Catégorie : Économie

  • La Jirama et le secteur pétrolier aval au centre des discussions entre les émissaires du FMI et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    La Jirama et le secteur pétrolier aval au centre des discussions entre les émissaires du FMI et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 2 Février, 9h18 – Discussions autour de sujets brûlants. La délégation du Fonds monétaire international (FMI), actuellement en mission à Madagascar, rencontre l’équipe du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), pour discuter notamment de la gestion de la Jirama, de l’électrification rurale ou encore du secteur pétrolier aval ce jeudi. Ce, après avoir parlé climat avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ainsi que le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) la veille.

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    Selon le MEH, les discussions ont surtout porté sur l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie et des hydrocarbures. Cette rencontre avait également permis à la partie malgache d’exposer les avancées concernant la promotion de l’énergie renouvelable, le projet de parcs solaires, comme l’extension des réseaux de distribution d’électricité du pays. Pour le MEH, c’est l’intérêt de la population qui est priorisé. C’est ce à quoi s’attellent d’ailleurs les participants à cet échange, selon ce département.

    Le cas de la Jirama tout comme celui du carburant avaient toujours été au cœur des échanges entre les autorités malgaches et le FMI, notamment dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de credit (FEC).Ces points sont jugés comme présentant des risques budgétaires élevés pour le pays. Le FMI avait par exemple soutenu à l’issue de la quatrième revue de la FEC que tout retard dans l’assainissement de la Jirama compromettrait la réalisation des objectifs budgétaires du gouvernement. Le plancher du solde primaire intérieur n’a pas été atteint en raison principalement du non-paiement en 2022 des droits et taxes à l’importation par les distributeurs de pétrole.

    Parmi les mesures préalables et les repères structurels de la FEC prévus du mois de décembre 2022 au mois de mars 2024, l’Etat devait entre autres déjà finaliser et approuver vers la fin de 2022 le nouveau business plan de la Jirama. Les autorités malgaches se sont aussi engagées à installer des compteurs prépayés d’électricité dans toutes les administrations publique à la fin du mois de décembre de 2023. L’Etat s’est aussi engagé à mettre en œuvre un mécanisme automatique de fixation des prix des carburants avant le mois de mars 2024.

     

    Photo : MEH

  • CONSOMMATION – Une baisse de 43,61% de l’importation de riz enregistrée durant les onze premiers mois de 2023

    CONSOMMATION – Une baisse de 43,61% de l’importation de riz enregistrée durant les onze premiers mois de 2023

    Antananarivo, 1er Février, 15h50 – Baisse significative du recours aux importations. Madagascar avait importé environ 384 021 tonnes de riz entre janvier et novembre 2023. Ce qui représente une baisse de 43,61% par rapport à la même période de l’année 2022 durant laquelle 693 693 tonnes de ce produit avait été importés par la Grande île, d’après le dernier bulletin publié par la cellule de l’Observatoire du riz (ODR)

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    Durant le second semestre de 2023, les importations de riz du mois de juillet au mois de novembre avaient été évaluées à 114 407 tonnes. Durant le onzième mois, la quantité importée était de 12 562 tonnes. Ce qui, selon l’ODR, représente une baisse d’environ 83% par rapport à la même période de 2022 d’une part et qui se présente comme étant l’importation la plus basse du mois de novembre sur les quatre dernières années d’autre part.

    Concernant la disponibilité du riz local, une hausse de l’ordre de 8 à 9% de la production de Madagascar pour la campagne rizicole 2022-2023 avait été rapportée par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage lors de la cérémonie officielle du lancement de la campagne 2023-2024. Pour cette année, l’Etat espère une production de 5,8 millions de tonnes de paddy, soit une hausse de 10,53% par rapport à la production de 2023.

