Catégorie : Économie

  • ADMINISTRATION – Une « trésorerie principale » à mettre en place pour régler les problèmes de comptabilité des projets à financement externe

    ADMINISTRATION – Une « trésorerie principale » à mettre en place pour régler les problèmes de comptabilité des projets à financement externe

    Un seul organe s’occupera désormais de tous les projets à financement externe. L’objectif est d’éviter les « difficultés de régularisation comptable ». Le Conseil des ministres du 11 janvier vient ainsi d’officialiser la création d’une « trésorerie principale chargée des projets fonctionnant sur financement extérieur ». Cette nouvelle disposition « concerne aussi bien les emprunts et les dons que les subventions”, indique le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
    ⭕Pour la mise en œuvre de cette décision, la nouvelle structure, rattachée au ministère de l’Economie et des finances (MEF), se charge désormais de toutes « les opérations de recettes et de dépenses des projets inscrits au budget de l’État et financés sur des fonds extérieurs, de la signature conjointe du compte ouvert à la Banque Centrale, de la tenue de la comptabilité en rapport avec le projet à financement externe ainsi que de l’établissement du compte de gestion au niveau de la Cour de comptes ».
    ⭕Cette nouvelle disposition pourrait avoir des impacts sur les procédures de décaissement. Des sources affichent déjà leurs inquiétudes sur une éventuelle difficulté par rapport aux changements apportés par cette mesure, surtout par rapport à la lenteur administrative. “Le fait qu’une seule institution s’occupe des finances de tous les projets pose des problèmes de logistique. Chaque bailleur ayant sa spécificité procédurale », confie un technicien dans un projet financé par un bailleur traditionnel.
    ⭕La décision intervient une semaine après l’annonce par le Conseil des ministres de l’existence de dépenses inéligibles sur des projets financés par l’Unicef et dont celui-ci réclame le remboursement. Deux semaines plus tôt, le gouvernement a également soulevé des suspicions de détournement de fonds au sein du Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) et une réclamation de remboursement par le Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le paludisme et le Sida. Les responsables de cette entité ont néanmoins évoqué des dépenses inéligibles et sans pièces justificatives.
  • Hery Ramiarison: Quand l’ariary se déprécie, la solution ne relève pas forcément de la Banque centrale.

    Hery Ramiarison: Quand l’ariary se déprécie, la solution ne relève pas forcément de la Banque centrale.

    Le Dr Hery Ramiarison, enseignant-chercheur en économie à l’Université d’Antananarivo, propose des mesures fiscales liées notamment aux importations. Pour lui, la solution à court terme serait de réduire les importations. A plus long terme, il propose de booster les exportations de produits industriels. Entretien.

    http://https://youtu.be/eoc6cbRkESE

  • PROJET MINIER – Un consensus encore à trouver concernant le renouvellement du régime fiscal et douanier de QMM

    PROJET MINIER – Un consensus encore à trouver concernant le renouvellement du régime fiscal et douanier de QMM

