Catégorie : Économie

  • MONNAIE – Dépréciation de 12,8% de l’ariary par rapport au dollar en une année

    MONNAIE – Dépréciation de 12,8% de l’ariary par rapport au dollar en une année

    L’ariary a enregistré une dépréciation de 12,8% par rapport au dollar en une année. Le billet vert qui était encore à 3 956 ariary vers la fin de l’année 2021 a valu 4 462 ariary à la fin de l’année 2022. Une évolution de valeurs rapportée par la Banque centrale (BCM) dans la note de conjoncture économique qu’elle a publiée mardi.

    La monnaie nationale malgache s’est même dépréciée de 16% face au dollar au quatrième trimestre de l’année dernière. Cette situation résulte non seulement de la conjoncture macroéconomique nationale mais également de l’évolution de la parité euro-dollar sur le marché international. Les mêmes raisons sont avancées par l’autorité monétaire pour justifier que face à l’euro, l’ariary se soit déprécié de 5,8% en une année, passant de 4 470 ariary à 4 728 ariary, avec une dépréciation de 6,8% au quatrième trimestre de 2022.

    Cette situation conforte une nouvelle fois l’analyse de l’économiste, le Dr Hery Ramiarison, qui fait part d’une dépréciation chronique de l’ariary comparée au dollar, qu’il a évaluée entre 10 à 12% par an. Ce qui rejoint également le rapport du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) qui indique que l’ariary a vu sa valeur réduite de moitié par rapport au dollar, avec un billet vert qui passait de 2 255 ariary au mois de janvier 2013 à 4 728 ariary vers la fin de l’année 2022.

    La dégringolade de l’ariary résulte avant tout du déséquilibre persistant entre l’offre et la demande de devise sur le Marché interbancaire de devises (MID). Il y a plus de devises qui sortent plus qu’il n’en rentre. Ces sorties de devises sont non seulement nécessaires pour les opérations d’importation du pays, mais il y a également les rapatriements de capitaux des investisseurs étrangers ou encore le rapatriement de dividendes effectué par des entreprises à considérer. Selon la Banque centrale, le paiement des dividendes a sensiblement augmenté en 2022 et c’est en lien avec la reprise des activités des entreprises d’investissements directs étrangers. L’augmentation des prix des produits importés par Madagascar impacte aussi sur la valeur de l’ariary.

    Selon la Banque centrale, le stock des réserves officielles de change a baissé puisqu’il a été de 2 135,6 millions de dollars à la fin de l’année dernière contre 2 280 millions de dollars à fin 2021. Cette baisse « résulte essentiellement de l’évolution des paiements extérieurs », selon l’autorité monétaire.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Un vol entre Mahajanga et Le Cap et un autre vol direct entre une ville italienne et Mahajanga en projet

    TRANSPORT AÉRIEN – Un vol entre Mahajanga et Le Cap et un autre vol direct entre une ville italienne et Mahajanga en projet

    Mahajanga devrait accueillir bientôt  des vols internationaux. Une liaison directe Mahajanga-Le Cap est en cours de mise en place. Selon Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie, une compagnie aérienne demande actuellement à mettre en place une liaison directe entre cette ville sud-africaine et la Cité des Fleurs. Il n’a pourtant pas précisé le nom de la compagnie aérienne. 

    Mais ce n’est pas tout. Une autre compagnie italienne espère aussi établir un vol direct sur Mahajanga. “ Pour l’instant, on ne sait pas encore s’il partira de Milan ou de Rome”, précise cependant Rolland Ranjatoelina, en marge de la Journée de l’aéronautique ce mardi à Ivato. “J’espère pouvoir concrétiser ces liaisons avant mon départ”, poursuit-il.

    La concrétisation de ces vols pourrait bien relancer le développement touristique de Boeny. Il y a quelques mois, les promoteurs touristiques et les autorités locales ont travaillé pour la mise en place d’un vol direct entre Paris et Mahajanga avec la compagnie Madagascar Airlines. Tout est déjà mis en place pour préparer l’arrivée de ce vol. Il a même été convenu que le tarif du séjour de six nuitées en demi-pension dans un hôtel de 2 à 4 étoiles est fixé entre 210 à 500 euros par personne. 577 chambres sont disponibles dans les hôtels de 2 à 4 étoiles à Mahajanga, selon les informations publiées par le gouvernorat de Boeny.

