Catégorie : Économie

  • HYDROCARBURES – Madagascar Oil réactive sa production de fuel lourd à Tsimiroro

    HYDROCARBURES – Madagascar Oil réactive sa production de fuel lourd à Tsimiroro

    Madagascar Oil réactive ses opérations à Tsimiroro. L’administrateur général de cette compagnie pétrolière, Yanto Sianipar, a annoncé ce jeudi la reprise officielle de la production d’huile lourde dans ce bloc pétrolier. “Il ne s’agit pas simplement d’une reprise, il s’agit d’une réactivation stratégique fondée sur une validation technique solide, une restructuration financière et un renforcement de nos capacités opérationnelles”, lance-t-il face à la presse.

     

    La compagnie entend passer désormais d’une “phase pilote” à une “phase d’expansion du champ”. Les prochaines étapes incluent la remise en production des puits existants, le forage de nouveaux puits, la modernisation des installations d’injection de vapeur et de production. “Chaque étape est soigneusement planifiée et conduite afin de garantir des opérations sûres et une amélioration progressive des performances”, avance alors l’administrateur général de Madagascar Oil.

     

    Pour cette relance, l’objectif de production initial de Madagascar Oil est de 300 bopd (barils de pétrole par jour). Et ce, pour amorcer une trajectoire de montée en charge progressive visant un palier de 3 000 bopd sous 24 mois, détaille Yanto Sianipar. Les contraintes critiques de stockage qui avaient précédemment imposé un arrêt technique de la production seraient par ailleurs déjà levées.

     

    La monétisation des stocks existants a permis de restaurer une capacité d’accueil suffisante pour absorber les flux de cette nouvelle campagne d’extraction prévue dès cette année, rassure Willy Ranjatoelina, président du Conseil consultatif International de Madagascar Oil. Le portefeuille clients de la compagnie s’est d’ailleurs consolidé autour d’acteurs industriels de premier plan tels que la Star, PFOI (Pêche et Froid Océan Indien), Socota, Alpha Ciment et la Savonnerie Tropicale. Et ces contrats d’enlèvement réguliers et non d’achats ponctuels, confirment la fiabilité du HFO de Tsimiroro comme substitut énergétique durable, expose-t-il.

     

    Certaines conditions structurelles et réglementaires demeurent pourtant essentielles pour assurer la viabilité des investissements et la planification à long terme de ce projet, selon son promoteur. Madagascar Oil parle notamment de la stabilité du Contrat de partage de production (CPP), de l’adoption du décret d’application de l’article 55 du Code pétrolier, ainsi que la réhabilitation de la Route national RN1 bis qui est essentielle pour le transport des produits pétroliers depuis Tsimiroro.

     

    Cette reprise revêt une importance nationale. “L’augmentation progressive de la production contribuera à renforcer la sécurité énergétique de Madagascar en fournissant du fuel lourd produit localement au marché domestique à un coût compétitif”, reprend Yanto Sianipar. Réduire l’indépendance aux importations n’est pas seulement un objectif économique, c’est également un objectif stratégique. Dans ce schéma d’expansion, la Jirama figure comme un partenaire stratégique naturel, lance-t-il.

  • HYDROCARBURES – Baisse généralisée des prix des carburants, jusqu’à -200 ariary pour le mois de mars

    HYDROCARBURES – Baisse généralisée des prix des carburants, jusqu’à -200 ariary pour le mois de mars

    L’essence revient à moins de 5 000 ariary. Le prix du pétrole lampant baisse après avoir connu des augmentations continues pendant plusieurs mois. Le gasoil, lui aussi, affiche 200 ariary de moins qu’en février. Depuis minuit ce jeudi, les stations services affichent des prix en baisse. Avec cette révision, le prix du supercarburant (SP95) recule de 5 100 ariary à 4 900 ariary. Celui du gasoil (GO) passe de 4 860 ariary à 4 660 ariary. Et le pétrole lampant (PL) diminue de 3 710 ariary pour s’établir à 3 510 ariary pour ce mois de mars. La variation par rapport au mois précédent est de -200 ariary, le plancher prévu par les textes dans le cadre du mécanisme d’ajustement automatique des prix de carburant.

     

    L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait déjà annoncé en février que deux baisses successives sont attendues pour mars et avril. La prévision s’est alors appuyée sur l’analyse de la situation du cours international du baril de pétrole et de la stabilité de la monnaie nationale. Une évolution favorable de ces deux paramètres était signalée en janvier, expliquant la baisse actuelle. Avec la guerre en Iran et la hausse du cours international du brut, à plus de 80 dollars depuis mardi, une hausse est attendue dans deux mois.

