Catégorie : Économie

  • GESTION PORTUAIRE – La SPAT négocie l’acquisition de remorqueurs auprès du groupe naval néerlandais Damen

    GESTION PORTUAIRE – La SPAT négocie l’acquisition de remorqueurs auprès du groupe naval néerlandais Damen

    Le port de Toamasina renforce ses capacités techniques. Le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Anicet Randriambahoaka, s’est rendu aux Pays-Bas avec son équipe pour négocier l’acquisition de remorqueurs de type ASD auprès du Damen Shipyards Group. Un équipement destiné à accompagner la montée en puissance du principal port de la Grande Île.

     

    La Spat mise sur des remorqueurs ASD (Azimuth Stern Drive), qui allient puissance et grande maniabilité. Ceux-ci sont indispensables pour des opérations de remorquage de haute précision, permettant d’assurer l’assistance et la sécurité des grands navires dans des infrastructures portuaires modernes et congestionnées.

     

    Les négociations sont menées avec le groupe naval néerlandais Damen. Cette collaboration illustre, selon la SPAT, une ambition claire : anticiper l’accueil de navires de plus grande capacité, renforcer la sécurité et la performance des opérations portuaires, et accompagner la montée en puissance du quai C4.

     

    La réception officielle d’une portion de 333 mètres du quai C4 a eu lieu au mois de mars. Cette extension permet désormais l’accostage de navires de grande capacité sur un poste unique au port de Toamasina, améliorant ainsi la fluidité des opérations terminalières.

  • RÉSILIENCE ÉCONOMIQUE – Madagascar planche sur son plan d’urgence face à l’escalade des tensions au Moyen Orient

    RÉSILIENCE ÉCONOMIQUE – Madagascar planche sur son plan d’urgence face à l’escalade des tensions au Moyen Orient

    Madagascar en mode anticipation. Le Gouvernement enclenche ce jeudi une concertation interministérielle sur les éventuelles répercussions de la crise au Moyen Orient sur la Grande île. Une occasion pour chaque département de présenter des scénarios prospectifs ainsi que les mesures d’anticipation correspondantes. La démarche vise à préparer le pays aux chocs exogènes avant que ceux-ci ne déstabilisent les marchés nationaux, explique le ministère du Commerce et de la consommation qui avait initié cette rencontre.
     
    Plusieurs vecteurs de vulnérabilité avaient été identifiés. L’escalade des tensions entre l’Iran et Israël pourrait présenter des risques pour la sécurité énergétique, les flux commerciaux ainsi que le pouvoir d’achat à Madagascar. Ce conflit pourrait en effet engendrer une volatilité accrue des cours mondiaux du pétrole, perturber les échanges internationaux et les chaînes d’approvisionnement ou encore créer un risque d’inflation importée sur les Produits de première nécessité.
     
    La séance a mobilisé des ministères, allant des Affaires étrangères, à l’Économie et aux finances, en passant par l’Énergie, l’Agriculture, les Travaux publics et la Sécurité publique, ainsi que des conseillers techniques du Bureau du Premier ministre. La synergie vise à instaurer un cadre d’intervention concerté, permettant de définir les responsabilités de chaque département et de mettre en place un mécanisme de suivi unique.

  • OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES – Offensive opérationnelle des fleurons de l’industrie tunisienne à Madagascar

    OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES – Offensive opérationnelle des fleurons de l’industrie tunisienne à Madagascar

    Les fleurons de l’industrie tunisienne sont en mission économique à Madagascar depuis mercredi. Ils arrivent dans la Grande Île avec des agendas précis et des solutions industrielles prêtes à l’emploi. Cette immersion va au-delà d’une simple prospection. Elle vise à établir un diagnostic précis du marché malgache afin de poser les bases d’une collaboration opérationnelle future, selon le président du Tunisia-Africa Business Council (TABC), Anis Jaziri.
     
