Catégorie : Économie

  • EXPLOITATION MINIERE – Paiement prochain des compensations financières pour 3382 usufruitiers et 2029 pêcheurs touchés par les activités de Rio Tinto QMM

    EXPLOITATION MINIERE – Paiement prochain des compensations financières pour 3382 usufruitiers et 2029 pêcheurs touchés par les activités de Rio Tinto QMM

    Ils sont 3 382 usufruitiers et 2 029 pêcheurs à avoir répondu aux critères d’éligibilité pour bénéficier des compensations financières relatives aux préjudices liés aux activités de Rio Tinto QMM. Trois accords en ce sens ont été signés ce mardi, dont celui entre la compagnie minière et les pêcheurs de Hovatraha, d’Andranokana, d’Andrakaraka et d’Amparihy en premier lieu. Un autre accord a été signé avec les pêcheurs d’Ampasy Nahampoana et de Mandromondromotra, et un dernier avec les usufruitiers des communautés hôtes de la mine de Mandena. Le paiement de ces compensations est attendu dans les prochains jours.

     

    Rio Tinto QMM rappelle dans un communiqué que les négociations ayant permis d’établir la liste des bénéficiaires de ces compensations ont démarré au mois de décembre 2022. Ces négociations « se sont focalisées sur l’évaluation des impacts liés aux activités de la compagnie dans le passé suivant les particularités des différents groupes », indique-t-elle. La compagnie rassure d’ailleurs que ces discussions « se sont déroulées dans le respect des dispositions d’une Charte de négociation signée par les Parties et en présence d’un médiateur et d’observateurs afin d’assurer l’objectivité et la neutralité du dialogue ».

    Pour le directeur général de cette compagnie, David-Alexandre Tremblay, la signature de ces accords est « l’aboutissement d’une véritable collaboration avec les autorités nationales et locales, les représentants des communautés et les chefs traditionnels ». Cette démarche constitue une « solution durable » et devra mettre ainsi fin au conflit entre cette compagnie et les communautés touchées par son exploitation qui a duré pendant 12 ans, d’après le Gouvernorat de la région Anosy.

    Ce Gouvernorat est d’ailleurs convaincu sur l’intention de cette compagnie à augmenter ses investissements dans le cadre de sa politique de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Ces investissements passent de 1 millions de dollars à 10 millions de dollars pour les trois prochaines années et seront affectés dans la mise en œuvre des projets de développements suivant les besoins des communautés locales. Les signataires de ces récents accords ont prévu de définir les mécanismes codéfinition des projets communautaires à mettre en place selon des priorités qui seront collégialement établies par toutes les parties prenantes.

    L’objectif est le bénéfice partagé pour notre compagnie et les communautés, soutient le DG de QMM, David-Alexandre Tremblay. « Les termes des négociations et nos nouveaux engagements RSE permettront à QMM et aux membres des communautés de repartir ensemble sur de nouvelles bases solides, sous le signe de la confiance mutuelle, conclut-il.

  • COOPERATION : Une vingtaine de travailleurs qualifiés malgaches dans le secteur de l’agriculture à envoyer travailler au Japon

    COOPERATION : Une vingtaine de travailleurs qualifiés malgaches dans le secteur de l’agriculture à envoyer travailler au Japon

    Antananarivo, 24 Janvier, 8h18 – Ils seront 20 « travailleurs qualifiés » malgaches dans le secteur agricole à pouvoir travailler au Japon. L’accord sur ce projet d’envoi de travailleurs vers le pays du Soleil levant a été signé lundi, indique la secrétaire générale de la présidence, Espérance Pelandroy, sur sa page Facebook. L’accord sur ce projet qui couvrira la période 2023-2029, entre Madagascar et le Japon a été signé par la représentante résidente de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

    ????Esperance Pelandroy précise qu’il s’agit d’un projet pilote dans un premier temps. Mais les deux parties évoquent déjà la possibilité d’élaborer un programme d’envoi durable de travailleurs malgaches dans le secteur agricole à l’avenir. La sélection de ces travailleurs « qualifiés » dans l’agriculture sera « effectuée dans le strict respect des procédures légales et administratives ainsi que les formalités en vigueur », rassure la SG de la Présidence.

