Catégorie : Économie
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SECTEUR EXTRACTIF – Des pertes estimées à 4 millions de dollars durant la première semaine de suspension des activités de Rio Tinto QMM
Antananarivo, 14 Décembre, 18h04 – « C’est la première fois depuis que nous sommes entrés en opération en 2009 que nous sommes dans l’incapacité d’honorer des commandes de nos clients ». Jessica Ranohefy, porte-parole de Rio Tinto QMM fait un premier bilan des deux semaines de suspension d’activités auprès de la compagnie minière. « Deux bateaux n’ont pas pu partir », regrette-t-elle au cours d’une rencontre avec quelques journalistes ce mardi.
A en croire Jessica Ranohefy, la première semaine de suspension d’activités a entrainé pour la compagnie des pertes estimées à 4 millions de dollars. « Mais tout cela va au-delà des pertes financières », souligne la porte-parole de Rio Tinto QMM. « Il y a de forts risques de pertes de confiance, perte de confiance envers QMM mais aussi perte de confiance envers Madagascar », alerte-t-elle. Elle craint que « les clients se posent des questions sur la capacité de QMM à honorer ses commandes sur le long terme ou si les problèmes vont être récurrents ».
Depuis le 1er Décembre, la compagnie minière a dû suspendre ses opérations suite à l’érection de barrages sur la route qui mène vers son site d’exploitation à Mandena. Depuis mardi, Rio Tinto QMM a également effectué une déclaration de force majeure, et a dû annoncer l’instauration de huit heures de coupure de courant dans la ville de Tolagnaro pour laquelle elle produit l’électricité.
« La fatigue avancée des équipes ne leur permet pas de continuer les tâches de façon sécuritaire », avait indiqué la compagnie dans un communiqué publié mardi. En instaurant un programme de délestage, Rio Tinto QMM espère pouvoir permettre à ses équipes d’avoir des plages de récupération, la rotation étant devenue difficile avec les barrages bloquant l’accès au site minier.
Selon Rio Tinto QMM, les manifestations actuelles sont le fait de certaines personnes qui réclament des compensations sur la base d’un statut d’occupants traditionnels de terrain qu’ils ne peuvent pourtant pas justifier de façon légale. -

RESSOURCES MINIERES – Des trafics d’or d’une quantité de 145 kilos relevés entre 2018 et 2021
Antananarivo, 14 Décembre, 13h20 – Un « business » florissant. Le rapport de la Cour des comptes, publié mardi fait état de 18 infractions répertoriées en matière de trafic d’or entre 2018 et 2021 à Madagascar. Le document recense une quantité d’or de plus de 145 kilos, d’une valeur estimée à 23 milliards d’ariary, concernées par les pratiques illicites pendant cette période.
Quelques initiatives retentissantes peuvent être citées dans la catégorie de trafic relevée par la Cour des comptes dans son rapport. C’est, entre autres, le cas des 73,5 kilos de lingots d’or saisis en Afrique du sud et révélée par la police sud-africaine en janvier 2021. Trois passeurs ont été interpellés et ils sont toujours en détention en Afrique du Sud. Il en est de même des 49 kilos d’or saisis aux Comores le 28 Décembre 2021, tout comme l’affaire des 25,5 kilos d’or interceptés auprès de trois ressortissants malgaches, en transit à l’île Maurice en janvier 2019. En octobre 2021, 23,5 kilos d’or ont été interceptés dans un bateau par le service des renseignements seychellois.
« L’or faisant l’objet de trafic est souvent sous forme de bijoux sommairement travaillés et non poinçonnés, de lamelles, de bâtonnets ou de lingots. Le trafic est, dans la plupart des cas, intercepté au niveau de l’aéroport d’Ivato, ou de Nosy Be », indique le rapport pour détailler le mode opératoire des contrebandiers. « Les trafiquants cachent l’or dans des bibelots ou dans leurs bagages à main. Les gros trafics s’opèrent par bateau ou par avion », poursuit-il. Mumbai, Dubai, Addis Abeba, Maurice, Nairobi, Seychelles sont les principales villes de destination ou de transaction des trafics d’or en provenance de Madagascar.
