Catégorie : Économie

  • EMPLOI – Les compétences sont insuffisantes à Madagascar, la formation est plus que jamais inévitable

    EMPLOI – Les compétences sont insuffisantes à Madagascar, la formation est plus que jamais inévitable

    Antananarivo, 28 Novembre, 19h30 – Le manque de qualification reste toujours une problématique dans le secteur emploi à Madagascar. C’est un constat. La Grande île ne dispose pas de compétences suffisantes pour répondre aux besoin du marché. « Malgré un taux de chômage important, ce n’est pas normal que des situations où on doit encore importer de la main d’œuvre puissent se produire », se désole Noelison Rabearivelo, président du conseil d’administration du Fonds malgache de formation professionnelle (FMFP) ce lundi 28 Novembre.

    ⭕«C’est un constat alarmant», renchérit Vavitsara Gabriella Rahantanirina, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. «Les jeunes sont peu qualifiés ou pas du tout par rapport aux besoins importants de main d’œuvre ou des postes inoccupés dans les entreprises», soutient la membre du gouvernement.

    ⭕Le PCA de FMFP a pris l’exemple des grandes mines qui doivent encore chercher des mains-d’œuvre spécialisées ailleurs qu’à Madagascar. Un investissement minier a fait venir des mains-d’œuvre philippines lors de la phase d’installation de ses usines. «Durant tout ce temps, nous n’avons pas pu encore satisfaire cette demande», tient-il à souligner. Pour lui, cette situation est injuste. C’est un exemple parmi tant d’autres. «C’est l’une des raisons pour laquelle nous allons nous concerter avec nos collègues africains durant ces trois jours pour trouver des solutions efficientes», avance-t-il.

    ⭕Madagascar accueille depuis ce lundi matin la rencontre Top Management 2022 du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro). Treize pays africains sont regroupés au sein de ce réseau. Ces trois jours d’échanges et de partages sont ainsi organisés à l’intention de l’élite des institutions de financement de la formation professionnelle en Afrique Subsaharienne pour se ressourcer et mutualiser leur expérience avec leurs collègues du continent européen.

    ⭕Depuis sa création, le FMFP a pu soutenir et renforcer la formation de près de 74.000 personnes dont 45% des femmes. 13.800 projets de formations ont été financés nécessitant la mobilisation de près de 20 milliards d’ariary de financement.

  • OPERATION BANCAIRE : La BGFI Bank Madagascar s’attend à une injection imminente de liquidité pour restaurer sa solvabilité

    OPERATION BANCAIRE : La BGFI Bank Madagascar s’attend à une injection imminente de liquidité pour restaurer sa solvabilité

    Antananarivo, 25 Novembre, 21h45 – De l’argent liquide attendu pour la BGFI Bank Madagascar. Sa maison mère, le groupe BGFI Bank vient de s’engager auprès de la Banque centrale (BCM) à «apporter les apports financiers nécessaires pour maintenir les activités quotidiennes» de sa filiale dans la Grande île. La BCM parle « d’engagement ferme et irrévocable », consistant en une injection « imminente » de liquidité ainsi qu’en une augmentation de capital pour cet établissement financier dans les quatre semaines à venir.

    Ces démarches visent à restaurer la solvabilité et la pérennité des activités de cette banque locale, explique la BCM dans un communiqué diffusé ce vendredi. La prise de ces dispositions amène l’autorité monétaire à rassurer le public sur la capacité de la BGFI Bank Madagascar à faire face à ses obligations. La démarche est d’ailleurs sous la supervision étroite de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF).

    Les autres banques sont toutefois appelées à soutenir les demandes de concours de cet établissement financier qui se trouve dans des difficultés ponctuelles, pour éviter un impact négatif sur l’ensemble du secteur. Un appel qui intervient à un moment où certaines banques ont déjà avisé leurs clients quant à leur décision de refuser les chèques et effets tirés sur la BGFI Bank et inversement de ne pas exécuter des virements en sa faveur.

    La BGFI Bank Madagascar affirme à travers un communiqué diffusé vendredi que ses activités en tant qu’établissement financier se poursuivent normalement malgré ces difficultés qu’elle traverse. Elle a déjà mis en œuvre un plan de redressement d’urgence pour les surmonter et pour lui permettre de se conformer aux exigences réglementaires. Cette démarche est soutenue par le groupe  BGFI Bank, sa maison mère.