    ????Pour Espérance Pelandroy, ce projet « marque la bonne coopération entre les deux pays », L’envoi de techniciens agricoles malgaches travailler au Japon contribuera, selon toujours ce responsable, à l’atteinte des objectifs du président de la République. Elle parle d’un projet qui oncerne des engagements sur l’éducation pour tous par l’orientation de la formation professionnelle vers le monde d’emploi, l’emploi décent pour tous et le développement social ou encore l’autosuffisance alimentaire et l’amélioration de la productivité agricole.

  • ENGAGEMENT RSE – Inviso Group s’engage auprès de l’Institut européen pour la coopération et le développement (IECD) pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes

    ENGAGEMENT RSE – Inviso Group s’engage auprès de l’Institut européen pour la coopération et le développement (IECD) pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes

    Les jeunes élèves et étudiants soutenus par l’Institut européen pour la coopération et le développement (IECD) vont pouvoir découvrir encore plus de métiers. Inviso Group, groupe d’entreprises opérant dans une dizaine de domaines d’activités et ayant une vingtaine d’entreprises, a signé en fin de semaine dernière un protocole de collaboration avec l’IECD.

    Dans le cadre de cette entente, Inviso Group consent à accueillir les jeunes appuyés par l’IECD pour des stages ou pour des visites d’usines au sein de ses différentes entreprises. Les collaborateurs du groupe devront également participer à des séances de partage et d’échanges auprès des différents établissements bénéficiaires des appuis de l’IECD pour présenter leurs métiers et les faire découvrir aux élèves et aux étudiants. « La mise en contact de ces jeunes avec Inviso Group permettra de développer leur employabilité », précise l’entreprise dans son communiqué de presse publié pour l’occasion.

    La collaboration avec l’IECD entre dans le cadre du programme RSE (Responsabilité sociale des entreprises) de Inviso Group. « La formation et l’éducation des jeunes revêt une importance particulière pour Inviso Group dans la mesure où cela contribue à ses engagements en faveur du développement du pays », indique Danil Ismaël, président-directeur général du groupe.

    L’organisation non gouvernementale (ONG) IECD est présente à Madagascar depuis 30 ans. Selon Manitra Rakotoarivelo, elle accompagne annuellement 600 à 700 élèves et étudiants dans le cadre de ses projets Sesame, Ceres ou Tremplin. Elle appuie également environ 300 jeunes entrepreneurs par an dans le cadre de son projet d’appui aux petites entreprises dans la capitale.

  • ÉNERGIE – La Jirama annonce la fin de la phase d’essai du groupe G4 d’Andekaleka et son entrée en opération

    ÉNERGIE – La Jirama annonce la fin de la phase d’essai du groupe G4 d’Andekaleka et son entrée en opération

    La fin du délestage est-elle proche ? Après un mois de d’essai, le quatrième groupe d’Andekaleka est enfin opérationnel. La réception technique s’est fait le 21 décembre. Désiré Marcel Randrianarisoa, directeur des opérations en électricité de la société d’Etat affirme que le G4 « fonctionne maintenant très bien ». Ce générateur devrait injecter 32 MW dans le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

     

    ⭕Selon le communiqué de la JIRAMA, « la production d’électricité augmentera et les délestages seront réduits à leur minimum voire totalement supprimés », si les conditions sont réunies. Des conditions liées au niveau des eaux et au bon fonctionnement de tous les autres groupe du central d’Andekalaka où le G4 est installé.

     

    ⭕Ce week-end, la maintenance périodique du groupe G3, opérationnel depuis 2012, n’a pas permis le fonctionnement à plein régime de la centrale hydroélectrique d’Andekalaka. L’entretien, lié à  » l’usure accumulée en 10 ans et au sable ainsi que tous les matériaux que l’eau charrie », selon la Jirama, est prévu s’achever dès ce dimanche. A terme, la production d’Andekalela devra être de 120 MW.

