Catégorie : Économie
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COMMERCE INTÉRIEUR – Les prix du riz local affichent une hausse sur les marchés de la capitale
Sur les écriteaux, les prix augmentent. Lors des fêtes, le riz, aliment de base des Malgaches, est devenu sensiblement plus cher qu’auparavant. Et pour l’instant, les prix n’ont pas encore baissé. -

Madagascar prévoit une production supplémentaire de 143 000 tonnes de sucre d’ici deux ans
Antananarivo, 3 Janvier, 17h30 – Le développement industriel figure parmi les priorités du régime actuel. Le président Andry Rajoelina en a touché mot lors de son traditionnel discours de vœux de fin d’année. L’objectif, selon lui, est de parvenir, le plus rapidement possible, à l’autosuffisance en matière de produits de première nécessité. Le chef de l’Etat a, par exemple, évoqué la mise en place de six unités sucrières dans différentes régions du pays dont Vatomandry, Morondava ou encore Antanamifafy. « Ce qui devrait nous permettre d’obtenir une production supplémentaire de 143 000 tonnes de sucre d’ici deux ans », a-t-il soutenu. De quoi satisfaire les besoins locaux. « Nous n’allons plus importer du sucre », a-t-il ajouté.
Pour l’instant, la production sucrière du pays n’arrive pas à satisfaire les besoins des consommateurs malgaches. Lors de la campagne 2020-2021, la production a été de près de 90 000 tonnes et le pays en a importé au cours de cette période 197 338 tonnes de sucre selon les données publiées par le Centre malgache de canne et du sucre (CMCS). Une forte hausse de consommation est constatée en 2021 à la suite de la reprise économique et au retour à la vie normal du pays après la crise sanitaire, selon l’analyse de ce centre. A titre d’exemple, la consommation en 2020 est de l’ordre de 205 840 tonnes contre 283 004 tonnes en 2021. -

ENERGIE – Le président de la République promet une production supplémentaire de 556 MW d’énergie hydroélectrique
Antananarivo, 1er Janvier, 7h55 – « Nous cherchons des solutions durables aux problèmes d’énergie qui constituent de véritables freins à la croissance ». Pour le président de la République Andry Rajoelina, la mise en place de nouvelles infrastructures de production d’énergies renouvelables Madagascar, dont les centrales hydroélectriques, constitue l’une des solutions pour mettre fin aux problèmes actuels de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité ( Jirama). Sans donner de dates précises, le chef de l’Etat soulève durant son discours de fin d’année que la fin des travaux de construction de centrales hydroélectriques qui sont en cours devraient permettre à la Grande île d’avoir une production supplémentaire de 556 MW d’électricité. Il avait parlé d’une échéance de cinq ans lors de l’inauguration de Farahantsana en décembre.
⭕Pour atteindre l’objectif, Andry Rajoelina évoque notamment la fin dans trois ans des travaux sur la centrale de Ranomafana qui a un potentiel de 64MW. Il souligne également la signature en 2021 du contrat qui a permis le démarrage des travaux sur la centrale de Sahofika qui pourrait produire 192 MW. Il annonce également que les discussions qui permettraient enfin le démarrage des travaux sur la centrale hydroélectrique de Volobe et se 120 MW devraient bientôt être terminées. « Nous faisons également le pari de lancer les travaux sur Antetezambato », indique-t-il, rappelant la capacité de production de 120MW de la future centrale pour laquelle un appel d’offres ouvert a été récemment lancé.
⭕Dans son état des lieux des infrastructures réalisées et en cours de réalisation, Andry Rajoelina indique également que les travaux sont en cours sur la centrale hydroélectrique de Mandraka 3, que la centrale de Farahantsana avec sa capacité de 28 MW vient d’être inaugurée et que le quatrième groupe d’Andekaleka est déjà été installée avec une capacité de 32 MW. Pour Andry Rajoelina, ces nouvelles constructions sont autant des solutions aux problèmes de la Jirama qui sont principalement dus à la vieillesse des infrastructures, à l’insuffisance des équipements et à la mauvaise gestion de la société d’Etat.