    L’Etat annonce alors dans sa Politique générale (PGE) la poursuite de l’extension et la réhabilitation des surfaces cultivables avec la maitrise de l’eau. Pour le secteur rizicole, l’augmentation des surfaces cultivables de 100 000 ha supplémentaires à travers l’installation d’exploitations agricoles à grande échelle est annoncée. L’Etat estime néanmoins qu’il faudra promouvoir les nouvelles méthodes de production, assurer la disponibilité des intrants agricoles, faciliter l’accès au crédit surtout les systèmes de microfinance, garantir la sécurité foncière en poursuivant la certification foncière des terrains agricoles, améliorer les circuits de commercialisation des produits agricoles.

  • RECETTES INTERIEURES – Environ 3 425 milliards d’ariary recouvrées sur un objectif de 4 236 milliards d’ariary pour la Douane en 2023

    RECETTES INTERIEURES – Environ 3 425 milliards d’ariary recouvrées sur un objectif de 4 236 milliards d’ariary pour la Douane en 2023

    Antananarivo, 1er Février, 8h55 – Prévision de recettes non atteinte. L’administration douanière (DGD) indique n’avoir recouvré qu’environ 3 425 milliards d’ariary sur les 4 236,1 milliards d’ariary de recettes douanières prévues dans la loi des Finances initiale (LFI) 2023. Le directeur général de la douane, Ernest Zafivanona Lainkana, fait part d’une « stagnation des recettes » l’année dernière. Et ce, en se référant à celles qui avaient été collectées durant l’exercice 2022.

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    Plusieurs facteurs ont contribué à cette contre-performance, explique le directeur général de la Douane en marge de l’Assemblée générale du Comité national de la facilitation des échanges (CNFE), mercredi. La DGD avait par exemple espéré collecter 101 milliards d’ariary avec les droits de sortie sur les ressources naturelles non renouvelables. Mais une clause transitoire sur ces droits avait été octroyée en faveur des opérateurs, réduisant les recettes qui devaient rentrer avec cette disposition.

     

    Une baisse des recettes générées par les importations de produits pétroliers a également été enregistrée, ajoute-t-il, alors que celles-ci constituent 30% de la recette totale de la Douane, fait-il remarquer. La récession de l’économie mondiale, l’année dernière a eu également son impact, tout comme le comportement des opérateurs économiques durant l’année 2023 qui a été une année électorale et durant laquelle un ralentissement des importations avait été observé à partir du mois d’aout, énumère Ernest Zafivanona Lainkana.

     

    La douane est appelée cette année à se mobiliser surtout avec la prévision de recettes douanières qui est une nouvelle fois revue à la hausse. La douane aura à collecter 4 687 milliards d’ariary d’après ce qui est prévue dans la loi des finances initiale de 2024. Le quart de ces recettes devra être tiré par la taxation des importations de produits pétroliers et 75% par la taxation des importations de produits non pétroliers.

     

    Pour 2024, la digitalisation de la gestion des processus administratifs et opérationnels de l’Administration douanière devra se poursuivre. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime aussi que l’extension du scanning à 100% dans plusieurs bureaux de dédouanement et la modernisation du traitement des manifestes aériens ainsi que la maîtrise des outils de gestion des risques maritimes et aériens permettront d’accélérer le passage à la frontière et d’améliorer le climat des affaires. Le secteur extérieur est par ailleurs prévu se caractériser par une modération du cours des produits pétroliers et par une hausse significative des demandes de matières premières, avance le MEF.

     

  • INVESTISSEMENTS – Une douzaine d’entreprises mauriciennes à la rencontre d’une cinquantaine d’entreprises malgaches pour explorer les opportunités d’affaires des deux pays

    INVESTISSEMENTS – Une douzaine d’entreprises mauriciennes à la rencontre d’une cinquantaine d’entreprises malgaches pour explorer les opportunités d’affaires des deux pays

    Antananarivo, 31 Janvier, 6h25 – Avancer dans du concret. Après la signature d’une convention de partenariat entre la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) et la Chambre de commerce et d’industrie France-Maurice en 2022, une rencontre d’affaires entre les opérateurs économiques membres de ces deux chambres a eu lieu mardi. Une douzaine d’entreprises mauriciennes se sont déplacées à Madagascar pour rencontrer une cinquantaine d’entreprises malgaches en vue d’explorer les opportunités d’affaires des deux pays.