  • Un avion de Madagascar Airlines frappé par la foudre à La Réunion, les vols domestiques perturbés

    Un avion de Madagascar Airlines frappé par la foudre à La Réunion, les vols domestiques perturbés

     

     

    Des vols modifiés et d’autres annulés. Les vols domestiques de Madagascar Airlines ont connu des perturbations ce dimanche 22 Janvier. Les changements sont dus au foudroiement de l’un de ses appareils qui avait assuré le vol Antananarivo – La Réunion. L’incident est survenu lors de l’atterrissage sur la piste de Roland Garros, précise la compagnie qui rapporte « un impact technique sur l’appareil ». Celui-ci ne pouvant revenir que ce dimanche, une réorganisation des vols domestiques a dû être mise en place.

     

    ⭕Ainsi, les vols entre Antananarivo- Morondava, Morondava Antananarivo et Antananarivo Tolagnaro et Tolagnaro Antananarivo sont annulés. D’autres vols sont modifiés ou avancés à en croire le communiqué de la compagnie. Sept vols ont connu cette perturbation reliant principalement des villes touristiques comme Sainte Marie, Nosy Be ou encore d’autres villes comme Toamasina ou encore Mahajanga. Madagascar Airlines rappelle dans son communiqué l’importance de la sécurité de ses passagers.

  • La State procurement of Madagascar achète du sucre auprès des producteurs locaux pour le revendre à des épiceries

    La State procurement of Madagascar achète du sucre auprès des producteurs locaux pour le revendre à des épiceries

    La State procurement of Madagascar (SPM) se met à la vente de produits locaux. La société d’Etat indique avoir procédé à l’achat de sucre auprès de producteurs locaux de ce produit. Elle dit ensuite l’avoir distribué auprès d’épiceries qui devraient proposer le kilo à 3800 ariary pour les consommateurs, indique cette société dans une publication ce dimanche.

     

    ⭕Selon la SPM, il s’agit de l’application de la consigne du ministre en charge du Commerce et de la consommation (MICC). Cette consigne a été prise « pour limiter les abus dans la fixation du prix du sucre ». Les deux entités estiment que le prix « juste » du kilo du sucre produit localement est de 3800 ariary.

     

    ⭕La même opération avait déjà été entreprise au mois d’avril 2022. La SPM avait acheté du sucre de Namakia et d’Ambilobe. A l’époque, le marché d’Antananarivo était approvisionné chaque semaine avec 25 tonnes de sucre de Namakia et 30 tonnes de sucre d’Ambilobe. Le kilo était vendu à 2750 ariary et les épiceries étaient directement pourvues.

     

    ⭕Madagascar importe du sucre plus qu’elle en produit. Pour la campagne 2021-2022 la Grande île a produit 89 835 tonnes et a importé 197 338 d’après le Centre malgache de canne et du sucre (CMCS). L’Etat soutient que la mise en place de six unités sucrières dans des régions du pays devra néanmoins permettre d’obtenir une production supplémentaire de 143 000 tonnes de sucre d’ici deux ans.

     

    Photo : SPM

  • Le projet de mise en place de la Banque postale discuté entre le ministère en charge des Postes et la Banque centrale

    Le projet de mise en place de la Banque postale discuté entre le ministère en charge des Postes et la Banque centrale

    Antananarivo, 20 Janvier, 19h45 – La mise en place de la Banque postale sur les rails. Elle était au centre des discussions entre le ministre chargé des Postes, Tahina Razafindramalo, et le nouveau gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, jeudi. Une occasion pour le chef de l’autorité monétaire de présenter les éventuelles exigences de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) pour cette Banque postale qui projette de mettre en place un système comparable aux institutions de microfinance.

     

    Comme souligné dans le mémorandum de politique économique et financière (MPEF) avec le Fonds monétaire international (FMI), la Paositra Malagasy (PAOMA), au-delà de ses activités postales et de la gestion d’environ 500 000 comptes d’épargne, prévoit de développer des activités financières en s’appuyant sur son réseau de plus de 250 agences sur l’ensemble du territoire.

     

    Le futur système d’information bancaire et la mise en place d’un switch national de paiement ont été discutés par ces représentants du ministère du développement numérique, de la transformation digitale, des postes et télécommunication (MNDPT) et la BFM. La mise en œuvre du projet de switch national de paiement était déjà prévue pour la fin de l’année 2022 si l’on se réfère aux engagements des autorités malgaches dans le MPEF.

