeur ajoutée d’ici à 2028.

    Six filières prioritaires ont déjà été arrêtées dans ce Pacte, dont quatre filières dans l’agriculture de production végétale, à savoir le riz, le maïs, le manioc et les oléagineux (soja et arachide) et deux filières dans l’élevage, celui des petits ruminants et des bovins. Ces filières prioritaires ont été désignées en fonction de leur importance dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population et de l’économie du secteur agricole.

    Il est avancé dans ce document que pendant des décennies, la hausse de la production agricole a résulté plutôt d’une extension des superficies cultivées que d’une intensification de la production par les exploitants. Elle n’est pas suffisante pour nourrir une population croissante. Ainsi en 2021 par exemple, Madagascar a importé 643 146 tonnes de riz blanc et importe chaque année plus de 250 000 tonnes de farine de blé et 120 000 tonnes d’huiles alimentaires.

     

  • La reconduction de l’Agoa avec l’extension des produits à exporter sous ce régime comme grand défi de Madagascar

    La reconduction de l’Agoa avec l’extension des produits à exporter sous ce régime comme grand défi de Madagascar

    Antananarivo, 15 Janvier, 7h15 – Madagascar bataille dur en vue de continuer à bénéficier du régime de l’African growth and opportunity act (AGOA) pour deux décennies supplémentaires. La Grande île a déjà travaillé sur une stratégie dans ce sens, afin de pouvoir étendre les produits exportés vers le marché américain en franchise de droits, a récemment souligné le directeur général du Commerce et de la consommation Isidore Razanakoto.

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    L’Agoa engage 47 entreprises exportatrices malgaches et génère environ 60 000 emplois directs et 30 000 emplois indirects, détenus majoritairement des femmes, indique ce responsable du ministère de l’Industrie, du commerce et de la consommation (MICC). La Grande île se démarque surtout dans le domaine du textile mais la diversification des exportations malgaches vers le marché de l’Agoa, notamment avec les produits artisanaux, les produits agroalimentaires ou encore les huiles essentielles est dorénavant avancée.

     

    La législation de l’Agoa a été renouvelée à plusieurs reprises, la dernière fois en 2015, lorsque sa période de validité a été prolongée jusqu’en septembre 2025. Madagascar continue de bénéficier de ce régime pour cette année, contrairement au Gabon, le Niger, la République centrafricaine et l’Ouganda qui ont vu leur éligibilité interrompue depuis le début de l’année 2024.

     

    Cette législation améliore considérablement l’accès au marché américain pour les pays d’Afrique subsaharienne remplissant les conditions requises. Pour ce faire, elle attribue un indicateur de programme spécial à environ 6 800 lignes tarifaires de la liste des droits de douane américains. Ce qui permet aux importateurs américains de dédouaner ces marchandises provenant de pays africains éligibles en franchise de droits dans le cadre de l’Agoa. Les préférences de l’AGOA s’appuient sur le Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis.