Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AERIEN – Les nouveaux membres du conseil d’administration de l’Aviation civile de Madagascar nommés

    TRANSPORT AERIEN – Les nouveaux membres du conseil d’administration de l’Aviation civile de Madagascar nommés

    Antananarivo, 2 Février, 8h25 – Tout devrait rentrer dans l’ordre. Avec la nomination des nouveaux membres du Conseil d’administration, l’Aviation civile de Madagascar (ACM) devrait pouvoir à nouveau fonctionner normalement. Ce qui devrait réduire les éventuelles zones de turbulences pouvant perturber le ciel malgache.

    ⭕Le Conseil des ministres vient de nommer mercredi les nouveaux membres du Conseil d’administration de l’Aviation civile de Madagascar. Celui-ci est composé de onze membres dont cinq représentants des ministères deturbulencest les six autres pour leurs compétences techniques.

    ⭕Parmi les nouveaux membres de ce conseil d’administration figurent Sylvain Rabetsaroana, ancien candidat à la présidentielle de 2013 et ancien sénateur. Il y a aussi Douan Clarisse, ancien directeur général de l’ACM.

    ⭕Cette nomination intervient au lendemain de l’appel de détresse lancé par le staff dirigeant de cet organe régulateur de l’espace aérien malgache. Lundi, celui-ci avait tiré la sonnette d’alarme face à l’absence de ce Conseil d’administration. Son directeur général remplaçant, Gérard Rabetokontany, avait notamment indiqué à la presse que son champ d’action était très limité et que le budget de fonctionnement de l’ACM était bloqué faute de CA.

    ⭕Le responsable avait soulevé l’impossibilité de décaisser un ariary pour faire tourner l’établissement. Il n’avait pas caché son inquiétude sur l’avenir du secteur aérien à Madagascar avec l’absence du conseil d’administration. Une situation qui aurait pu avoir des conséquences graves selon ses explications.

  • TOURISME – Les atouts culinaires et gastronomiques de la Grande île pour attirer les touristes du monde entier.

    TOURISME – Les atouts culinaires et gastronomiques de la Grande île pour attirer les touristes du monde entier.

    Antananarivo, 31 Janvier, 17h00 – La cuisine de Madagascar, un atout qui devrait être mis en valeur. Joël Randriamandranto, ministre du Tourisme ne cache plus sa volonté de mettre en avant la gastronomie pour attirer les touristes sur la destination Madagascar. « Madagascar est également une destination gastronomique », soutient-il lors de la cérémonie qui s’est tenue ce mardi matin à Ivato à l’arrivée de l’équipe malgache ayant participé à la Coupe du monde des traiteurs à Lyon. « Pendant des années, nous avons toujours parlé de notre nature, or, je le dis, on a plein d’autres choses à découvrir », martèle-t-il.

    ⭕Pour exploiter ce potentiel et faire découvrir la gastronomie malgache, le membre du gouvernement annonce le projet d’organiser dès cette année des évènements à l’international. Il parle notamment de la tenue d’une soirée gastronomique où les produits du terroir et le savoir-faire malgache en matière gastronomique et culinaire seront mis en avant. « On en a déjà parlé longuement avec le chef Lalaina [Ravelomanana] et, si tout se passe bien, dans quelques semaines, nous allons organiser cette première soirée gastronomique », indique-t-il, soutenant que « le monde doit découvrir la cuisine malgache ».

    ⭕A la Coupe du monde des traiteurs organisée en marge du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie, et de l’alimentation (Sirha) 2023, Madagascar a remporté le quatrième prix, derrière les États-Unis, la France et la République Tchèque, et devant la Belgique, l’Italie et Singapour, pourtant tenant du titre. Et si l’on en croit le chef Lalaina Ravelomanana, coach de l’équipe qui a représenté la Grande île, les deux Cheffes, Fenosoa Rahajamalala et Boto Rakotovao, sont déjà inscrites à l’édition 2024 de la compétition.

