Catégorie : Économie

  • IMPORT-EXPORT – Contraction de 55% des échanges commerciaux de Madagascar avec les Etats-Unis au mois de janvier

    IMPORT-EXPORT – Contraction de 55% des échanges commerciaux de Madagascar avec les Etats-Unis au mois de janvier

    Le volume des échanges entre Madagascar et les Etats-Unis est au plus bas. Le total des transactions, cumulant les importations et les exportations, entre les deux pays s’est effondré de 55% en un an. Il a chuté de 83,3 millions de dollars au mois de janvier 2025 à seulement 37,5 millions de dollars le même mois en 2026, d’après les données issues du Bureau de recensement américain.

    Cette baisse s’explique par un recul simultané des deux flux. Les exportations malgaches vers le marché américain étaient réduites de moitié durant la période sous revue, enregistrant une baisse de 52,2%. Par rapport à janvier 2024, la baisse est de 41,5%.

    Excédent commercial

    Ce n’est toutefois pas seulement Madagascar qui avait exporté moins. Ses importations en provenance des Etats-Unis ont également fondu. Elles sont passées de 10 millions de dollars à seulement 2,5 millions de dollars, représentant une baisse de 75%.

    Bien que le volume global se soit effondré au début de l’année, la structure des échanges reste excédentaire pour Madagascar même si c’est à un niveau bien moindre. Cet excédent commercial s’est établi à 32,5 millions de dollars au mois de janvier 2026 contre 63,3 millions de dollars en janvier 2025.

  • ENTREPRENEURIAT DES JEUNES – Le manque d’orientation freine la pérennité des projets

    ENTREPRENEURIAT DES JEUNES – Le manque d’orientation freine la pérennité des projets

    Le déficit d’accompagnement et d’orientation demeure l’un des principaux obstacles auxquels se heurtent les jeunes souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat. À l’issue de la 14ᵉ édition de l’Espace jeune entrepreneurs (EJE SHIFT 2026), le président du Club entrepreneur étudiant du Rendez-vous des entrepreneurs (CEERE), Heritiana Manantsoa, a mis en avant cette problématique récurrente dans l’écosystème entrepreneurial.

    Selon lui, de nombreux jeunes disposent d’idées ou de projets mais ne savent pas toujours vers quelles structures se tourner pour obtenir un accompagnement. “Le principal obstacle pour les jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat, c’est avant tout l’orientation. Lorsqu’ils ont un projet, ils ne savent pas nécessairement vers qui se tourner pour obtenir de l’aide”, explique-t-il.

    Viabilité des initiatives

    Pour Heritiana Manantsoa, cette question de l’orientation est déterminante pour la viabilité des initiatives entrepreneuriales. “L’orientation fait partie des éléments les plus importants pour permettre à une entreprise ou à un projet de durer”, souligne-t-il. En l’absence de repères clairs ou de conseils adaptés, plusieurs projets portés par de jeunes entrepreneurs peinent ainsi à franchir les premières étapes de leur développement.

    Le président du CEERE insiste également sur le fait que les difficultés rencontrées ne se limitent pas au manque de compétences techniques. “Lorsqu’un porteur de projet n’est pas orienté, le projet ne dure généralement pas longtemps”, affirme-t-il. D’autres facteurs peuvent également fragiliser les jeunes entreprises, notamment la vulnérabilité des structures naissantes, les imprévus économiques ou encore les crises politiques. Toutefois, selon lui, le manque d’orientation constitue souvent la première barrière.

    Génération numérique

    “C’est précisément pour répondre à ce besoin que le CEERE organise l’Espace jeune entrepreneur”, indique Heritiana Manantsoa. L’initiative vise à offrir aux jeunes porteurs de projets un cadre d’échanges, de conseils et de mise en relation avec des acteurs de l’écosystème entrepreneurial. Et au-delà du développement des compétences, l’événement met également l’accent sur l’accompagnement et le partage d’expérience. “En plus des compétences, les jeunes ont aussi besoin de conseils et d’orientation à travers les différentes activités organisées dans l’Espace jeune entrepreneur”, ajoute-t-il.