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CONSOMMATION – Le Gouvernement malgache demande à l’Inde l’exonération de la taxe de 20% qui frappe ses exportations de riz vers Madagascar
Antananarivo, 31 Décembre, 8h05 – Le gouvernement malgache demande au gouvernement indien d’exonérer de taxe le riz que l’Inde exporte vers Madagascar. Le message a à nouveau été transmis vendredi par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy à l’ambassadeur de l’Inde à Madagascar, Bandaru Wilsonbab. Les négociations en ce sens pourraient épargner aux importateurs malgaches le paiement du tout nouveau droit de douane de 20% que le gouvernement indien avait imposé depuis le mois de septembre sur ses exportations de divers riz.
⭕Cette disposition d’exonération devrait concerner l’importation de 200 000 tonnes de riz indien qui est déjà effectuée mais qui ne sont pas encore arrivées à Madagascar, indique un communiqué du ministère. Le même communiqué indique que le diplomate indien aurait assuré de « faire le nécessaire de son côté afin de parvenir à l’exonération des taxes pour ce riz à destination de Madagascar ».
⭕Pour ce qui est de la tendance du marché mondial, les prix ndiens n’ont augmenté que de 2% au mois d’octobre, selon le bulletin mensuel de l’Observatoire du riz (ODR). Ce, malgré l’annonce des mesures restrictives aux exportations, lesquelles ont fait l’objet de certains allégements afin d’honorer les contrats déjà signés et désengorger les ports d’embarquement.
⭕D’autres sujets ont par ailleurs été discutés entre le ministre Edgard Razafindravahy et l’ambassadeur Bandaru Wilsonbab. Le domaine de l’énergie renouvelable pour les industries de transformation avait entre autres été abordé, sur lequel le diplomate indien avait souligné son intention d’en discuter avec les responsables et les autorités compétentes de l’Inde. Un projet d’appui et d’accompagnement de Petites et moyennes entreprises (PME) et Petites et moyennes industries (PMI) serait également déjà en cours d’initiation par le gouvernement indien, d’après ce communiqué.
⭕L’ambassadeur de l’Inde aurait aussi réitéré la volonté de l’Inde de collaborer avec le gouvernement malgache pour le développement du commerce. Mais les deux pays pourront également collaborer dans l’exploitation du secteur minier, selon le MICC.
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Consommation – Plus de 800 millions d’ariary de marchandises périmées détruites
Antananarivo, 30 Décembre, 06h40 – Le ministère de l’industrialisation, du commerce et de la consommation continue de publier son bilan de l’année. La rétrospective de ce jeudi touche principalement la protection des consommateurs. Cette année, le ministère annonce avoir détruit 817 096 940 ariary de marchandises périmées.
La destruction des marchandises avariées ou ayant dépassé leur date limite de consommation fait partie des attributions mais surtout des missions de ce ministère. Les marchandises concernées sont variées, allant des pâtes alimentaires aux friandises, en passant par les huiles alimentaires, les légumes en boîte ou même des médicaments et bien d’autres encore.
Dans l’accomplissement de sa mission, le ministère déclare que « 26 registres ont été tenus pour suivre et sanctionner les infractions à la loi sur la commercialisation des produits périmés ». Pour assurer la santé des consommateurs « 782 envois d’échantillons ont été effectués pour analyse en laboratoire ». Est avancé également l’effort effectué pour « collaborer avec les associations de protection des droits des consommateurs », ainsi que les descentes sur terrain avec les commissaires de commerce.
Le MICC conclut en rappelant son rôle de régulateur du commerce, que ce soit par rapport au prix, que par rapport au respect des lois régissant le marché ou encore l’éducation des marchands aux bonnes mœurs commerciales. -

OPERATION BANCAIRE – La BGFIBank Madagascar augmente à 42 milliards d’ariary son capital social
Antananarivo, 29 Décembre, 14h34 – Les actionnaires de la BGFIBank Madagascar ont approuvé l’augmentation à 42 milliards d’ariary du capital social de cet établissement financier, lors de leur assemblée générale ordinaire de la semaine dernière. Cette décision de renforcement de fonds propres est motivée par la volonté de ces actionnaires d’accélérer la réalisation du nouveau plan de redressement de la banque, rapporte dans la presse la BGFI Madagascar.
