Catégorie : Économie
-

La pêche et la vente de langouste prohibées pendant trois mois dans cinq régions
Antananarivo, 26 Décembre, 17h11 – Interdiction. A partir du 1er janvier, il est interdit de pêcher des langoustes dans les eaux maritimes des régions Androy, Anosy, Atsimo Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany, et ce jusqu’au 31 mars 2023. Il n’y a pas que la pêche qui est interdite au cours de cette période. La mesure concerne aussi la mise en vente, la vente, l’achat, le transport ainsi que le colportage et la mise en conservation de ces fruits de mer sous toutes formes, selon les informations communiquées par le ministère de la Pêche et de l’économie bleue.
Les autorités invitent ainsi les sociétés de pêche, les collecteurs, les poissonneries ainsi que tous les revendeurs à faire une déclaration de leur état de stock à la date du 31 Décembre 2022 auprès de la direction régionale de la pêche et de l’économie bleue la plus proche au plus tard le 9 janvier.
Il n’y aura donc pas de langoustes fraîches en provenance de ces régions considérées comme les principales productrices du pays durant cette période. A noter que la région Anôsy a la particularité d’abriter une grande partie de l’industrie langoustière du pays. D’après l’Economic development board of Madagascar (EDBM), près de 50% des captures nationales est débarqué sur les 150 km de côtes entre Sandravinany et Tolagnaro. Sainte Luce est le plus important village de pêche de la langouste du Sud-Est du pays. Cette activité est la principale source de revenu de 79% des ménages dans cette localité. -

CODE DU TOURISME – La mise en place d’un haut conseil stratégique du tourisme envisagé
Antananarivo, 23 Décembre, 17h50 – Une nouvelle réforme en vue pour le tourisme. Les autorités entendent actualiser le code du tourisme pour booster le secteur et donner plus de visibilité à la destination Madagascar. Le nouveau texte prévoit plusieurs réformes dont la mise en place d’un haut conseil stratégique.
Face à la presse mercredi, Diana Rasoanaivo, directeur de cabinet du ministère du Tourisme, a laissé filtrer quelques informations sur le rôle de ce nouvel organe. “Il sera chargé de mettre en place toutes les stratégies nécessaires au développement du tourisme à Madagascar. Il sera composé des représentants des acteurs de ce milieu, et proposera de nouvelles idées et les orientations à suivre aux décideurs”, explique-t-elle.
A part la mise en place du haut conseil stratégique du tourisme, il y a également la délégation du pouvoir pour le classement des établissements hôteliers au secteur privé. Cela devrait accélérer la délivrance du certificat, souligne Diana Rasoanaivo. A en croire la responsable, les opérateurs dans le secteur touristique vont bénéficier aussi des mesures fiscales incitatives, comme la suppression et/ou la diminution des taxes pour ceux qui importent les produits liés aux activités touristiques.
Les amendes ont, par ailleurs, été réévaluées pour lutter contre des informels qui nuisent l’activité. L’actuel code du tourisme, qui date de 1995, est qualifié par les acteurs de « dépassé ». Le nouveau texte est encore au niveau du conseil de gouvernement, rapporte le responsable. Il devrait être laissé à l’appréciation des parlementaires à la prochaine session. -

BUDGET – La Haute cour constitutionnelle donne son feu vert à la loi de finances 2023
Antananarivo, 23 Décembre, 7h25 – La loi de finances pour 2023 peut être promulguée. La Haute cour constitutionnelle (HCC) a donné son feu vert à ce document retraçant le budget de l’Etat dans une décision rendue publique mercredi. « Les dispositions portant loi de finances 2023 sont conformes à la Constitution », indiquent les juges constitutionnels dans cette décision.
Les députés ont validé en deuxième lecture les quelques amendements apportés par le Sénat. Il s’agit de la retaxation à 20% des carburants dès le début de l’année si le texte original maintient son taux à 15% durant le premier semestre. La loi de finances 2023 instaure également les droits de sortie sur les ressources naturelles non-renouvelables et les modifications apportées par le Parlement suggèrent que le plafond de ces taxes soit limité à 15% à l’exception des droits de sortie sur les pierres précieuses.
La loi de finances prévoit un taux de croissance de 4,9% pour 2023. Elle mise sur des investissements à hauteur de 25,3% du PIB pour soutenir cette croissance. Elle estime que les investissements publics pourront atteindre 12,2% du PIB tandis que les investissements privés seront de 13,1% du PIB. Elle s’attend à des recettes fiscales nettes qui atteindraient 12,1% et des appuis des partenaires de développement jusqu’à 6,4% du PIB pour assurer le financement des dépenses publiques. -

