Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AÉRIEN – Air Austral autorisée à nouveau à desservir temporairement Antananarivo les week-ends

    TRANSPORT AÉRIEN – Air Austral autorisée à nouveau à desservir temporairement Antananarivo les week-ends

    Antananarivo, 9 Décembre, 15h56 – Air Austral reprend ses vols du weekend sur Antananarivo. La compagnie réunionnaise annonce ce vendredi dans un communiqué qu’elle est « de nouveau autorisée à desservir Antananarivo et Nosy Be les samedis et dimanches jusqu’au 28 Janvier 2023 inclus ».

    ⭕“Les autorités malgaches ont validé ce jeudi 8 décembre 2022, le programme des vols initialement déposé par la compagnie, prévoyant la desserte quotidienne de Tananarive et quatre fréquences sur Nosy Be », souligne la communiqué d’Air Austral. Le feu vert n’est cependant que temporaire, courant jusqu’au 28 Janvier. Au-delà de cette date, la compagnie annonce qu’elle fera « un nouveau point régulièrement avec les autorités pour évaluer le maintien des vols sur les jours d’opération concernés ».

    ⭕Par ailleurs, bien qu’elle soit autorisée à « réopérer » sur la ligne La Réunion – Antananarivo dès ce weekend, la compagnie réunionnaise ne prévoit pas de desservir la capitale malgache les 10 et 11 Décembre. Elle évoque des « contraintes opérationnelles » pour ne pas reprogrammer les vols de ces deux journées déjà annulés par mesures préventives.

    ⭕Air Austral a déjà annulé les vols qu’elle avait prévus le weekend dernier faute d’autorisation des autorités malgaches, prenant au dépourvu les clients à qui elle avait déjà vendu des billets. Elle avait alors dénoncé une réduction de la fréquence des vols, passant de sept à cinq jours par semaine, le weekend exclu. Les opérateurs du secteur touristiques, eux, se sont inquiétés de la conséquence d’une telle décision dans un comluniqué publié dimanche. La Confédération du tourisme de Madagascar a clairement évoqué un « coup d’arrêt à la relance économique ».

  • COMMERCE – Madagascar encouragée à avancer dans son adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine, le secteur privé malgache encore peu enthousiaste à l’intégrer

    COMMERCE – Madagascar encouragée à avancer dans son adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine, le secteur privé malgache encore peu enthousiaste à l’intégrer

    Antananarivo, 9 Décembre, 11h16 – La Grande île, qui reste prudente quant à son adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), est encouragée à avancer. Ce ne pourrait qu’être aux avantages du pays, d’après ce qu’a exposé le coordonnateur du Système des Nations-Unies, Issa Sanogo, durant la célébration de la Journée internationale de l’industrialisation de l’Afrique. Il étaie son argumentation par le fort potentiel de Madagascar en termes de produits qui peuvent être exportés vers le continent africain et inversement par les opportunités d’affaires que ce continent peut également développer à Madagascar.

    ⭕« C’est autant d’opportunités de commerce, de pénétration de marché et de développement de l’industrie que la Zlecaf offre. Aussi, nous encourageons les autorités nationales des Etats membres de l’Union Africaine à l’adopter », lance-t-il. La coordinatrice senior de la Zlecaf auprès du Centre du commerce international, Aissatou Diallo, ajoute d’ailleurs que ce marché continental unique, créé à travers l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires au commerce des marchandises, permettra à Madagascar de valoriser son panier de produits.

    ⭕« Nous ne devons pas attendre que toutes les infrastructures du commerce soient en place pour pouvoir commencer à commercer dans le cadre de la Zelcaf. Ce qu’il faut, c’est informer le secteur privé par rapport aux opportunités qui existent sur le marché africain. Il faudra en même temps améliorer l’environnement des affaires et mettre en place un dispositif juridique qui est favorable aux transactions commerciales intra-africaines », soutient-elle.

    ⭕Les autorités malgaches se veulent pourtant encore prudentes sur l’adhésion à l’accord. Lors du dialogue national sur les enjeux et les défis de la Zlecaf en fin Novembre, Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, a reconnu l’hésitation malgache sur le sujet. La suppression des droits et des taxes à l’importation et la faible compétitivité de Madagascar au niveau des zones d’intégration africaine, avec une balance commerciale déficitaire dans ses relations avec les pays africains, constituent les motifs soulevés par le ministère.

