Catégorie : Économie

  • EVENEMENT – L’agriculture bio malgache au salon Biofach pour conquérir le marché international

    EVENEMENT – L’agriculture bio malgache au salon Biofach pour conquérir le marché international

    Le potentiel du bio malgache exposé en Allemagne. Douze sociétés malgaches, membres du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) ont fait le voyage en Allemagne pour participer au salon Biofach. Ce plus grand salon mondial de l’alimentation bio se déroule depuis ce mardi jusqu’au 17 février à Nuremberg. L’événement réunit en un seul endroit des producteurs, fabricants, clients, fournisseurs, partenaires ou simples visiteurs issus du monde entier.

    ⭕Avec près de 50 000 visiteurs et 3000 exposants, ce salon permet d’établir ou de consolider la collaboration avec de nombreux acteurs du secteur de l’alimentation et de l’agriculture biologique. “C’est un lieu de rencontre essentiel pour la mise en réseau et la discussion des opportunités de collaboration, tant pour les achats et l’approvisionnement que pour les projets d’investissement”, décrit l’Economic development board of Madagascar (EDBM) dans un communiqué.

     

    ⭕L’agriculture bio malgache est en plein essor. La Grande île compte plus de 80 000 hectares de terres plantées certifiées avec plus de 70 000 producteurs. Les chiffres d’affaires générés par la filière bio passent de 22 millions de dollars en 2009 à 110 millions de dollars en 2021, selon les données de Symabio. Le volume d’exportation de produits certifiés bios a également augmenté, passant de 776 tonnes à 5.832 tonnes entre ces deux périodes. Cette hausse est ddevenue possible grâce à la visibilité de plus en plus grande des produits bio de Madagascar.

     

    Photo : EDBM

  • TRANSPORT AERIEN – La desserte de Guangzhou jugée importante mais pas une priorité pour Madagascar Airlines pour le moment, selon le ministre Rolland Ranjatoelina

    TRANSPORT AERIEN – La desserte de Guangzhou jugée importante mais pas une priorité pour Madagascar Airlines pour le moment, selon le ministre Rolland Ranjatoelina

    Pas de reprise en vue de la desserte Guangzhou pour le moment. « Je ne dis pas que cette destination n’est pas importante pour notre compagnie nationale. Je dis qu’elle n’est pas notre priorité pour le moment », déclare le ministre des Transports et de la météorologie Rolland Ranjatoelina, en marge de la table ronde avec les Partenaires techniques et financiers en vue de la recherche de financement pour les projets d’infrastructures, mardi.

     

    Le ministre des Transports précise que non seulement le gouvernement a ses priorités mais que Madagascar Airlines a également sa stratégie. Et la question d’exploitation des vols, c’est-à dire les gains générés par les différentes destinations est déterminante pour la situation financière de la compagnie nationale, poursuit-il. Le sujet aurait d’ailleurs été discuté entre lui et le directeur général de Madagascar Airlines lundi. « Nous avons des responsables à la tête de notre compagnie qui savent très bien ce qu’ils doivent faire », rassure-t-il.

     

    Les priorités pour Madagascar Airlines sont, selon Rolland Ranjatoelina, les vols domestiques et les vols long-courriers sur l’Europe. Le directeur général de cette compagnie aérienne, Thierry de Bailleul, a déjà confirmé cette position. Ainsi pour le réseau domestique, il avait annoncé des travaux à entreprendre et des améliorations à apporter. Celui qui est aux manettes de Madagascar Airlines avait parlé de fréquences à rajouter, avec le renforcement de la capacité de sa compagnie.

     

    Thierry de Bailleul avait également avancé que le plan de développement de Madagascar Airlines tient compte de la préservation des parts de marchés de la compagnie nationale. Il a notamment parlé de l’ambition de la compagnie nationale de renforcer sa présence sur les liaisons vers Paris ou La Réunion.

