Catégorie : Économie

  • COMMERCE ET INVESTISSEMENTS – Madagascar s’offre une vitrine au 15ème Forum économique des îles de l’océan Indien aux Comores

    COMMERCE ET INVESTISSEMENTS – Madagascar s’offre une vitrine au 15ème Forum économique des îles de l’océan Indien aux Comores

    Les acteurs de la communauté régionale participeront au 15ème Forum économique des îles de l’Océan Indien qui se tiendra aux Comores. Madagascar entend en faire une vitrine régionale pour les produits et services malgaches, comme soutenu par Miora Esther Fidinarivo, représentante de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar (FCCIM).

    Placé sous le thème du renforcement des synergies régionales, ce forum est plus qu’un rendez-vous diplomatique, avance-t-elle. La représentante de la FCCIM parle d’un marché stratégique et d’une plateforme de solutions concrètes qui offre à Madagascar l’opportunité de transformer son potentiel en résultats tangibles.

    Moteur de croissance mutuelle

    Coorganisé avec l’Union des Chambres de commerce, d’industrie et d’artisanat des Comores (UCCIA) et la Nouvelle organisation patronale des Comores (OPACO), l’événement dépasse les simples intentions. Il s’agit surtout de se concentrer sur des solutions innovantes face aux défis de la souveraineté alimentaire et de la résilience climatique, lance Virginie Lauret, directrice exécutive de Cap Business Océan Indien.

    A travers des tables rondes, des sessions de networking et des visites d’entreprises, l’objectif est de peaufiner des projets concrets pour la période 2026-2027, prouvant ainsi que l’union des opérateurs privés de l’Indianocéanie est le moteur d’une croissance mutuelle et d’investissements stratégiques, expose-t-elle.

    Alliances

    Madagascar fait alors part d’une forte mobilisation. “ Nous allons amener les entreprises malgaches pour une conquête stratégique du marché comorien. Plusieurs formats d’intervention sont déjà identifiés, notamment des plateformes d’échange qui s’imposent comme des outils de pénétration incontournables et qui méritent d’être approfondies par rapport à nos expertises sur le marché national”, lance la directrice du service Appui aux entreprises de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM), Mireille Rajoelina. Les entreprises intéressées sont donc appelées à s’inscrire.

    La région océan Indien reste par ailleurs une destination d’attraction d’Investissements directs étrangers, selon la directrice générale de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy. C’est dans cette dynamique d’attractivité que Madagascar renforce son alliance avec l’Agence nationale de promotion des investissements des Comores. “Ce forum sera le catalyseur de cette coopération. Il s’agit de travailler de concert pour structurer un accompagnement sur mesure et concrétiser des partenariats d’investissement ambitieux”, conclut-elle.

  • ADMINISTRATION PUBLIQUE – Le Syndicat des inspecteurs des douanes de Madagascar constitué

    ADMINISTRATION PUBLIQUE – Le Syndicat des inspecteurs des douanes de Madagascar constitué

    L’administration douanière se dote d’un nouvel organe de concertation. Le Syndicat des inspecteurs des douanes de Madagascar (SIDM) vient d’être officiellement constitué. Cette nouvelle structure est mise en place pour offrir à ces agents un cadre structuré de représentation et de dialogue. Ils se sont déjà présentés auprès du secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances ainsi qu’auprès du directeur général des Douanes.

    Le SIDM se donne pour mission de garantir la protection juridique et professionnelle de ses membres. L’objectif est que les inspecteurs des douanes puissent exercer leurs fonctions de manière sereine et impartiale, à l’abri de toute influence indue. Mais au-delà de cette défense statutaire, le syndicat vise également à consolider la cohésion interne par la solidarité et l’entraide, tout en créant des synergies collaboratives avec les autres entités de l’administration.

    Le SIDM se positionne comme un partenaire institutionnel stratégique qui s’engage à préserver l’image et l’efficacité de la Douane malgache en promouvant notamment l’éthique, le dialogue social et la modernisation des services.

  • SECTEUR ÉNERGÉTIQUE – Traitement structuré de dettes et plan de redressement mis à jour pour la Jirama

    SECTEUR ÉNERGÉTIQUE – Traitement structuré de dettes et plan de redressement mis à jour pour la Jirama

    La Jirama rassure ses créanciers du privé. La société d’État expose sa stratégie de gestion structurée de dettes pour remédier à la situation des arriérés dus à ses producteurs indépendants d’électricité. Le sujet a été abordé lors de la réunion entre l’équipe dirigeante de la Jirama et de ses prestataires (IPPs), au siège de la compagnie, mercredi.