    “À travers cette mission, nous aurons une vision claire de Madagascar qui nous permettra d’organiser, par la suite, une mission plus concrète autour de projets structurés. Nous voulons réellement lancer cette coopération Sud-Sud”, explique-t-il. Qu’il s’agisse de santé, d’ingénierie ou de textile, l’objectif est de transformer les échanges en joint-ventures concrètes.
     
    Plusieurs projets ont déjà été évoqués lors de leur rencontre avec les responsables de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), notamment celui de l’Innovation City. Ce projet se veut un catalyseur technologique, offrant un écosystème complet dédié à l’accompagnement industriel. Un second projet porte sur la création d’un complexe textile intégré, spécialisé dans les tenues de travail et doté de son propre centre de formation afin d’assurer un transfert rapide de compétences. L’implantation d’un centre médical d’excellence vient compléter cet ensemble, avec l’apport attendu de l’expertise tunisienne au système de santé malgache.
     
    Les opérateurs tunisiens ont également pris le temps de s’informer sur le climat des affaires auprès de l’EDBM, afin de mieux comprendre le cadre réglementaire et les incitations en vigueur. Les responsables de l’agence ont, de leur côté, présenté les réformes en cours et les projets prioritaires du gouvernement. L’objectif reste de positionner la Grande Île comme une destination compétitive et sécurisée pour les investissements étrangers, tout en favorisant le transfert de compétences, confie sa directrice générale, Josielle Rafidy.
     
    Le pragmatisme demeure le maître-mot de ce rapprochement, souligne Ben Romdhane Mohamed Lhabib, président de la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM). “Nous sommes des acteurs de terrain. Cette délégation est la preuve que nous construisons des ponts concrets pour le développement des deux pays”, insiste-t-il.
     
    Cette volonté d’action est également relayée par la ministre malgache du Commerce et de la consommation, Michela Andriamadison, lors de la rencontre entre la délégation tunisienne et les représentants du secteur privé local. “Madagascar renforce ses liens économiques et attire davantage d’investissements, notamment avec des partenaires comme la Tunisie, en améliorant l’environnement des affaires, en développant les chaînes de valeur et en modernisant les structures commerciales”, déclare-t-elle. Cette dynamique passe notamment par la digitalisation des procédures et la facilitation des exportations, afin de réduire les délais, renforcer la transparence et améliorer la compétitivité.
  • ORIENTATION BUDGÉTAIRE – Le secteur privé plaide pour un budget sur lequel l’impératif économique prime sur le politique

    ORIENTATION BUDGÉTAIRE – Le secteur privé plaide pour un budget sur lequel l’impératif économique prime sur le politique

    Le patronat appelle à donner la priorité à l’économie. Le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, soutient que les orientations politiques devraient s’aligner sur les impératifs du climat des affaires. Il a exprimé cette attente du secteur privé face à une éventuelle loi de finances rectificatives (LFR) pour l’exercice 2026, mardi.

     

    Le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison, avait déjà évoqué la possibilité d’une LFR cette année. Le président du GEFP déplore toutefois une prédominance du politique sur l’économique. Il insiste sur la nécessité d’un budget ancré dans les réalités économiques. Dans le contexte actuel, prévient-il, privilégier les enjeux politiques au détriment de l’économie pourrait entraîner une instabilité préjudiciable.

     

    De leur côté, les industriels mettent en avant l’importance de soutenir l’industrie de transformation locale. Ils préconisent notamment un allègement de la pression fiscale sur la production nationale dans le cadre de cette éventuelle LFR 2026, comme l’indique le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana. Il souligne également la nécessité pour l’État d’orienter ses investissements vers les infrastructures routières afin de fluidifier les échanges, ainsi que vers la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Ces deux axes constituent, selon lui, les piliers de la production locale.

