Antananarivo, 15 Août, 7h27 – « Des jalons clairs dont une projection ambitieuse de vaccination. Un calendrier courageux de réouverture des frontières. Un engagement ferme de paiement des arriérés des entreprises. Des mesures réelles et concrètes de soutien au secteur privé ». Le secteur privé sollicite rien de moins qu’un plan de sortie de crise avec des échéances claires et précises.
Catégorie : Économie
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RELANCE ECONOMIQUE – Le secteur privé réclame la mise en place effective d’une stratégie de sortie de crise avec un calendrier clair pour permettre aux entreprises de se projeter et de reprendre leurs activités
Dans un communiqué publié samedi, les groupements et syndicats professionnels du secteur privé formel du pays demandent « la mise en place effective d’une stratégie de sortie de crise ». Pour le secteur privé, « notre économie a besoin de visibilité et d’un calendrier pour que les entreprises et les employeurs puissent se projeter et reprendre leurs activités et leurs investissements, gages d’un développement durable ».
Mais cette stratégie et le plan qui l’accompagne ne devraient pas uniquement être élaborés par l’Etat. Le secteur privé demande également à être étroitement associé à son élaboration. Pour ce faire, les signataires de la lettre sollicitent « un Dialogue Public-Privé » avec le président de la République lui-même « le plus tôt possible pour s’assurer ensemble que ladite stratégie s’accorde avec les réalités économiques et sociales du pays ».
Près d’un an et demi après le début de la pandémie de Covid-19 à Madagascar, le secteur privé voit toujours flou. Aux drames des pertes d’emploi, des baisses des chiffres d’affaires et des consommations, des fermetures des entreprises, de la détérioration même du climat des affaires s’ajoute l’incertitude du lendemain.
« Au-delà des ménages, le contexte de la crise sanitaire a également freiné les investissements privés de toutes tailles faute de visibilité économique », dénoncent dans un communiqué quasiment tous les groupements et syndicats professionnels du secteur privé formel du pays. Or, cette « absence de visibilité et de stratégie claire de sortie de crise pénalisent dramatiquement l’ensemble de l’économie et pèsent sur les emplois », écrivent-ils. -

FINANCES – Qu’est-ce que le fonds souverain et quels sont ses avantages et ses risques ?
Le Parlement va examiner durant cette session extraordinaire le projet de loi relatif à la création d’un Fonds souverain. Un Fonds qui, selon le président de la République, permettra à Madagascar, de lancer dans des projets d’investissement de grande envergure sans avoir à demander de l’argent aux bailleurs des fonds. Mais qu’est-ce qu’un fonds souverain, comment est-il financé et quels en sont les avantages mais aussi les risques ? Les explications du Rakoto David Olivaniaina, enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo et président du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem). -

DÉCOUPAGE TERRITORIAL – Le budget de la 23e région est déjà prêt annonce Tianarivelo Razafimahefa
Désormais, Madagascar n’a plus 22 régions, mais plutôt 23. La nouvelle carte du découpage territorial de Madagascar a vu le jour ce 11 Août après la promulgation de la loi instituant la 23ème région. Vatovavy et Fitovinany ne forment plus une seule région, mais deux régions distinctes.Bien que le gouverneur qui dirigera la région de Vatovavy ne soit pas encore nommé, le budget qui lui sera alloué est déjà prêt annonce Tianarivelo Razafimahefa, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation. -