    En attendant, le transport aérien reprend petit à petit sa vitesse de croisière. Selon le membre du gouvernement, à la reprise des liaisons aériennes après l’épidémie de la Covid, seuls deux vols internationaux par semaine atterrissaient à Madagascar. Aujourd’hui, rien qu’à Nosy Be, il y a environ 17 vols qui arrivent par semaine rapporte le ministre. “Et ce chiffre montera à 20 car Airlink va aussi reprendre”, poursuit le ministre.

     

     

    Mise à jour : Le nouveau vol provenant de Le Cap devrait desservir Toliara et non Mahajanga comme indiqué par erreur par le ministre des Transports et de la météorologie, précise le ministère dans un communiqué

     

    Photo : Commune urbaine de Mahajanga.

  • COMMERCE – Des solutions attendues ce mercredi pour régler le problème de la filière vanille

    COMMERCE – Des solutions attendues ce mercredi pour régler le problème de la filière vanille

    Antananarivo, 7 Février, 16h00 – Une deuxième réunion est encore prévue ce mercredi pour discuter des problèmes de la filière vanille. La rencontre organisée ce lundi à Ivandry n’a pas encore permis de dégager des solutions concrètes. Des pistes ont néanmoins été proposées par les différents acteurs présents et le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation indique avoir pris note de toutes les propositions. « Nous reviendrons ici mercredi pour apporter des solutions », a ensuite promis le ministre Edgard Razafindravahy.

    ⭕Le ministère a dû convoquer une réunion avec les différentes parties prenantes, et particulièrement les exportateurs alors que la vanille malgache peine à trouver des acheteurs. Dans un communiqué publié lundi, le ministère reconnaît que « des stocks importants de vanille se trouvent encore à disposition des planteurs et des collecteurs commissionnaires ». Autant de produits qui attendent des acheteurs.

    ⭕A en croire le ministère, les acheteurs internationaux refusent d’acheter la vanille malgache tant que le prix ne baisse pas. Or, le ministère avait déjà publié une note fixant le prix à l’exportation à 250 dollars par kilo, « et les acheteurs avaient donné leur accord », déplore le ministère dans un communiqué publié la semaine dernière. Sauf que « les traders refusent de se plier à ce prix alors que les industriels craignent d’être lésés s’ils acceptent d’acheter à ce prix », ajoute une source proche du dossier.

    ⭕Face à l’accumulation des stocks, les collecteurs des régions productrices ont appelé le ministère à trouver des solutions. Un ultimatum avait même été lancé par des organisations de collecteurs et de préparateurs. D’où la réunion organisée lundi, et ce mercredi.

    Photo : MICC

  • SOCIETE D’ETAT – Le conseil d’administration de la Jirama désigne deux directeurs généraux par intérim

    SOCIETE D’ETAT – Le conseil d’administration de la Jirama désigne deux directeurs généraux par intérim

     

    Rivo Radanielina demeure absent. Et son absence contraint le Conseil d’administration de la Jirama à confier les tâches de la direction générale par intérim à deux hauts cadres de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. Il s’agit de Désiré Marcel Randrianarisoa, actuel Coordonateur de l’électricité, et de Haingomampianina Rasoava, actuel coordonnateur du commerce et des ventes et également membre du Conseil d’administration de la société d’État. Selon une note de décision en date du 2 février 2023, le premier se chargera de tout ce qui concerne les activités des directions générales et les activités liées à l’électricité dans tout Madagascar. Pour le deuxième, sa mission concerne toutes les autres activités de la compagnie.

     

    Ces deux directeurs généraux par intérim n’occuperont que temporairement cette fonction. La décision « prend effet dès le 02 février 2023 » et elle « expirera le 31 mars 2023 » précise la note. Cette disposition expirera « dès la prise de fonction du dirigeant absent », c’est-à-dire Rivo Radanielina ou bien « dès la désignation par les autorités compétentes d’un remplaçant » de ce dernier qui sera qualifié comme « ayant éventuellement abandonné définitivement son poste ». A en croire cette note, un nouveau directeur général de la Jirama pourrait donc être désigné si Rivo Radanielina décide de ne pas se manifester jusqu’à ce délai.

     

    Depuis l’absence de Rivo Radanielina pour cause maladie, le conseil d’administration de la Jirama a décidé de prendre en main l’avenir de cette société d’Etat. La direction exécutive de la société était assurée ainsi par les membres du CA. Il y avait par la suite l’évaluation des cadres dirigeants de la société et la nomination des nouveaux responsables.