     

    Au cours du premier trimestre, les opérateurs économiques ont surtout cherché à maintenir leurs activités tout en tentant de gagner en visibilité à long terme, selon Tiana Rasamimanana. Les revendications du secteur privé, ainsi que leurs modalités de mise en œuvre, ont déjà été définies lors des Assises nationales pour la relance économique de Madagascar, rappelle-t-il.

     

    Plusieurs mesures ont été arrêtées lors de ces assises pour lever les freins structurels à la croissance, autour de cinq piliers. Il s’agit notamment de la réhabilitation des infrastructures, via une optimisation du financement routier, de la sécurisation foncière pour faciliter les investissements, et d’une réforme en profondeur du secteur de l’énergie, incluant le redressement de la Jirama et le développement de l’autoproduction privée. La relance passe aussi par le renforcement du capital humain, adapté aux besoins des entreprises, ainsi que par l’amélioration du climat des affaires, à travers une simplification administrative et une meilleure prévisibilité réglementaire, afin de garantir la stabilité juridique des opérateurs.

  • RÉFORME FIDUCIAIRE – Du “Core Banking” au recalibrage des DAB, le défi logistique pour une éventuelle nouvelle unité monétaire soulevée par les banquiers

    RÉFORME FIDUCIAIRE – Du “Core Banking” au recalibrage des DAB, le défi logistique pour une éventuelle nouvelle unité monétaire soulevée par les banquiers

    Reformatage des systèmes, maîtrise des flux de cash, anticipation des comportements. L’Association professionnelle des banques (APB) de Madagascar expose les défis à relever pour garantir la viabilité de la réforme fiduciaire actuellement en discussion. Pour le président de ce groupement, Hugues Bonshe Makalebo, cette transition va bien au-delà d’un simple ajustement de surface : il s’agit d’un chantier multidimensionnel qui exige une synchronisation parfaite entre les autorités monétaires et les établissements de crédit. Il s’est exprimé sur le sujet mardi, dans le cadre du processus de consultation initié par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Pour le système bancaire, le premier défi serait d’ordre logistique, avec les ajustements opérationnels nécessaires à la réforme. Hugues Bonshe Makalebo évoque une refonte technique lourde, qui mettra à l’épreuve la capacité des banques à adapter l’ensemble de leurs infrastructures. Elle impliquera notamment la mise à jour des systèmes d’information, ou « core banking », afin d’intégrer la nouvelle valeur faciale sans impacter les soldes ni l’historique des transactions.

    Le réseau de distribution devra également être rééquilibré, a-t-il avancé. Une intervention physique sur chaque distributeur automatique de billets (DAB) s’avérera indispensable pour assurer leur compatibilité avec les nouveaux formats et dispositifs de sécurité. S’ajoute la question de la sécurité fiduciaire, afin de prévenir tout risque de contrefaçon durant la phase de transition. “Toutes les normes de sécurité mises en place devront être entièrement revues et adaptées à la nouvelle dénomination qui sera communiquée”, explique-t-il.
    L’APB dit par ailleurs anticiper un choc de la demande de numéraire, estimant que la période de transition pourrait provoquer un afflux vers le cash. Cela nécessiterait une stratégie de déploiement du nouveau numéraire dans l’ensemble des agences et points de distribution, ainsi qu’une gestion rigoureuse de la coexistence des deux types de signes monétaires, pièces et billets. Car pour Hugues Bonshe Makalebo, le risque le plus critique est celui d’une rupture de confiance, susceptible de provoquer une thésaurisation de précaution ou, à l’inverse, une inquiétude contractuelle.
    Les conditions de succès de cette réforme reposeraient ainsi sur la coordination et la pédagogie. C’est pourquoi l’APB demande un chronogramme détaillé et réaliste de la part de la BFM. Une campagne de communication massive devrait également être menée conjointement par la Banque centrale et les banques commerciales, pour expliquer qu’il s’agit d’un changement de valeur faciale et non d’une perte de valeur économique.