    Si on en croit les explications du président directeur général du groupe BGFI Bank, Henri Claude Oyima, c’est sa filiale à Madagascar qui n’a pas encore atteint le niveau de performance souhaité. « Nous sommes un groupe qui est très exigeant notamment au niveau de la rentabilité », avait-il souligné lors de son passage sur la Grande île. Aussi, la BGFI espère que sa filiale à Madagascar retrouvera le niveau de performance qui est attendu de l’ensemble de ses filiales en 2023. Ce qui nécessite toutefois des améliorations au niveau du siège, des agences et des équipes, avait-il avancé. La BGFI Bank serait d’ailleurs selon lui le premier groupe financier d’Afrique centrale avec plus de 50 ans d’histoire et plus de 7 milliards de dollars de total bilan.

  • ENERGIE – Le conseil d’administration de la Jirama indique prendre la direction exécutive de la société en attendant le retour du directeur général

    ENERGIE – Le conseil d’administration de la Jirama indique prendre la direction exécutive de la société en attendant le retour du directeur général

    Antananarivo, 25 Novembre, 19h38 – Changement de cap. Le conseil d’administration de la Jirama prend les choses en main. A l’issue des évaluations des différents responsables de la Jirama, le CA indique qu’il va prendre la direction exécutive de la société. « Le conseil d’administration est le premier responsable de la direction de la Jirama comme son statut l’indique », explique Solo Andriamanampisoa, président du CA à Avaradrova ce vendredi 25 Novembre.  » Ce pouvoir est ensuite délégué à la direction générale », poursuit-il dans ses explications.
    Le CA va ainsi prendre les décisions concernant la réorganisation de la Jirama et les réaffectations des responsables audités. « Les décisions prises seront effectives et suivies d’effet », précise Solo Andriamanampisoa. “Le CA détient tous les droits pour le faire », martèle-t-il.
    D’après ce responsable, la décision de prendre la direction exécutive de la Jirama est motivée par plusieurs raisons, dont l’absence du directeur général par intérim. Celui-ci est absent depuis quelques jours pour cause de maladie. “Il n’est pas question de limoger ce responsable”, lance le ministre Andry Ramaroson. « Lorsqu’il reviendra, il doit passer aussi à un entretien d’évaluation”, précise le membre du gouvernement. « Nous ne pouvons pas attendre un malade car la population a mal », indique pour sa part le PCA. Le DGpi de la Jirama invité à la restitution des évaluations n’était pas présent à Avaradrova ce vendredi.
    La décision de prendre les rênes de la Jirama est aussi motivée par l’urgence de la situation dans laquelle se trouve la Jirama, indique le ministre. « La Jirama n’a pas atteint les objectifs fixés par l’Etat » selon Andry Ramaroson. C’est d’ailleurs l’une des raisons des évaluations qui ont été menées auprès des différents responsables de la Jirama.
  • EMPLOI – Sept nouveaux membres rejoignent les rangs de l’ordre des experts comptables et financiers de Madagascar (OECFM).

    EMPLOI – Sept nouveaux membres rejoignent les rangs de l’ordre des experts comptables et financiers de Madagascar (OECFM).

    Antananarivo, 13 Novembre, 7h10 – Les rangs des experts comptables et financiers de Madagascar grossissent. Sept nouveaux membres ont prêté serment et ont rejoint l’ordre des experts comptables et financiers de Madagascar (OECFM). La prestation de serment s’est déroulée vendredi auprès de la cour d’appel d’Antananarivo.
    C’est la deuxième cérémonie de prestation de serment de nouveaux experts comptables et financiers cette année. Une première cérémonie a déjà eu lieu en Mars où 16 nouveaux diplômés avaient prêté serment.
    Avec ces nouveaux arrivants, le nombre des experts comptables et financiers de Madagascar dépasse aujourd’hui 160, indique Andriamisa Ravelomanana, président de l’OECFM. Le nombre reste cependant insuffisant face à l’immensité de la tâche qui leur incombe, précise-t-il. « Notre objectif c’est de faire entrer dans nos rangs 20 nouveaux membres par an », a-t-il continué.
    Les experts comptables et financiers ont pour mission de garantir la santé financière des entreprises et des entités qui les emploient. Plusieurs outils sont à leur disposition pour effectuer leurs missions comme l’audit légal, la certification des comptes, l’externalisation comptable mais aussi les missions de conseil des domaines juridique, fiscal, social, de la gestion et du système d’information. « Une bonne gestion ne se limite pas à chercher du profit mais aussi veiller à la préservation de l’environnement et à l’impact social des entreprises », a d’ailleurs tenu à préciser ce vendredi l’OECFM.
  • COMMERCE EXTÉRIEUR – 74 acheteurs vérifiés sur 92 intérêts manifestés ont accepté d’acheter la vanille malgache à 250 dollars par kilo