     

    Rivo Radanielina n’était déjà plus à son poste depuis le 7 novembre 2022. Celui-ci aurait ensuite demandé à prolonger son absence jusqu’au 31 janvier 2023, dans une note qu’il a adressée au président du Conseil d’administration de la Jirama en date du 12 décembre. Il ne s’est cependant pas présenté à son poste après ce délai qu’il a lui-même fixé. Et c’est en « constatant l’absence sans aucun motif du directeur général par intérim à la reprise de son poste depuis le 1er février 2023, et en considérant les procédures en vigueur en matière d’absence injustifiée ou d’abandon de poste » que le CA a décidé de confier le pouvoir à deux DG par intérim. Il considère d’ailleurs « les nécessités de poursuivre sans interruption les services publics de fourniture d’eau et d’électricité par la Jirama ».

     

    La direction de la Jirama a été confiée à Rivo Radanielina depuis le mois d’octobre 2021. Il était alors directeur général adjoint en charge du marketing et du commerce de la compagnie nationale. Le conseil des ministres lui a confié ce poste d’intérimaire après le limogeage de Vonjy Andriamanga à la tête de la Jirama.

  • ROUTE – Les études techniques liées à la réfection de l’axe Ambovombe-Ihosy de la RN13 lancées en mars, selon Jerry Hatrefindrazana

    ROUTE – Les études techniques liées à la réfection de l’axe Ambovombe-Ihosy de la RN13 lancées en mars, selon Jerry Hatrefindrazana

    La portion entre Ambovombe-Ihosy de la RN13 sera entièrement goudronnée. C’est ce qu’a affirmé Jerry Hatrefindrazana, ministre des Travaux publics durant une descente sur place pour constater les dégâts laissés par la tempête Cheneso. Le ministre indique que les études techniques devraient démarrer en mars. “Le bureau d’étude descendra sur place au mois de mars pour lancer les études, avec comme objectif de goudronner entièrement la RN13”, déclare-t-il à la presse.

     

    ⭕Dès l’achèvement des études techniques, un appel d’offres sera lancé, poursuit le ministre. A l’entendre, “si les études techniques sont lancées au mois de mars, l’appel d’offre pourra être émis vers le mois de novembre afin que les travaux puissent débuter au plus vite”.

     

    ⭕Pour l’axe Ihosy-Betroka en particulier, le Conseil des ministres avait annoncé l’émission d’un appel d’offres pour sa réhabilitation l’an dernier. Des études techniques y ont déjà été effectuées et le dossier a déjà été présenté aux bailleurs. L’Etat avait aussi prévu d’affecter 72 milliards d’ariary de ses ressources propres internes à sa réfection. L’appel d’offre n’a cependant pas encore été émis et le projet en est resté au niveau des études.

     

    ⭕En ce qui concerne l’axe Ambovombe-Betroka, l’Etat avait aussi prévu de financer sa réfection et d’utiliser le système Haute intensité de main d’œuvre envisagé pour le réhabiliter.

     

    D’après le ministère des Travaux publics, la réfection de la portion Ambovombe – Ihosy dans son entièreté bénéficie cette fois d’un financement extérieur sans donner de détails à ce sujet.

     

    ⭕En attendant la réhabilitation totale de cet axe, des travaux d’urgence ont été lancés pour corriger les points noirs accentués par le mauvais temps. Sept infrastructures sont en cours de réparation dont des ponts ou encore des radiers.

     

    ⭕Pour l’axe Ambovombe- Tolagnaro, les travaux ont déjà débuté. La réhabilitation de cet axe est financée par la Banque européenne d’investissement et de l’Union européenne à hauteur de 235,5 millions d’euros.

     

    Photo : MTP

  • INTERNET – Madagascar connecté au nouveau câble optique sous-marin 2Africa

    INTERNET – Madagascar connecté au nouveau câble optique sous-marin 2Africa

     

    Un quatrième câble sous-marin arrive à Madagascar. L’atterrissage du réseau 2Africa a eu lieu dimanche au niveau de la Petite Plage de Mahajanga. Ce câble, à l’initiative de Meta, la maison mère de Facebook, est l’un des plus long au monde avec ses 45 000 km, soit plus que la circonférence de la terre. Ce réseau qui part de la Grande Bretagne, est relié à plusieurs pays africains, passe par le Cap de Bonne-Espérance au sud de l’Afrique et remonte vers la Méditerranée, en passant par la mer Rouge.

