Catégorie : Économie

  • RENCONTRE D’AFFAIRES – Des délégations venant de plus de 18 pays attendues au CEO Summit d’Antananarivo

    RENCONTRE D’AFFAIRES – Des délégations venant de plus de 18 pays attendues au CEO Summit d’Antananarivo

    Le compte à rebours est lancé. À quelques semaines de l’ouverture du CEO Summit, les organisateurs de ce grand rendez-vous économique confirment la participation de délégations venues de plus de 18 pays. Elles proviennent notamment d’Afrique, d’Europe et d’Asie, marquant une forte mobilisation internationale à cet évènement, confient-ils.

    Cette deuxième édition du CEO Summit qui aura lieu les 9 et 10 avril réunira un panel d’intervenants de premier plan, composé de chefs d’entreprise, d’investisseurs stratégiques ou encore de responsables institutionnels influents. Issus de différents secteurs, ces experts partageront leurs analyses et leurs expériences afin d’éclairer les mutations économiques en cours.

    Souveraineté économique

    Mais au-delà du simple partage d’expérience, ils se pencheront sur l’identification des nouveaux leviers de croissance et forgeront les opportunités de coopérations concrètes pour Madagascar et l’ensemble de la région Océan Indien. Les enjeux, tels que l’intégration régionale, la souveraineté économique et le financement de la croissance durable seront alors au centre des échanges. Ce sera également l’occasion pour les parties d’explorer le rôle des infrastructures stratégiques et de l’innovation numérique dans l’accélération du développement.

    La cérémonie des CEO Summit Awards, qui mettra à l’honneur les dirigeants et organisations ayant contribué au rayonnement de leurs pays et de la région par leur vision, leur impact et leur capacité d’innovation sera par ailleurs un autre temps fort du Sommet. Sept catégories sont au programme dont un prix spécial réservé aux acteurs malgaches les plus performants.

  • AGRICULTURE – Des semences de riz hybride infectées distribuées par l’Etat en 2025 ont contaminé des variétés locales, alerte la Cour des comptes

    AGRICULTURE – Des semences de riz hybride infectées distribuées par l’Etat en 2025 ont contaminé des variétés locales, alerte la Cour des comptes

    Ce que les paysans croyaient être des semences de qualité s’avéraient être des grains porteurs de ruine. Les semences de riz hybride importées et distribuées par l’Etat en janvier-février 2025 étaient porteuses du champignon Tilletia barclayana, agent pathogène responsable du charbon du grain de riz, et avaient commencé à contaminer des variétés de riz local, notamment le Tsemaka et le Makalioka, dans des zones rizicoles du pays. L’affaire a été publiquement révélée par la Cour des comptes lors de la présentation de son rapport public de 2025.

     

    Si l’on en croit le rapport d’audit publié par la Cour des comptes et rapportant des résultats d’analyses disponibles auprès du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, des analyses effectuées en juin 2025 sur des échantillons de variétés locales en provenance de Beanana Ambatondrazaka et du district d’Amparafaravola ont révélé des contaminations. Elle parle alors d’une “faute lourde, mettant en péril la riziculture nationale”.

     

    Distribution avant résultats d’analyses

     

    Pour la Cour des compte, la faute est d’autant plus grave que “la législation phytosanitaire n’a pas été respectée” et que “l’acheminement et la distribution des semences contaminées [ont eu lieu] avant la sortie des résultats d’analyse”. “Les semences ont quitté le port de Toamasina entre le 30 janvier 2025 et 27 février 2025 pour être livrées auprès des différentes régions bénéficiaires”, rapporte la Cour alors que “le premier résultat d’analyse a été édité le 04 février 2025”.

     

    Dans une lettre en date du 21 mars 2025 annexée dans le rapport d’audit de la Cour des comptes, le directeur de la protection des végétaux (DPV) au sein du ministère de l’Agriculture et de l’élevage avait demandé “l’arrêt immédiat de la distribution et des plantations de ces semences” contaminées. La Cour des comptes ne précise pas si cette demande a été suivie d’effets, mais elle signale que sur les 200 tonnes de semences importées pour un montant de 6 milliards d’ariary, 120,5 tonnes ont été distribuées.

     

    Outre l’envoi des semences auprès des différentes régions avant la disponibilité des résultats d’analyses, la Cour des comptes dénonce également le défaut d’analyse du risque avant le départ du pays d’origine des semences. Il est également indiqué que les documents phytosanitaires comme le permis d’importation ou le certificat phytosanitaire n’ont pas été présentés au poste de contrôle phytosanitaire à la frontière d’arrivée.