    COMMERCE EXTÉRIEUR – 74 acheteurs vérifiés sur 92 intérêts manifestés ont accepté d’acheter la vanille malgache à 250 dollars par kilo

    Antananarivo, 12 Novembre, 21h35 – La liste des acheteurs vérifiés de vanille disponible. « La liste des acheteurs internationaux industriels et traders, ayant répondu à l’appel à manifestation d’intérêt » lancé par le ministère en charge du Commerce pour devenir acheteurs de la vanille de Madagascar, a été remise aux exportateurs, vendredi, annonce le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation. Ils sont au nombre de 74 à avoir répondu aux critères même si 92 ont répondu à l’appel à manifestation d’intérêt, selon un communiqué du ministère de l’Economie et des finances.
    A en croire un communiqué du ministère en charge du Commerce, ces acheteurs vérifiés auraient fait part de leur intention à acheter la vanille malgache à 250 dollars par kilo. « Tous ceux qui ont répondu à l’appel à manifestation d’intérêt sont tous prêts à se conformer aux règles édictées par l’Etat », souligne encore le ministère, rapportant les propos du ministre Edgard Razafindravahy. Celui-ci soulève également une exigence des acheteurs vérifiés : « qu’aucun exportateur ne vende en dessous de ce prix », rapporte encore le ministère.
    Celui-ci annonce ainsi des « contrôles stricts pour qu’aucun exportateur ne déroge aux règles ». Le recours du Conseil national de la vanille à « un cabinet international pour assurer le contrôle strict exigé par les acheteurs internationaux », est également prévu. Les autorités brandissent également « le retrait de l’agrément d’exportation de ceux qui seraient tentés de frauder », voire des poursuites pénales. Outre la vente de la vanille préparée à 500.000 ariary le kilo aux exportateurs et à 250 dollars le kilo à l’exportation, les ministres venus vendredi à Antalaha ont insisté sur « l’obligation de domiciliation bancaire, l’obligation de rapatriement de devises, le respect du délai de rapatriement et l’obligation de cession de recettes d’exportation ».
  • INFRASTRUCTURES – Un consortium de bureaux d’études marocain, malien et malgache pour accompagner le gouvernement dans les processus d’attribution, de contrôle et de surveillance des travaux de construction du fly-over d’Anosizato

    INFRASTRUCTURES – Un consortium de bureaux d’études marocain, malien et malgache pour accompagner le gouvernement dans les processus d’attribution, de contrôle et de surveillance des travaux de construction du fly-over d’Anosizato

    Antananarivo, 12 Novembre, 18h47 – Les procédures préalables à la construction du flyover d’Anosizato se poursuivent. Le ministère des Travaux publics annonce ce samedi l’attribution du marché d’assistance au gouvernement pour les diverses étapes de réalisation de ce projet. A en croire l’avis publié sur la page Facebook du ministère, le gouvernement sera ainsi aidé et soutenu par un consortium composé de l’entreprise marocaine Conseil ingénierie et développement (CID), du cabinet malien GECI expert conseil et du bureau d’études malgache SERT pour effectuer les études, les analyses des offres des travaux ainsi que leur contrôle et leur surveillance. Ce contrat, qui est censé durer 48 mois, devrait coûter à l’Etat malgache plus de 740.000 millions d’euros et plus de 5 milliards d’ariary.
    Le financement de ces travaux de conseil et d’assistance est pris sur le financement de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Le montant du prêt contracté par l’Etat malgache auprès de cette institution en vue de la construction du fly-over entre le croisement de la RN1 et de la RN58A s’élève à plus de 25 millions de dollars, soit plus de 100 milliards d’ariary.
  • TRANSPORT AERIEN – Un financement de 69 millions de dollars, des annulations de dettes et des restructurations indispensables pour le redressement d’Air Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – Un financement de 69 millions de dollars, des annulations de dettes et des restructurations indispensables pour le redressement d’Air Madagascar