  • ENERGIE – Environ 68 milliards d’ariary du Japon pour l’amélioration du réseau de distribution d’électricité à Toamasina

    ENERGIE – Environ 68 milliards d’ariary du Japon pour l’amélioration du réseau de distribution d’électricité à Toamasina

    Moderniser et sécuriser l’infrastructure électrique de Toamasina. C’est à quoi servira le financement d’environ 68 milliards d’ariary que le Japon prévoit d’octroyer pour la mise en œuvre du Projet d’amélioration du réseau de distribution dans cette partie de Madagascar. Le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison et le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Kosuke Odawara, avaient procédé à la signature de l’Accord de don pour ce projet, ce mercredi.

    C’est une étape majeure pour l’amélioration du système électrique de Toamasina qui vient d’être franchie, selon la Jica. Et sa mise en œuvre sur deux ans devra apporter des changements concrets et pérennes pour les usagers. Les interventions techniques porteront alors sur la réhabilitation et la modernisation des sous-stations électriques et des réseaux de distribution pour l’optimisation de la qualité de service. Elles incluent également le renforcement des infrastructures par la mise en place d’équipements de pointe pour la stabilisation de ce réseau.

    La Jica mise sur ce projet, estimant qu’en tant que capitale économique de Madagascar, Toamasina nécessite une alimentation électrique stable et performante. Et ce, pour répondre aux besoins croissants de la population et des différents secteurs productifs. Ce projet devra d’ailleurs accompagner l’extension du Port de Toamasina, lance cette agence japonaise.

  • PROJET MINIER – Akora Resources obtient son Permis d’exploitation de minerai de fer à Bekisopa

    PROJET MINIER – Akora Resources obtient son Permis d’exploitation de minerai de fer à Bekisopa

    Akora Resources passe de la phase de l’exploration à celle du développement industriel. Cette compagnie australienne vient d’obtenir son permis d’exploitation de minerai de fer à haute teneur à Bekisopa, dans la région Matsiatra Ambony. Une décision qui fait suite aux délibérations du Conseil des ministres du 27 janvier 2026, indique le ministère des Mines.

    Ce permis minier permet à Akora Resources de libérer tout son potentiel opérationnel. Valide pour une durée de 25 ans et couvrant une superficie d’environ 25 km2, ce permis constitue un jalon essentiel dans la création de valeur pour cette compagnie. L’étude de pré-faisabilité de ce projet avait mis en évidence des indicateurs économiques attractifs pour son promoteur.

    Cette compagnie indique que l’étude qu’elle avait menée avait démontré une rentabilité exceptionnelle avec un taux de rendement interne de 86 % et une valeur actuelle nette de 147 millions de dollars. Pour un investissement initial modéré de 61 millions de dollars, sa mine devrait générer des revenus totaux de 789 millions de dollars sur une durée de vie initiale de 6 ans. Grâce à des coûts d’exploitation compétitifs de 42 dollars par tonne, ce projet devrait permettre un remboursement rapide du capital en seulement 1,8 an, pour dégager un flux de trésorerie avant impôts de 310 millions de dollars.

    Akora Resources doit toutefois franchir plusieurs étapes impératives avant le démarrage effectif de ses opérations sur sites, précise le ministère des Mines. Cette compagnie doit notamment s’acquitter d’une contribution correspondant à 3 % du montant total de l’investissement initial du projet pour alimenter le Fonds minier social et communautaire (FMISC). Ce montant s’élève à 1,8 million USD pour Akora Resources. Le décret relatif au FMISC est actuellement en cours de finalisation afin de garantir une utilisation optimale de ces fonds miniers au profit des communautés, précise l’administration minière.

    Cette compagnie devra également signer une convention tripartite RSE impliquant directement les populations locales de Bekisopa, dans le district d’Ikalamavony. Elle devra parallèlement élaborer et obtenir son permis environnemental et social. Et ce, tout en s’engageant sur un quota minimal de 80 % de travailleurs malgaches pour les recrutements liés au projet.

    Par ailleurs, Akora ressources sera assujettie aux taxes et redevances sectorielles dès le début de la phase d’extraction et d’exportation. Le ministère des Mines fait notamment référence aux droits et taxes sur les produits miniers (DTSPM).