     

    Le ministre Ranjatoelina annonce, par ailleurs, que la concrétisation du projet Tatom (Antananarivo-Toamasina, Madagascar) renvoie sur la nécessité d’apporter des améliorations sur l’état de l’aéroport de Toamasina. Une hausse, que ce soit du nombre mais également de la fréquence des déplacements d’hommes d’affaires dans cette partie de l’île est en effet à prévoir, soutient-il

  • ENVIRONNEMENT – Le système de traçabilité à mettre en place en vue de l’utilisation des stocks de palissandre saisis par l’Etat en cours de sélection

    ENVIRONNEMENT – Le système de traçabilité à mettre en place en vue de l’utilisation des stocks de palissandre saisis par l’Etat en cours de sélection

    Le déblocage des stocks de palissandre saisis par l’Etat pour une utilisation au niveau national semble en bonne voie. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, des partenaires travaillent actuellement avec Madagascar sur la mise en place du système de traçabilité de ces bois précieux, une des conditions imposées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) lorsque cette dernière a autorisé la Grande île à les utiliser.

    « Ils exigent [la Cites] notre capacité à gérer le déblocage de ces bois. Nous procédons actuellement à la mise en place de ce système de traçabilité et des partenaires techniques nous octroient actuellement un financement pour cela », indique la ministre Marie-Orléa Vina, à Anosy ce mardi.

    Selon la direction générale de la gouvernance environnementale, Madagascar travaille actuellement avec la Cites et l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) dans la mise en place du système. Les deux institutions financent actuellement le travail de consultance sur le choix du système à utiliser. « Le consultant a déjà proposé trois systèmes mais on a trouvé qu’il y avait des failles et nous avons demandé s’il y a un meilleur système plus praticable et à un coût abordable » indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la gouvernance environnementale. Le choix du système devrait être fait avant la fin de ce premier trimestre, explique-t-il.

    Une fois le système choisi, il sera dans un premier temps utilisé dans deux régions de Madagascar laisse entendre le ministère. Une première phase test sera lancée dans les régions Menabe et Boeny. En cas de succès de cet essai, le système sera transposé dans tout Madagascar.

    L’utilisation des stocks de bois de palissandre illégaux saisis à Madagascar a été accordée par la conférence des parties de la Cites qui s’est déroulée au Panama du 14 au 25 novembre après un vif plaidoyer des autorités malgaches. L’utilisation a été octroyée uniquement pour une utilisation nationale. Les stocks de bois de rose saisis ne font pas encore partie de l’accord.

     

  • TRANSPORT AÉRIEN – La fréquence des vols d’Airlink sur la desserte Johannesburg-Antananarivo passe à trois par semaine

    TRANSPORT AÉRIEN – La fréquence des vols d’Airlink sur la desserte Johannesburg-Antananarivo passe à trois par semaine

    “La compagnie sud-africaine Airlink opère trois vols par semaine à compter de ce jour, 14 février 2023”. L’information vient d’être relayée par l’Office nationale du tourisme de Madagascar (ONTM) ce mardi. Ces vols sont opérés chaque mardi, jeudi et dimanche entre sa base à Johannesburg-OR Tambo et l’aéroport d’Antananarivo-Ivato.

    Après trois années de suspension à cause de la crise sanitaire, Airlink a repris ses vols commerciaux sur Antananarivo depuis le 30 janvier dernier. Pour cette reprise, elle a assuré un vol hebdomadaire sur cette liaison tous les lundis. Désormais, elle passe à trois fois par semaine. La compagnie sud-africaine ne devrait pas se contenter de cette fréquence. Elle compte instaurer un vol au quotidien “à mesure que la demande augmente”, selon un communiqué.

    En mars 2022, alors que Madagascar avait rouvert progressivement ses vols internationaux, les liaisons aériennes avec l’Afrique du Sud avaient encore été interdites. Un notam dans ce sens avait été émis par les autorités aériennes malgaches en mars 2022 puis en juin 2022 à la grande incompréhension de la compagnie sud africaine.

    Actuellement, le gouvernement malgache envisage d’autoriser l’ouverture d’une nouvelle ligne aérienne entre Toliara et CapeTown, selon les déclarations de Roland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie lors de la journée de l’aéronautique la semaine dernière à Ivato. “Une compagnie aérienne demande actuellement à mettre en place cette desserte”, avait-il déclaré sans donner de précision sur l’idéntité de cette compagnie.