    Les négociations sur le renouvellement du régime fiscal et douanier dont bénéficie jusqu’au mois de février le projet QMM se poursuivent. Les dispositions fiscales et douanières spécifiques qui régissent cette compagnie minière continueront d’être en vigueur jusqu’au mois de mai de cette année d’après le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. Une nouvelle loi devrait ensuite être adoptée pour redéfinir les liens entre les deux parties.
    ⭕L’Etat soutient que le groupe de travail spécifique mis en place en juillet 2022 n’avait pas permis de parvenir à un consensus avec QMM sur la question du renouvellement du régime fiscal et douanier dans la Convention d’établissement. L’absence d’un nouvel accord sur ces dispositions amène à la poursuite de l’application de celles dont bénéficiaient cette compagnie minière depuis 1998 alors que cette convention est prévue arriver à échéance en février de cette année.
    ⭕Le compte rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif indique alors la tenue d’une réunion entre l’équipe du ministère de l’Economie et des finances (MEF), celui du ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS), des représentants de la Présidence, du secrétariat général du bureau du Premier ministre et ceux de la compagnie QMM, lundi dernier. A l’issue de cette rencontre, ils se sont convenus sur le prolongement de la validité des anciens régimes fiscal et douanier jusqu’au mois de mai 2023, période durant laquelle une nouvelle convention pour ce projet minier sera soumise devant le Parlement.
    ⭕L’Etat indique son intention de « proposer un contrat complètement nouveau » pour « veiller aux intérêts de Madagascar » et pour s’assurer que « les exploitations des ressources nationales apporteront réellement des retombées positives pour les Malgaches ». Une rencontre entre le Président de la République et le Président directeur général de Rio Tinto aura d’ailleurs lieu du 25 au 27 janvier 2023 dans la Grande île.
    ⭕La convention d’établissement conclue en 1998 entre l’Etat Malagasy et Rio Tinto couvre l’ensemble de la vie du projet minier. Le régime fiscal dans cette convention prévoit que « la grande majorité des impôts, droits et taxes sont applicables avec des conditions de taux, d’assiette ou de perception parfois réduites ou simplifiées pour tenir compte de l’ampleur du projet et des impératifs économiques qui le sous-tendent ». Il prévoit que « ce régime sera stabilisé sur une durée de 25 ans, à compter de la date d’entrée en vigueur de la convention ».
    ⭕QMM avait indiqué dans un communiqué diffusé en juillet 2022 qu’entre 2006 et 2020, elle a reversé à l’Etat Malgache 89 millions de dollars de taxes et impôts, et contribue chaque année à plus de 1,3 millions de dollars de redevances pour le bénéfice des communautés locales. 2,5 millions de dollars par an sont investis dans des projets environnementaux et communautaires et 10 millions de dollars d’investissement communautaire seront utilisés dans les trois prochaines années.
  • Des spécialistes en économie recommandent d’augmenter les exportations pour tirer profit de la dépréciation de l’ariary

    Des spécialistes en économie recommandent d’augmenter les exportations pour tirer profit de la dépréciation de l’ariary

    Antananarivo, 11 Janvier, 18h06 – Une opportunité à saisir. Alors que l’ariary se déprécie par rapport à l’euro, les exportateurs de biens et de services vers la zone euro se frottent les mains. Une rédactrice web qui offre ses services à une entreprise basée en Europe se réjouit de l’appréciation de l’euro alors qu’il y a encore quelques semaines, elle avait vu ses revenus se réduire. “Je suis payée à la pige, et plus mes productions augmentent, plus je gagne. Avec le retour en force de l’euro, je gagne encore plus », confie-t-elle.
    ⭕Il y a six mois encore, le 11 juillet 2022, un euro s’échangeait en moyenne à 4 137 ariary sur le marché interbancaire de devises. Ce 11 janvier 2023, un euro vaut 4 826 ariary. Si en juillet, notre interlocutrice, pour un article qui vaut 50 euros, percevait autour de 205 000 ariary, ce mois de janvier, le même produit lui fait gagner environ 240 000 ariary.
    ⭕Plutôt que de se plaindre de la forte dépréciation de la monnaie nationale par rapport à l’euro ou même par rapport au dollar, un opérateur économique recommande que l’on booste l’exportation. « Les sociétés d’exportation doivent être encouragées car il y a là une opportunité à saisir. Il faut voir les choses sous cet angle-là », soutient-il.
    ⭕L’avis de l’opérateur économique est partagé par le Dr Hery Ramiarison, enseignant chercheur en économie, à l’Université d’Antananarivo. « Il faut exporter davantage », conseille-t-il. Il estime que « la dépréciation de la monnaie nationale ne serait pas un problème si l’on exportait massivement comme la Chine ». Il recommande ainsi que la production soit soutenue pour donner des produits à mettre sur les marchés internationaux.
    ⭕En plus de faire mieux gagner les exportateurs, la perte de valeur de l’ariary devrait faire gagner les produits provenant de Madagascar en compétitivité. L’ariary ayant moins de valeur, les marchandises malgaches qui arrivent sur le marché international peuvent coûter moins chères. Reprenant l’exemple de la Chine, le Dr Hery Ramiarison rappelle que « la monnaie chinoise, le yuan, est l’une des monnaies qui a le moins de valeur au monde, mais cela permet, entre autres, à la Chine de vendre moins cher », explique-t-il.
    ⭕Avec la dépréciation de l’ariary, les marchandises importées connaissent, au contraire, une hausse de leur prix une fois sur le marché local.
  • TOURISME – Le paquebot Nippon Maru avec 408 touristes accoste à Toamasina