  • SECTEUR AÉRIEN – Les activités de l’Aviation civile de Madagascar limitées en l’absence du conseil d’administration

    SECTEUR AÉRIEN – Les activités de l’Aviation civile de Madagascar limitées en l’absence du conseil d’administration

    Antananarivo, 31 Janvier, 10h20 – L’heure est grave au sein de l’Aviation civile de Madagascar (ACM). Son staff dirigeant a rencontré la presse lundi dans ses locaux pour exposer ses craintes sur l’avenir du secteur aérien à Madagascar. Jusqu’ici, et depuis le mois d’août, l’organe régulateur du ciel malgache ne dispose pas de conseil d’administration. Cette situation bloque son bon fonctionnement et pourrait avoir des conséquences importantes sur le ciel malgache.

    ⭕La question financière est la plus impactée directement par cette absence du conseil d’administration. Il lui est impossible, selon les explications de ses dirigeants, d’engager des dépenses de fonctionnement comme le salaire du personnel ou encore la formation des inspecteurs. “Je n’ai même pas le droit de décaisser un ariary”, fait savoir Gérard Rabetokotany, directeur général remplaçant de l’ACM face à la presse lundi. « Nous avons déjà bouclé le budget 2023 mais il n’y a personne pour le voter. Ce rôle relève du conseil d’administration », explique-t-il.

    ⭕Cet établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) fonctionne sous perfusion jusqu’en décembre 2022 avec le budget primitif validé l’an dernier. Ce qui lui a encore permis encore d’assurer ses principales missions de veiller et d’assurer la sûreté et la sécurité de tous les aéronefs qui naviguent dans l’espace aérien qui lui a été confié.

    ⭕Après l’expiration du mandat des membres du conseil d’administration au mois d’août dernier, aucune nouvelle nomination n’a été effectuée jusqu’ici. Les activités de l’Aviation civile de Madagascar se retrouvent limitées. « Certes, cela ne nous empêche pas de travailler mais notre champ d’action est très limité. Toutes les actions entreprises par la direction générale doivent avoir reçu l’aval du conseil d’administration”, avance le directeur général remplaçant.

    ⭕Le sort de l’ACM est donc suspendu à la nomination des nouveaux membres du conseil d’administration. Les responsables craignent une éventuelle conséquence négative sur le ciel malgache au cas où l’organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) constate des défaillances pouvant nuire à la sécurité aérienne. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas.

  • ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le Groupement des entreprises de Madagascar dénonce ce qu’il qualifie de « dérives du système judiciaire »

    ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le Groupement des entreprises de Madagascar dénonce ce qu’il qualifie de « dérives du système judiciaire »

    Antananarivo, 30 Janvier, 17h15 – Une sonnette d’alarme. Plusieurs secteurs économiques seraient victimes des « dérives du système judiciaire », regrette le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Cette confédération d’organisations professionnelles dénonce ce qu’elle qualifie de « non-respect des lois et du droit et de toute sorte d’abus ». Ces faits, s’insurge-t-elle, se manifestent par des décisions de justice « dénuées de tout fondement juridique sérieux » et « ne sont pas sans impact économique sur les secteurs concernés », explique-t-elle dans un communiqué diffusé ce lundi.

    ⭕Le GEM soulève plusieurs cas, comme la « condamnation de dirigeants pour les dettes d’une société anonyme ». Ce groupement évoque également le « non-respect de dispositions statutaires prévoyant le recours à l’arbitrage en cas de litige ». Il parle notamment des « affaires [qui] ont été saisies par la justice alors que celles-ci ne relèvent pas de ses compétences ».

    ⭕Un autre cas, comme « la suspension judiciaire des droits des actionnaires qui est en contradiction avec la loi sur les sociétés », a été soulevé. Tout comme « l’émission d’interdictions de sortie du territoire (IST) intempestives et non-fondées sur des opérateurs nationaux sans le respect ni du résultat des enquêtes préliminaires ni de la présomption d’innocence ».

    ⭕Le GEM attire l’attention des autorités sur ces dérives qui « entachent sérieusement la crédibilité de la justice » et qui traduisent « un climat de suspicion de corruption et de manipulation ». Mais elles peuvent aussi « nuire à nos relations avec nos bailleurs traditionnels », expose ce groupement dans son communiqué.