     

    Ce système de paiement digital national est prévu permettre une interopérabilité de tous les paiements électroniques, devant aboutir à une baisse des coûts de transaction et contribuer à améliorer le taux d’inclusion financière. Il est également censé renforcer l’efficacité, la sécurité et la résilience du système national de paiement.

     

    Le ministre Tahina Razafindramalo et le gouverneur de la Banque centrale Aivo Andrianarivelo ont également échangé sur la question de la monnaie électronique, dont le projet e-Ariary. Ce projet, comme l’explique le MNDPT, est « un moyen de paiement électronique sécurisé bénéficiant de la régulation et du contrôle de l’autorité monétaire ».

     

    Ce projet de paiement numérique vise l’amélioration de l’accès et de la fiabilité du système financier. « L’e-Ariary soutiendra objectifs d’inclusion financière, améliorera le contrôle de la monnaie en circulation et renforcera, au même titre que le switch national, l’efficacité, la sécurité et la robustesse du système de paiement national », soutiennent les autorités du pays dans le MPEF.

  • CONSOMMATION – 681 020 tonnes de riz importés durant les 11 premiers mois de 2022

    CONSOMMATION – 681 020 tonnes de riz importés durant les 11 premiers mois de 2022

    Une hausse de l’importation de riz enregistrée. Madagascar a importé 681 020 tonnes durant les 11 premiers mois de l’année 2022. L’exercice n’était pas encore bouclé mais les importations durant cette période ont déjà dépassé les importations totales de riz en 2021 ou encore en 2020. En 2021, la Grande île a importé 629 414 tonnes si la quantité importée était de 479 359 tonnes en 2020, d’après les chiffres de l’Institut national de la statistique, rapportés par l’Observatoire du riz (ODR) dans son bulletin mensuel du mois de novembre.

    L’ODR indique dans ce bulletin que le cumul des importations de juillet à novembre 2022 était de 312 706 tonnes, lesquelles devraient servir pendant la période de soudure 2022-2023. Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC) a récemment évoqué la disponibilité d’un stock de 140 000 tonnes de riz pour satisfaire les besoin du pays en ce produit. Il souligne que la distribution de cette marchandise dans tout le pays permettra de réguler les prix du riz en cette période de soudure.

    Au mois de novembre 2022, les cours mondiaux du riz ont progressé en moyenne de 3% poussés par une reprise de la demande mondiale à l’approche des fêtes de fin d’année, d’après toujours l’ODR. Pour ce qui est du riz local, ce mois de novembre était marqué par l’épuisement de stock de paddy dans la région Alaotra Mangoro. En outre, « le stock de riz blanc local se fait de plus en plus rare également, ce qui fait que le prix moyen du riz blanc local a continué d’augmenter par rapport au mois d’octobre. Le taux d’accroissement est de 4% chez les grossistes et 7% chez les détaillants », souligne l’Observatoire du riz.

    Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage avait déjà estimé dans la loi des Finances que la production rizicole n’avait augmenté que de 1,1%, pour s’établir à 4,4 millions de tonnes en 2022. La production rizicole devrait cependant augmenter de 10% grâce aux surfaces agricoles qui seront aménagées et irriguées, selon ce document budgétaire. L’ODR avait par ailleurs indiqué dans son bulletin que la distribution des intrants agricoles avait déjà démarré vers le mois de novembre de l’année dernière pour améliorer la productivité rizicole pour la campagne 2022-2023.

  • TRANSPORT – Airlink reprend ses vols commerciaux sur Madagascar à partir du 30 janvier

    TRANSPORT – Airlink reprend ses vols commerciaux sur Madagascar à partir du 30 janvier

    C’est la Confédération du tourisme qui l’annonce. La compagnie aérienne sud africaine Airlink reprendra ses vols commerciaux entre Johannesbourg et Antananarivo à partir du 30 janvier 2023. “Un vol hebdomadaire sera opéré le lundi dans un premier temps, passant à trois vols par semaine à partir du 14 février 2023”, indique la Confédération dans son annonce.

     

    La reprise des vols de la compagnie Airlink entre Madagascar et l’Afrique du Sud est dans les tuyaux depuis un moment. La compagnie aérienne a demandé à plusieurs reprises aux autorités malgaches l’autorisation pour la reprise de la liaison entre le pays de Nelson Mandela et la Grande île.