    ⭕Le ministre a également insisté sur la nécessité de consulter le secteur privé et la population sur la question avant de signer l’adhésion définitive de la Grande île à cette zone de libre-échange africaine. Il a également mis en avant l’importance d’industrialiser le pays d’abord pour mieux gagner en compétitivité. Les participants à ce dialogue national ont également soulevé la question de l’accès du secteur privé aux financements, le financement des infrastructures, les perspectives pour les investissements directs étrangers ainsi que les dispositifs de soutien aux petites et moyennes entreprises.

    ⭕Le secteur privé malgache, lui aussi, est peu enthousiaste. « Nous ne nous opposons pas à l’adhésion de Madagascar à la Zlecaf. Nous estimons cependant que cette adhésion nécessite du temps », lance le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Amiraly Hassim. Il soulève également d’autres raisons, à savoir le fait que plus de 80% des produits consommés à Madagascar sont importés ainsi que le problème d’insécurité alimentaire du pays. « Donc, notre premier objectif c’est de produire et de transformer nos produits pour la consommation locale d’abord. C’est une fois que nous disposons d’un excédent de production que nous pouvons approvisionner d’autres marchés à l’extérieur », insiste-t-il.

  • SECTEUR EXTRACTIF – La redevance minière en hausse dans l’avant-projet de révision du code minier

    SECTEUR EXTRACTIF – La redevance minière en hausse dans l’avant-projet de révision du code minier

    Antananarivo, 9 Décembre, 8h57 – Déraisonnable et disproportionnée. La redevance minière passera du taux unique actuel de 2% à un taux variable selon les substances minières, prévoit l’avant-projet de révision du code minier. Une hausse globale de cette contribution des exploitants miniers est ainsi à prévoir. Toutefois, l’Organisation de la société civile sur les industries extractives (Oscie) fait remarquer dans son mémorandum sur les points de désaccord dans cette révision de loi que « le taux dû sur la valeur des produits des mines à leur première vente sera certes revu à la hausse. Mais force est de constater que la perception effectuée au profit des collectivités territoriales décentralisées connaitra (CTD) une baisse ».

    ⭕Le code minier actuellement en vigueur soutient que la première vente des produits extraits donne lieu à la perception d’une redevance minière de 0,60 % pour les entités publiques et d’une ristourne de 1,40% pour les CTD. Aussi, en d’autres termes, ce sont les CTD qui perçoivent plus que l’Etat central.

    ⭕Cette formule de répartition des quotes-parts des redevances et des ristournes change dans l’avant-projet de révision du code minier, et c’est l’Etat central qui va généralement percevoir plus. L’OSCIE prend l’exemple de l’exploitation de terres rares, dont le taux de redevance à l’état brut est rehaussé à 5% dans l’avant-projet de loi. Pour ce produit, il est prévu dans cet avant-projet de loi que 30% de cette redevance seront versés à titre de ristournes minières et 70% pour l’Etat central.

    ⭕« Cette clé de répartition en faveur de l’Etat central pourrait remettre en cause le principe de la répartition équitable et inclusive des ressources », expose cette organisation de la société civile dans le secteur extractif. Elle rappelle que « les recettes des ristournes minières constituent l’une des ressources attendues par les CTD pour financer les programmes de développement local et régional ».

    ⭕L’Oscie estime que les ristournes et redevances ne devraient pas être dissociées et qu’au moins 50% de leur montant cumulé devrait revenir aux CTD pour que la formulation des quotes-parts soit équitable. L’Oscie plaide également pour que la part revenant aux CTD leur soit directement payée, sans passer par le pouvoir central.

    ⭕Pour l’heure, les recettes issues de la vente des substances minières sont perçues directement par le Trésor public. Il revient ensuite au trésorier qui a effectué l’encaissement de réaffecter les quotes-parts des différents bénéficiaires, soit par transfert comptable, soit par opération d’ordre, soit directement par virement bancaire, d’après la direction générale du Trésor.