    Organisée les 13 et 14 mars 2026 à l’Orange Digital Center (ODC) à la Gare Soarano, la 14ᵉ édition de l’EJE SHIFT s’est tenue sous le thème “Génération numérique : entreprendre, innover et créer de la valeur à l’ère digitale”. L’événement a réuni étudiants, jeunes diplômés, freelances débutants, startups et entrepreneurs autour de conférences, d’ateliers pratiques, d’un concours de pitch et de sessions de rencontres professionnelles, avec pour objectif de structurer et accompagner les initiatives entrepreneuriales portées par la jeunesse.

  • SERVICE – Paositra Malagasy lance son bateau postal à Nosy-Be et ouvre une nouvelle voie express pour le fret

    SERVICE – Paositra Malagasy lance son bateau postal à Nosy-Be et ouvre une nouvelle voie express pour le fret

    La Paositra Malagasy (Paoma) jette l’ancre à Nosy-Be. L’opérateur national des services postaux vient de procéder à la mise en service de son bateau postal. Un nouvel équipement qui vise non seulement à renforcer ses services postaux mais également à améliorer la connectivité de l’archipel du Nord Ouest avec les différentes régions du pays.

     

    La Paoma muscle ainsi son dispositif face aux défis logistiques à Nosy-Be. La mise en service de ce bateau contribuera à améliorer les liaisons dans cette partie de l’île, reposant principalement sur les transports maritimes et aériens. L’opérateur public entend ainsi sécuriser et accélérer le flux de marchandises sur place.

     

    Avion postal

     

    L’ambition de la Paoma ne s’arrête pas à l’acquisition et l’opérationnalisation de ce bateau postal. Au-delà du littoral, l’opérateur public a déjà fait part de son souhait de mettre en service un avion postal, à l’avenir. Il s’agit d’un autre projet qui vise le renforcement du réseau postal à l’échelle nationale.

     

    La Paoma a par ailleurs procédé à l’inauguration du nouveau bureau de la Paositra Finance à Nosy-Be. Le déploiement progressif de cette filiale vise à proposer des services financiers répondant aux besoins de la population.

     

    Photo : Paositra Malagasy

  • TEXTILE – Madagascar projette de relancer la filière coton dans son plan de relance économique 

    TEXTILE – Madagascar projette de relancer la filière coton dans son plan de relance économique 

    Transformer l’or blanc en moteur de croissance. Après des décennies de déclin, Madagascar prévoit de relancer sa filière coton pour promouvoir la chaîne de valeur textile. Il s’agit d’une mesure qui devrait permettre l’augmentation de la production locale de cette matière première, afin de rendre possible la création d’unités textiles lourdes mais aussi pour créer une plus grande valeur ajoutée dans les produits exportés. Cette disposition a été présentée lors des Assises pour la relance économique de Madagascar, mardi.

     

    C’est le ministère de l’Agriculture et de l’élevage qui est en charge de la mise en œuvre de cette mesure, en misant sur une intégration verticale. Il s’agit de reconnecter les producteurs locaux de cotons aux industriels nationaux pour contribuer à l’autonomie en matière première de la filière textile.

     

    Pour concrétiser cette ambition, le plan de relance avance trois leviers opérationnels immédiats. Il y a d’abord la distribution de semences performantes aux planteurs pour améliorer leur rendement. Vient ensuite le renforcement de leur encadrement technique pour moderniser leurs pratiques culturales au plus près du terrain. Et enfin, la stratégie tient compte du volet financier, qui s’assure de faciliter l’accès aux financements pour les planteurs de coton pour permettre l’extension des surfaces cultivées.

     

    Madagascar mise ainsi sur une industrialisation textile à forte valeur ajoutée. Avec la création sur place d’unités textiles lourdes, ce projet de relance cherche non seulement à transformer localement le coton mais il entend aussi maximiser les recettes d’exportation. Et ce, tout en stabilisant les revenus des communautés rurales dans les zones productrices.