  • INFRASTRUCTURES – Des travaux de réparation d’urgence, financés par l’Etat, menés au PK78 de la RN2, du côté d’Anjiro

    INFRASTRUCTURES – Des travaux de réparation d’urgence, financés par l’Etat, menés au PK78 de la RN2, du côté d’Anjiro

    Les travaux de réparation de la route nationale 2 (RN2) se poursuivent. En attendant le déblocage du fonds de la Banque mondiale dans le cadre de la composante d’intervention d’urgence (CERC), l’Etat continue de financer des travaux d’urgence sur cette route qui relie Antananarivo à Toamasina. Les travaux qui ont démarré à Manjakandriana sont actuellement à Anjiro, au point kilométrique 78 de la RN2.

    Si l’on en croit le ministère des Travaux publics, ces premiers travaux consistent d’abord à effectuer des reprofilages. Les nids de poule et les trous qui jonchent la chaussée devraient ensuite être comblés avec des matériaux sélectionnés. Des canaux d’irrigation devraient également être créés pour permettre aux eaux de pluies de ruisseler et de préserver ainsi la chaussée. La chaussée ne devrait être bitumée qu’une fois toutes ces étapes effectuées.

    Les premiers travaux d’urgence menés sur la RN2 ont eu lieu au PK 40 du côté de Manjakandriana. Ces travaux sont pour l’instant financés sur les ressources propres internes de l’Etat, le fonds de la Banque mondiale ne devant être débloqué que cette semaine, selon le ministère des Travaux publics.

  • PECHE – La filière crevettière multiplie par six sa contribution dans les caisses de l’Etat, avec 13,081 milliards de redevances pour les 3 332 tonnes exportées en 2022

    PECHE – La filière crevettière multiplie par six sa contribution dans les caisses de l’Etat, avec 13,081 milliards de redevances pour les 3 332 tonnes exportées en 2022

    Antananarivo, 13 Février, 15h19 – Une hausse significative. La filière crevette a multiplié par six sa contribution dans les caisses de l’Etat. Les redevances versées par les opérateurs de l’or rose sont passées de 2,075 milliards d’ariary en 2020 à 13,081 milliards d’ariary en 2022, avec les 3 332 tonnes de crevettes exportées par la Grande île l’année dernière. Les six sociétés exportatrices qui avaient obtenu leur agrément pour cette campagne ont pour leur part totalisé 108,5 milliards d’ariary avec ce dernier volume d’exportation, d’après les chiffres rapportés par le ministère de la pêche et de l’économie bleue (MPEB).

    ⭕Ces données ont été dévoilées à l’issue d’une réunion de préparation de la campagne de pêche crevettière pour cette année, qui est prévue démarrer au début du mois mars. La réunion a rassemblé les responsables au niveau du MPEB ainsi que les opérateurs membres du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes à Madagascar (GAPCM).

    ⭕L’organisation de l’exercice de la pêche des crevettes côtières régie par le décret n°2021-361 avait été discutée entre les deux parties. Les nouvelles dispositions apportées par ce nouveau décret se rapportent à l’amélioration de la filière à Madagascar, notamment la limitation à 50 licences d’exploitation industrielle dans les six régions de la Grande île, la licence d’exploitation qui ne doit dépasser cinq ans, le paiement de diverses redevances suivant la qualité et la quantité de crevettes pêchée et le droit d’exploitation de crevettes qui se fait désormais par voie d’appel à proposition.

    ⭕Le renforcement de la collaboration entre les sociétés opérant dans la filière crevette et le MEPB, notamment dans le contrôle et la surveillance des pêches y a été également discuté. Les deux parties se sont engagées à travailler ensemble pour l’amélioration de la gouvernance de cette filière.

    ⭕Les problèmes de cette filière semblent être réglés. En 2021, le GAPCM avait dénoncé des défaillances de gouvernance, générant des estimées à 80 millions de dollars annuellement. Il y avait également eu à l’époque le problème de paiement du budget de l’Autorité sanitaire halieutique (ASH), l’organe qui se charge du contrôle des produits exportés par Madagascar.

    Photo : MPEB

  • ÉCONOMIE – Les perspectives de la Banque centrale pour 2023 laissent croire à une reprise économique relative

    ÉCONOMIE – Les perspectives de la Banque centrale pour 2023 laissent croire à une reprise économique relative

    Antananarivo, 13 Février, 12h45 – Des indicateurs qui semblent s’ améliorer. Dans sa note de conjoncture économique du 7 février, la Banque centrale de Madagascar (BFM) prévoit une année 2023 marquée par la relance de l’économie. Selon les perspectives de la BFM, l’année 2023 devrait être marquée par le ralentissement de la hausse des prix, la stimulation de l’exportation, la reprise du tourisme et une croissance soutenue des investissements directs étrangers.