    TOURISME – Le paquebot Nippon Maru avec 408 touristes accoste à Toamasina

    Antananarivo, 10 Janvier, 17h20 – Accueil en fanfare pour le Nippon Maru. Le premier paquebot de la saison a été amarré au port de Toamasina ce mardi vers 9h du matin. Les Tamataviens ont réservé un accueil spécial aux croisiéristes. Des danses, de la musique, des sourires. De quoi montrer leur hospitalité aux 408 passagers de ce paquebot dont une majorité de nationalité japonaise. Ce grand navire de luxe devrait rester trois jours successifs à Toamasina
    ⭕Les croisiéristes ont débarqué sur le quai à 13h avec un programme bien chargé. Leur séjour commence par une visite de la ville pour certains, par une virée vers le parc zoologique d’Ivoloina pour les autres. Mercredi, ces touristes vont faire un escapade à Morondava afin de découvrir la beauté des paysages de cette partie ouest du pays, avec ses magnifiques baobab. Ils retourneront à Toamasina le jour même. Leur voyage en terre malgache se termineront par un petit détour à Akanin’ny Nofy en naviguant par bateau sur le canal de Pangalanes. Certains pourront toujours se rendre à Ivoloina ou faire un City Tour. Le Nippon Maru lèvera l’ancre jeudi vers 17h et mettra le cap vers Yokohama, son port de départ avec une escale à Singapour.
    ⭕« Ce toucher est le seul prévu pour cette compagnie jusqu’ici », explique une source auprès de l’Office Régional du Tourisme de Toamasina (ORTT). « Mais si les touristes apprécient leur séjour et leur expérience, peut-être que la compagnie renouvelle l’expérience. Il s’agit d’un challenge pour nous. » ajoute encore notre interlocuteur.
    Photo : SPAT
  • COMMERCE – 140.000 tonnes de riz importés à distribuer à travers toute l’île pour réguler les prix du riz en cette période de soudure

    COMMERCE – 140.000 tonnes de riz importés à distribuer à travers toute l’île pour réguler les prix du riz en cette période de soudure

     

     

    Antananarivo, 10 Janvier, 6h29 – L’envolée des prix du riz local devrait être tempérée sous peu. Afin de réduire la tension sur les marchés, le ministère de l’industrialisation, du commerce et de la consommation mise sur le stock de riz importé. “Nous avons actuellement en stock 140.000 tonnes de riz importés qui seront injectés sur les marchés aux quatre coins de l’île”, indique Andry Randriamiaramahefa directeur du commerce intérieur dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère ce lundi. “Nous collaborons aussi avec la société SPM (State procurment of Madagascar) afin de pouvoir réguler les prix du riz sur le marché”, poursuit-il. Et alors que le prix du riz local tourne autour de 3 000 ariary le kilo, celui du riz importé par la société d’Etat se situe aux environs de 2 300 ariary le kilo, et ne devrait pas excéder les 2 400 ariary.