  • INDUSTRIE – Une nouvelle cimenterie à Ibity pour en finir avec l’importation de ciment et pour en faire baisser les prix

    INDUSTRIE – Une nouvelle cimenterie à Ibity pour en finir avec l’importation de ciment et pour en faire baisser les prix

    Antananarivo, 9 Décembre, 7h28 – Plus d’un million de tonnes de ciment par an. Ce sera la capacité de production de la nouvelle usine de cimenterie dont la construction a été lancée à Ibity dans la région Vakinankaratra jeudi. Ce qui devrait satisfaire les besoins locaux. L’actuelle usine, elle, ne produit que 180 000 tonnes de ciment par an. “Une telle capacité de production, additionnée à la production de ciment de l’usine de Toamasina, permettra de mener Madagascar vers l’autosuffisance en ciment”, indique la société Cementis dans un communiqué.
    ⭕La nouvelle cimenterie est imbriquée à l’actuelle usine. Elle sera dotée d’une nouvelle technologie de four horizontal de clincker plus performante qui lui permettra d’atteindre cette performance de production. “Ce projet ambitieux pourra avoir lieu dans les meilleurs délais d’ici 2025. Alors nous vous donnons déjà rendez-vous pour son inauguration”, lance François de Lesquen, directeur général de Cementis Madagascar dans son discours lors de la cérémonie de pose de première pierre.
    ⭕Pour le président de la République Andry Rajoelina, qui était présent sur place, cette cimenterie est une fierté nationale. Il a parlé d’un héritage industriel et d’un projet d’avenir. A plusieurs reprises, le chef d’Etat avait annoncé de mettre en place la plus grande cimenterie de l’océan Indien avec une participation des investisseurs nationaux. Il a annoncé durant son discours que les actions au sein de cette usine d’Ibity sont ouvertes à tous les Malgaches, nationaux ou issus de la diaspora, qui souhaitent investir dans ce domaine. 20% des actions sont ainsi dédiées aux investisseurs malgaches.
    ⭕A Madagascar, les consommateurs font souvent face à la volatilité des prix des matériaux de construction en général et du ciment en particulier. Face à cela, l’Etat avait mis en place un système de régulation de prix à travers l’importation de ciment par la société State Procurement of Madagascar et le contrôle de prix sur le marché. Les promoteurs de cette nouvelle usine de cimenterie promettent ainsi de mettre en place des prix attractifs sur le marché local. Devant la communauté locale, le locataire d’Iavoloha rejoint la voix des dirigeants de cette société.
    ⭕“Ecoutez bien. Cette annonce est très importante. Le prix d’achat du sac de ciment dans les communes environnantes de l’usine et à Antsirabe sera moins chers que le prix appliqué dans les autres régions. Quand cette usine sera complètement opérationnelle d’ici 2025, le prix du ciment sera de 14 000 Ariary. Actuellement, le prix sur le marché est de 30.000 Ariary”, promet le Président dans son discours.
    Photo : Cementis Madagascar
  • THIERRY DE BAILLEUL :“Trouver l’équilibre économique et développer le réseau domestique sont les priorités”

    THIERRY DE BAILLEUL :“Trouver l’équilibre économique et développer le réseau domestique sont les priorités”

    Thierry de Bailleul a été choisi par les autorités malgaches pour être le nouveau directeur général de Madagascar Airlines, la société qui a exploite les actifs d’Air Madagascar. Il a été officiellement présenté ce mercredi à Iavoloha lors de la signature de l’acquisition par Madagascar Airlines de l’avion Embraer 190 E2 pour étoffer sa flotte. Devant les caméras de www.2424.mg, le nouveau DG, ambitieux et confiant, livre sa vision et ses priorités pour le redressement de la compagnie aérienne nationale. Interview.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Les opérateurs touristiques tirent la sonnette d’alarme sur l’annulation des vols internationaux

    TRANSPORT AÉRIEN – Les opérateurs touristiques tirent la sonnette d’alarme sur l’annulation des vols internationaux