    Antananarivo, 12 Novembre, 11h22 – Le redressement d’Air Madagascar s’annonce ardu. Les autorités évoquent un besoin de financement d’au moins 69 millions de dollars pour y parvenir. A cela s’ajoute la nécessité de procéder à des annulations de dettes ainsi que des restructurations indispensables pour Air Madagascar. Ces dispositions à mettre en œuvre pour redresser la compagnie nationale face à ses difficultés financières ont été présentées par l’Etat devant le Fonds monétaire international (FMI) dans le dernier mémorandum de politique économique et financière qui liait les deux parties.
    Le plan stratégique de modernisation de la gestion des finances publiques (PSMFP) présenté au mois d’octobre dernier avait déjà soulevé que l’équilibre financier d’Air Madagascar est fragile et que le passif de la compagnie nationale constitue un risque budgétaire majeur. Selon ce document, même si son plan d’entreprise qui est suivi dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) permet d’atténuer ce risque, celui-ci « demeure toutefois élevé à court et à moyen terme ». Air Madagascar se trouve d’ailleurs être là deuxième entreprise détenue majoritairement par l’Etat à êtrela plus endettée si on se réfère au registre des passifs publié par le ministère de l’Economie et des finances au mois d’avril de cette année.
    Le PSMFP rappelle que le conseil des ministres au mois d’octobre 2021 a approuvé la décision d’Air Madagascar d’entamer une procédure collective d’apurement de passif. La compagnie nationale est actuellement en redressement judiciaire et le suivi de ses activités relève du tribunal du commerce et des syndics. Ses actifs sont, par ailleurs, exploités par la nouvelle entreprise d’Etat Madagascar Airlines.
    Les autorités malgaches, de leur côté, se sont engagées à « consulter le FMI et la Banque mondiale avant tout financement public d’Air Madagascar ». Elles assurent parallèlement travailler sur le renforcement de la surveillance de toutes les entreprises publiques afin de contenir les risques budgétaires. Une unité spéciale chargée des entreprises d’Etat au sein du ministère de l’Economie et des finances (MEF) surveille régulièrement la situation financière et la dette de ces entreprises.
    Le président de la République, Andry Rajoelina, avait par ailleurs annoncé faire du redressement d’Air Madagascar un « défi personnel » du lors Forum national des investissements au mois d’Octobre. En plus de souligner l’importance d’améliorer la gouvernance de cette compagnie qui est actuellement dans une sérieuse difficulté, il a également annoncé l’acquisition en dry-lease par la compagnie Madagascar Airlines de nouveaux appareils, dont un Embraer 190 type E2, un Boeing 787-900 Dreamliner dans un premier temps.
  • SERVICES FINANCIERS – La Caisse d’épargne de Madagascar envisage une activité de monnaie électronique

    SERVICES FINANCIERS – La Caisse d’épargne de Madagascar envisage une activité de monnaie électronique

    Antananarivo, 9 Novembre, 18h00 – Le développement des activités financières de la Caisse d’épargne de Madagascar (CEM) se poursuit. Cette institution de microfinance détenue à 100% par l’Etat envisage une activité de monnaie électronique. Les autorités malgaches parlent de « service de paiement prépayé » dans le dernier mémorandum de politique économique et financière (MPEF) préparé pour la seconde revue de l’accord soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI). Les formalités d’agrément pour ce projet étaient déjà en cours, indiquent les responsables dans ce document.
    Etant la plus ancienne institution financière, la CEM s’estime être un acteur clé de l’inclusion financière dans l’économie Malagasy et le grand éducateur financier de toutes les couches sociales et communautaires de la Grande île. D’après le MPEF, la CEM gère 1,2 million de comptes épargnes pour un total de 407 milliards d’ariary. Ce qui équivaudrait 0,8 % du PIB.
    Un audit de la performance de la Caisse d’épargne a toutefois démontré que ses revenus sont faiblement diversifiés et sont fortement dépendants des marchés monétaires. L’exercice d’autres activités rentables se heurte aux statuts de la société, à la question d’agrément, ou encore à certaines difficultés trouvées dans l’ouverture de son capital. Et c’est une situation qui limite sa rentabilité.
    La CEM n’est en tout cas pas la seule à vouloir diversifier ses activités financières d’après les autorités locales dans le mémorandum de politique économique et financière avec le FMI. Dans le même esprit, la PAOMA (Paositra Malagasy), au-delà de ses activités postales et de gestion d’environ 500 000 comptes d’épargne, envisage de développer des activités financières, en s’appuyant sur son réseau de plus de 250 agences réparties dans tout le pays.
    La PAOMA est partenaire, en tant que distributeur, d’une banque locale autorisée à exercer des activités de monnaie électronique, via une carte de paiement Visa.
  • PARLEMENT – Le projet de loi de finances pour 2023 déposé à l’Assemblée nationale, selon le président de la commission Finances et du budget

    PARLEMENT – Le projet de loi de finances pour 2023 déposé à l’Assemblée nationale, selon le président de la commission Finances et du budget