     

    ⭕La hausse des prix du riz local est entre autres due à son indisponibilité sur le marché, explique le responsable. L’indisponibilité du riz local s’explique pour sa part à la baisse des stocks auprès des agriculteurs consécutive au début de la saison culturale. “Lorsque l’offre est faible, les prix augmentent automatiquement”, tient à préciser le ministère. A cela s’ajoutent les difficultés d’acheminer les produits à cause de la dégradation de l’état des routes avec l’arrivée de la saison des pluies.

     

    ⭕La situation actuelle est aussi propice aux profiteurs et autres spéculateurs, prévient le ministère. Face à cela le département prévoit d’intensifier les descentes et les contrôles des prix à tous les niveaux. “Il y aura des mesures qui seront prises pour ceux qui ne respecteront pas les règles commerciales, notamment ceux qui voudraient profiter de la situation”, indique le DCI. Les stocks au niveau des grossistes et importateurs seront particulièrement scrutés.

     

    ⭕Même si les prix du riz doivent être régulés, le ministère indique aussi que cela ne doit pas se faire au détriment des producteurs. Edgard Razafindravahy, ministre de l’industrialisation, du commerce et de la consommation a indiqué ce lundi que le prix du paddy ne doit pas être au-dessous de 1 800 ariary le kilo. Ici aussi le ministère indique que la surveillance sera accrue.

     

    Photo : MICC

     

     

  • AGRICULTURE – Le ministère en charge du Commerce estime que le kilo du paddy ne doit pas être inférieur à 1 800 ariary le kilo

    AGRICULTURE – Le ministère en charge du Commerce estime que le kilo du paddy ne doit pas être inférieur à 1 800 ariary le kilo

    Antananarivo, 9 Janvier, 18h40 – Un prix plancher pour le riz local. Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation réitère son soutien envers les riziculteurs malgaches. Bien que le prix du riz local soit en hausse, le ministre refuse que les paysans soient sacrifiés. « Il est vrai que les populations subissent des difficultés avec la hausse des prix de produits de première nécessité, surtout que nous entrons en pleine période de soudure avec ce que cela suppose de hausse sur les prix du riz local, mais comme je l’ai maintes fois indiqué, les paysans ne doivent pas vendre à perte », rappelle-t-il durant son allocution au cours de la cérémonie hebdomadaire de lever de couleurs au ministère.
     
    ⭕Selon les calculs du ministère, le prix du paddy ne devrait pas être à moins 1 800 ariary le kilo. Avec ce prix du paddy auprès des producteurs, le prix du riz local devrait tourner autour de 3 000 ariary le kilo. Actuellement, les variétés de riz local coûtent autour de 2 900 ariary, voire 3 200 ariary sur les étals des détaillants tananariviens. Il y a une semaine, dans un souci de maîtriser le prix du riz local, le chef de district d’Andilemana a pris l’initiative d’imposer un prix plafond de 1 650 ariary pour le paddy, mais il a aussitôt décidé d’annuler la note.
     
    ⭕Dans la région d’Alaotra Mangoro, le prix d’une mesure de riz s’élève actuellement à 750 ariary, soit environ 2 650 ariary le le kilo. « Les paysans qui ont épuisé leur stock de riz ne peuvent pas se permettre d’acheter à ce prix », explique une source locale. Pour faire face à la période de soudure, le ministère indique que le stock de riz importé est suffisant pour approvisionner le marché. Il évoque « 140 000 tonnes de riz importé pour combler le gap » et le riz importé par la State procurement of Madagascar (SPM) pour réguler le prix sur le marché.
     
  • TOURISME – Le port de Toamasina accueillera mardi son premier paquebot de l’année avec le bateau de croisière japonais Nippon Maru 

    TOURISME – Le port de Toamasina accueillera mardi son premier paquebot de l’année avec le bateau de croisière japonais Nippon Maru 

     

     

    Antananarivo, 8 Janvier, 13h53 – Nippon Maru ouvre le bal des paquebots touchant la Grande île pour 2023. La Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) annonce dans son communiqué du 7 janvier la venue du bateau de croisière Nippon Maru. Le bâtiment de villégiature « accostera le mardi 10 janvier 2023 » dans le port de la capitale économique malgache déclare le SPAT. Il s’agit du « premier paquebot de l’année » d’après le communiqué.