     

    Conservation en magasin de stockage

     

    Dans ses recommandations, la Cour des comptes invite le ministère en charge de l’Agriculture de “mettre en oeuvre les mesures proposées par la direction de la protection des végétaux, autorité compétente sur les produits importés et de protection phytosanitaire”. Cela inclut, entre autres, “la destruction des semences contaminées”.

     

    En attendant, les directeurs régionaux ont été enjoints à conserver les semences de riz hybride reçues du secrétariat d’Etat chargé de la souveraineté alimentaire dans les magasins de stockage. Bien que la mesure ait été prise dans le cadre de l’audit de la Cour des comptes, elle a contribué à limiter la propagation de la maladie avant la mise en œuvre des mesures appropriées, précise la Cour.

  • PRODUITS MINIERS – Plus de 1 625 milliards d’ariary de devises issues des exportations de pierres précieuses non rapatriées entre 2017 et 2025

    PRODUITS MINIERS – Plus de 1 625 milliards d’ariary de devises issues des exportations de pierres précieuses non rapatriées entre 2017 et 2025

    Un gros manquement à l’engagement de change pour les exportateurs de pierres précieuses. Le taux de rapatriement moyen de devises pour leurs opérations entre 2017 et 2025 n’était que de 27,23%. Ce qui signifie que 72,77% soit près de trois quarts des devises dues ne sont jamais retournés dans l’économie nationale. Le coût financier de ce manquement représente un manque à gagner de 1 625,45 milliards d’ariary sur un montant total à rapatrier de 2 233,61 milliards d’ariary. C’est la Cour des comptes qui fait part de cette situation dans son Rapport pour l’exercice budgétaire 2025, présenté jeudi.

    Cette tendance s’est surtout accélérée à partir de 2021. Les montants à rapatrier oscillaient encore entre 50 et 113 milliards d’ariary entre 2017 et 2020. Ils ont explosé jusqu’à atteindre un pic de 539,06 milliards d’ariary en 2023. Mais le fait que les exportations aient augmenté ne signifiait toutefois pas une amélioration de la régularisation de la part des opérateurs. En effet, pour la seule année 2023, plus de 437,8 milliards d’ariary de devises issues des exportations de pierres précieuses sont restés à l’étranger.

    Bien que les chiffres de 2025 semblent indiquer une baisse du volume global, le secteur des pierres précieuses demeure le deuxième plus “mauvais élève” après l’or en matière de rapatriement de devises. Ce qui affiche une déconnexion persistante entre la valeur exportée et les flux monétaires réels réinjectés à Madagascar.

    Le terme rapatriement de devises implique nécessairement que l’exportation a été déclarée officiellement. Les autorités savaient précisément donc quelle quantité de pierres précieuses a quitté le pays et quelle valeur marchande cela représente. Comme dans beaucoup de pays, d’ailleurs, l’exportation n’est pas une opération libre de toute contrepartie. Elle repose sur un engagement de change. Le non-rapatriement des devises risque alors d’entraîner l’affaiblissement des réserves de change au niveau de la Banque centrale. Ce qui a pour conséquence de limiter la capacité du pays à financer ses importations comme le carburant ou autres biens de consommation, rappelle la Cour des comptes.

    Mais beaucoup des opérateurs qui ont procédé au rapatriement de devises ne se sont même pas conformés à la cession obligatoire de ces recettes sur le Marché interbancaire des devises (MID). Le Code des changes stipule en effet que tout exportateur de marchandises et tout prestataire de services régi par le droit commun doit céder 70% de ses recettes d’exportation sur le marché des changes dès rapatriement, sans excéder le délai de 30 jours. Pour les recettes d’exportation de pierres précieuses, seulement 22,67% sont cédées sur le MID de 2017 à 2025, indique le rapport de la Cour des Comptes.

    Les opérateurs miniers n’effectuent globalement pas la cession des devises sur le MID pour deux raisons principales. Ils expliquent en premier lieu que la vente des devises sur le marché parallèle leur est profitable, avec un taux de change qui est jugé plus avantageux comparé au taux dans le circuit officiel. Et puis, étant obligés de céder 70% des devises rapatriées sur le MID, les exportateurs contournent la réglementation pour garder plus de devises, note la Cour des comptes.