  • TRAVAUX PUBLICS – Le Fonds Routier s’apprête à redevenir le Fonds d’Entretien Routier

    TRAVAUX PUBLICS – Le Fonds Routier s’apprête à redevenir le Fonds d’Entretien Routier

    Retour aux sources pour la gestion routière. Le “Fonds Routier” devrait, dans les prochains mois, reprendre son appellation initiale de “Fonds d’Entretien Routier” (FER). Selon le ministère des Travaux publics (MTP), une proposition de loi actant ce changement sera soumise à l’examen des députés lors de la prochaine session parlementaire.

    Dans un communiqué publié mardi, à l’issue d’une table ronde sur le transport terrestre, le ministère précise que ce texte “a déjà été déposé au niveau de la Primature et attend désormais d’être examiné par l’Assemblée nationale”. Lors de la précédente session, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo avait déjà exprimé sa volonté de recentrer l’organisme sur sa mission régalienne, la maintenance et la pérennisation du patrimoine routier existant, plutôt que le financement de nouveaux grands chantiers d’envergure.

    Bien qu’initialement prévue au calendrier de la session écoulée, la présentation de ce projet de loi n’a pu aboutir. Si la tenue d’une session extraordinaire a été évoquée pour pallier ce retard, aucune décision officielle n’a encore été prise. Le chef du gouvernement a néanmoins exhorté les parlementaires à adopter rapidement le texte. L’objectif est de doter le futur FER de mécanismes de financement plus fluides, afin de mettre un terme aux retards de paiement des entreprises de BTP, un fléau qui paralyse régulièrement l’entretien des routes nationales.

    C’est en 2019 que les autorités avaient instauré le “Fonds Routier”, présenté alors comme une version optimisée des FER de première et de deuxième générations, censée mieux répondre aux besoins du pays. Cette réforme avait notamment modifié certains circuits financiers, plaçant la gestion des fonds sous la tutelle directe du Trésor public.

  • PARTENARIAT – L’ajustement des financements de la Banque européenne d’investissement aux réalités malgaches discuté

    PARTENARIAT – L’ajustement des financements de la Banque européenne d’investissement aux réalités malgaches discuté

    Mieux coller les financements aux réalités du terrain. C’est un des défis majeurs discutés durant la récente visite de travail, effectuée par une délégation de la Banque européenne d’investissement (BEI), auprès des autorités malgaches vers la fin du mois de février. La partie malgache avait surtout plaidé pour l’ajustement de ces financements aux réalités techniques, climatiques et économiques du pays, selon ce qu’avait rapporté le ministère de l’Économie et des finances.
     
    La BEI avait alors pu effectuer un examen approfondi de son portefeuille de projets à Madagascar, notamment dans les secteurs eau, énergie et infrastructures routières. Selon le ministère des Finances, la BEI avait déjà engagé plus de 546 millions de dollars dans ces secteurs. Le taux de décaissement global n’avoisine toutefois que 51%, d’après ce département. Ce qui, selon se ministère, appelle à une mobilisation renforcée pour optimiser l’absorption des ressources disponibles.
     
    Le partenariat entre Madagascar et la BEI entend alors s’attaquer à trois défis opérationnels majeurs, dont le premier concerne la simplification des conditions préalables au déblocage des fonds. Mais il y a également l‘accélération des indemnisations sociales pour libérer les emprises de chantier ainsi qu’une flexibilité accrue des budgets face aux chocs climatiques et économiques. Les deux parties privilégient ainsi une synchronisation rigoureuse entre l’avancement concret des travaux et leur traitement financier.
     
    Pour y parvenir, l’orientation stratégique repose sur une coordination interinstitutionnelle renforcée et une anticipation des blocages dès la phase de négociation. Et ce, tout en sécurisant les contreparties nationales et en explorant des financements additionnels pour garantir l’achèvement des objectifs initiaux.
     
    Le portefeuille de la BEI à Madagascar, couvrant la période de 1959 à 2025, s’élève à un financement total de 966,9 millions d’euros répartis sur 56 transactions. Son soutien à la Grande île est diversifié, mais se concentre prioritairement sur les infrastructures lourdes et le développement industriel. Les secteurs du transport (303,7 millions d’euros), de l’industrie (287,9 millions) et de l’énergie (191,8 millions d’euros) captent la grande majorité des fonds, comme détaillé par cette institution financière européenne sur son site officiel.
  • WOMEN, BUSINESS AND THE LAW 2026 – Madagascar doté d’une législation moderne mais privée de moyens pour les droits économiques des femmes, selon la Banque mondiale