⭕Le groupe BGFIBank s’est engagé auprès de la Banque centrale de Madagascar (BCM), au mois de novembre, à apporter les apports financiers nécessaires pour maintenir les activités quotidiennes de sa filiale dans la Grande île. A l’époque, la maison mère de la BGFIBank Madagascar avait fait un « engagement ferme et irrévocable », qui consistait à une injection « imminente » de liquidité et cette augmentation de capital qui vient d’être approuvé. ⭕La banque avait été en difficultés ponctuelles en novembre. Un plan de redressement d’urgence pour les surmonter mais surtout pour lui permettre d’être conforme avec les exigences règlementaires lui avait été demandé. Le groupe BGFIBank indique avoir mobilisé l’ensemble de ses ressources pour sa banque à Madagascar dans la réalisation de ce plan de redressement. Il a également fait part de son engagement à soutenir la croissance de sa filiale de façon à permettre à celle-ci de poursuivre son implication dans le financement de l’économie malgache.
⭕La maison mère de la BGFIBank Madagascar se dit d’ailleurs optimiste quant à l’avenir, surtout après l’année 2022 où les deux parties disent avoir démontré leur capacité de résilience. « 2023 signera le retour à une trajectoire solide de croissance durable, confirmant la stratégie de développement diversifiée de nos trois métiers qui est d’être la banque de financement des entreprises, la banque des professionnels et des particuliers, la banque privée et la gestion d’actifs », lance le directeur général de la BGFIBank Madagascar, Hermann Allogho.
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COMMERCE EXTERIEUR – Les recettes des exportations de girofle multipliées par quatre par rapport à l’année 2021
Antananarivo, 27 Décembre, 15h39 – La filière girofle se porte à merveille. L’épice phare du commerce extérieur de la Grande Île rapporte pour la saison 2022 un total de 224,7 millions de dollars selon la rétrospective de la filière girofle publiée par le ministère de l’Industrialisation , du commerce et de la consommation (MICC). En l’espace de neuf mois, les gains ont quadruplé et la production a augmenté de 60%, souligne le ministère.
Avec une production de 40 000 tonnes, Madagascar dépasse les résultats obtenus en 2017 pour la première fois. Une performance qui fait de l’année 2022 une année historique pour la production de girofle, le pays n’ayant jamais dépassé la barre de 30 000 Tonnes depuis l’introduction de la culture de girofle en 1919, selon les données de l’Institut National de Statistique.
Cette année, Madagascar conserve la première place des pays exportateurs de girofle et la deuxième parmi les producteurs après l’Indonésie. Un rang inchangé depuis une décennie. « Chaque année, la Grande Île exporte entre 30% et 50 % de la girofle mondiale. », selon l’étude sectorielle de l’EDBM consacrée à la filière publiée en 2021. Dans sa rétrospective de la filière, il est le mentionné que « le MICC procède à une sélection des opérateurs sérieux. Parmi ces critères figurent le rapatriement de devise, le paiement des impôts, avant d’obtenir l’accréditation à l’exportation ». -

PRODUIT DE RENTE – Une demande mondiale de 5 500 tonnes de vanille pour une offre moyenne d’un peu plus de 2 000 tonnes par an pour Madagascar, selon le ministère du Commerce
Antananarivo, 27 Décembre, 13h05 – L’offre malgache ne couvre même pas la moitié de la demande mondiale de vanille, du moins si l’on en croit le ministère en charge du Commerce. Le besoin du marché international est estimé à 5 500 tonnes alors que la capacité d’exportation de Madagascar tourne en moyenne à un peu plus de 2 000 tonnes, expose le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC). Ce département indique que ses estimations se basent sur ses prospections de marché dont ses discussions avec les clients à l’étranger. Le MICC juge que l’offre de Madagascar est « insuffisante ». Et pourtant, c’est la Grande île qui assure 80% de la production mondiale.
Le marché international offre ainsi encore des opportunités à saisir pour le pays. Pour la campagne 2021-2022, l’exportation de 2 360 tonnes de vanille a fait rentrer 590 millions de dollars de devises pour Madagascar, selon le MICC. D’après ce ministère, 90% des achats effectués auprès des marchés contrôlés avaient respecté le prix plancher du kilo de la vanille verte à 75 000 ariary. Pareil pour le prix de base à l’exportation qui était fixé à 250 dollars le kilo.