  • DÉVELOPPEMENT RURAL – L’innovation semencière au service d’une agriculture résiliente dans le Grand Sud

    DÉVELOPPEMENT RURAL – L’innovation semencière au service d’une agriculture résiliente dans le Grand Sud

    Semer l’innovation pour transformer le Grand Sud. Un projet dédié à la production et à la vulgarisation de semences améliorées de mil, sorgho et arachide a été lancé officiellement à Taolagnaro, mercredi. Il consiste en un déploiement de 25 variétés améliorées qui ne sont pas seulement robustes mais qui sont également le fruit d’une recherche de pointe visant à optimiser la valeur nutritionnelle des rations et à garantir des rendements stables, même en sols arides.

     

    C’est le programme Defis (Développement des filières inclusives et résilientes), sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’élevage et financé par le Fond international de développement agricole (Fida), qui assure le pilotage financier et la coordination de ce projet. L’ambition dépasse la simple distribution de semence puisque l’objectif est de créer un écosystème semencier autonome et durable pour 32 000 exploitants agricoles.

     

    Mil, sorgho et arachide

     

    Le projet mise sur trois cultures de résilience que sont le mil, le sorgho et l’arachide. Ce qui devrait constituer une réponse stratégique complète aux défis du Grand Sud. Le déploiement de ces 25 variétés améliorées combine la résilience agronomique, notamment leur tolérance au stress hydrique et aux sols arides, avec une sécurité nutritionnelle accrue pour les ménages.

     

    C’est le Centre national de la recherche appliquée au développement rural (Fofifa), avec l’expertise international de l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (Icrisat), qui assure alors la production de semences de base. Les Producteurs multiplicateurs de semences (PMS) les reçoivent après pour les multiplier à plus grande échelle. Ces PMS auront à produire 40 tonnes de semences améliorées, visant une production globale de 400 tonnes. Ces groupements bénéficieront d’un accompagnement technique de 30 mois.

     

    Banques de semences communautaires

     

    Le projet ne s’arrête toutefois pas à la récolte. Pour sécuriser les revenus des ménages, trois leviers opérationnels sont activés, dont la mise en place de banques de semences communautaires. Il y a également la promotion de l’entrepreneuriat agricole et l’appui à l’accès aux marchés et structuration de filières durables pour garantir la disponibilité de semences de qualité.

  • COMMERCE – Auditions publiques pour trancher sur le préjudice industriel des importations de tubes plastiques et produits céréaliers

    COMMERCE – Auditions publiques pour trancher sur le préjudice industriel des importations de tubes plastiques et produits céréaliers

    Choc des intérêts à la table de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC). Deux journées d’auditions publiques seront consacrées aux tubes et tuyaux en matières plastiques ainsi qu’aux pâtisseries sèches et les céréales pour petit-déjeuner, la semaine prochaine. Ces audiences s’inscrivent dans le cadre de la procédure d’enquête de sauvegarde engagées sur ces produits. Il s’agira de déterminer si les importations causent réellement un préjudice grave pour la Branche de production nationale (BPN) et à justifier une éventuelle application de mesures de sauvegarde, selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

     

    L’audience publique dans le cadre des mesures de sauvegarde OMC est essentielle pour garantir une participation active des parties intéressées dans le processus décisionnel. C’est durant cette enquête que les importateurs, exportateurs et autres parties intéressées peuvent présenter des éléments de preuve et des vues. “Toutes les parties auront l’opportunité de faire entendre leur voix dans un cadre transparent et contradictoire”, avance la direction générale de l’ANMCC.

     

    Les industriels locaux dans l’agroalimentaire vont ainsi confronter leurs positions à celles des importateurs de pâtisseries sèches et les céréales pour petit-déjeuner. Ceux qui travaillent sur les tubes et tuyaux en matières plastiques défendront, de leur côté, les intérêts de la production locale. La participation de représentants d’opérateurs étrangers, notamment mauriciens et européens, aux échanges est également annoncée. De même que des institutions publiques telles que la Jirama, les ministères sectoriels et la direction générale des Douanes (DGD).

     

    Le débat confronte déjà deux visions opposées. D’un côté, les industriels locaux s’alarment d’une explosion des importations menaçant leur survie. Celle-ci ont suivi une trajectoire haussière, s’établissant en 2024 à 4 134 tonnes pour les pâtisseries sèches et céréales pour petit-déjeuner et à 4 174 tonnes pour les tubes, tuyaux et accessoires en matières plastiques. Les requérants préviennent que “nous assistons à une érosion progressive des parts de marché. Si aucune mesure n’est prise, certaines unités de production locales pourraient fermer, avec des pertes d’emplois à la clé”.