    ⭕Plusieurs indicateurs économiques évoluent de manière positive dans le sens d’une meilleure santé de l’économie. Le taux d’inflation passera de 10,8% en 2022 à 8,5% en 2023. Cela correspond à une augmentation plus lente des prix à la consommation. En même temps, la BFM entérine la projection d’un taux de croissance du PIB passant de 4,2% en 2022 à 4,9% en 2023, déjà prévue par la loi de finances initiale de 2023. Cela en raison de l’accroissement des dépenses d’investissement publics et privés,avec notamment les grands projets d’infrastructures telles que l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina.

    ⭕Plusieurs facteurs favorisent les recettes en 2023. D’après la BFM  » les exportations seront stimulées par le développement des produits phares tels que les produits miniers, grâce à la hausse de la demande et du prix ». Cette tendance sera soutenue par les produits de rente tels que le girofle ou encore le poivre. Ces produits agricoles se sont portés au mieux en 2022. Et le premier générateur de devises de la Grande Île, le secteur touristique, sort peu à peu de sa morosité post-Covid. Petit à petit, les frontières s’ouvrent, les mesures d’hygiène s’assouplissent. La BFM table alors sur une amélioration des recettes du tourisme.

    ⭕La hausse des investissements directs étrangers est également pronostiquée. Ces investissements sont vitaux pour l’apport de capitaux importants. Ils correspondent à la construction d’usines et d’industries diverses et permettent de tirer le PIB vers le haut. La BFM explique ce phénomène par « la réhabilitation des infrastructures dans le secteur minier ».

  • INVESTISSEMENT – Les potentiels des régions d’Atsinanana, d’Alaotra Mangoro et d’Analanjirofo exposés durant la deuxième édition des Business forum régionaux à Toamasina

    INVESTISSEMENT – Les potentiels des régions d’Atsinanana, d’Alaotra Mangoro et d’Analanjirofo exposés durant la deuxième édition des Business forum régionaux à Toamasina

    Toamasina accueillera en avril la deuxième édition des Business forum régionaux (BFR). Cet évènement organisé par l’Economic development board (EDBM) mettra en avant les potentiels d’investissement de trois régions de la province de Toamasina que sont l’Atsinanana, l’Alaotra Mangoro et l’Analanjirofo. Ce forum rassemblera ainsi en un évènement, la première région portuaire de Madagascar, le premier grenier à riz ainsi que la région par excellence des filières des épices.

     

    ⭕L’EDBM justifie le choix de ces trois régions par son intention « d’identifier les synergies et les intégrations commerciales et productives qui leur permettraient à termes d’accélérer leur développement, en tirant partie de leurs forces et atouts respectifs ». L’agence malgache de promotion des investissements estime aussi que ces régions représentent une importance économique « qui peut influer sur le développement économique de proximité, contribuant à la croissance économique du pays à travers la mobilisation des investissements publics et privés ».

     

    ⭕Plusieurs activités sont au programme, dont des panels de discussion en session plénière, des présentations de projets d’investissements et de développement et des « sides events » sur les sujets du développement économique régional. Des sessions de Dialogue public-privé (DPP) sont également programmées.

     

    ⭕L’EDBM rappelle que les Business forum régionaux visent à réunir les décideurs du secteur public, les opérateurs du secteur privé local, les investisseurs directs nationaux et étrangers, ainsi que les partenaires techniques et financiers sur un même plateau. « Il offre ainsi l’opportunité de promouvoir et d’échanger sur les projets et les opportunités d’investissement des régions, d’avoir une vue d’ensemble des programmes et projets de développement des ministères sectoriels et des PTF, d’explorer des pistes de partenariats, et de renforcer les DPP Régionaux », souligne cette agence.