    Antananarivo, 8 Décembre, 20h00 – Les professionnels du tourisme réagissent après l’annulation des vols de la compagnie Air Austral le week-end dernier. Ils disent avoir du mal à comprendre cette décision. “On ne comprend pas les fondements économiques de cette décision qui n’a bénéficié d’aucune concertation auprès des principaux concernés », lance Lova Ratovomalala, directeur exécutif de la Confédération du tourisme de Madagascar, relayé par un communiqué.
    ⭕Le responsable parle d’un « coup d’arrêt à la relance touristique ». “Les opérateurs touristiques ne sont pas encore remis à flots. Les pertes financières générées par la crise sanitaire sont loin d’être compensées. Aujourd’hui, on commence à peine à remonter la pente avec les voyageurs qui commencent à revenir petit à petit à Madagascar ”, insiste-t-il. Se faisant le porte-voix de ses pairs, il rapporte le souhait de ceux-ci d’avoir au plus vite des réponses de la part des autorités concernées, voire la possibilité d’un dialogue pour éclaircir la situation et trouver des solutions communes.
    ⭕Depuis le weekend dernier, la compagnie Air Austral a été contrainte de procéder à l’annulation de ses vols de/vers Antananarivo. La compagnie réunionnaise avance qu’elle n’a pas reçu l’autorisation, initialement prévue, des autorités Malgaches. Elle dit avoir été obligée désormais de réduire la fréquence sur la desserte vers la capitale malgache à raison de cinq vols par semaine.
    ⭕Le dossier Air Austral n’est pas le seul à inquiéter lles opérateurs touristiques. Dans sa missive, la Confédération du tourisme de Madagascar soulève le cas de la compagnie sud africaine Airlink. Celle-ci ne dispose pas encore des autorisations nécessaires pour la reprise de ses vols vers la Grande île. A cela s’ajoute la desserte entre Sainte-Marie et la Réunion qui n’a duré que “un mois”, selon ses dires. A en croire la Confédération du tourisme, les opérateurs touristiques saint-mariens semblent être désemparés par cette situation. “Les opérateurs touristiques nationaux espèrent impatiemment son retour”, indique la Confédération du tourisme dans son communiqué.
  • AEROPORT D’IVATO – L’Aviation civile de Madagascar rappelle aux acteurs de l’industrie aérienne de se conformer aux accords aériens

    AEROPORT D’IVATO – L’Aviation civile de Madagascar rappelle aux acteurs de l’industrie aérienne de se conformer aux accords aériens

    Antananarivo, 8 Décembre, 17h50 – La journée de l’Aviation civile internationale célébrée jeudi à été l’occasion pour l’Aviation civile de Madagascar de mettre en avant l’importance du rôle clé tenu par l’aviation civile dans le développement socio-économique du pays. « Cette célébration nous interpelle sur l’obligation des acteurs du secteur aérien de se conformer aux textes et normes en vigueur, notamment les accords aériens établis afin de pouvoir assurer la sécurité, la sûreté et l’efficacité des opérations pour un transport aérien sûr et ordonné », indique l’Aviation civile de Madagascar dans un communiqué publié pour l’occasion. Elle rappelle alors qu’il lui incombe « de superviser l’application de ces normes et de ces pratiques ».

    ⭕L’ACM insiste notamment sur « la bonne gouvernance, le sens de croissance soutenue et durable, l’appui des autorités, une stratégie de développement inclusive de l’ensemble du système du transport aérien, et des ressources humaines aux compétences avérées » comme « conditions de la réussite ». Elle parle « de maintien de la sécurité opérationnelle à un niveau élevé, de maîtrise des risques en matière de sûreté aéroportuaire et des opérations aériennes, d’appui au développement de la connectivité dans une concurrence saine, d’appui à la mise aux normes des infrastructures, équipements et installations aéroportuaires, et d’application de mesures coordonnées et unifiées pour réduire l’incidence de l’aviation civile sur l’environnement ».

    ⭕Pour l’ACM, l’idée est de faire du transport aérien « un levier de développement économique et sociale, en tenant compte de la dimension innovation adaptée au contexte dans lequel nous évoluons ». Tous les acteurs de l’industrie aérienne, des compagnies aériennes aux services compétents de l’Etat, en passant par les centres de formation, les fournisseurs de navigation aérienne, les fournisseurs de service, les handler, les gestionnaires d’aéroports ont été présents à la cérémonie de levée de drapeaux qui a marqué l’événement à l’aéroport international d’Ivato, jeudi.