     

    De l’autre, les importateurs défendent la liberté commerciale. Ils affirment notamment que “les importations répondent à une demande réelle et contribuent à la compétitivité du marché”. Ils disent qu’il faudrait “éviter des mesures qui pénaliseraient les consommateurs”.

     

    “Le respect du contradictoire est fondamental. Sans cela, toute mesure de sauvegarde pourrait être contestée”, insiste la direction générale de l’ANMCC. D’où l’importance des auditions publiques, qui permettront d’examiner si les trois conditions clés sont réunies, à savoir l’accroissement notable des importations, le dommage grave subi par la branche nationale et un lien de causalité entre les deux.

  • SECTEUR MARITIME – Le nouveau linéaire de 333 mètres du quai C4 du port de Toamasina désormais opérationnel

    SECTEUR MARITIME – Le nouveau linéaire de 333 mètres du quai C4 du port de Toamasina désormais opérationnel

    Le quai C4 du port de Toamasina entre en service. Le président de la Refondation de la République, le colonel Michael Randrianirina, a procédé ce samedi à la réception officielle d’une portion de 333 mètres de ce nouveau quai. Une extension majeure qui permet désormais l’accostage des navires de grande capacité sur un poste unique, optimisant ainsi la fluidité des opérations terminalières.

     

    C’est une étape majeure dans le développement du port de Toamasina qui vient d’être franchie. L’extension des infrastructures au niveau du Grand port permet de lever une contrainte majeure d’exploitation. Là où un navire de 270 mètres monopolisait autrefois trois sections de quai (C1-C2-C3), le nouveau linéaire de quai C4 (actuellement de 333 mètres) permet une gestion autonome de ces escales. Cette évolution rationalise l’affectation des postes et accroît significativement la capacité de traitement simultané du port.

     

    Réduction des coûts

     

    Pour le président de la Refondation, ce nouveau quai constitue non seulement un outil de croissance, mais également un levier de développement et un accélérateur économique. “Avec cette nouvelle infrastructure, nous améliorons la fluidité des échanges, nous réduisons les coûts logistiques et nous renforçons la compétitivité de nos entreprises. Cela signifie des opportunités concrètes pour nos importations, pour nos exportateurs et pour nos investisseurs”, lance-t-il.

     

    A mesure que le port sera en capacité d’accueillir de grands navires et de traiter des volumes de marchandises de plus en plus importants, il sera possible d’exporter stratégiquement davantage de produits depuis Madagascar, souligne de son côté l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Toshima Hitoshi. “Cela devrait favoriser la croissance économique nationale, notamment à travers le renforcement des chaînes d’approvisionnement et la diversification du tissu industriel”, avance-t-il.

     

    Positionnement renforcé

     

    Le quai C4 est prévu être prolongé jusqu’à atteindre une longueur totale de 470 mètres. Mais la réception de cette portion de 333 mètres renforce déjà la capacité du port de Toamasina à accompagner la croissance économique de Madagascar et à consolider notre positionnement régional, d’après le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat), Heritiana Anicet Randriambahoaka.

     

    Avec l’achèvement complet des travaux du terminal C4 et l’installation des grues STS, le port de Toamasina pourra recevoir des navires de nouvelle génération, tels que les post-Panamax, pouvant transporter plus de 13 000 EVP, rappelle le DG du Spat. Ce qui renforcera le positionnement du Grand Port dans l’échiquier du transport maritime international.

     

    “Madagascar envoie un message clair. Nous sommes prêts à accueillir davantage d’investissements, prêts à accueillir les grandes compagnies maritimes, prêts à jouer un rôle stratégique dans l’océan Indien”, conclut le Président Michael Randrianirina.

  • ENERGIE – Les usagers en situation irrégulière plus nombreux que les abonnés en règle, selon la Jirama pour justifier son opération de ratissage

    ENERGIE – Les usagers en situation irrégulière plus nombreux que les abonnés en règle, selon la Jirama pour justifier son opération de ratissage

    “Une action prioritaire incontournable”. La Jirama n’entend pas reculer dans son opération d’assainissement des usagers malgré les réclamations et les contestations de certains de ses abonnés. Elle dénonce un nombre plus important d’usagers en situation irrégulière que d’abonnés en règle, ce qui cause non seulement 300 milliards d’ariary de pertes annuelles, mais entraîne la mauvaise qualité de service de la compagnie, poursuit-elle dans un communiqué publié ce samedi.