    ⭕Ce groupement exhorte donc les autorités au plus haut niveau « à veiller à ce que la justice soit rendue de façon impartiale, sans interventions illicites ». Le GEM les invite « à faire toute la lumière sur ces décisions rendues de façon incompréhensible et abusive afin de rétablir le respect des lois et des règles de droit ».

  • PROJET MINIER – Les appels à la réouverture de Base Toliara s’intensifient dans le chef-lieu du district de la région Atsimo Andrefana

    PROJET MINIER – Les appels à la réouverture de Base Toliara s’intensifient dans le chef-lieu du district de la région Atsimo Andrefana

     

     

    Antananarivo, 27 Janvier, 10h30 – Ils étaient nombreux à se réunir à Toliara vendredi pour réclamer la réouverture de Base Toliara. Le meeting qui a eu lieu dans ce chef-lieu de district de la région Atsimo Andrefana avait été dirigé par le président de la plateforme des notables de Toliara Parfait Mana. Leur objectif : convaincre le président de la République à lever la suspension de ce projet, décidée par l’Etat en 2019.

     

    Comme argument, ce notable de Toliara avance les retombées de ce projet tant sur le plan social qu’économique. Il parle des 4 680 emplois directs, indirects et induits par ce projet. Il a également mis en avant les redevances et impôts qu’encaisseront les Collectivités territoriales décentralisées. Il rappelle en même temps les projets sociaux qui avaient été entrepris par cette compagnie minière dans les communes de Tsianisiha, Ankilimalinike, Belalanda et Maromiandra mais qui ont été mis en arrêt avec la suspension de ses activités. Tout comme la formation locale de centaines de jeunes de Toliara et l’envoi de 24 jeunes au Kenya pour se former notamment à l’électricité, la mécanique industrielle ou l’automobile.

     

    Base Toliara avait été suspendue en 2019, car « les problématiques engendrées par les mésententes entre le projet et les communautés locales obligent à suspendre le projet », avait souligné le compte rendu du Conseil des ministres qui avait rapporté cette décision étatique à l’époque. L’Etat entendait alors « revoir la coordination de toutes les actions, et de continuer les échanges et les réflexions avec les porteurs de projet ». Il avait également décidé de priver Base Toliara de communication sur son projet.

     

    Les opposants à ce projet minier continuent de leur côté de soulever les impacts de cette exploitation sur l’environnement, sur la disponibilité des ressources hydriques ou sur les activités des pêcheurs sur place. Ils pointent également du doigt le manque de transparence des promoteurs par rapport au cahier des charges de la compagnie.

  • ENTREPRENEURIAT – Le savoir-faire féminin en démonstration et valorisé durant l’édition internationale du Salon des femmes entrepreneures

    ENTREPRENEURIAT – Le savoir-faire féminin en démonstration et valorisé durant l’édition internationale du Salon des femmes entrepreneures

     

     

    Antananarivo, 28 Janvier, 9h35 – Le Salon des femmes entrepreneurs prendra une envergure internationale pour son édition de cette année. En s’inscrivant dans la continuité des forums annuels Women in Business (WIB), ce nouveau rendez-vous sera pour les Femmes entrepreneures d’Analamanga (FEA) ainsi que le Groupement des femmes entrepreneurs de Madagascar (GFEM) une occasion pour renforcer la valorisation du savoir-faire féminin et le poids économique des entreprises promues par des femmes à Madagascar et dans la région océan Indien.

     

    ⭕Elles seront près de 100 exposantes issues de 14 régions à être attendues au SAFE, indiquent les organisatrices de cet événement lors d’une conférence de presse ce vendredi. Plus de 200 rencontres B2B sont programmées pour mettre en relation les femmes entrepreneures avec leurs futurs clients, fournisseurs et partenaires. Des business talks, des ateliers et des show-rooms tournants sont également prévus pour la promotion des produits et services des exposants.