TRANSPORT AERIEN – 911 euros pour un aller simple en classe économique sur les « vols de rapatriement Air Madagascar » sur Antananarivo – Paris et Paris – Antananarivo, 730 euros le Paris – Antananarivo pour les passagers en provenance d’autres pays
Les avions d’Air Madagascar ne devraient pas voler à vide lorsqu’ils vont récupérer les passagers des vols de rapatriement en provenance de Paris. La compagnie aérienne nationale propose, en plus des vols retour Paris – Antananarivo annoncés par le président de la République, des vols Antananarivo – Paris. S’agissant de vols spéciaux de rapatriement, les billets ne seront néanmoins vendus que sur un trajet en aller simple.
Ainsi, un vol Antananarivo – Paris ou un vol Paris – Antananarivo est-il proposé à 911 euros pour la classe économique. Le prix du billet sera plus cher pour ceux qui choisissent de voler en classe affaires : 2.200 euros selon une publication d’Air Madagascar. Les passagers à rapatrier qui, provenant d’autres pays, doivent payer des frais de déplacement vers Paris, eux, auront droit à un prix de 730 euros sur Paris – Antananarivo.
Bien que les vols soient ouverts dans les deux sens, la compagnie aérienne nationale rappelle que « seules les personnes disposant de motifs impérieux de voyage munis des justificatifs afférents sont admissibles sur ces vols ». Comme déjà indiqué par le président de la République lors de son émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche, seuls les ressortissants malgaches peuvent prendre les vols dans le sens Paris – Antananarivo.
Les motifs impérieux de leur voyage doivent être, entre autres, une fin de séjour, une fin de contrat, ou un retour après des soins médicaux. Ils doivent par ailleurs détenir une autorisation délivrée par l’Etat malgache et s’engager à ne pas sortir de Madagascar jusqu’à l’ouverture des frontières.
Comme tous les passagers en provenance de l’étranger autorisés à entrer sur la Grande île, ils doivent présenter un test PCR négatif avant l’embarquement, effectuer un contre-test PCR à l’arrivée et s’engager à se confiner dans les hôtels agréés par l’Etat pour une durée de cinq jours. Selon un communiqué de l’ambassade de Madagascar à Paris, ce séjour de confinement doit par ailleurs être pris en charge pas les passagers eux-mêmes.
Les passagers sur les vols dans le sens Antananarivo – Paris, pour leur part, ne sont pas tenus d’avoir un passeport malgache. Par contre, pour les ressortissants malgaches, un visa d’entrée sur le territoire français est exigé. A cela s’ajoutent les documents de santé exigés par les autorités françaises pour pouvoir entrer en France : un justificatif de vaccination complète avec l’un des vaccins reconnus par l’Etat français ou un test PCR négatif datant de moins de 72 heures.
Calendrier des vols prévus par Air Madagascar :
Paris – Antananarivo : Départ de Paris à 19h30 – Arrivée à Antananarivo à 7h30 (heures locales)
19 Août 2021
22 Août 2021
28 Août 2021
10 Septembre 2021
19 Septembre 2021
Antananarivo – Paris : Départ d’Antananarivo à 22h30 – Arrivée à Paris 08h30 (heures locales)
20 Août 2021
23 Août 2021
29 Août 2021
11 Septembre 2021
20 Septembre 2021 -

ECONOMIE – Antares, une nouvelle manière risquée de gagner de l’argent ?
Il est presque impossible de ne pas voir Antares apparaître sur son fil d’actualité Facebook ces derniers temps. Ses promoteurs promettent monts et merveilles aux éventuels nouveaux adhérents. Mais qu’en est-il réellement ? Est-ce vraiment un moyen légal et éthique de gagner de l’argent ? Eléments de réponses. -

FISCALITE – La direction générale des impôts brandit des sanctions contre les entreprises émettant des factures sans TVA apparente
Antananarivo, 5 Août, 20h00 – « L’émission des factures incomplètes ainsi que la non-délivrance des factures régulières constituent un délit de fraude, réprimé par la loi ». La précision est de la direction générale des impôts qui rappelle que « tous les contribuables assujettis à la TVA doivent émettre des factures complètes avec TVA apparente ».
Si la mention TVA n’est pas inscrite sur la facture, « il s’agit d’un détournement de deniers publics », précise la DGI. Les contrevenants s’exposent ainsi à des contrôles fiscaux. Et s’agissant d’un délit, il est passible de sanctions pécuniaires mis aussi d’une peine d’emprisonnement de deux ans.
Les bons de commande, les bons de livraison et autres justificatifs sur papier libre ne sont pas valables, martèle-t-elle dans un communiqué. Les tickets de caisse eux-mêmes ne peuvent pas se substituer à une facture régulière, ajoute-t-elle encore.
Pour la DGI, une facture est reconnue régulière lorsqu’elle est « rédigée en double exemplaire, datée et signée par le vendeur ou le prestataire de service, numérotée chronologiquement au fur et à mesure de son émission ». Elle doit également mentionner les coordonnées fiscales du vendeur et du client, les détails relatifs à la quantité et au prix des marchandises, la date du règlement et le mode de paiement. -

EVENEMENT – La 22ème édition de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (Fier Mada) marque le début de la relance économique après Covid-19, indique le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche
Antananarivo, 4 Août, 13h00 – Après une édition reportée en 2020 pour cause de pandémie de Covid-19, la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (Fier Mada) est de nouveau organisée. Dès 9h ce mercredi, à l’ouverture des portes, de nombreux visiteurs étaient déjà présents sur les lieux de l’organisation de la foire, au stade Maki Andohatapenaka. Ils découvrent, s’informent mais goûtent surtout aux diverses spécialités des 22 régions mises à l’honneur lors de cet événement.
Pour Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, « le lancement de cet événement marque le coup d’envoi de la relance économique de Madagascar après la Covid-19 ». Dans son discours, le ministre a notamment souligné l’appui du gouvernement au secteur rural, par l’octroi de financements et de formations avec l’aide des différents partenaires. L’objectif est, « de faire des produits de Madagascar les meilleurs en termes de concurrence internationale afin que tous les pays puissent se fournir dans la Grande île », précise-t-il.
Cette année, la Fier Mada réunit près de 300 exposants issus des quatre coins de l’Île, au lieu des 400 participants annuels habituels, restriction sanitaire oblige. Par ailleurs, afin d’attirer le plus grand nombre de visiteurs, l’entrée est gratuite. L’événement s’étalera sur cinq jours, du 4 au 8 Août afin de permettre aux citadins d’en profiter au maximum.