     

    C’est un levier stratégique pour l’économie qui peut s’activer, si ce n’est qu’avec l’intégration de la filière coton dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa). En relançant la production locale de fibre, pourrait en effet satisfaire aux règles d’origine strictes imposées par les États-Unis.

     

    Ce principal client de Madagascar exige souvent que les vêtements soient fabriqués à partir de fils et de tissus produits régionalement pour bénéficier d’une exonération totale de droits de douane. La relance de la filière coton contribuera d’ailleurs à réduire la dépendance aux importations de tissus étrangers de la Grande île et renforcer de ce fait sa balance commerciale.

     

    Madagascar a vu sa production de coton régresser de manière structurelle depuis des décennies. Cette dégradation s’est manifestée par la réduction de volume de production, la baisse de rentabilité pour les producteurs ou encore les défaillances de paiement des opérateurs industriels. Cette fragilisation a entraîné un mouvement de désengagement des exploitants, entraînant une reconversion agricole vers des cultures vivrières comme le manioc et la patate douce.

  • COMMERCE ET CONSOMMATION – Des dispositions exceptionnelles pour éviter la destruction totale des stocks de riz endommagés à Toamasina

    COMMERCE ET CONSOMMATION – Des dispositions exceptionnelles pour éviter la destruction totale des stocks de riz endommagés à Toamasina

    Trier les bons grains de l’ivraie. Ce ne sont pas tous les stocks de riz endommagés à Toamasina suite au cyclone Gezani qui seront automatiquement détruits. Les opérateurs économiques affectés par ce sinistre peuvent demander au ministère du Commerce et de la consommation d’effectuer des tris afin d’identifier et séparer les lots potentiellement sains et les lots manifestement avariés. Ce département a publié une note sur cette mesure exceptionnelle, vendredi.

     

    Mais les agents du commerce doivent procéder avant tout au scellage de tous les produits stockés dans les entrepôts affectés à Toamasina. Ceci dans un souci de sécurisation des marchandises mais également afin de prévenir toute manipulation non autorisée. Mais pour éviter que le riz sain ne se dégrade dans ces entrepôts, les opérateurs peuvent obtenir une autorisation de transfert livrée par le ministère, dont le transport avec des camions scellés vers des lieux de stockage aux normes est strictement contrôlé.

     

    C’est là que l’opérateur économique concerné peut adresser une demande formelle de triage, pour éviter que toute sa marchandise ne soit automatiquement détruite. Cette opération s’effectuera sac par sac en présence des agents du commerce et des représentants des associations de protection des consommateurs, précise le ministère du Commerce.

     

    Des prélèvements seront ensuite effectués sur des échantillons représentatifs des lots jugés sains pour être transmis à l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA). C’est cette agence qui effectuera l’analyse et délivrera le certificat de leur consommabilité pour leur mise sur le marché. Les lots avariés et impropres à la consommation seront pour leur part détruits.

     

    Le ministère du Commerce et de la consommation indique avoir pris ces dispositions exceptionnelles afin d’assurer la protection des consommateurs contre les produits impropres à la consommation. Mais elles ont également été prises dans le but d’accompagner les opérateurs économiques qui ont été affectés par le passage du cyclone Gezani.

  • DÉPENSES PUBLIQUES – Les appuis extérieurs pèsent deux tiers du budget national, selon le ministère de l’Economie et des finances

    DÉPENSES PUBLIQUES – Les appuis extérieurs pèsent deux tiers du budget national, selon le ministère de l’Economie et des finances

    Madagascar ne finance pas son propre développement, il l’emprunte. Près de 68% des dépenses publiques sont encore financées par des prêts ou des aides extérieures. Une situation exposée par la directrice d’appui, de suivi et d’évaluation auprès du ministère de l’Économie et des finances (MEF), Marilys Razakamanana, durant la présentation officielle de la Stratégie nationale de financement intégré du développement durable (SNFI-DD) de Madagascar, jeudi.