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    Chacune des parties accorde de l’importance au développement des échanges commerciaux entre les deux îles, indique le vice-président de la CCI France-Madagascar, Alain Razafindrabe. Et la diversité des secteurs représentés, allant de l’agroalimentaire à l’écotourisme, en passant par les nouvelles technologies, la finance et le service, témoigne de l’étendue des opportunités qui peuvent être explorées, avance-t-il.

     

    L’Economic development board of Madagascar (EDBM) est intervenue à cette rencontre. Cette agence malgache des promotions des investissements a exposé le climat des affaires de la Grande île. L’EDBM a rassuré par le biais de son directeur général, Josielle Rafidy, sa disposition à accompagner les entreprises désireuses de s’implanter à Madagascar que ce soit en amont des projets d’investissements ou dans la facilitation de la mise en relation des entrepreneurs malgaches et mauriciens.

     

    La delegation mauricienne avait également exposé la situation de l’économie de cette île de l’Océan Indien. Les pistes d’opportunités d’affaires ainsi que les possibilités de projets d’investissement intéressants à Maurice y étaient également présentées. Dans cette délégation, il y avait des entreprises œuvrant dans le BPO, dans la comptabilité et les finances, les services, le transit ou encore les conseils.

     

    Le président de la CCI France-Maurice, John Benatouil, estime que des réels efforts ont été faits, dans l’amélioration du climat des affaires à Madagascar, notamment avec la plateforme digitale mise en place par l’EDBM pour la facilitation de la création d’entreprises. Il félicite également la tenue des échanges avec les instances locales à Madagascar qui ont permis aux entreprises mauriciennes de connaitre les différents dispositifs incitatifs qui permettent aux entreprises de s’implanter aux pays.

     

    Pour John Benatouil, cette rencontre d’affaires devrait permettre aux entreprises malgaches et la délégation de l’île Maurice de se rencontrer et de faire du réseautage. « La suite logique c’est que ces entreprises deviennent cliente l’une de l’autre ou qu’elles signent des joint-ventures pour être meilleures ensemble », lance-t-il.

     

  • Des prospections et des campagnes de promotion pour attirer les investisseurs dans le secteur du BPO annoncées par l’Etat

    Des prospections et des campagnes de promotion pour attirer les investisseurs dans le secteur du BPO annoncées par l’Etat

    Antananarivo, 30 Janvier, 7h35 – Madagascar compte exploiter davantage ses atouts. Des prospections ainsi que des campagnes de promotion devraient être menées en vue de convaincre et d’attirer les investisseurs nationaux et internationaux dans le secteur de l’externalisation des processus métiers (BPO) à Madagascar. C’est une stratégie avancée dans la Politique générale de l’Etat (PGE) qui va engager les ministères concernés en collaboration avec l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

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    L’Etat entend mettre ainsi en avant les avantages comparatifs de la Grande île dans ce secteur, notamment la main d’œuvre qualifiée dont dispose le pays dans le domaine de l’informatique ou encore la maitrise de la langue française. Le débit de l’internet à Madagascar vient s’ajouter à ses atouts, d’après ce qui est exposé dans la PGE.

     

    L’Etat s’attend à ce que le secteur BPO génère 100 000 emplois directs, comme avancée par la Banque mondiale. Ces emplois pourraient, par ailleurs, offrir d’autres opportunités d’emplois et d’activité économique connexe, selon ses estimations. Dans son Diagnostic du secteur privé, la Banque mondiale rapporte que le secteur BPO avait généré des revenus estimés à 115 millions de dollars et a créé environ 45 000 emplois à fin décembre 2021, chiffre qui pourrait passer à 100 000 d’ici 2030.