Le trafic de l’or a pris de l’ampleur surtout après la décision de suspension de l’exportation de l’or en Septembre 2020. Huit cas d’infractions ont été décelés après la publication de cette décision. « L’on est tenté d’imaginer la quantité d’or sortie du pays si celle interceptée par les autorités s’élève à 145 kilogrammes en trois ans », alertent les rédacteurs du rapport. Par ailleurs, dans le même rapport, ils évoquent une différence de 4,5 tonnes entre la quantité d’or déclaré importé de Madagascar par d’autres pays et la quantité d’or qui est officiellement indiqué comme exporté par Madagascar. -

HYDROCARBURES – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison assure que la retaxation à 20% des carburants n’aura pas d’impact sur les prix à la pompe
Antananarivo, 14 Décembre, 9h10 – Les consommateurs ne devraient pas payer plus quand ils vont faire leur plein de carburants même si la taxe sur les produits pétroliers devrait repasser à 20% au lieu des 15% de ces derniers mois. La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, a tenu à rassurer que les décisions des parlementaires de revenir à l’ancien taux ne devrait pas impacter sur les prix des carburants.
Mardi soir, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances initiales avec les amendements qui avaient été proposés au Sénat. La retaxation à 20% des carburants fait partie des changements que les sénateurs ont apportés au texte proposé par le gouvernement.
A entendre la ministre, ce sont les pétroliers qui endosseront le coût supplémentaire généré par la retaxation à 20%. Ceux-ci ne pourront cependant pas répercuter ce coût sur les prix à la pompe dans la mesure où les prix restent encore administrés par l’Etat. Le manque à gagner des distributeurs devrait intégrer les passifs que l’Etat leur doit.
Selon les derniers engagements de l’Etat envers le Fonds monétaire international (FMI), le plafond des passifs autorisés envers les pétroliers a été relevé. Celui-ci passe de 100 milliards d’ariary à 300 milliards d’ariary. -

ENVIRONNEMENT – Une trentaine de jeunes entrepreneurs environnementaux appuyés par la Plateforme des professionnels de l’accompagnement en entrepreneuriat innovant (PPAEI) et l’Organisation internationale de la Francophonie s’exposent durant deux jours à l’IKM Antsahavola
Antananarivo, 13 Décembre, 15h44 – Coup de pouce pour l’économie verte. Durant deux jours, une trentaine de jeunes entrepreneurs environnementaux exposent leurs produits à l’IKM Antsahavola. L’exposition entre dans le cadre des journées de rencontre à l’intention des jeunes entrepreneurs malgaches organisés par la plateforme des professionnels de l’accompagnement en entrepreneuriat innovant (PPAEI) et l’Organisation internationale de la Francophonie. Le coup d’envoi de ces rencontres a été donné lundi par Tinoka Roberto Raharoarilala, ministre de la Jeunesse et des sports qui parraine aussi l’évènement.
Durant les deux jours de la rencontre, les jeunes entrepreneurs béneficient aussi d’un accompagnement spécialisé dans le but de developper leurs activités. « Ils bénéficieront d’une formation en marketing mais recevront aussi divers techniques afin de developper leurs entreprises » explique Tsikitsiky Razanamasy, directeur général en charge de la Jeunesse. Les jeunes entrepreneurs pourront aussi mettre à profit les deux jours pour faire du réseautage et accroitre leurs relations, explique toujours la responsable. Les expositions ont d’ailleurs été organisées, à l’attention du public mais également des partenaires techniques et financiers.