     

    La demande d’autorisation liée au vol du 30 janvier a été déposée auprès des autorités techniques le mercredi 18 janvier, indique une source autorisée auprès du ministère des Transports. “La demande devrait passer sans souci”, précise notre source. En cas de concrétisation, le vol d’Airlink qui débarquera le 30 janvier est le premier vol commercial sud-africain à fouler le sol malgache depuis le début de la crise sanitaire en 2020.

     

    En mars 2022, alors que Madagascar avait rouvert progressivement ses vols internationaux, les liaisons aériennes avec l’Afrique du Sud avaient encore été interdites. Un notam dans ce sens avait été émis par les autorités aériennes malgaches en mars 2022 puis en juin 2022 à la grande incompréhension de la compagnie sud africaine.

     

    Depuis les rencontres entre les autorités malgaches et sud-africaines dans le but de rétablir les liaisons aériennes se sont succédées notamment la rencontre entre Richard Randriamandrato, ancien ministre des Affaires étrangères malgaches et Cyril Ramaphosa, président sudafricain au mois de juillet 2022.

     

    A Iavoloha au mois de décembre lors de la signature de l’acquisition par Madagascar Airlines d’un avion Embraer, Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports avait indiqué faire tous les efforts avec l’ambassadeur de l’Afrique du Sud afin de rouvrir les liaisons aériennes entre les deux pays avant la fin de l’année 2022. “Nous discutons déjà avec la douane et nous nous donnons comme défi de concrétiser la réouverture avant la fin de l’année”, avait-il indiqué.

  • SECTEUR PRIVÉ – Les partenaires sociaux s’accordent sur une hausse de 10 % du salaire pour 2023

    SECTEUR PRIVÉ – Les partenaires sociaux s’accordent sur une hausse de 10 % du salaire pour 2023

    Antananarivo, 19 Janvier, 13h52 – Une entente trouvée. Le patronat et les représentants syndicaux réunis le 17 janvier se sont mis d’accord pour une hausse de salaire de 10 % pour l’année 2023. Suite à cet accord, le salaire minimum d’embauche pour la catégorie professionnelle la plus basse dans le secteur privé devrait passer de 217.000 ariary à 238.000 ariary. Malgré cette hausse, un gap est cependant constaté par rapport au salaire minimum de 250 000 ariary fixé par le gouvernement depuis mai 2022.

    ⭕Afin qu’il n’y ait pas de baisse de salaire, comme le confie Rémi Henri Botoudi, coordonnateur de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM), les partenaires sociaux sollicitent l’Etat pour combler le gap et poursuivre la subvention des salaires. « L’Etat doit prendre ses responsabilités pour que ce salaire minimum reste à 250.000 ariary », poursuit celui qui est aussi secrétaire général du mouvement syndical Sekrima.

    ⭕« Les entreprises privées ne sont pas encore relevées des crises économiques depuis 2020 », note le leader syndical. Il soulève qu’avec cet accord, « le patronat fait déjà un effort pour se rapprocher des 250.000 ariary ». Il estime alors que « l’Etat doit aussi en faire d’autant que c’est lui qui a décidé de fixer le plancher à 250 000 ariary ».

    ⭕Dans l’optique des partenaires sociaux qui ont adressé la demande aux ministres en charge du Travail et du Secteur privé, l’Etat devrait payer une subvention de 11 200 ariary au lieu des 33 000 ariary de l’année dernière. Des démarches sont en cours pour solliciter des audiences auprès des autorités, poursuit notre interlocuteur.

    ⭕La hausse de 10% des salaires devrait toucher tous les salariés du secteurs privé, du moins ceux des catégories M1 à OP3 – 5B. L’augmentation prévue devrait s’appliquer dès ce mois de janvier même si un décret est encore attendu pour qu’elle soit effective.

    ⭕En 2022, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour une hausse de 9,9% des salaires dans le secteur privé, aboutissant à un salaire minimum de 217 000 ariary. Le président de la République ayant promis un salaire minimum de 250 000 ariary, l’Etat a dû combler le gap avec une subvention de 33 000 ariary.