     

    ⭕Le salon SAFE veut ainsi être une plateforme qui servira à mettre en avant les produits de qualité et des solutions innovantes conçues par des femmes issues des secteurs comme l’agro-industrie ou encore le textile. Toutefois, l’événement ne consiste pas seulement en des ventes de produits mais propose également les prestations intellectuelles ou encore les services offerts par ces femmes, indique la vice-présidente de la FEA, Sandrina Ratsararay.

     

    ⭕Les femmes entrepreneurs comptent bien s’activer, selon la présidente du GFEM, Fanja Razakaboana. « Ce salon se positionne d’ores et déjà comme étant le plus grand rendez-vous commercial pour rassembler le savoir-faire des femmes entrepreneures et dirigeantes d’entreprises, développer les réseaux d’affaires, partager des expériences, bénéficier des meilleurs conseils et capter les nouvelles tendances mondiales », soutient-elle.

     

    ⭕Plusieurs défis restent à relever dans l’entrepreneuriat féminin. Ces femmes entrepreneures parlent des difficultés en termes d’accès au financement, ou encore les barrières d’ordre culturel et socioéconomique.

  • TRANSPORT AERIEN – Sept nouveaux inspecteurs de l’aviation civile viennent renforcer les rangs de l’aviation civile malgache.

    TRANSPORT AERIEN – Sept nouveaux inspecteurs de l’aviation civile viennent renforcer les rangs de l’aviation civile malgache.

    Antananarivo, 28 Janvier, 7h53 – L’Aviation civile de Madagascar (ACM) renforce son personnel en matière de contrôle de la sécurité aérienne. Sept inspecteurs viennent de prêter serment en début de semaine. Ils viennent s’ajouter aux 36 inspecteurs déjà en service. Il est nécessaire que Madagascar « dispose d’inspecteurs qualifié et en nombre suffisant », affirme l’aviation civile de Madagascar (ACM).

     

    ⭕La relance du secteur touristique après la pandémie de Covid-19 nécessite une équipe prête à assurer le contrôle et l’inspection des compagnies aériennes. Le ministère du Tourisme a annoncé en décembre 2022 que la Grande Île vise les 300 000 touristes pour l’année 2023. Et comme l’explique toujours l’ACM dans son communiqué, cette relance repose sur « la capacité du transport aérien à accompagner le secteur touristique, à offrir des sièges en nombre suffisant, dans des avions sûrs et ponctuels ».

     

    ⭕Ces nouveaux inspecteurs, tout comme l’ensemble du corps de métier, feront de constantes remises à niveau afin que leurs compétences soient toujours en accord avec les exigences des instances internationales du transport aérien. Ils ont pour obligation d’assurer la sécurité et la sûreté de l’aviation civile.

  • Ernest Zafivanona Lainkana évoque avoir atteint un taux d’exécution de 102% pour les recettes douanières

    Ernest Zafivanona Lainkana évoque avoir atteint un taux d’exécution de 102% pour les recettes douanières

    Objectif dépassé pour la douane malgache. En 2022, les recettes douanières ont atteint un taux d’exécution de 102%, indique Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général de la douane, en marge de la célébration de la journée internationale de la douane qui s’est tenue à Antsirabe, jeudi.
    ⭕Selon le rapport de la direction générale de la douane les recettes douanières collectées de janvier à octobre 2022 s’élèvent à 2 816,89 milliards ariary, sur une prévision de la Loi de finance initiale au titre de la même période d’un montant de 2 719,88 milliards ariary.
    ⭕L’administration douanière se réjouit de cette belle performance enregistrée en 2022. D’après Ernest Lainkana, il y a une augmentation de 32% de recette douanière récoltée par rapport à l’année 2021. Et pour cette année, l’administration douanière table sur un objectif de 4 247 milliards d’ariary.
    ⭕La journée internationale de la douane est célébrée tous les 26 janvier. La cérémonie officielle qui a été célébrée à Antsirabe a été dirigée par Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances et du directeur général de la douane. D’autres cérémonies ont eu lieu dans nombreuses villes de Madagascar pour faire connaître les métiers de douanier et mettre en valeur ses ressources humaines à travers une « journée portes-ouvertes » dans dix villes : Antsirabe Antananarivo, Toamasina, Fianarantsoa, Sambava, Antsiranana, Nosy-Be, Mahajanga, Toliary et Taolagnaro.
  • NUTRITION – Andry Rajoelina plaide pour le soutien aux agriculteurs afin d’atteindre la souveraineté alimentaire en Afrique