     

    Face aux préoccupations de ces prestataires privés concernant le règlement des arriérés de paiement, les dirigeants de la Jirama parlent d’“efforts significatifs” qui ont déjà été engagés. Ils évoquent un traitement structuré de ces passifs ainsi qu’une amélioration progressive des paiements. Le processus bénéficie du soutien direct du Gouvernement et de la mobilisation des institutions financières, expliquent-ils

     

    Plan de redressement

     

    Si on s’en tient au plan de redressement financier de la Jirama de juin 2025, le règlement d’une partie ou de la totalité des dettes à travers des opérations de rachat de créances est une des modalités d’apurement des arriérés de cette société d’Etat envers ses prestataires privés. Ce sont les banques privées de la place qui seront sollicitées dans cette opération.

     

    L’autre modalité d’apurement des arriérés de la Jirama envers le secteur privé c’est le paiement direct de l’Etat et de la Jirama sur une période de cinq ans. Celle-ci concerne les fournisseurs de carburant, les producteurs indépendants d’électricité et loueurs de groupes qui ne souhaitent pas opter pour la première option, selon ce document.

     

    Mise à jour

     

    D’après les dernières données fournies par le directeur général par intérim de la Jirama, le général de division Hajatiana Rasolomanana, la dette de la Jirama s’élevait à un peu moins de 2 000 milliards d’ariary au mois de février de cette année. Le président du Conseil d’administration de la compagnie, le général Itibar Ottman avait alors lancé que “il n’y aura jamais de redressement si la Jirama reste endettée”.

     

    Ce plan de redressement est d’ailleurs “toujours en vigueur”, souligne le secrétariat général du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, qui a pris part à cette rencontre. Des mises à jour sont néanmoins en cours suite aux événements survenus dans le pays, souligne-t-il.

     

    Révision des contrats

     

    Il a par ailleurs été souligné lors de cette réunion que la stratégie de redressement de la Jirama s’appuie sur un équilibre vital entre l’efficacité technique et la solidité financière. Tandis que la fiabilité de la production fournie par les IPPs forge l’image du service public auprès des usagers, la santé financière de la Jirama garantit, en retour, la pérennité opérationnelle de ces mêmes producteurs privés.

     

    C’est dans cette optique de survie mutuelle qu’une révision des accords contractuels est engagée afin de mieux servir les intérêts respectifs de chaque partie. Cette révision ne sera toutefois pas systématique. Elle ciblera exclusivement les accords présentant des manquements aux clauses établies, conformément aux conclusions des rapports de l’Inspection générale de l’État (IGE), précise le PCA de la Jirama.

     

    Photo : Jirama

  • FINANCES – La Banky foiben’i Madagasikara affiche des réserves historiques de devises couvrant plus de sept mois d’importations

    FINANCES – La Banky foiben’i Madagasikara affiche des réserves historiques de devises couvrant plus de sept mois d’importations

    Les réserves de change de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) atteignent actuellement 3,7 milliards de dollars. Un stock qui garantit plus de sept mois d’importations pour le pays. Aivo Andrianarivelo, gouverneur de la BFM, parle d’un matelas de sécurité financier inédit sur la dernière décennie, dans son intervention, dans le cadre de la Semaine de l’éducation financière (Global money week) à Ankatso, mardi.

    La trajectoire des réserves de change de BFM connaît ainsi une consolidation robuste. En partant de 2,7 milliards de dollars à fin décembre 2025, elle a progressé à 3,2 milliards de dollars pour une couverture de 6,2 mois d’importations, avant de s’établir actuellement à 3,7 milliards de dollars. Ce niveau de réserves devrait donc renforcer la résilience de l’économie face aux éventuels chocs exogènes ou crises économiques.

    Soutien aux activités économiques

    Le Gouverneur de la Banque centrale explique cette performance par l’intensification des mesures de soutien aux activités économiques prises par les autorités publiques. Aivo Andrianarivelo parle également de la diversification des flux de capitaux qui avait permis d’accroître les rentrées de devise, indispensable à l’alimentation de la liquidité sur le marché des changes.

    L’accumulation de devises a déjà favorisé la stabilisation de la monnaie locale et l’impact s’est ressenti sur la parité de l’ariary. Si l’euro s’échange ces derniers temps entre 4 700 et 4 800 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID), le dollar tournait aux alentours de 4 300 ariary.

    Synergie

    “Bien que le redressement économique soit amorcé, la Banque Centrale ne peut porter seule la dynamique de développement”, insiste Aivo Andrianarivelo. Il soutient alors que la croissance pérenne repose sur une synergie. Celle-ci engage les politiques publiques et le secteur privé qui devront s’impliquer ensemble dans l’optimisation de la circulation monétaire et la création de richesse à l’échelle nationale.