    WOMEN, BUSINESS AND THE LAW 2026 – Madagascar doté d’une législation moderne mais privée de moyens pour les droits économiques des femmes, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 2 Mars, 14h55 – Entre volonté législative affirmée et une mise en œuvre concrète défaillante. Madagascar obtient un score modéré de 64,93 sur 100 pour ses cadres juridiques relatifs aux droits économiques des femmes et 51,80 pour la perception de leur application dans l’édition 2026 du rapport “Women, Business and the Law WBL (Les femmes, l’entreprise et le droit)” du groupe de la Banque mondiale. La Grande île affiche toutefois une faiblesse majeure dans l’indice des Cadres de soutien, avec un score de seulement 27,30 sur 100, comme rapporté dans ce document.
     
    Ce résultat suggère que, malgré l’existence de certaines bases légales, Madagascar manque encore de mécanismes concrets, de budgets ou d’institutions pour transformer ces droits théoriques en réalités effectives pour les femmes. La Grande île se distingue par un cadre législatif solide qui surpasse la moyenne de l’Afrique subsaharienne, notamment en matière de rémunération où elle obtient un score parfait de 100 pour ses lois sur l’égalité salariale.
     
    D’autres points forts sont également rapportés, dont un arsenal juridique robuste concernant la mobilité (87,50) et les retraites (91,75). Une dynamique positive qui est soutenue par une volonté politique active, illustrée par l’adoption de six réformes majeures touchant le travail et la parentalité entre 2023 et 2025. Madagascar fait par ailleurs figure de précurseur régional en étant l’une des rares économies à autoriser légalement la demande de travail flexible, offrant ainsi un avantage compétitif en matière de droits des employés, note la Banque mondiale.
     
    Inversement, les points faibles de Madagascar se concentrent sur son incapacité à traduire ces lois en actions concrètes. Ce que témoigne son score de 27,30 pour les Cadres de soutien. Les scores du pays pour ces cadres sont nuls (0) notamment pour la parentalité, le travail et la garde d’enfants. La Banque mondiale souligne un cadre juridique faible bridant l’entrepreneuriat féminin et limitant l’accès des femmes à la création d’entreprises. Il y est également exposé que malgré des lois protectrices, la sécurité demeure un point noir majeur avec une note de perception de l’application réelle très basse à 21,88 sur 100.
     
    D’après les données fournies dans le rapport Women, Business and the Law 2026, Madagascar se situe dans la seconde moitié du classement mondial, occupant précisément la 102ème position sur la liste des pays classés dans ce document. Ce rang est déterminé par son score de 64,93 sur 100 concernant l’indice des cadres juridiques. À l’échelle du continent africain, Madagascar se classe au 21ème rang parmi les nations présentes classées.
     
    Ce rapport du Groupe de la Banque mondiale est un projet mondial de benchmarking qui mesure comment les lois, réglementations et politiques façonnent les opportunités économiques des femmes et le développement du secteur privé dans 190 économies. Les données et analyses WBL guident les pays dans l’identification des opportunités de réformes qui libèrent le potentiel économique des femmes et stimulent la création d’emplois et la croissance économique.
  • IMPORT-EXPORT – Recul global des activités commerciales entre Madagascar et les Etats-Unis en 2025

    IMPORT-EXPORT – Recul global des activités commerciales entre Madagascar et les Etats-Unis en 2025

    Antananarivo, 2 Mars, 8h30 – En repli. Le volume des échanges commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis baisse de 3,67% en 2025. Le total des transactions entre les deux pays est passé de 784,7 millions de dollars en 2024 à 755,9 millions de dollars en 2025, d’après les données du Bureau de recensement américain. Ce recul s’explique principalement par la contraction des exportations malgaches vers le marché américain.

    Ce ralentissement de l’activité bilatérale résulte d’une performance en demi-teinte des exportations malgaches l’année dernière. Celles-ci ont chuté de 4,95%, en s’établissant à 695,5 millions de dollars contre 731,7 millions de dollars l’année précédente. Malgré une légère progression de 13,9% des importations malgaches en provenance des Etats-Unis, qui ont atteint 60,4 millions de dollars, cette hausse n’a pas suffi à compenser le repli des flux sortants de Madagascar.

    L’année 2025 a ainsi été marquée par la poursuite d’un déséquilibre commercial profond entre Madagascar et les Etats-Unis, qui est largement à l’avantage de la Grande île. Avec un volume d’échanges s’élevant à 755,9 millions de dollars, la relation avait ainsi été quasi-unidirectionnelle avec une exportation malgache de 695,5 millions de dollars contre des exportations américaines en retour de seulement 60,4 millions de dollars. Une dynamique qui a donc généré un déficit commercial de -635,1 millions de dollars pour les États-Unis.