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    Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de Telma, parle d’une étape extrêmement importante pour le développement numérique de Madagascar. “Ce câble va être connecté dans les prochains jours. Le 26 février, un gros bateau sera visible au large de Mahajanga pour raccorder le territoire vers le câble principal”, explique-t-il dans une vidéo publiée sur la page Facebook du gouvernorat de la région Boeny. Le câble 2Africa sera allumé et actif vers le mois d’août pour l’Afrique de l’Est et l’année prochaine pour l’Afrique de l’ouest selon toujours ses explications.

     

    Actuellement, Madagascar dispose de trois sorties internationales au niveau de Toamasina, Toliara et récemment Tolagnaro avec le déploiement des câbles Lion, Eassy et Metiss. Le point d’atterrissage de 2Africa au niveau de Mahajanga sera donc la quatrième sortie internationale en fibre optique pour le pays. La capitale de Boeny deviendra d’ici peu le point incontournable pour le développement numérique du pays et la connectivité de Madagascar au reste du monde. « Ce câble dispose d’une capacité de 30 fois supérieure à la somme des capacités des trois câbles réunis. Dans les cinq prochaines années, plus de 80% de la connectivité internet du pays vont passer par Mahajanga », fait savoir le patron de Telma.

     

    La nouvelle a fait réagir les autorités régionales de Boeny. Le gouverneur Mokthar Salim Andriatomanga ne cache pas son enthousiasme face à cet évènement et parle d’un moment historique pour la région. “Nous devrions être prêts, a-t-il dit, en particulier les jeunes, à penser à utiliser le produit de ce câble « 2 Africa » pour profiter de ses avantages et ne pas l’utiliser uniquement pour Facebook. On peut même l’exploiter pour bénéficier des enseignements des Universités en ligne grâce à la connexion à très haut débit fournie par ce câble « 2 Africa », a-t-il déclaré.

     

    Photo : Gouvernorat Région Boeny

     

  • COMMERCE – Les exportateurs de vanille invités à discuter des problèmes de la filière au cours d’une table ronde

    COMMERCE – Les exportateurs de vanille invités à discuter des problèmes de la filière au cours d’une table ronde

    Antananarivo, 6 Février, 10h27 – Des solutions aux problématiques de la filière vanille attendues ce lundi. Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation invitent les exportateurs ayant obtenu leur agrément à participer à une table ronde ce lundi 6 février. Les difficultés auxquelles ce secteur fait face seront à l’ordre du jour, indique le ministère dans un communiqué, ce jour.

    ⭕Parmi les difficultés abordées figure le prix de la vanille et le fait que les acheteurs internationaux hésitent à acheter l’épice malgache. La semaine dernière, le ministère avait confirmé que « des acheteurs internationaux refusent d’acheter la vanille malgache si le prix ne baisse pas ». « Ils ont pourtant déjà accepté d’acheter au prix fixé par l’Etat malgache », déplore le ministère. Mais « certains semblent vouloir continuer à œuvrer dans la gabegie », dénonce-t-il encore dans son communiqué annonçant la tenue de la table ronde.

    ⭕Si l’on en croit le ministère, la table ronde a déjà été précédée de rencontres du ministre Edgard Razafindravahy avec différents ambassadeurs résidant à Madagascar. Lors d’une rencontre avec l’ambassadrice de l’Union européenne, Isabelle Delattre, la semaine dernière, le ministère avait accepté le principe de la tenue d’une table ronde. A entendre le ministère, la diplomate européenne avait indiqué vouloir évoquer le sujet avec les ambassadeurs de France et d’Allemagne.

    ⭕Pour le ministère, il est important de comprendre pourquoi les acheteurs internationaux « boudent » la vanille malgache. Une source proche du dossier pointe notamment du doigt « les traders [qui] refusent d’acheter la vanille malgache au prix fixé par l’Etat qui est de 250 dollars/kilo ». « Face à ce boycott, les industriels qui acceptent d’acheter la vanille au prix demandé souhaitent avoir l’assurance qu’ils ne seront pas lésés et que l’Etat malgache assure effectivement le contrôle du marché avant de s’engager », poursuit notre source.

    ⭕Dans le communiqué appelant à l’organisation de la table ronde, le ministère insiste sur la détermination de l’Etat malgache à défendre la vanille malgache. « 75% de la vanille naturelle dans le monde provient de Madagascar, pourquoi ne la protégerions-nous pas » ? avait soutenu Edgard Razafindravahy à Morondava, vendredi.