  • HYDROCARBURES – Une livraison de 64 000 tonnes de carburants effectuée mardi soir, selon le Groupement pétrolier de Madagascar

    HYDROCARBURES – Une livraison de 64 000 tonnes de carburants effectuée mardi soir, selon le Groupement pétrolier de Madagascar

    Le navire Advantage Passion devait déjà accoster au port de Toamasina depuis mardi soir. Ce tanker, qui se charge de la livraison de la cargaison mensuelle des produits blancs pour Madagascar, transporte à son bord 64 000 tonnes de produits pétroliers, comprenant de l’essence SP95, du gasoil et du pétrole lampant, précise le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM).

     

    Cette quantité d’hydrocarbures permettra de “renforcer immédiatement les stocks disponibles et garantir la continuité de l’approvisionnement en carburant de l’ensemble du territoire”, assure ce groupement. L’annonce se veut rassurante après le signalement de perturbations d’approvisionnement en supercarburant auprès des stations-services dans les villes d’Antananarivo et Toamasina fait par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).

     

    Mesures opérationnelles d’urgence

     

    Des mesures opérationnelles pour faire face à l’urgence avaient déjà été prises, dont notamment le rationnement de l’essence distribuée auprès des stations-services. Mais il y a également le transfert stratégique de Supercarburant depuis Mahajanga, ainsi que la mise en place d’une porte ouverte de stock au niveau du dépôt d’Alarobia, a annoncé mardi l’OMH.

     

    Pour le GPM, les difficultés ponctuelles rencontrées dans certaines stations-service de la capitale sont temporaires. Et elles devraient se résorber progressivement, le temps que les opérations de déchargement puis de distribution soient pleinement effectives. Les mesures nécessaires sont par ailleurs mises en œuvre pour un retour rapide à la normale, lance le Groupement.

     

    Limiter l’impact du retard

     

    Dans un communiqué publié mardi, l’OMH a indiqué que le navire Advantage Passion a quitté le port de Sohar à Oman avec cinq jours de retard. Alors qu’il était censé prendre le départ le 4 mars, il n’a pu partir que le 9 mars. Mais “la durée de traversée a été réduite de 11 à huit jours afin de limiter l’impact

    du retard sur nos stocks”, souligne l’OMH. Le navire devait ainsi débarquer mardi soir, poursuit-il, ajoutant que “le rythme de distribution du Supercarburant 95 reprendra son cours normal à partir du vendredi 20 mars 2026 après la phase de déchargement et d’acheminement des produits vers la Capitale”.

  • POLITIQUE FIDUCIAIRE – Une réflexion prospective autour de la réduction de la coupure maximale de l’ariary à 1 000 unités lancée par la Banque centrale

    POLITIQUE FIDUCIAIRE – Une réflexion prospective autour de la réduction de la coupure maximale de l’ariary à 1 000 unités lancée par la Banque centrale

    Et si la plus haute dénomination de la monnaie malgache en circulation ne dépassait pas 1 000 ariary ? La Banque centrale ouvre la voie à une possible refonte de la gamme de billets en circulation. Le passage à une coupure maximale de 1 000 unités, sur le modèle de certains systèmes monétaires internationaux, est actuellement à l’état de réflexion prospective.

    Cette piste de réforme vise à simplifier l’échelle des valeurs en réduisant le nombre de zéros, afin de rendre les montants plus faciles à utiliser au quotidien. Dans ce schéma, un billet de 1 000 nouvelles unités pourrait correspondre, en valeur, à une coupure élevée de l’ariary actuel.

    La réflexion a été soulevée par le Gouverneur de Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo durant son intervention, dans le cadre de la Semaine de l’éducation financière (Global money week) à Ankatso, ce mardi. Mais elle fera l’objet d’une large consultation afin de recueillir l’avis des usagers avant toute prise de décision.

    Certains économistes estiment qu’un changement d’échelle pourrait contribuer à restaurer la valeur psychologique de l’unité monétaire et à faciliter les transactions au quotidien. Le Gouverneur de la Banque centrale avance que la suppression des coupures de 2 000 à 20 000 ariary permettrait de réduire la masse de signes monétaires, tout en augmentant leur pouvoir libératoire.