ENERGIE – Les tarifs moyens de l’électricité « pourraient » augmenter, selon un rapport du FMI
Antananarivo, 22 Décembre, 6h30 – Des hausses « à prévoir ». Les tarifs moyens de l’électricité « pourraient » augmenter de 15% par an, conformément au plan de relance de la Jirama. Cela porterait le tarif moyen de 0,15 dollar par kilowattheure à 0,22 dollars par kilowattheure d’ici 2025, expose le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport d’assistance technique sur le Programme d’évaluation macroéconomique du climat (CMAP). Le FMI souligne toutefois, par rapport à cette éventualité,que le tarif social sera maintenu pour les ménages vulnérables.
⭕Dans ce rapport, le FMI soutient que les prix aux abonnés de l’électricité ne correspondent pas aux prix de recouvrement. Le cout moyen de production d’électricité a presque doublé entre 2015 et 2019 « sous l’effet de la dépendance croissante à l’égard de l’énergie thermique couteuse et des inefficacités opérationnelles », indique l’institution de Bretton Woods. Or les tarifs sont restés stagnants, ce qui a donné lieu à d’importants transferts de la part du gouvernement pour combler l’écart. Le FMI ajoute que l’exonération de la TVA sur la consommation des premiers 100 kilowattheure par mois pour tous les consommateurs est également une autre source d’inefficacité des prix.
⭕Le FMI rapporte alors qu’en l’absence d’augmentation des tarifs, la JIRAMA continuerait d’afficher des pertes et nécessiterait des transferts budgétaires, « même en prenant en compte d’importantes améliorations de l’efficacité ». Le maintien du tarif social pour les ménages vulnérables devrait néanmoins permettre de les épargner des incidences négatives sur la distribution, « d’autant plus que les ménages pauvres ont généralement un accès limité à l’électricité du réseau à Madagascar », poursuit le FMI.
⭕L’optimisation tarifaire « Optima » avait été déjà mise en œuvre depuis le mois de juillet 2021. Cette disposition, couplée avec l’intensification des efforts de recouvrement et le renforcement de la lutte contre la fraude ont permis de redresser les revenus de la Jirama, approchant les 1 000 milliards d’ariary en 2021, selon le dernier mémorandum de politique économique et financière (MPEF) entre l’Etat malgache et le FMI.
⭕Après consultation avec la Banque mondiale, l’Etat malgache a décidé d’appliquer de manière progressive l’Optima business, l’ajustement des tarifs pour les entreprises, à partir du mois d’aout 2022. Une tarification qui sera totalement appliquée dès le mois de janvier 2023.
-

CLIMAT DES INVESTISSEMENTS – Forte baisse du nombre des agréments en zone ou entreprises franches délivrés
Antananarivo, 21 Décembre, 17h55 – Une nette diminution constatée. Le nombre des agréments délivrés pour les zones et entreprises franches (ZEF) est passé de 13 en 2019, pour descendre à cinq en 2020, remonter sensiblement à six en 2021, pour finalement se situer à trois à fin Octobre 2022. C’est ce qu’a indiqué le Groupement des entreprises franches et partenaires, à l’issue de son assemblée générale ordinaire, la semaine dernière.
Sur les trois agréments ZEF délivrés durant les dix premiers mois de cette année, un a été délivré pour le secteur du Textile-habillement et accessoires (THA), un pour les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et un pour le secteur classé « autres ». En 2019, trois agréments ont été délivrés pour le THA, huit pour le TIC et un pour cette catégorie « autres ».
L’Economic develpment board of Madagascar (EDBM) avait indiqué lors du forum national des investissements avoir accompagné et enregistré 51 projets d’Investissements directs étrangers (IDE) et d’investissements nationaux (IDN), particulièrement dans le secteur THA et TIC. Et qu’entre 2021 et 2022, cette agence de promotion des investissements disait avoir enregistré six décisions d’investissement et que six autres étaient en cours d’accompagnement vers des décisions d’investissements.
Concernant l’assainissement de la liste des entreprises franches, le président du GEFP, Herilanto Rakotoarisoa, a soulevé le cas de plus de 300 entreprises qui jouissent du régime zone franche mais qui ne se plient pas aux obligations pour continuer d’en bénéficier. Le sujet avait été relancé lors du dialogue public-privé entre le GEFP et la direction générale des Impôts (DGI) au mois d’octobre 2021 mais qui semble sans suite. Pourtant à l’époque, il a été convenu la relance de l’adoption du décret abrogeant l’agrément de ces « fausses entreprises franches ». Il avait été également admis que l’appartenance à un groupement pouvait être un facteur de diminution des risques à prendre en considération afin de limiter les dérives. -

PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – La centrale hydroélectrique d’Antetezambato et son potentiel de 140 MW cherche promoteur
Antananarivo, 20 Décembre, 9h35 – Avis aux intéressés. Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) lance un avis d’appel d’offres ouvert pour les travaux de construction de la centrale hydroélectrique d’Antetezambato, prévue avoir une puissance de 140 MW dans le district d’Ambatofinandrahana. Les candidats désirant soumissionner devront faire parvenir leurs offres un niveau du ministère Ampandrianomby au plus tard le 18 janvier 2023, soit moins dans moins d’un mois.
L’aménagement de la centrale hydroélectrique d’Antetezambato figure parmi les priorités de l’Etat dans le domaine de l’énergie. Cette centrale figure parmi celles qui devront être opérationnelles d’ici cinq ans, avait exposé le président de la République Andry Rajoelina durant l’inauguration de la centrale hydroélectrique de Farahantsana au début de ce mois de Décembre. Le chef de l’Etat avait parlé « d’accélérer la mise en place du projet Antetezambaro » durant cet évènement.
Le chantier est énorme. Le Plan émergence de Madagascar (PEM), qui avait été présenté durant le Forum national des investissements à Ivato au mois d’Octobre, avance un coût estimatif de 420 millions de dollars pour l’aménagement de cette centrale hydroélectrique. Mais ce plan national soulève également plusieurs actions principales à considérer, dont les études de développement (APD, EIES, PGES, PAR), la mise à disposition des terrains, la construction des infrastructures du projet et des infrastructures connexes, l’aménagement des infrastructures de transport d’énergie électrique, tout comme l’exploitation, la maintenance et l’entretien.
L’Etat rassure pouvoir y parvenir et annonce que 502 MW vont s’ajouter aux capacités actuelles du pays d’ici cinq ans avec l’opérationnalisation des projets comme Antetezambato. Andry Rajoelina parlait, lors de l’inauguration de Farahantsana, du barrage hydroélectrique de 64 MW de Ranomafana qui devrait produire de l’électricité d’ici trois ans et demi. Il y a également le projet de 192 MW de Sahofika, les 120 MW de Volobe dont les négociations sont en cours de finalisation, ou encore ce que va produire Mandraka III.
Le locataire d’Iavoloha avait souligné lors de cette cérémonie le souhait de Madagascar d’être la vitrine de la transition énergétique dans l’Océan Indien et en Afrique. Et « l’Etat malgache est là pour soutenir et accompagner les initiatives et les projets du secteur privé dans le secteur de l’énergie », avait-il rassuré.Photo : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures.
-

Banque centrale : La réunion ordinaire du conseil d’administration de vendredi présidée par le Gouverneur Henri Rabarijohn
Antananarivo, 18 Décembre, 17h25 – Il est en service. Du moins jusqu’à vendredi. Le gouverneur de la Banque centrale que les rumeurs disaient démissionnaire depuis quelques jours a encore dirigé la réunion ordinaire du conseil d’administration de la Banque centrale de Madagascar (BCM) pour le quatrième trimestre 2022 vendredi dernier. Cette réunion portait sur le budget 2023 de cette institution et a été présidée par son gouverneur Henri Rabarijohn, selon un communiqué publié par l’autorité monétaire sur son site officiel.
⭕La BCM avait d’ailleurs eu un agenda chargé la semaine passée, indique ce communiqué, puisque la Banque centrale a procédé à la clôture de projet de système de management de qualité la veille de la réunion du Conseil d’administration, c’est-à-dire jeudi. Ce projet comme le rappelle la BCM est « un ensemble de procédures dont l’objectif est d’améliorer les résultats, en optimisant les performances ». Le mercredi 14 décembre, le comité exécutif de la BCM avait procédé à la signature du formulaire d’engagement en faveur de l’éthique et de l’intégrité lors d’une cérémonie qui avait également été présidée par son gouverneur, Henri Rabarijohn, rapporte toujours ce communiqué.
-

MONNAIE – L’euro passe de 4 400 ariary à 4 660 ariary en un mois sur le marché interbancaire de devise
Antananarivo, 16 Décembre, 11h07 – L’euro continue de regagner de la valeur face à l’ariary. La monnaie européenne, qui a valu 4 400 ariary le 15 Novembre, s’échange sur le marché interbancaire de devises (MID) à 4 660 ariary le 15 Décembre 2022, d’après les chiffres publiés par la Banque centrale de Madagascar (BCM). Il y a cinq mois, le 15 Juillet, l’euro était même encore à 4 097 ariary.
Cette situation est en grande partie générée par la hausse de la demande interne de l’euro pour assurer les opérations d’importation en cette période de fin d’année, explique un économiste. Mais elle pourrait également résulter du redressement de l’euro face au dollar avec l’atténuation de la crise de l’énergie au niveau international, poursuit notre interlocuteur.
La tendance haussière s’est également poursuivie mais à un niveau sensiblement moindre pour le dollar. Le billet vert a valu 4 402 ariary jeudi s’il valait 4 286 ariary le 15 Novembre. On assiste donc à une dépréciation de l’ariary non seulement face à l’euro et mais également face au dollar.
Nous sommes bien loin de la situation des neuf premiers mois de cette année, période durant laquelle le taux de change de la monnaie nationale avait été soumis à une forte volatilité. L’ariary s’était, durant cette période, apprécié de -9,4 % par rapport à l’euro, passant de 4 470,1 ariary à fin Décembre 2021 à 4048 ariary à fin septembre 2022. Inversement la monnaie locale s’est dépréciée de 5,6 % par rapport au dollar, valant 3 956 ariary à fin Décembre 2021, contre 4 179 ariary à fin Septembre 2022.