    Le secteur financier s’engage à être le relais opérationnel de cette réforme, tout en rappelant que la politique monétaire relève de la souveraineté de la Banque centrale. L’APB souligne toutefois que ce changement majeur et structurant doit être accompagné par l’ensemble des acteurs, et ne peut reposer sur une seule catégorie, conclut son président, Hugues Bonshe Makalebo

  • FISCALITÉ – Madagascar adopte l’expertise rwandaise en matière de facturation électronique

    FISCALITÉ – Madagascar adopte l’expertise rwandaise en matière de facturation électronique

    L’Office rwandais des recettes (RRA) et la direction générale des Impôts (DGI) ont procédé à la signature d’un protocole d’accord portant sur l’implémentation du système de facturation électronique à Madagascar. Le partenariat, scellé à Kigali lundi, vise à renforcer la coopération entre les deux parties à travers le transfert de technologie et l’échange de connaissances autour de l’Electronic Billing Machine (EBM).
     
    Le Rwanda met ainsi à la disposition de l’administration fiscale malgache son système de facturation. Outil maîtrisé depuis 2013, l’EBM couvre aujourd’hui plus de 94 % des contribuables rwandais assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). “Ceux-ci ont déjà contribué à hauteur de 31,4 % des recettes totales pour l’exercice financier 2023-2024, et l’impact de ce système s’est également étendu à d’autres impôts tels que l’impôt sur le revenu et les licences commerciales”, note le commissaire général de la RRA, Ronald Niwenshuti.
     
    Le déploiement de ce système à Madagascar se fera de manière progressive, avec un accent sur l’accompagnement et l’éducation des contribuables dans la modernisation de l’administration, sans complexifier l’activité des entreprises. Ce partenariat repose sur trois piliers de coopération. Le transfert ne concerne pas seulement l’outil informatique, mais aussi le partage de compétences, de connaissances et d’une culture de performance.
     
    Pour l’administration fiscale malgache, la mise en place de la facturation électronique répond à un enjeu concret. Il s’agit de garantir des règles équitables pour l’ensemble des opérateurs économiques, en assurant une meilleure traçabilité des transactions dès leur émission. “L’objectif est que les règles soient les mêmes pour tous, sans compliquer la vie des opérateurs », souligne le directeur général des impôts, Edmond Rafaralahy.
     
    La RRA s’est engagée à accompagner l’administration fiscale malgache tout au long du processus de mise en œuvre de ce système, afin de garantir des résultats concrets et de contribuer à la transformation socio-économique nationale.
  • COMMERCE EXTÉRIEUR – Un ariary fort pénalise la filière export, alertent les opérateurs

    COMMERCE EXTÉRIEUR – Un ariary fort pénalise la filière export, alertent les opérateurs

    L’appréciation de l’ariary est-elle un signal trompeur ? L’apparente vigueur de la monnaie nationale masque en réalité une situation plus préoccupante pour les forces productives. Pour Jean-Luc Dama, président du Groupement des exportateurs de girofle de Madagascar (GEGM), “un ariary fort est préjudiciable à l’exportation en général”. Une question au cœur de ses interventions mardi à Mahamasina, lors de la deuxième édition de la “Récolte d’idées”, plateforme de réflexion consacrée aux enjeux du basculement vers une nouvelle unité monétaire.

    Comme l’explique Jean Luc Dama, un ariary fort pèse directement sur la compétitivité-prix de Madagascar sur les marchés internationaux. L’appréciation de la monnaie renchérit mécaniquement le coût des produits malgaches pour les acheteurs étrangers. Or, le pays fait face à une concurrence soutenue sur ses produits phares. Pour le girofle, par exemple, Madagascar rivalise avec Zanzibar, les Comores, le Sri Lanka, le Brésil et l’Inde. L’Indonésie reste toutefois le concurrent le plus redoutable en tant que premier producteur mondial.