    La Banky foiben’i Madagasikara indique d’ailleurs avoir mené des analyses qui ont révélé que la coupure de 20 000 ariary représente actuellement 70% des transactions quotidiennes. Une concentration qui souligne, selon Aivo Andrianarivelo, une perte de pouvoir d’achat effective. Car sans cette coupure majeure, l’accès aux biens de consommation devient complexe. Les pièces de monnaies, pour leur part, avaient déjà été délaissées par les usagers.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Les opérateurs miniers souhaitent un cadre stable pour sécuriser les investissements

    SECTEUR EXTRACTIF – Les opérateurs miniers souhaitent un cadre stable pour sécuriser les investissements

    Enième plaidoyer. Le secteur minier malgache appelle à un environnement juridique, réglementaire, fiscal et social stable afin de garantir la viabilité des investissements et le développement durable de l’industrie extractive dans le pays. Pour les entreprises du secteur, cette stabilité constitue une condition essentielle pour maintenir leur compétitivité et poursuivre leurs projets à long terme.

     

    “QMM et le secteur minier doivent pouvoir s’appuyer sur de la stabilité réglementaire, fiscale et sociale pour ancrer durablement leurs investissements et garantir une performance opérationnelle pour être profitable”, souligne, entre autres, Rio Tinto QMM. “Pour continuer à fonctionner sereinement, nous avons besoin de stabilité dans notre cadre juridique, notamment la convention d’établissement et l’accord fiscal renouvelé en 2023”, poursuit Isabelle Wabete, directrice générale de QMM, lors d’une rencontre avec la presse.

     

    Evoquant sa participation active dans les réformes engagées, la compagnie rappelle que si elle a bénéficié d’une convention d’établissement, c’est parce que “à l’époque où la décision d’investissement a été prise, Madagascar ne disposait pas encore de cadre réglementaire pour un investissement minier de cette taille”. Sahondra Rabenarivo, directrice des relations externes et d’entreprises de la compagnie, souligne, par ailleurs, que “la convention d’établissement de Rio Tinto est pratiquement la même que la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM)”. “Certaines dispositions négociées pour QMM ont ensuite été généralisées à travers la LGIM”, précise-t-elle.

     

    La Chambre des mines, qui se félicite des “efforts conséquents engagés au cours de ces derniers mois” appelle, de son côté, à “préserver la dynamique de réforme engagée” et à “garantir la continuité des actions actuellement menées au sein de l’administration minière”. L’objectif, indique-t-elle dans un communiqué publié la semaine dernière, est “de consolider les avancées obtenues et d’assurer une mise en œuvre rapide et efficace des réformes en cours, tout en évitant toute rupture susceptible de ralentir les progrès réalisés”.

  • PORT TOAMASINA –  La mise en service partielle du nouveau quai C4 programmée samedi

    PORT TOAMASINA – La mise en service partielle du nouveau quai C4 programmée samedi

    Le Port de Toamasina amorce sa montée en puissance. Une portion de son nouveau quai C4 devra entrer en opération ce samedi 21 mars. C’est le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Heritiana Anicet Randriambahoaka, qui en fait l’annonce ce lundi.

    Pour le commandant de la SPAT, cette infrastructure va renforcer la capacité d’accueil du Port, améliorer sa performance opérationnelle et renforcer son positionnement régional. Et ce, avec l’ambition de développer Toamasina, afin d’en faire une plateforme logistique structurante de l’océan Indien. Celle-ci devrait ainsi être capable de soutenir les services feeder régionaux et d’accompagner la croissance durable de l’économie malgache, avance Heritiana Anicet Randriambahoaka.

    Quintupler la capacité d’accueil

    Le nouveau quai C4 d’une longueur de 333 mètres contribuera à changer l’échelle du commerce maritime malgache. Celui-ci permettra entre autres l’accès aux navires de 14 000 EVP équipés de grues STS. Ce qui contribuera à quintupler la capacité d’accueil par rapport aux 3 000 EVP des infrastructures existantes, alignant ainsi le port de Toamasina sur les standards internationaux. Des compagnies de premier plan avaient alors déjà collecté les spécifications techniques du nouveau terminal.

    Mais comme la performance portuaire se mesure autant sur les infrastructures que sur les compétences, la SPAT fait part de ses investissements dans le capital humain et dans la transformation digitale de ses services. L’autorité portuaire indique par ailleurs que la sécurisation de ses actifs, la modernisation de sa gestion financière et la stabilisation de sa trajectoire de croissance entrent dans sa priorité institutionnelle.

    Malgré le passage du cyclone Gezani, les infrastructures en chantier sur le nouveau quai C4 n’ont pas souffert. Parallèlement aux travaux de réhabilitation des autres infrastructures malmenées par les intempéries, les travaux de construction sur le nouveau quai se sont poursuivis pour permettre son entrée en opération dans les délais prévus.