Ces deux jours d’exposition et de formation est la suite du Forum international jeunesse et emplois verts (Fijev) qui s’est tenu en juin 2019, à Antananarivo. Une centaine de jeunes entrepreneurs du domaine environnemental avaient alors bénéficié d’une formation de la part du PPAEI et de l’OIF. « Il s’agit de voir comment ils ont évolué depuis », confie de son côté Kanel Engandja-Ngoulou, coordonnateur transversalité au sein de l’OIF. La Covid-19 étant passée par là, certains jeunes ont éprouvé des difficultés dans leurs entreprises. Les deux jours ont ainsi pour but d’accompagner ces jeunes entrepreneurs issus du Fijev afin de valoriser leurs initiatives et continuer à développer leurs projets innovants et créateurs d’emplois. -

TOURISME – Un nouveau centre de formation professionnelle Fanorona, destiné aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration, ouvert gratuitement aux jeunes de Sainte Marie
Antananarivo, 12 Décembre, 7h35 – Le deuxième établissement Fanorona, centre de formation professionnelle gratuite aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration, inauguré sur l’île Sainte Marie. Une vingtaine de jeunes issus de la localité sont les premiers à bénéficier des six mois de formation offerts par les enseignants et les experts de l’école Vatel Madagascar, créateur et gestionnaire du centre.
Pendant trois mois, cette première cohorte bénéficiera de cours théoriques dans les locaux du centre CetaMada de l’association Anjarany, et de formation pratique auprès de l’hôtel Vanivola qui assurera le rôle d’hôtel d’application. Les trois autres mois seront consacrés à des stages pratiques en établissements hôteliers.
Les formations seront entièrement gratuites pour les stagiaires. Le projet est « co-financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid Madagascar) dans le cadre du programme « Matching Grant » de Mitsiry, géré par Miarakap », indique un communiqué du programme Miarakap. Le gouvernorat d’Analanjirofo parle d’une « réponse à des sollicitations faites par les autorités régionales lors d’une visite présidentielle dans la localité ».
Le premier centre Fanorona a été ouvert en 2018 à Morondava et à en croire le programme Miarakap, il en est à sa sixième cohorte. L’objectif du projet, précise-t-il, est de « créer des emplois décents dans le secteur du tourisme de façon à sensibiliser les riverains des hotspots de la biodiversité à prendre soin des ressources naturelles, et ainsi de diminuer considérablement la pression sur celles-ci ».Photo : Programme Miarakap -

PISCICULTURE – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue déverse 5 000 alevins dans le lac de Tsiazompaniry et offre des filets de pêche aux normes aux pêcheurs de la région
Antananarivo, 11 Décembre, 19h57 – La campagne de ré-empoissonnement en cours dans le Tsiazompaniry, district d’Andramasina. Paubert Mahatante, ministre de la Pêche et de l’économie bleue, était à la tête d’une délégation de son département samedi pour déverser 5 000 alevins dans le lac de Tsiazompaniry, considéré comme l’un des plus grands lacs de Madagascar. Il s’agit du deuxième déversement d’alevins de la saison après un premier ré-empoissonnement effectué à la mi-novembre par les responsables régionaux du ministère.
En visite dans la localité, le ministre a également remis trois filets de pêche de 120m aux associations de pêcheurs de Manandriana, commune d’Ambohimiadana. « Nous devons être exigeants sur les matériels que nous utilisons pour pêcher afin de protéger les ressources », souligne le ministre dans son discours. Il rappelle « l’interdiction d’utiliser des moustiquaires à des fins de capture de poissons ». Il invite également les pêcheurs à respecter les périodes de fermeture de pêche de façon à permettre aux poissons de se développer. Avec le ré-empoissonnement des lacs, le ministère entend améliorer et augmenter le taux de consommation de poissons qui est encore très faible sur la Grande île.
Lors de son déplacement, le ministre a également rencontré les pisciculteurs de la région et visité un site de pisciculture. La promotion de la pisciculture est aussi l’un des principaux objectifs du ministère. Selon un communiqué du département, l’objectif est de faire de ces secteurs des activités pratiquées par les ménages malgaches au même titre que l’aviculture, déjà pratiquée par de nombreuses familles.Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue
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TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines inaugure son vol de reprise sur la ligne Mahajanga-Mayotte
Antananarivo, 11 décembre, 15h15 – Bonne nouvelle pour le secteur touristique dans le Boeny. Madagascar Airlines a inauguré jeudi son vol de reprise sur la liaison Mayotte – Mahajanga jeudi. L’aéronef de Tsaradia qui revenait du département français a eu droit à un water salute lors de son atterrissage sur le tarmac de l’aéroport Philibert Tsiranana d’Amborovy.