     

    Photo : Région Atsinanana

  • ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Madagascar encouragé par la Banque mondiale à améliorer le cadre règlementaire pour l’investissement du secteur privé dans les énergies renouvelables 

    ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Madagascar encouragé par la Banque mondiale à améliorer le cadre règlementaire pour l’investissement du secteur privé dans les énergies renouvelables 

    Un cadre plus favorable. La représentante de la Banque mondiale à Madagascar, Marie-Chantal Uwanyiligira, encourage Madagascar à améliorer le cadre règlementaire pour favoriser l’investissement du secteur privé dans les énergies renouvelables. Cette initiative contribuera à accélérer le taux d’accès à l’électricité à Madagascar, notamment pour les plus vulnérables, avance-t-elle en marge d’une visite au Rwanda où elle est accompagnée de membres du conseil d’administration de la Jirama et de représentants du ministère en charge de l’Energie.

     

    ⭕Plusieurs pistes ont été déjà avancées durant un dialogue public-privé pour l’identification des axes d’améliorations des mesures incitatives déjà existantes, l’année dernière. Des résolutions avaient été identifiées lors de cette rencontre qui a réuni les entreprises et groupements des entreprises dans le secteur de l’énergie renouvelable et les services ministériels concernés.

     

    ⭕Parmi ces résolutions figurent celles qui concernent la vulgarisation des mesures incitatives et de la facilitation des procédures, comme la mise en place d’un guichet unique pour l’énergie renouvelable. L’opérationnalisation du Fonds national de l’énergie durable (FNDE) dans le volet accès au financement avait été remise sur la table des discussions. Sans parler des mesures fiscales et les mesures douanières visant à promouvoir davantage les investissements dans le secteur de l’énergie renouvelable.

     

    ⭕Selon l’Economic development board of Madagascar (EDBM), la Grande île dispose d’un potentiel hydroélectrique gigantesque et dispersé estimé à environ 7,8 GW. Son potentiel éolien est encore inexploité notamment dans la partie Nord autour d’Antsiranana et la partie Sud autour de Taolagnaro avec une capacité potentielle d’environ 2000 MW pour la production d’électricité. Et Madagascar dispose d’une ressource solaire uniformément repartie, dont la production annuelle moyenne s’élève à 1 600 kWh/kWc.

  • MONNAIE – La Banque centrale évoque une augmentation de la masse monétaire en circulation en 2022

    MONNAIE – La Banque centrale évoque une augmentation de la masse monétaire en circulation en 2022

    La quantité de monnaie en circulation en hausse en 2022. Dans sa note de conjoncture publiée la semaine dernière, la Banque centrale indique que « sur les onze premiers mois de 2022, la croissance de la masse monétaire M3 a été de 11,2%, contre 7,7% sur la même période de 2021 ». Elle fait également état d’un « glissement annuel de la base monétaire de +17,5% à fin 2022, contre 7,4% à fin 2021 ».

     

    ⭕Selon la Banque centrale, ces hausses sont notamment dues aux emprunts de l’Etat et aux prêts accordés par les banques commerciales. « En 2022, l’essentiel de l’évolution des agrégats monétaires a été expliqué par la hausse des créances sur l’Etat et des crédits bancaires à l’économie », indique la Banque centrale dans sa note. Elle précise notamment que le montant des crédits bancaires à l’économie ont augmenté de 1 358,7 milliards d’ariary, soit une hausse de +14,9 % en 2022.

     

    ⭕La Banque centrale rappelle également que cette hausse est due « aux rétrocessions par BFM à l’Etat des fonds issus du programme FEC, aux tirages d’avances statutaires par l’Etat, ainsi qu’aux opérations de BFM sur le marché monétaire ». Mais elle parle également d’une variation de la masse monétaire due aux « effets expansifs des opérations de l’Etat liées surtout aux dépenses publiques ». Pour 2023, elle prévoit une une croissance annuelle de 17,8% de la masse monétaire M3.

     

    ⭕Comme l’augmentation de la masse monétaire en circulation entraîne souvent une hausse des prix, la Banque centrale a décidé de maintenir ces taux des facilités permanentes, à 8,10% pour le taux des facilités de dépôt et à 10,10% le taux des facilités de prêt marginal. Son objectif est de maîtriser la masse monétaire en circulation en encourageant les banques commerciales à déposer leur liquidité et en limitant leur recours aux prêts à courts termes.

     

    ⭕Cette politique de resserrement de la politique monétaire mise en oeuvre depuis 2021 a contribué à limiter la progression de l’inflation, rappelle la Banque centrale. Les banques commerciales qui disent faire face à des problèmes de liquidités indiquent, pour leur part, souhaiter que ces taux de refinancement de la Banque centrale soient revus à la baisse.