    NUTRITION – Andry Rajoelina plaide pour le soutien aux agriculteurs afin d’atteindre la souveraineté alimentaire en Afrique

    Antananarivo, 26 Janvier, 7h36 – L’augmentation de la production agricole. C’est l’une des solutions proposée par le président de la République pour que l’Afrique puisse atteindre la souveraineté alimentaire. Durant son discours lors de l’ouverture du deuxième Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur la souveraineté alimentaire, le chef d’Etat malgache a milité pour davantage de soutien au système agricole et aux agriculteurs pour atteindre cet objectif.

     

    ⭕Parmi les solutions avancées par le locataire d’Iavoloha figure l’octroi de terre aux paysans afin que ces derniers puissent cultiver et produire. « Il est inacceptable que l’Afrique qui possède de grandes superficies de terrains ne puisse pas nourrir sa population », indique le président de la République malgache.

     

    ⭕Toujours selon Andry Rajoelina, il faut aussi octroyer « semences et engrais » aux agriculteurs. Une plus grande production signifie de meilleurs revenus pour les ménages donc « une augmentation du pouvoir d’achat et le début de la croissance ».

     

    ⭕Durant son discours, le Président malgache a exposé les efforts effectués par Madagascar dans ce sens. Il a mis en avant le projet One district, one factory qui consiste à mettre en place une petite industrie de transformation dans chaque district de la Grande île, ou encore les efforts d’octroi de titre foncier et la formation des paysans. « La production nécessite aussi un développement technologique qui l’accompagne », poursuit Andry Rajoelina qui a plaidé auprès de ses pairs d’agir dans ce sens.

     

    ⭕Le sommet sur le souveraineté alimentaire a été organisé sous l’impulsion du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Union africaine. Cette deuxième édition, après celle de 2015, a pour thème « Nourrir l’Afrique: souveraineté alimentaire et résilience ». Comme son nom l’indique, le but est de trouver une méthode efficace pour atteindre une autonomie alimentaire en Afrique.

     

    Photo : Présidence de la République

  • INDUSTRIE – La nouvelle stratégie nationale Agoa rajoute l’agroalimentaire et l’artisanat parmi les secteurs à prioriser en vue de l’exportation vers les États-Unis

    INDUSTRIE – La nouvelle stratégie nationale Agoa rajoute l’agroalimentaire et l’artisanat parmi les secteurs à prioriser en vue de l’exportation vers les États-Unis

    Madagascar vise « à augmenter le nombre et la variété de ses exportations vers les États-Unis ». La stratégie nationale Agoa (African growth opportunity act) 2022-2025 de Madagascar en cours de finalisation entend mettre « l’accent sur les denrées alimentaires de spécialité, les textiles et les vêtements, les huiles essentielles et l’artisanat », indique une publication de l’ambassade des États-Unis sur sa page Facebook. Les recommandations portent surtout sur « l’ajout de nouvelles industries telles que l’agroalimentaire et l’artisanat à d’autres priorités comme le textile », poursuit le texte.

    Selon le ministère de l’Industrialisation, du commerce et du secteur privé, 7 000 emplois sont créés dans le secteur textile, principal secteur d’exportation malgache vers les États-Unis grâce à l’Agoa. Les exportations malgaches dans le cadre de ce régime préférentiel américain ont connu une hausse de 65% ces dernières années.

    Appuyant la Grande île dans l’élaboration de cette stratégie, le gouvernement américain encourage Madagascar à augmenter les exportations et à améliorer la facilité de faire des affaires, conditions nécessaires à la libération du « grand potentiel pour le développement durable du pays », qu’il affirme percevoir. Pour les États-Unis, « une économie commerciale solide peut contribuer à alimenter la croissance économique et à soutenir la création d’emplois, contribuant ainsi à améliorer le niveau de vie des familles dans tout le pays ».