    Ce déficit commercial américain s’est toutefois contracté de 6,44%. La réduction mécanique du déficit des Etats-Unis résulte de la baisse de ses importations en provenance de Madagascar combinée à une légère progression de ses exportations vers la Grande Île, ces dernières ayant atteint 60,4 millions de dollars contre 53,0 millions de dollars en 2024. Il est alors passé de -678,8 millions de dollars en 2024 à -635,1 millions de dollars en 2025.

  • RECRUTEMENT – 37 candidats à la direction générale de la Cnaps réussissent l’étape de la présélection sur dossier

    RECRUTEMENT – 37 candidats à la direction générale de la Cnaps réussissent l’étape de la présélection sur dossier

    Antananarivo, 28 Février, 7h37 – Le tri est fait. 37 postulants, sur un total de 109 candidatures reçues, ont été officiellement retenus pour la suite du processus de recrutement du nouveau directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), rapporte le Conseil d’administration de cet organisme de gestion de la sécurité sociale du secteur privé. Ces candidats sont ceux qui ont satisfait à l’ensemble des critères requis, après examen de dossiers par le Conseil d’administration de l’institution.
    La sélection avait été particulièrement rigoureuse. Plus de la moitié des postulants avaient été écartés d’emblée. Si 16 dossiers avaient été rejetés, 40 autres avaient été déclarés irrecevables pour des raisons de forme, des dossiers incomplets ou encore des motifs liés à la moralité.
    Les candidats retenus attendent désormais des convocations individuelles pour participer à une épreuve écrite. Durant cette étape cruciale du processus de sélection, l’opération restera sous la surveillance du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), afin de garantir l’intégrité et la transparence de cette nomination stratégique. Le Conseil d’administration de la Cnaps souligne par ailleurs que l’identité de ces candidats en lice demeure confidentielle, conformément aux règles de protection des données personnelles.
    Suspens donc autour du futur directeur général qui succèdera officiellement à Vimbina Rahaingonjatovo qui avait démissionné au début du mois de janvier. La direction de l’organisme de prévoyance sociale est pour l’heure assurée par un directeur général par intérim.
  • VISAS – L’Etat compte engranger 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses avec la révision des droits de visa de séjour

    VISAS – L’Etat compte engranger 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses avec la révision des droits de visa de séjour

    Antananarivo, 25 Février, 11h20 – Des recettes en plus dans les caisses de l’Etat. En réinstaurant les droits de visa pour les séjours de moins de 15 jours et en augmentant les tarifs pour les visas de séjour de plus de 15 jours, l’Etat compte bien améliorer ses recettes. Selon la loi de finances de 2026, “la révision des droits de visa de séjour” devrait générer 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses.
     
    Avec les nouveaux tarifs décidés par la loi de finances de 2026 et récemment rappelés par la direction générale des douanes, les ressortissant étrangers ou les individus sans nationalité qui souhaitent entrer à Madagascar pour un séjour inférieur ou égal à 15 jours devraient, à partir de cette année, payer 65 000 ariary de droit de visa contre zéro ariary ces dernières années.
     
    Pour les séjours de plus de 15 jours, la hausse est de 30%. C’est ainsi que les visas de séjour sollicités pour 15 à 30 jours sont désormais fixés à 104 000 ariary contre 80 000 ariary selon le Code des impôts de 2025. Le tarif est passé de 100 000 ariary à 130 000 ariary pour les séjours de un à deux mois, de 140 000 ariary à 182 000 ariary pour les séjours compris entre deux et trois mois. Les séjours de trois mois à trois ans, pour leur part, passent de 225 000 ariary à 292 500 ariary, tandis que pour les séjours encore plus long, de trois ans à cinq ans, le tarif est de 390 000 ariary contre 300 000 ariary auparavant. Le visa de séjour pour ceux qui restent plus de cinq ans ou de façon définitive est désormais de 487 500 ariary s’il était encore à 375 000 ariary en 2025.
     
    Les réductions restent à hauteur de 50% pour les étudiants étrangers inscrits dans les grandes écoles de Madagascar ainsi qu’aux missionnaires résidents. Les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service en mission officielle bénéficient, quant à eux, d’une exonération totale. Ceci à condition qu’ils soient munis d’un ordre de mission en bonne et due forme.