     

    Selon la compagnie nationale d’eau et d’électricité, “les irrégularités sont à l’origine des pannes fréquentes, des coupures et même des explosions de transformateurs, en raison de surcharges non prévues”. En partant à la chasse à ce qu’elle qualifie de “fraudes” et de “vols” à travers une opération de ratissage, la Jirama entend aussi bien “assainir le système” et “ramener les usagers en situation irrégulière vers la conformité” qu’améliorer la qualité de son service.

     

    Dans son opération de ratissage, la Jirama reconnaît ne pas cibler uniquement les compteurs frauduleux. Elle affirme également viser “les compteurs présentant des défaillances techniques, dès lors que le client à continuer à bénéficier de ses services sans interruption malgré les anomalies”. Pour la société d’Etat, “ces situations, qui durent plusieurs années la plupart du temps, peuvent être assimilées à du vol d’électricité, en ce qu’elles portent préjudice à l’entreprise ainsi qu’à la qualité du service”.

     

    C’est ainsi que ceux qui n’ont pas signalé à temps les anomalies et qui ont quand même “continué à utiliser ses services sans payer ou en ne réglant qu’un montant dérisoire par rapport à leur consommation réelle” sont enjoints par la Jirama à s’acquitter des rappels de consommation. “Cette mesure est légale, juste et fondée, puisque toute énergie consommée (en kWh) doit être payée par le client”, insiste la compagnie.

     

    Dans son communiqué, la Jirama rappelle que le contrat d’abonnement signé lors de l’adhésion à ses services précise que “le client a l’obligation de signaler immédiatement toute anomalie constatée sur le compteur”. Contrairement à ceux qui n’ont pas effectué cette démarche et qui sont ainsi “considérés comme n’ayant pas respecté leurs engagements contractuels”, ceux qui ont fait part des anomalies “bénéficient d’un allègement dans le calcul du rappel de consommation”. “La responsabilité du retard de réparation incombe à la Jirama”, précise encore la société d’Etat.

  • CLIMAT DES AFFAIRES – L’attractivité de Madagascar conditionnée par l’établissement d’un environnement stable et sécurisé, selon l’ambassadeur d’Allemagne

    CLIMAT DES AFFAIRES – L’attractivité de Madagascar conditionnée par l’établissement d’un environnement stable et sécurisé, selon l’ambassadeur d’Allemagne

    Comment transformer les atouts exceptionnels de Madagascar en succès économique ? Pour Oliver Knoerich, cette transformation passe impérativement par l’amélioration du climat des affaires. L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne s’est exprimé sur le sujet lors d’une rencontre avec la presse, jeudi.

    Bonne gouvernance, protection des investissements, état de droit et modernisation des infrastructures sont entre autres les piliers indispensables pour rassurer les investisseurs étrangers, avance ce diplomate allemand. Il se dit disposé à se positionner comme facilitateur prêt à établir des contacts directs. L’idée est de parvenir à un partenariat commercial mutuellement bénéfique, soutenu par une exigence de transparence et de réformes structurelles, explique-t-il.

    Oliver Knoerich souligne que Madagascar possède d’atouts exceptionnels et de potentiel immense dans des secteurs stratégiques comme les produits miniers ou encore l’agriculture de haute qualité. Mais le volume des échanges reste en deçà des capacités réelles, à l’image du secteur touristique qui ne capte encore que 8 000 visiteurs allemands par an. Les échanges bilatéraux entre les pays s’établissaient à environ 230 millions d’euros, indique-t-il.

    Le savoir-faire malgache et les ressources naturelles en énergie solaire, éolienne et hydroélectrique offrent par ailleurs des opportunités majeures d’investissements directs pour l’Allemagne. Ce secteur va bien au-delà du seul secteur textile, note Oliver Knoerich.

    Concernant le portefeuille actif de l’Allemagne à Madagascar, il s’élève actuellement à 470 millions d’euros, comprenant 29 projets. Cette enveloppe se répartit en 129 millions d’euros de projets de coopération technique et 341 millions d’euros de coopérations financières. Les quatre priorités clés de la coopération germano-malgache sont la protection de l’environnement et de la biodiversité, la promotion de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables ainsi que la gouvernance et la biodiversité.

    C’est l’Agence allemande de coopération allemande (GIZ) qui est chargée de la mise en œuvre des projets de coopération technique. La Banque allemande de développement KfW s’assure pour sa part de la mise en œuvre les projets de coopération financière.