     

    ⭕D’après le ministère japonais du Tourisme, le Nippon Maru est le premier navire autorisé à quitter le Japon. Il a quitté Yokohama le 15 décembre dernier, s’est respectivement arrêté à l’île Ishigaki, à Singapour, puis a fait escale à Male aux Maldives, puis à Port Louis depuis le 5 janvier. Il devrait quitter la capitale mauricienne le 8 janvier à 17h et est ensuite prévu faire escale à Toamasina avant de reprendre sa route vers le Japon en passant à nouveau par Singapour.

     

    ⭕La plupart des touristes à bord du Nippon Maru sont Japonais même si d’autres nationalités sont bien présentes à bord. En 2021, les responsables de la compagnie propriétaire du paquebot sont venus à Madagascar pour étudier la possibilité d’accoster sur la Grande île. Après trois ans de suspension due à la crise de Covid-19 et durant laquelle 13 morts et plus de 700 individus infectés ont été enregistrés sur un navire japonais en 2020, le trafic maritime extérieur reprend au Japon.

     

    ⭕Le Nippon Maru a une capacité d’accueil de 408 passagers et 230 membres d’équipage. Il fait 163 m de long et 24 mètres de large avec une capacité 22 472 Tonnes. Construit par Mitsubishi Heavy Industries, à Kobe, Japan en 1990, il est en service depuis la même années. Ce navire appartient à Mitsui OSK (MOL) et Mitsui O.S.K. Passenger Mines Ltd (MOPAS).

     

    ⭕La compagnie maritime a des précédents peu reluisant dans la zone Océan Indien. Le MV Wakashio, navire du MOL, y a fait naufrage en août 2020 et a occasionné une épisode catastrophique de mer noire. Selon la presse mauricienne, les passagers et les officiels du Nippon Maru ont d’ailleurs participé une Nippon Maru Farm Experience, et ont notamment fait un un constat de l’état de la côte qui a été affectée par la marée noire provoquée par le naufrage du MV Wakashio.

     

    Photo : Cruisemapper

     

     

  • COMMERCE – Madagascar souhaite percer le marché chinois pour sa vanille

    COMMERCE – Madagascar souhaite percer le marché chinois pour sa vanille

     

     

    Antananarivo, 7 Janvier, 20h04 – « Pourquoi la Chine n’importe-t-elle pas de la vanille de Madagascar ? » La question a été posée vendredi au chargé d’affaires de l’ambassade de Chine par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation. « Madagascar est pourtant le premier pays producteur et exportateur de vanille au monde », a rappelé Edgard Razafindravahy à son interlocuteur, Zhang Wei. Celui-ci, de son côté, s’est étonné qu’aucun investisseur chinois n’est présent dans le secteur de la vanille, indique le communiqué du ministère rapportant la rencontre entre les deux hommes. Il souligne néanmoins que de la vanille de Madagascar arrive en Chine « mais en petite quantité ».

     

    ⭕A en croire le ministère en charge du Commerce, l’exportation de vanille par Madagascar vers la Chine devrait améliorer l’équilibre de la balance commerciale entre les deux pays. Pour l’instant, le déséquilibre est en défaveur de la Grande île qui importe plus qu’il n’exporte vers l’Empire du Milieu. De janvier à novembre 2021, la Grande île a exporté vers la Grande Chine 2 285,7 milliards d’ariary de marchandises. Elle a pourtant importé de ce pays jusqu’à 4 646,3 milliards d’ariary de marchandises.