« L’ouverture de ce vol s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des services des transports de la compagnie malgache. Cela favorisera les échanges commerciaux et le tourisme et contribuera beaucoup au développement de l’économie », a indiqué Rado Rajoelison, secrétaire général du ministère des Transports qui était présent lors de ce vol inaugural aux côtés des autorités locales et opérateurs touristiques de la région.
Mahajanga attend beaucoup de la reprise de cette destination, en attendant l’ouverture d’un vol direct sur Paris, tant attendu par les autorités locales. En effet, Madagascar Airlines assure une desserte sur cette liaison une fois par semaine, c’est à dire tous les jeudis. A cela s’ajoute les vols de la compagnie Ewa Air qui opère sur cette destination cinq fois par semaine depuis sa reprise.Photo : Région Boeny
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FILIERE DE RENTE – 79 sociétés autorisées à exporter du girofle pour la campagne 2022-2023
Antananarivo, 11 Décembre, 12h08 – La liste est dressée. Elles sont 79 entreprises, réparties en deux catégories « artisan » et « industriel », à obtenir leur agrément pour l’exportation de girofle pour la campagne 2022-2023. Elles ont, selon le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC), rempli les critères exigés par les règles d’organisation et de gestion de cette filière. Ce département indique que la décision reste sous réserve des vérifications de la situation administrative et fiscale ainsi que des rapatriements effectifs des devises de ces sociétés.
L’agrément délivré est valable seulement pour la campagne 2022-2023 pour la catégorie « artisan » qui compte 43 sociétés agréées. Les 36 sociétés de la catégorie « industriel » pour leur part peuvent utiliser cet agrément pour les campagnes 2022-2023 et 2023-2024.
Le MICC entend « opérer un suivi constant sur le respect des normes et règlements régissant le girofle et l’activité d’exportateur ». L’accès à l’activité d’exportation de clous ou d’essence de girofle est soumis à des conditions comme par exemple la disposition d’installation de traitement et de conditionnement conformes aux cahiers des charges définis par la profession.
Le ministère du Commerce indique alors que des mesures pourraient être prises « en cas de constatation de situation nécessitant une intervention ». Elles pourraient aller de l’accompagnement et l’encadrement de l’exportateur au retrait de l’agrément accordé. -

TRANSPORT AERIEN – Des plats malgaches signés Henintsoa Moretti bientôt servis à bord des vols de Madagascar Airlines via Sofitrans
Antananarivo, 9 Décembre, 19h50 – Pakopako, sabeda, gana ritra, duo de varangue… Autant de plats malgaches, gastronomiques pour la plupart, qui seront bientôt servis à bord des vols régionaux et internationaux de Madagascar Airlines. Ces plats seront concoctés par la cheffe Henintsoa Moretti, fondatrice du restaurant Haka Fy, spécialisée dans les plats gastronomiques traditionnels de Madagascar. Les deux parties ont signé ce vendredi une convention de partenariat.L’entreprise Sofitrans restera toutefois le prestataire du service catering dans les vols de cette compagnie aérienne. La cheffe Henintsoa Morettii se chargera de former l’équipe de la brigade culinaire de cette filiale d’Air Madagascar en leur transmettant ses recettes et les secrets de sa cuisine authentique de Madagascar.Pour l’instant, seuls les vols long-courrier, équipés des équipements adéquats pour le service de ces plats, bénéficieront de l’offre. Pour les passagers des vols régionaux, ils doivent attendre l’arrivée de l’Embraer pour savourer ces plats malgaches.Photo : ONTM