  • PATRONAT – Francis Rabarijohn réélu à la présidence du Groupement des entreprises de Madagascar

    PATRONAT – Francis Rabarijohn réélu à la présidence du Groupement des entreprises de Madagascar

    Francis Rabarijohn rempile. Il vient d’être réélu président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), bénéficiant d’une confiance renouvelée de la part des membres de cette confédération d’organisations professionnelles. Une élection qui vient saluer son leadership fondé sur l’engagement, la vision et la détermination à porter la voix du secteur privé malgache dans un esprit de responsabilité, de dialogue et d’action.

     

    Sa réélection envoie un signal de continuité et de stabilité pour le secteur privé malgache. Fort de ce nouveau mandat, Francis Rabarijohn entend poursuivre ses actions en faveur du développement économique national, à travers notamment l’assainissement du climat des affaires et la promotion de la bonne gouvernance. Ceux-ci reposent sur la transparence, la prévisibilité du cadre réglementaire, une lutte frontale contre la corruption et l’avènement d’une justice équitable pour tous les opérateurs, souligne le GEM.

     

    Transformation locale

     

    Passer du stade de l’exportation brute à celui de l’excellence industrielle locale fait également partie de l’ambition de ce nouveau mandat. Un objectif qui appelle à la valorisation des filières locales, à travers le soutien à la production nationale, à la transformation locale des matières premières et à la création davantage de valeur sur le territoire malgache.

     

    Le président du GEM entend par ailleurs renforcer ma compétitivité et l’attractivité des entreprises de la Grande Île. Cette consolidation du socle économique national est d’ailleurs une condition essentielle d’une économie résiliente, véritable moteur de richesse pour la population, insiste ce Groupement.

     

    La stabilité à la tête du GEM est en tout cas perçue comme un gage de confiance pour certains bailleurs de fonds. L’Union européenne a notamment exprimé sa satisfaction de voir ce leadership reconduit. “L’Union européenne se réjouit de poursuivre le travail avec vous, et l’entièreté du GEM et de ses membres pour faire fleurir toutes les opportunités commerciales et économiques au bénéfice le plus large de la population malgache”, lance l’ambassadeur Roland Kobia.

  • POLITIQUE FIDUCIAIRE – Le passage au support polymère pour blinder les billets de banque en étude

    POLITIQUE FIDUCIAIRE – Le passage au support polymère pour blinder les billets de banque en étude

    Banky foiben’i Madagasikara (BFM) explore de nouveaux substrats. Le passage aux billets de banque en polymère, reconnus pour leur résistance accrue aux conditions climatiques et à l’usure quotidienne est à l’étude dès cette année. Une option que le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, avait présentée dans le cadre de la Semaine de l’éducation financière (Global money week) à Ankatso, mardi.

    Au lieu de s’en tenir aux billets conventionnels conçus à partir de fibres de coton, le traditionnel “papier-monnaie”, BFM pourrait miser sur un billet en polymère qui est fait de plastique fin et flexible. L’adoption de cette matière devrait offrir une résistance accrue des billets, explique Aivo Andrianarivelo. Une consultation publique sera alors envisagée pour définir l’identité visuelle de cette nouvelle série, avance-t-il.

    Renouvellement onéreux

    Mais le Gouverneur de la Banque centrale insiste qu’il est impératif d’évaluer la qualité des billets mis en circulation, en soulevant la problématique des coûts de maintenance fiduciaire. Il avait exposé le défi économique majeur que pose le cycle de vie des billets avec leur faible durabilité actuelle.

    Les coupures de 100 à 500 Ariary sont retirées de la circulation et détruites après seulement un mois d’usage. Celles allant jusqu’à 5 000 ariary ne subsistent que trois mois. Or, le renouvellement récurrent de la masse fiduciaire est onéreux, note Aivo Andrianarivelo. L’impression des coupures de 10 000 et 20 000 ariary nécessite par exemple un investissement de 11 millions de dollars tous les deux ans, indique-t-il.

    C’est pour optimiser la durée de vie des billets que BFM explore de nouveaux substrats, à l’instar du polymère. Son gouverneur annonce alors qu’une campagne de sensibilisation et une enquête nationale seront déployées dès l’obtention de l’aval gouvernemental. Elles visent à recueillir l’assentiment des citoyens sur les matériaux utilisés et déterminer la structure des dénominations la plus adaptée pour une monnaie plus moderne, robuste et résiliente, lance-t-il.