Les opérateurs qui peuvent vendre leur vanille sur le marché international pour la campagne 2022-2023 sont déjà connus depuis le mois d’août. Elles sont 70 entreprises exportatrices à avoir obtenu le renouvellement de leur agrément. Ces exportateurs savent également déjà auprès de qui vendre puisque la liste des 74 acheteurs internationaux industriels et traders, ayant répondu à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par le MICC pour devenir acheteurs de la vanille de Madagascar leur a été remise au mois de novembre. Ce sont des acheteurs qui auraient fait part de leur intention d’acheter la vanille malgache à 250 dollars le kilo.
Une rencontre entre les autorités publiques ainsi que les exportateurs agréés avait par ailleurs eu lieu au mois de novembre pour la préparation de la campagne d’exportation de 2022-2023 qui a démarré le 15 novembre 2022. Une occasion notamment pour le ministère de l’Economie et des finances (MEF) d’insister sur l’obligation de domiciliation bancaire et de rapatriement de devise, le respect du délai de ce rapatriement de devise et l’obligation de cession de recettes d’exportation. Le MEF souligne que l’objectif de ces mesures est de « démontrer à l’échelle internationale que la filière vanille s’améliore de par sa structure et ouvre le marché aux importateurs ». -

COMMERCE – Les produits agricoles et forestiers exportés soumis à un impôt de 3% de leur prix
Antananarivo, 27 Décembre, 10h20 – Du changement dans la modalité d’imposition des exportateurs des produits agricoles et forestiers. Selon la loi de finances de 2023, ces opérateurs doivent désormais payer au fisc 3% des prix de leurs produits exportés à titre d’impôt sur les revenus.
La loi, qui vient d’être déclarée conforme à la Constitution, prévoit que les exportateurs de produits de l’agriculture et des forêts, qu’ils soient personnes physiques ou morales, sont « soumis à l’impôt sur les revenus quel que soit le montant de leurs chiffres d’affaires et revenus annuels ». L’impôt sur les revenus liés à l’exportation doit par ailleurs être réglé à chaque opération d’exportation et ne pas attendre les périodes de fin d’exercice. Le paiement se fait, par ailleurs, dans un délai de deux mois.
Avec cette nouvelle modalité d’imposition des exportateurs de produits agricoles et forestiers, l’Etat espère faire gagner 115 milliards d’ariary supplémentaires à ses caisses. Ce qui constituerait 2,4% du montant total des recettes fiscales attendues pour 2023. L’adoption de nouvelles mesures législatives et administratives en matières fiscale fait partie des actions menées par la direction générale des impôts pour améliorer les recettes fiscales. -

La direction générale des impôts officialise la validité des correspondances par voie électronique de l’administration fiscale
Antananarivo, 26 Décembre, 20h30 – Un courrier électronique provenant de l’administration fiscale est désormais aussi valable qu’une lettre originale en version physique. Dans une décision publiée ce lundi, la direction générale des impôts indique que désormais, « les demandes d’éclaircissements, les notifications primitives, les notifications définitives et d’une manière générale, toute correspondance en la matière, peuvent être notifiées au contribuable par voie électronique ».
A en croire la DGI, tout document envoyé par tout type d’outil de messagerie par voie électronique, tel que courriel, plateforme e-administration ou tout autre procédé électronique peut être considéré comme authentique et a la même force probante qu’un original dès lors qu’il a été envoyé via une adresse électronique officielle de l’administration fiscale. Il est également réputé avoir été reçu dès lors qu’il a été envoyé et qu’aucun message d’échec d’envoi n’est reçu par l’administration.
Dans sa décision, l’administration fiscale apporte également des précisions sur les dates de réception. Il est ainsi indiqué que « la date d’envoi des correspondances vaut date de leur réception ». Il revient ainsi à l’administration de prouver l’envoi du courrier électronique, et au contribuable de prouver la non-réception en cas de contestation.
Madagascar a commencé à reconnaître la légalité des notifications par voie électronique des correspondances émanant de l’administration fiscale en 2021. La loi de finances de 2021 prévoit que « les modalités de garantie d’authenticité de leur origine et de protection de l’intégrité de leur contenu à travers la certification ou la signature électronique sont fixes par texte réglementaire ».