    Antananarivo, 1er Novembre, 9h25 – Les débats devraient pouvoir commencer. A en croire Doda Andriamiasasoa, président de la commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale, le projet de Loi de finances 2023 (PLFI 2023) est arrivé à la chambre basse ce lundi. Il indique que les travaux sur ce texte devraient démarrer au niveau de la chambre basse dès cette semaine.
    ⭕Après la réunion du bureau permanant qui s’est tenue lundi, l’adoption de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale devrait avoir lieu mercredi, souligne le service de communication de Tsimbazaza. Le calendrier des travaux de commissions et des séances plénières devraient ainsi être connus connu à l’issue de cette séance.
    ⭕Selon le député élu à Manjakandriana, les députés disposent encore de 30 jours pour étudier le texte. Il affirme que les parlementaires n’hésiteront pas à « apporter des amendements et des modifications au texte si celui-ci ne répond pas aux besoins de la population ».
    ⭕Le projet de Loi de finances initiales 2023 a été approuvé par le Conseil des ministres mercredi dernier. Le texte et les mesures qui l’accompagnent privilégient les politiques de développement industriel, le tourisme, les énergies renouvelables mais aussi l’élevage et l’agriculture conformément au Plan émergence Madagascar, a indiqué le rapport du Conseil des ministres.
    ⭕Des mesures fiscales incitatives ont ainsi été adoptées pour promouvoir les investissements tant nationaux qu’étrangers dans le texte. Parmi ces mesures figurent l’allègement voir la suppression des taxes à la création d’entreprise dans le cadre du projet One district One factory ou encore celles liés à la création d’hôtels de luxe dans la Grande île. L’Etat a aussi décidé d’exonérer de taxes l’importation et la commercialisation de médicaments.
    ⭕Au niveau de l’agriculture, l’Etat prévoit l’exonération de TVA pour l’acquisition des semences et des engrais a annoncé le président de la république Andry Rajoelina lors de son discours de clôture du forum national des investissements au CCI Ivato Samedi. Le locataire d’Iavoloha a insisté sur la nécessité de ces mesures afin d’inciter les investisseurs à s’implanter à Madagascar.
    Photo : Assemblée nationale
  • INVESTISSEMENT – Une moyenne de 1.000 entreprises créées annuellement depuis 2020 d’après l’Economic development board of Madagascar

    INVESTISSEMENT – Une moyenne de 1.000 entreprises créées annuellement depuis 2020 d’après l’Economic development board of Madagascar

    Antananarivo, 1er Novembre, 10h35 – Une moyenne de 83 entreprises créées par mois. Ce qui équivaut à près de 1000 entreprises créées par an, d’après la présentation faite par la directrice générale de l’Economic development board of Madagascar (Edbm), Josielle Rafidy, durant le Forum national des investissements à Ivato. Un fait qui « conforte bien le dynamisme qui se remet en place, en termes de reprise de la relance économique », explique-t-elle.
    ⭕Cette agence de promotion des investissements indique également avoir accompagné et enregistrés 51 projets d’Investissements directs étrangers (IDE) et d’investissements nationaux (IDN), particulièrement dans le secteur du textile et habillement et le secteur des technologies de l’information et de la communication. Entre 2021 et 2022, l’EDBM a enregistré six décisions d’investissement qui ont généré 981 emplois dans le textile. Six autres projets dans ce secteur sont en cours d’accompagnement vers des décisions d’investissement, rapporte-t-elle. Pour le TIC, l’EDBM indique avoir accompagné trois entreprises qui exploitent déjà ce secteur et qui ont créé plus de 1.500 emplois.
    ⭕Dans sa mission d’appui à l’amélioration du climat des affaires, de promotion et de facilitation des investissements, l’EDBM entreprend la facilitation de la création des entreprises avec la digitalisation des procédures administratives, la mise en place de la boite à outils EToolia pour appuyer les entrepreneurs et la mise en œuvre d’un plan d’actions de réformes. C’est l’EDBM qui assure d’ailleurs le secrétariat du Dialogue public-privé (DPP).
    ⭕Par ailleurs, d’après l’Enquête de conjoncture économique (ECE) réalisée par la Banque centrale de Madagascar (BCM) auprès de 193 entreprises formelles au mois de juillet 2022, ces entreprises ont perçu une amélioration durant les deux premiers trimestres de cette année, voire au troisième trimestre. L’ECE est en effet réalisée trimestriellement par l’autorité monétaire pour lui permettre de recueillir les opinions et perceptions des dirigeants d’entreprises sur la situation économique présente et future.
    ⭕Les indicateurs synthétiques des activités des entreprises (IAE) ont été respectivement de 2,1% et 11,6% pour les deux premiers trimestres et la perspective du troisième trimestre est de 10%. Il s’agit de la moyenne pondérée des soldes d’opinion sur l’évolution des ventes, du carnet de commande, de l’investissement, de l’emploi et des bénéfices.