    Photo : ACM

  • TRANSPORT AERIEN – Un montant de 245.000 dollars par mois pour louer l’Embraer 190-E2 qui va renforcer la flotte de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN – Un montant de 245.000 dollars par mois pour louer l’Embraer 190-E2 qui va renforcer la flotte de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 8 Décembre, 11h58 – Madagascar Airlines rejoint la famille Embraer avec l’entrée en service de l’Embraer 190-E2 au début de l’année prochaine. Le directeur marketing du constructeur aéronautique brésilien, Michal Nowak, annonce fièrement, mercredi au Palais d’Etat d’Iavoloha, que la compagnie malgache va devenir « la première ligne aérienne à opérer avec cette nouvelle génération d’Embraer dans l’Ocean Indien et qui va rejoindre le groupe des opérateurs E2 dans le monde, tel que KLM ou encore Helvetic Airways ». L’intégration de cet appareil dans la flotte de Madagascar Airlines a cependant un cout : 245.000 dollars de loyer mensuel, confie une source proche du dossier.

    ⭕C’est Azorra, une entreprise de location d’avions basée aux Etats-Unis et qui a déjà une relation de longue date avec Embraer, qui est le partenaire financier principal de Madagascar Airlines dans la location de cet aéronef. Le vice-président marketing de cette entreprise qui gèrerait actuellement 128 avions rassure sur sa force financière « pour faire face à tout défi que l’industrie de l’aviation ou l’économie mondiale peuvent présenter ». Des partenariats clés comme celui avec Madagascar est d’ailleurs vital pour Azorra pour « conforter sa notoriété dans le secteur », poursuit-il.

    ⭕Cet Embraer 190-E2 va rejoindre la flotte existante de Madagascar Airlines, composée actuellement de six ATR que la compagnie nationale loue également ainsi que des deux Airbus A340 d’Air Madagascar qui ne sont pas opérationnels. Ce nouvel appareil va permettre à Madagascar Airlines d’améliorer la connectivité nationale et régionale du pays et d’ouvrir des nouveaux marchés qui étaient auparavant au-delà de sa capacité, reprend Michal Nowak du constructeur brésilien.

    ⭕Avec une capacité de 96 sièges, dans une configuration de deux classes, affaire et économique, et une gamme de 2850 miles nautiques, ou approximativement six heures de vol, l’Embraer 190-E2 va permettre à Madagascar Airlines de renforcer les liaisons domestiques et mieux connecter l’île au reste de la région et vers des destinations plus éloignées encore, comme Dubaï entre autres. « Cela va permettre d’appuyer la stabilité financière de la ligne aérienne », poursuit le directeur marketing d’Embraer. La taille de cet avion va aussi permettre la réduction de 20% de consommation de fuel et des économies sur les émissions de CO2 comparée à la génération précédente, ajoute-t-il.

    ⭕Selon Mahery Andriamamonjy, directeur adjoint pour les affaires aéronautiques de Madagascar Airlines, ce nouvel appareil va être utilisé pour des liaisons domestiques de longues distances comme vers Nosy-Be, Toliara ou Antsiranana. Cet avion est également en mesure d’effectuer des vols régionaux comme vers l’île Maurice ou La Réunion. Il pourra même être utilisé pour des vols vers Johannesburg ou encore Dubaï.

    ⭕L’arrivée de cet appareil dans la flotte de Madagascar Airlines sera faite avec les appuis des équipes techniques du constructeur Embraer dans la formation des mécaniciens ainsi que pour les pièces détachées de l’avion. L’idée est d’assurer que l’entrée en service se fasse sans problème, indique Michal Nowak. Il indique également que « deux autres avions Embraer rejoindront la flotte de Madagascar Airlines en 2024 ». La compagnie nationale ambitionne de se doter d’une flotte d’avions neufs et de nouvelle génération d’ici 2025.

    ⭕Par ailleurs la demande de licence d’exploitation de Madagascar Airlines est cours de traitement au niveau de l’Aviation civile de Madagascar ACM, selon son DGA Mahery Andriamamonjy. La moitié des étapes pour l’obtenir est déjà franchie, indique-t-il.