     

    Bien que des compétences numériques de qualité accrue soient nécessaires dans tous les secteurs et à tous les niveaux, la Banque mondiale soutient que le développement d’un programme de compétences numériques est un domaine susceptible de générer des emplois importants et d’avoir des retombées majeures sur d’autres secteurs.

     

    L’objectif est alors de répondre au besoin d’environ 30 000 nouveaux professionnels qualifiés en matière de compétences numériques dans le secteur IT/BPO au cours des prochaines années. Cette institution de Bretton Woods ajoute que sécuriser ces talents peut générer des recettes fiscales estimées à 50 millions de dollars pour le gouvernement malgache, grâce aux nouveaux emplois créés et à l’augmentation de la production économique.

    Photo : BPO

  • TRANSPORT AERIEN – Les vols directs reliant Madagascar et Mayotte rediscutés

    TRANSPORT AERIEN – Les vols directs reliant Madagascar et Mayotte rediscutés

    Antananarivo, 30 Janvier, 6h30 – Le fret aérien ainsi que les vols directs reliant Madagascar et Mayotte ont de nouveau été au centre des discussions. Le sujet a de nouveau été abordé par une délégation du groupe Madintex lors de sa récente rencontre avec l’équipe du ministre des Transports et de la météorologie, Valery Ramonjavelo. Les discussions sur cette liaison aérienne visaient à favoriser les échanges commerciaux et le tourisme entre les deux îles, rapporte le ministère des Transports de cette rencontre (MTM).

     

    Ce sujet avait déjà été évoqué par le Conseil départemental mahorais lors du déplacement de ses représentants à Madagascar l’année dernière. Le Journal de Mayotte rapportait qu’ils avaient déjà à l’époque demandé au ministre Valery Ramonjavelo le rétablissement par Madagascar Airlines de la liaison aérienne directe entre Dzaoudzi et Antananarivo.

     

    Les avantages économiques et sociaux générés par la création d’une connectivité accrue entre les deux îles ont mis en avant à l’issue de cette récente rencontre entre la délégation du groupe Madintex et l’équipe du ministère. Le ministère malgache des Transports parle entre autres de stimulation du commerce transfrontalier, de croissance du tourisme, de réduction des empreintes environnementales du transport par l’optimisation des trajets et de stratégie de proximité.

     

    Mis à part le transport aérien, la liaison maritime entre Madagascar et Mayotte a également été discutée. Les deux parties ont alors examiné des moyens d’optimiser les routes maritimes existantes, d’augmenter la fréquence des traversées et d’explorer de nouvelles voies pour stimuler le commerce bilatéral, rapporte le ministère.

     

    Madagascar est actuellement relié à Mayotte par la compagnie Ewa Air, filiale d’Air Austral. Celle-ci relie principalement Dzaoudzi à Mahajanga, Nosy Be et Antsiranana.

     

  • TOURISME – “La route de l’artisanat” à mettre en place sur la RN1

    TOURISME – “La route de l’artisanat” à mettre en place sur la RN1

    Antananarivo, 29 Janvier, 12h15 – Un circuit touristique sur la RN1 pour valoriser l’artisanat local. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat envisage de mettre en place une « Route de l’artisanat” sur cet axe très prisé par les voyageurs, reliant Antananarivo à Tsiroanomandidy, passant par Arivonimamo et Miarinarivo, incontournable pour rejoindre Ampefy. “Il y a beaucoup d’artisans sur cette route, alors l’idée est venue de mettre en place la route de l’artisanat pour tous les touristes étrangers ou locaux qui passent par cette route”, indique Joël Randriamandranto, ministre du tourisme et de l’artisanat lors d’un déplacement sur cet axe vendredi. “Ce qu’ils font est exceptionnel et mérite d’être mis en avant”, ajoute le membre du gouvernement.