    Cette perfusion financière n’est cependant pas un choix stratégique. L’État ne dispose que de ressources internes limitées pour financer les services publics. En matière de pression fiscale, le pays ne mobilise qu’environ 10% du Produit intérieur brut (PIB) en recettes fiscales. C’est l’un des taux les plus bas en Afrique, note cette responsable auprès du ministère en charge des Finances.

    Avec une économie essentiellement informelle, près de 47% du PIB est généré hors du secteur formel, échappant ainsi à l’impôt. “Cela réduit d’autant la base taxable et creuse, dans ce cadre-là, le déficit du financement public”, expose Marilys Razakamanana. Les investissements privés demeurent par ailleurs faibles, avec un taux d’investissement stagnant autour de 12,5% du PIB, poursuit-elle.

    Madagascar avait alors fait le choix de repenser l’architecture du financement de son développement, en se dotant de la SNFI-DD. Il s’agit d’un cadre permettant l’alignement ensemble des sources de financement public, privé, international et national sur les priorités du développement du pays,explique le coordonnateur résident du Système des Nations-Unies (SNU) à Madagascar, Anthony Ngororano.

    Cette stratégie repose sur le renforcement des financements publics, notamment à travers une meilleure mobilisation de ressources domestiques, une plus grande efficacité des dépenses publiques et une gestion responsable de la dette. Elle consiste également à stimuler les financements privés, par le biais du renforcement de la confiance des investisseurs et par la facilitation de l’accès aux financements pour les entreprises, en particulier les PME. Et elle vise à encourager l’innovation financière, obligations vertes ou sociales, financements mixtes, partenariats publics-privés et autres instruments capables d’attirer des nouvelles ressources vers les priorités nationales, détaille ce représentant du SNU.

  • COMMERCE – Colère des riziculteurs de l’Alaotra face à l’effondrement des prix du riz local

    COMMERCE – Colère des riziculteurs de l’Alaotra face à l’effondrement des prix du riz local

    L’Alaotra en ébullition. Des syndicats de producteurs des districts d’Amparafaravola et d’Ambatondrazaka ont mené un mouvement d’envergure jeudi. Dès 11h00 du matin, les manifestants ont paralysé la circulation au niveau de Vohidiala, bloquant les axes routiers pour exprimer leur détresse face à l’effondrement des cours du riz qu’ils produisent.

    C’est sur un déséquilibre financier jugé critique que se base leur mouvement. Alors que ces producteurs estiment à 2 100 ariary par kilo le prix indispensable pour couvrir leurs charges et assurer leur survie, les cours actuels du paddy se sont effondrés à 1 000 ariary, d’après leur témoignage sur place. Même l’intervention de la State Procurement of Madagascar (SPM), qui propose aux producteurs un prix d’achat à 1 700 ariary, reste en deçà du seuil de rentabilité.

    Mais la situation est encore gravement exacerbée par la concurrence du riz importé, dont le prix est inférieur à celui du riz local. Le Chef de région par intérim de l’Alaotra Mangoro, Elire Joseph Rabemananjara, explique cette cherté de la production locale par plusieurs facteurs structurels. Il cite entre autres la vétusté des infrastructures hydroagricoles qui limite les rendements, le coût élevé des intrants, ou encore le poids du surendettement des paysans via les microcrédits.

    40 000 tonnes de paddy dormiraient alors actuellement dans les stocks de la région, faute de débouchés. Mais le risque de surproduction est désormais réel à l’approche de la nouvelle récolte prévue dans moins de deux mois. “Si les stocks actuels ne sont pas évacués avant l’arrivée du riz nouveau, l’économie de la région fera face à une menace systémique”, alerte le chef de région.

    Les agriculteurs lancent alors un appel pressant à l’endroit de l’Etat. Ils ont lancé un ultimatum de 48 heures aux autorités pour soumettre une solution concrète permettant d’aligner les prix d’achat sur la réalité des coûts de revient. Sans une réponse satisfaisante d’ici l’expiration de ce délai, les actions de blocage reprendront avec une intensité démultipliée, avertissent-ils.