  • COOPERATION – Victoria Kwakwa, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe, évoque la nécessité d’améliorer le climat des affaires à Madagascar

    COOPERATION – Victoria Kwakwa, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe, évoque la nécessité d’améliorer le climat des affaires à Madagascar

    Antananarivo, 8 Décembre, 8h11 – Une réforme importante à mener. Victoria Kwakwa, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe estime que « le climat des affaires doit être amélioré » à Madagascar. Il s’agit, souligne-t-elle sur son compte Twitter, de « l’une des réformes importantes que le gouvernement doit entreprendre ». L’objectif, indique-t-elle encore, est de permettre au secteur privé de « jouer pleinement son rôle ».

    ⭕Durant ses trois jours de visite sur la Grande île, Victoria Kwakwa a rencontré des chefs d’entreprise opérant à Madagascar. Elle affirme avoir eu « apprécié les échanges très ouverts avec les membres du secteur privé à Madagascar ». Elle a également eu l’occasion de rencontrer des jeunes entrepreneurs malgaches avec lesquels elle assure avoir « eu des échanges très constructifs sur les défis et les opportunités pour développer l’entrepreneuriat à Madagascar et comment soutenir davantage leur contribution au développement de Madagascar ».

    ⭕Le sujet a été évoqué lors de sa rencontre avec le président de la République Andry Rajoelina qui lui a exposé le plan de développement qu’il mène à Madagascar et avec lequel elle a évoqué les formes d’appui que la Banque mondiale peut apporter en vue de soutenir la croissance. « Nous nous sommes entendus sur la nécessité de réformes pour que le pays mette fin à la pauvreté », souligne la vice-présidente de la Banque mondiale. les

    ⭕Outre les membres du secteur privé et les autorités, dont le Premier ministre et la ministre de l’Economie et des finances, Victoria Kwakwa a également pu échanger avec les membres de la société civile. Elle a notamment pu discuter avec des femmes actives au sein des organisations de la société civile ainsi que des femmes entrepreneures, « de merveilleuses femmes leaders, entrepreneurs et influenceurs qui ouvrent la voie à la prochaine génération de Madagascar », souligne-t-elle. Leur rencontre s’est surtout focalisée sur la coopération à mettre en place afin de donner davantage de place aux femmes à Madagascar à travers les projets de la Banque mondiale à Madagascar.

    ⭕La visite de la vice-présidente de la Banque mondiale à Madagascar qui a eu lieu du 4 au 6 Décembre s’est tenue alors que l’institution de Bretton Woods finalise sa stratégie d’engagement pour les cinq prochaines années à Madagascar. Les « conversations essentielles » qu’elle indique avoir eues avec les différents acteurs sur ce qui peut être fait différemment et sur la manière dont la Banque peut mieux soutenir Madagascar dans ses aspirations alimente les discussions en cours dans le cadre de l’élaboration du nouveau cadre de partenariat pays (PCF).

    Photo : Banque mondiale Madagascar

  • TRANSPORT AERIEN-Thierry de Bailleul nommé DG de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN-Thierry de Bailleul nommé DG de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 7 Décembre, 17h10 – Une nouvelle tête à la direction générale de Madagascar Airlines. Thierry de Bailleul a été présenté officiellement lors de la signature de partenariat entre Madagascar Airlines, Embraer et Aziorra, à Iavoloha mercredi.
    A entendre Rinah Rakotomanga, présidente du Conseil d’administration de la compagnie aérienne, Thierry de Bailleul « totalise 35 ans d’expériences dans le secteur en occupant plusieurs postes de responsabilité au sein de diverses compagnies aériennes ».
    Avant de rejoindre Madagascar Airlines, Thierry de Bailleul avait occupé le poste de Vice-président des ventes pour Europe de Qatar Airways depuis mai 2020. Il a construit sa carrière « chez lui » au sein de la compagnie française Air France-KLM avant de débarquer chez Emirates où il a occupé le poste de directeur général de sa branche en France, de 2013 à 2019.
    Thierry de Bailleul remplace à ce poste Ny Riana Rasolonjatovo, nommé au mois de Février. Ce dernier est « parti vers d’autres destinations » selon Rinah Rakotomanga. Le nouveau patron de Madagascar Airlines a pour mission de « redresser » la compagnie. Il promet de faire Madagascar Airlines un « Phénix de l’océan Indien (…) un oiseau mythique d’une extrême longévité, et ayant un pouvoir extraordinaire de renaître de ses cendres .