  • MONNAIE – Les banques commerciales se disent préoccupées par la question de liquidité

    MONNAIE – Les banques commerciales se disent préoccupées par la question de liquidité

    Un sujet à traiter entre les banques commerciales et l’autorité monétaire. Les banques commerciales se disent préoccupées par la question de liquidité et des impacts de la hausse importante des taux directeurs de refinancement décidée par la Banque centrale (BCM) au cours de l’année 2022.

     

    Bien que les banques locales se disent conscientes que la décision de la BCM visait à contenir l’inflation, elles appellent l’autorité monétaire à un dialogue pour qu’il y ait une amorce de détente de ses taux. Elles souhaitent que la liquidité soit à nouveau au rendez-vous de façon à ce qu’elles puissent continuer à accompagner la consommation et à contribuer à la lutte contre une inflation importée avec une devise plus forte, expose Alexandre Mey, vice-président de l’Association professionnelle des banques, en marge de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouverneur de la Banque centrale, vendredi.

     

    Le taux des facilités de prêt marginal, c’est-à-dire le taux d’intérêt que les banques commerciales doivent payer si elles empruntent auprès de la Banque centrale pour une durée de 24 heures généralement, n’a pas cessé d’augmenter. Ce taux est passé de 7,2% en novembre 2021 à 8,9% en août 2022 et à 10,10% en octobre. Cet ajustement était destiné à dissuader les banques commerciales d’emprunter de l’argent auprès de la BCM, une procédure à laquelle elles ont souvent recours en cas de besoin de refinancement.

     

    Les responsables des banques commerciales disent vouloir demander une audience auprès du nouveau gouverneur de la Banque centrale pour connaître la position de ce dernier sur le sujet. Ils souhaitent savoir si celui-ci va poursuivre ou pas la politique monétaire qui a été appliquée ces derniers mois. « Nous sommes partisans de quelques aménagements et de quelques évolutions adaptées pour faire revivre et redresser l’économie du pays », lance Alexandre Mey.

     

    L’année 2022 s’est bouclée avec une forme de résilience du secteur bancaire, rapporte encore notre interlocuteur. Les banques auraient enregistré une bonne tenue des activités de crédit, notamment à partir du second semestre de l’année dernière. Parallèlement, la situation des risques aurait été correctement maîtrisée dans son ensemble, notamment pour le crédit à la consommation ; même si les situations sont contrastées pour chaque banque et qu’un certain nombre de sociétés, y compris les plus grandes, ont été confrontées à des difficultés amenant les banques à les approvisionner davantage.

  • AGRO-INDUSTRIE – La filière arachide du Menabe soutenue par une unité de production d’huile

    AGRO-INDUSTRIE – La filière arachide du Menabe soutenue par une unité de production d’huile

    Antananarivo, 3 Février, 13h37 – Le déploiement des unités de transformation de produits locaux se poursuit. Après le miel dans la région d’Amoron’i Mania et de la Haute Matsiatra, le ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation (MICC) dote le Menabe d’une unité de transformation d’arachide. Le ministre Edgard Razafindravahy est en déplacement dans cette région pour inaugurer cette nouvelle unité de production d’huile qui « aidera vraiment les paysans planteurs d’arachides », selon un communiqué du ministère.

    ⭕Le Menabe avec son climat chaud et ensoleillé convient à la culture d’arachide mais son potentiel est sous-exploité, indique le ministère. Celu-ci indique que cette région « produit 10 000 tonnes d’arachide par an », alors que 60 tonnes seulement est transformées en huile pour une quantité annuelle de 40 000 litres annuel. Une sous-exploitation qui pourrait être redressée. L’installation de cette unité de production d’huile veut remédier à cette situation.

    ⭕Avec le projet One District One Factory (Odof), dans lequel s’insère cette dotation d’unité de production d’huile, le MICC entend couvrir la Grande Île de pépinières industrielles. Plus de 70 petites unités industrielles sont prévues être implantées dans le pays. L’Industrialisation représente une opportunité de taille pour soutenir le développement économique.

  • Sandrine Rakotovao : « Les besoins des entrepreneurs ne se limitent pas au financement »

    Sandrine Rakotovao : « Les besoins des entrepreneurs ne se limitent pas au financement »

    Ce n’est pas parce qu’on a pu avoir du financement qu’on peut réussir une entreprise. Sandrine Rakotovao, consultante auprès du programme SME – Business Linkage, programme d’appui aux petites et moyennes entreprises financé par la Banque africaine de développement, évoque d’autres compétences nécessaires. Elle estime que ces compétences doivent être fournies par les incubateurs. Entretien.