    Pour le Chef de région, la seule solution viable consiste à augmenter massivement les capacités de financement de la SPM afin de libérer ces stocks dans les plus brefs délais. Le rythme actuel de collecte de la SPM, limité à 50 tonnes par semaine, est jugé dérisoire.

    Le ministère du Commerce et de la consommation indique que les convois de la SPM sont déployés à Ambatondrazaka et Tanambe pour procéder à la collecte des stocks de riz auprès des producteurs et des collecteurs locaux. Selon le dispositif logistique établi, chaque cargaison acheminera un chargement de 50 tonnes à destination d’Antananarivo. Pour ce département, l’objectif de cette mesure d’urgence est de soutenir les riziculteurs et de stabiliser la filière face à la forte volatilité des cours du paddy qui fragilise actuellement le secteur

  • PRÉVISIONS AGRICOLES -Madagascar reste parmi les pays africains nécessitant une assistance alimentaire externe en ce mois mars selon la FAO

    PRÉVISIONS AGRICOLES -Madagascar reste parmi les pays africains nécessitant une assistance alimentaire externe en ce mois mars selon la FAO

    L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que 41 pays dans le monde nécessitent actuellement une assistance alimentaire externe, dont 31 en Afrique. Madagascar reste parmi ces pays africains dans cette situation, selon le rapport mondial triennal sur les Perspectives de récoltes et situation alimentaire de la FAO, publié en ce mois de mars.
     
    Les conflits et l’insécurité demeurent globalement les principaux moteurs de l’insécurité alimentaire aiguë sévère, tandis que les chocs climatiques viennent accentuer la précarité dans plusieurs régions. Pour Madagascar, la dégradation de la situation repose spécifiquement sur deux facteurs, dont des conditions météorologiques défavorables et des prix alimentaires élevés.
     
    Selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), on estime que 1,8 million de personnes seront confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau Phase 3 (Crise) entre février et avril 2026. Une prévalence qui reste inchangée par rapport à l’année précédente. Les effets des récents cyclones, les inondations ainsi que les conditions de sécheresse persistantes dans le sud au début de l’année devraient également constituer les principaux facteurs de stress, expose la FAO.
     
    Madagascar et le Mozambique ont été les pays les plus durement touchés par les fortes précipitations de cette saison, avec des pluies diluviennes en décembre 2025, note la FAO. Cette situation s’est aggravée par les cumuls pluviométriques substantiels apportés par les cyclones tropicaux Fytia et Gezani en janvier et février 2026.
     
    Dans les régions septentrionales de Madagascar, où se situent certaines zones clés de production rizicole, les précipitations enregistrées entre novembre 2025 et janvier 2026 étaient également supérieures de plus de 40 % à la moyenne de longue durée. Inversement, des précipitations déficitaires et tardives étaient enregistrées dans certaines parties du Sud et de l’Ouest du pays depuis le début de la campagne. Aussi, la FAO anticipe une probabilité accrue d’une production céréalière nationale inférieure à la moyenne pour l’année 2026.

  • RELANCE ÉCONOMIQUE – La stabilité des cadres juridiques et règlementaires comme impératif pour les investissements

    RELANCE ÉCONOMIQUE – La stabilité des cadres juridiques et règlementaires comme impératif pour les investissements

    La relance économique ne se décrète pas, elle se construit sur le socle de la confiance. C’est le plaidoyer porté par le président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), Tiana Rasamimanana lors des Assises pour la relance économique, mardi. Cette dynamique repose, selon lui, sur une stabilité pérenne du cadre réglementaire, l’accroissement durable de la compétitivité et, surtout, le passage effectif de la décision à l’exécution.
     