  • INFRASTRUCTURES – De nouveaux engagements dans le transport ferroviaire, les ports et les aéroports en discussion, annonce la Banque mondiale

    INFRASTRUCTURES – De nouveaux engagements dans le transport ferroviaire, les ports et les aéroports en discussion, annonce la Banque mondiale

    De nouveaux engagements sont en discussion entre l’Etat malgache et la Banque mondiale. Si le réseau routier constitue historiquement le gros du portefeuille de cette institution financière, ces engagements porteront sur le transport ferroviaire, les ports ainsi que les aéroports. C’est le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, qui en avait fait part lors des Assises sur la relance économique, la semaine dernière.

    Les projets que la Banque mondiale va appuyer porteront sur la construction d’ouvrages de transport durables. L’institution entend soutenir des outils au service de la performance économique, précise Atou Seck. “Il ne s’agit pas seulement de bâtir des infrastructures, mais de s’assurer d’obtenir le maximum de retour sur investissement afin que le secteur privé puisse les utiliser et prospérer”, lance-t-il.

    Mobilisation collective

    Le besoin en infrastructures reste d’ailleurs immense pour Madagascar, expose-t-il. C’est pourquoi le déficit ne pourra être comblé sans un programme ambitieux d’investissement, appuyé par une forte mobilisation des financements publics et privés, poursuit Atou Seck.

    L’ampleur des défis dans les secteurs des transports, qu’ils soient routiers, ferroviaires ou aériens, dépasse les seules capacités du budget de l’État et des aides des bailleurs de fonds. Le représentant de la Banque mondiale insiste alors qu’une mobilisation collective est impérative. La solution réside alors dans un modèle de société nationale inclusive, unissant le public et le privé.

    Cette approche collaborative est la clé pour lancer des chantiers d’envergure permettant d’avoir des programmes ambitieux où tous les acteurs vont se donner la main, explique-t-il. Atou Seck insiste toutefois que les investissements physiques, à elles seules, ne suffisent pas. Ces investissements doivent aller de pair avec les réformes, soutient-il.

  • TOURISME – La saisonnalité reste un point de blocage pour les opérateurs

    TOURISME – La saisonnalité reste un point de blocage pour les opérateurs

    Un écart d’activité persistant entre la haute et la basse saison dans le secteur touristique malgache. Key Saphira Lanjaniaina, Tourism executive chez Blueberry Travel évoque une différence particulièrement visible dans les chiffres de fréquentation. “Le gap des chiffres entre la haute et la basse saison est flagrant. On enregistre en moyenne environ 75 % d’écart entre ces saisons”, confie-t-elle lors de la présentation des produits de l’agence à l’occasion du Tsenaben’ny fizahantany, qui s’est clôturé samedi dernier.

    Cette situation reflète une réalité bien connue des professionnels du secteur. À Madagascar, la fréquentation touristique connaît généralement un pic entre les mois de juillet et août, période correspondant aux vacances dans plusieurs pays émetteurs de touristes, tandis que le début de l’année reste nettement plus calme.

    Période peu rentable

    Pour certains établissements, cette variation d’activité se traduit par des décisions opérationnelles concrètes. Des opérateurs présents lors de l’événement indiquent que certains hôtels situés dans le Sud du pays ferment temporairement leurs portes pendant environ un mois et demi au début de l’année, une période jugée peu rentable. Dans le Nord, d’autres acteurs du secteur affirment concentrer l’essentiel de leurs activités durant la saison des grandes vacances, notamment entre juillet et septembre.

    Dans certains cas, ces établissements restent ouverts de manière ponctuelle en dehors de cette période, principalement lorsqu’une réservation importante ou une privatisation est demandée par un client. Cette stratégie vise à limiter les charges d’exploitation tout en conservant une certaine flexibilité commerciale.

    Stabilité des revenus

    Au niveau national, la question de la saisonnalité constitue un enjeu pour la stabilité des revenus du tourisme. Les acteurs du secteur plaident depuis plusieurs années pour une meilleure répartition des flux touristiques sur l’ensemble de l’année, notamment à travers la diversification des produits et des activités proposés aux visiteurs.

    Ceci afin d’éviter que, durant la basse saison, certains établissements soient contraints de fermer temporairement pendant plusieurs semaines, ce qui a également des répercussions sur l’emploi et les activités économiques connexes.

    Dans ce contexte, “la désaisonnalisation du tourisme doit figurer parmi les pistes envisagées pour atténuer ces fluctuations et permettre au secteur de maintenir une activité plus régulière tout au long de l’année”, conclut Key Saphira Lanjaniaina.