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    Si l’on en croit le ministre, l’axe RN1 est déjà l’un des axes les plus visités du Centre de la Grande île le ministre. Cet axe est traversé régulièrement par des centaines de touristes qui se rendent à Ampefy découvrir les fameuses chutes mais aussi les geyser. Pour le ministère, il s’agit de mettre en œuvre les grandes lignes d’actions du ministère qui sont “la création de débouchés, la formation des artisans et l’amélioration de l’accès aux matières premières” pour les artisans malgaches.
    Vendredi lors de sa visite à Imerintsiatosika, Joël Randriamandranto a notamment visité un atelier de transformation de cornes de zébu. Le but était d’aller au contact des artisans pour trouver ensemble les solutions aux problématiques du secteur.

    Photo : Ministère du Tourisme et de l’Artisanat

  • La BEI a investi 920 millions d’euro à Madagascar depuis 1970

    La BEI a investi 920 millions d’euro à Madagascar depuis 1970

    Antananarivo, 29 Janvier, 10h14 – La Banque européenne d’investissement (BEI) indique avoir financé 43 projets depuis le début de ses interventions à Madagascar en 1970. Le portefeuille de cette institution financière, lui ayant permis d’appuyer des projets d’investissement solides et durables dans la Grande île, s’élève à 920 millions d’euros depuis cette époque, d’après le rapport de la BEI sur son site officiel.

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    32,97% de ce portefeuille, soit 303 millions d’euros ont été affectés dans le secteur des transports. 31,23%, l’équivalent de 287 millions d’euros, ont servi à financer des projets dans le secteur industriel. Le secteur de l’énergie a bénéficié de 186 millions d’euros de la BEI, soit 24,20% de son portefeuille à Madagascar. D’autres projets, comme ceux touchant l’eau et assainissement ou encore l’agriculture, la pêche et la sylviculture bénéficient également de ses financements.

    Selon la BEI, ses activités se concentrent sur le financement de projets d’infrastructures clés qui ont des retombées positives et renforcent la prospérité. Cette banque contribue entre autres au financement du projet de modernisation du réseau routier de Madagascar, incluant la réhabilitation de la RN13 et de la RN6. Elle participe également au projet Jirama Water III ou encore au Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique (Prirtem I).

    La BEI travaille également avec des institutions financières locales. Ce qui a permis à des milliers de microentreprises et de petites entreprises d’accéder à des prêts à des conditions avantageuses pour lancer ou développer leur activité, indique-t-elle.

    L’Etat malgache, qui entend privilégier les bailleurs de fonds traditionnels avec leurs financements concessionnels et semi-concessionnels, compte par ailleurs renforcer son partenariat avec la BEI. Et ce, aux côtés des bailleurs multilatéraux tels que la Banque mondiale, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), la Banque africaine de développement (BAD) , l’Opec fund for international development (OFID) ou le Fonds international de développement agricole (Fida), selon ce qui est indiqué dans la Stratégie de la dette à moyen terme 2024-2026 de Madagascar.
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  • Ericsson entend renforcer son implication dans la transformation numérique de Madagascar

    Ericsson entend renforcer son implication dans la transformation numérique de Madagascar

    Antananarivo, 29 Janvier, 7h15 – Ericsson s’engage à être un partenaire clé de la transformation numérique de la Grande île. La compagnie de télécommunications a envoyé une équipe de sa direction pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique en mission à Madagascar la semaine dernière. Cette délégation a notamment rencontré les partenaires clés de l’entreprise au pays, ses clients ainsi que d’autres parties prenantes et des leaders de l’industrie, indique un communiqué rapportant cette visite d’affaire.

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    « Les engagements se sont axés sur le paysage des Technologies de l’information et de la communication (TIC) de Madagascar et ont exploré les domaines de collaboration pour tirer parti des innovations d’Ericsson », souligne le communiqué. L’objectif est « d’étendre l’accès au haut débit mobile, favoriser l’inclusion numérique, créer des opportunités illimitées pour les individus, autonomiser les entreprises et transformer les communautés », ajoute-t-il.