    Le constat est partagé par la Banque mondiale, dont le représentant résident à Madagascar, Atou Seck, a souligné l’importance de la sécurisation de l’environnement des affaires. Il note que “les entreprises sont prêtes à investir”. Mais c’est conditionné par la stabilité, la clarté et la prévisibilité des cadres juridiques et règlementaires en place. “C’est un enjeu critique : aucun investisseur ne prendra de risques si les règles du jeu changent chaque année. Ils ont besoin de prévisibilité pour prospérer”, expose-t-il.
     
    Pour garantir la stabilité, l’Etat s’assure que l’action publique s’inscrit dans la durée, au-delà des aléas, rassure le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto. “Nous donnons l’assurance que les alternances de personnes ne remettront en cause ni la stratégie, ni les plans de l’État. Les engagements pris seront maintenus et pleinement mis en œuvre”, lance-t-il.
     
    Cette prévisibilité serait d’ailleurs un des leviers centraux des appuis budgétaires apportés par la Banque mondiale pour soutenir les réformes structurelles du pays. L’Etat aura donc à s’attaquer à sa mission première qui est de bâtir l’environnement favorable au développement du secteur privé. Ce qui suppose de lever les contraintes structurelles qui freinent l’investissement privé, la productivité et la croissance des entreprises, avance Atou Seck. Et pour lui, énergie, transports, numérique et formation sont les leviers indissociables de la croissance.
     
    Pour le SIM, il restera comme condition nécessaire et primordiale d’avoir des infrastructures de transport adéquat et une énergie disponible. “Je me permets d’affirmer que la mise en place de ces deux conditions peut être pleinement confiée au secteur privé, qui assurera aussi bien la construction que la gestion. Le rôle de l’État sera de mettre en place les règles du jeu et d’en assurer son effectivité”, lance son président Tiana Rasamimanana.
     
    Un point de vigilance lié au contexte récent doit par ailleurs être considéré. Le passage du cyclone Gezani a mis en lumière la vulnérabilité du tissu productif du pays face au choc climatique, en perturbant les chaînes d’approvisionnement, les capacités de production et l’organisation de travail dans plusieurs régions. Aussi, le président du SIM plaide pour que la relance intègre le jeu de résilience, renforce la continuité des activités, sécurise les infrastructures productives et logistique et préserve l’emploi afin d’assurer une reprise durable.
  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Orange Madagascar confirme l’origine malveillante des perturbations sur son réseau

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Orange Madagascar confirme l’origine malveillante des perturbations sur son réseau

    Confirmation. L’opérateur télécom Orange Madagascar affirme que les perturbations majeures observées sur ses services depuis le 13 février 2026 sont d’origine malveillante. Dans un communiqué publié jeudi, l’entreprise indique que deux de ses sites techniques situés à Antananarivo et à Toamasina ont été visés par un incident cyber. Elle affirme, par ailleurs, que ses “équipes sont mobilisées pour finaliser le rétablissement complet de ses services”.

    Selon l’opérateur, l’origine malveillante des perturbations a été confirmée après les premières analyses techniques. Une revendication concernant cet incident a également été publiée en ligne, souligne-t-il. L’entreprise indique alors en “prendre acte”, tout en soulignant que les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision les circonstances et les responsabilités.

    Dès la détection des premières anomalies, les équipes techniques ont activé les protocoles de sécurité prévus pour ce type de situation, indique Orange Madagascar. Ces mesures ont notamment consisté à isoler les zones affectées, renforcer la protection des systèmes non touchés et mettre en place une cellule de gestion de crise. Ces opérations ont été menées en coordination avec les experts en cybersécurité du Groupe Orange, précise-t-il.

    L’entreprise indique également avoir mobilisé ses équipes pour que les services essentiels puissent rapidement reprendre. Et elle affirme que la grande majorité des services essentiels est désormais rétablie et fonctionne normalement. Les équipes techniques restent par ailleurs mobilisées pour finaliser leur rétablissement complet, poursuit-elle.

    Dans son communiqué, Orange Madagascar souligne que ce type d’incident touche aujourd’hui de nombreuses organisations à travers le monde et rappelle que la priorité reste la continuité et la sécurité des services pour ses clients.