     

    ⭕Pour rassurer le ministre, le chargé d’affaires de Chine a indiqué qu’il parlerait de la vanille malgache aux hommes d’affaires de son pays. Pour le ministère, l’existence d’un accord économique et commercial entre les deux pays devrait faciliter le développement des échanges dans le secteur évoqué durant la rencontre. Le diplomate chinois a également invité Madagascar à participer aux foires et autres événements commerciaux internationaux pour mieux faire connaître ses produits et les opportunités existant sur la Grande île.

     

    Photo : Ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation

     

     

  • Aivo Andrianarivelo nommé gouverneur de la Banque centrale

    Aivo Andrianarivelo nommé gouverneur de la Banque centrale

     

     

    Antananarivo, 4 Janvier, 23h45 – Retour aux sources. Le Conseil des ministres nomme ce mercredi Aivo Handriatiana Andrianarivelo comme gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara après avoir accepté la démission de Henri Rabarijohn que les rumeurs donnaient demissionaire depuis quelques semaines. Selon le communiqué du Conseil des ministres, le gouverneur sortant est « contraint de quitter ses fonctions pour des raisons de santé ». « Le Conseil d’administration de la Banque centrale a immédiatement proposé qu’il soit remplacé dans la mesure où un poste aussi stratégique ne pouvait être laissé vacant », poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

     

    ⭕C’est donc un ancien du Fonds monétaire international (FMI) qui remplace un ancien de l’International Finance Corporation (IFC) du groupe de la Banque mondiale. Le nouvel homme fort de l’autorité monétaire du pays est un spécialiste des finances. Un secteur qui l’a toujours fasciné depuis sa jeunesse, selon ses propos. Avant cette nomination, il était membre du conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) en représentant 23 pays africains, de novembre 2020 à octobre 2022.

     

    ⭕Aivo Andrianarivelo a commencé sa carrière en tant que stagiaire au sein de la banque centrale lorsqu’il était encore étudiant à Barikadimy “Je faisais partie des rares personnes à avoir été reçues en tant que stagiaire au sein de cette institution”, indique-t-il fièrement sur son profil Linkedin. Il avait rêvé de devenir un expert en finances. Il est ensuite parti pour poursuivre des études en sciences économiques à l’Université de Toamasina où il est sorti avec un diplôme de maîtrise en 1992.

     

    ⭕En 1991, le contexte politique l’a poussé à trouver un emploi. Il décroche son premier contrat au sein de l’Union commercial Bank (UCB) à Madagascar. Il a participé ainsi à la mise en place de cette banque mauricienne dans la Grande île. Il y est resté pendant douze ans, en occupant plusieurs postes de responsabilités d’années en années. “Le plus marquant était d’être parmi les premiers cambistes malgaches et responsable des placements en devises”, raconte-t-il sur son profil Linkedin. Il a été envoyé par la banque pour suivre une formation sur le SWIFT et le marché monétaire pour être cambiste de la banque à l’ouverture du Marché Interbancaire de Devise (MID).

     

    ⭕Outre le secteur bancaire, Aivo Andrianarivelo a déjà aussi travaillé dans l’humanitaire, en tant que directeur régional puis directeur financier de l’ONG internationale Catholic Relief Service. Avant son poste au FMI, il était à la tête du Fonds de portage et de privatisation, une société anonyme de gestion et de vente d’actions pour le compte du gouvernement, de 2008 à 2020.

     

    ⭕Aivo Andrianarivelo aura fort à faire pour veiller à la stabilité interne et externe de l’Ariary, dans un contexte de volatilité de la monnaie nationale sur le marché de change, et dans une conjoncture mondiale difficile marquée par la crise ukrainienne. D’autres missions, comme la constitution de la réserve d’or monétaire, l’effectivité de l’e-ariary ou encore la mise en place des marchés de capitaux, l’attendent également. Et cela sans parler des vents de changement amenés par l’évolution technologique à l’instar des cryptomonnaies.