     

    Ericsson rappelle qu’elle est présente depuis longtemps à Madagascar et a déjà établi des partenariats avec des opérateurs de téléphonie mobile depuis plus de vingt ans. Elle a récemment renforcé sa collaboration avec Axian Telecom, dont le partenariat concerne la revitalisation du réseau d’accès radio (RAN), de l’infrastructure de transport micro-ondes et des réseaux centraux de Telma Madagascar.

     

     

  • Les producteurs locaux de gaines et sacs tissés en polypropylène demandent l’application de mesure de sauvegarde face à la hausse importante des importations

    Les producteurs locaux de gaines et sacs tissés en polypropylène demandent l’application de mesure de sauvegarde face à la hausse importante des importations

    Antananarivo, 28 Janvier, 9h19 – Les « goailaka » importés pointés du doigt. Avec l’accroissement important de l’importation de ces gaines et sacs tissés en polypropylène, les industriels locaux de ce secteur disent subir de « dommages graves », et ont déposé une requête demandant l’application d’une mesure de sauvegarde auprès de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC). Le Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) indique également avoir été notifié de l’ouverture d’une enquête de sauvegarde sur les importations de ce produit.

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    Cette enquête de sauvegarde sur les importations de ces produits avait déjà été ouverte depuis le 27 décembre 2023. Cette enquête est prévue s’étendre pendant neuf mois mais elle est prorogeable jusqu’à douze mois. Les parties intéressées avaient eu 30 jours à compter de la date d’ouverture de cette enquête pour se faire connaitre auprès de l’ANMCC. Celle-ci peut également organiser des auditions publiques pour permettre à ces opérateurs de présenter des éléments de preuve et, notamment, avoir la possibilité de répondre aux exposés d’autres parties et de faire connaître leurs vues, et de défendre leurs intérêts.

    Madagascar importe principalement des gaines et sacs tissés en polypropylène à partir de la Chine, de l’Inde et de la Thaïlande. Le document de notification de l’OMC évoque une augmentation considérable du volume des importations de ces produits ces dernières années. La hausse était de 11 points en 2020, 27 points en 2020 et 65 points en 2022. Pour les onze premiers mois de l’année 2023, cette augmentation est de 11 points d’indice comparé à la même période de l’année 2022. C’est cette situation qui aurait causé un dommage grave pour la branche de production nationale.

    Dans leur requête, les industriels locaux, qui travaillent sur des produits similaires et directement concurrents avec ces gaines et sacs tissés en polypropylène importés, font également part d’une tendance à la baisse de la production nationale. Leur volume de ventes aurait baissé de 13 points en 2020, de 11 points en 2021 et de 17 points en 2022. Et cette baisse s’est poursuivie jusqu’au mois de novembre 2023.

    La part de marché de ces produits serait d’ailleurs absorbée par les importations. Si la part du marché des importations n’a cessé d’augmenter durant la période considérée, elle a baissé considérablement pour la branche de production nationale. Et aucun changement n’a été constaté durant les onze premiers mois de l’année 2023, toujours d’après ce qui est indiqué dans la requête des industriels locaux.

    Parallèlement à la baisse de leur part de marché, les producteurs locaux évoquent une hausse de 22 points de leur stock, et des difficultés à écouler leurs produits. Ils rapportent en même temps une hausse de leur coût de production. De plus, le taux d’utilisation de leur capacité de production a baissé de 10 points d’indice entre 2019 à 2022 et 8 points d’indice au cours de la dernière période considérée, selon ce qu’ils ont rapporté.

    Les résultats de cette enquête de sauvegarde sont donc attendus. Producteurs locaux et importateurs de gaines et sacs tissés en polypropylène auront à défendre leurs intérêts.