    “Hors-marché”

    Une appréciation de l’ariary placerait ainsi Madagascar “hors marché”, en déconnectant ses prix de la réalité concurrentielle internationale. “Les acheteurs privilégieraient systématiquement ces pays concurrents”, souligne-t-il. L’impact de la récente appréciation est déjà mesurable. Les exportateurs ont enregistré une perte moyenne de 8 %, soit l’équivalent de leur marge nette sur des produits comme le girofle ou la vanille.

    Cette situation affecte également d’autres filières. L’appréciation d’environ 700 ariary depuis le début de l’année aurait déjà entraîné la suspension de plus de 10 000 emplois au sein du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). Certaines entreprises fonctionnent désormais à perte, indique son président, Hery Lanto Rakotoarisoa.

    Eviter toute volatilité excessive

    La baisse des revenus des exportateurs se répercute sur l’ensemble de la chaîne de valeur, avec des effets structurels. Les opérateurs évoquent une précarisation accrue en milieu rural, liée à la baisse des prix d’achat aux producteurs. Le manque de liquidités freine également les investissements nécessaires à la modernisation des structures agricoles et industrielles.

    Pour Hery Lanto Rakotoarisoa, la valeur de l’ariary devrait être déterminée par les mécanismes du marché, notamment le marché interbancaire de devises (MID). L’enjeu prioritaire, pour soutenir la production locale, est de garantir une certaine stabilité monétaire en évitant une volatilité excessive du taux de change, qu’il s’agisse d’une dépréciation ou d’une appréciation brutale. Dans ce contexte, le dialogue public-privé apparaît indispensable.

  • COMMANDES PUBLIQUES – La Jirama concentre à elle seule 41,67% du montant total des marchés et contrats-cadres accordés par la CNM entre 2023 et 2025

    COMMANDES PUBLIQUES – La Jirama concentre à elle seule 41,67% du montant total des marchés et contrats-cadres accordés par la CNM entre 2023 et 2025

    Domination marquée de la Jirama dans l’attribution des marchés publics. Une concentration massive des ressources au profit de cette compagnie est révélée de l’analyse de la répartition des engagements financiers validés par la Commission nationales des marchés (CNM) entre 2023 et 2025. Sur un montant global d’environ 10 000 milliards d’ariary, la Jirama avait capté à elle seule 41,67% de l’enveloppe totale, avec plus de 4 167 milliards d’ariary répartis sur 304 marchés. C’est ce qui ressort du rapport de contrôle a priori exercé au niveau de la CNM durant les exercices 2023, 2024 et 2025 qui vient d’être publié.

    Le montant alloué à la Jirama dépasse largement la somme cumulée des trois autorités contractantes. A titre comparatif, le ministère des Travaux publics qui se positionne second bénéficiaire en volume financier ne représentait que 17,87% du total. Ce qui confirme le poids prépondérant de la Jirama dans la commande publique sur cette période triennale. Sur ses 304 contrats, 80,06% étaient constitués de marchés de carburants et lubrifiants (3 834,7 milliards d’ariary).

    Sur l’ensemble des dossiers ayant reçu son avis favorable, la CNM rapporte 2 413 marchés et contrats-cadres entre 2025. Leur montant s’élevait approximativement à 10 001,68 milliards d’ariary. Après la Jirama, c’est le MTP qui arrive à la seconde place, cumulant 17,87 % du montant total avec 1 787,5 milliards d’ariary répartis sur 88 contrats. Vient ensuite le ministère de la Communication et de la culture (MCC) avec 5,31% du montant total, soit 531 375,34 milliards d’ariary avec 32 contrats.

    Pour la CNM, cette forte concentration sur quelques acteurs, notamment la Jirama et le MTP, met en évidence le caractère stratégique des secteurs de l’énergie et des infrastructures routières dans la politique d’investissement public.

  • PARTENARIAT – Les troisième et quatrième revues des programmes FEC et FRD avec le Fonds monétaire international combinées

    PARTENARIAT – Les troisième et quatrième revues des programmes FEC et FRD avec le Fonds monétaire international combinées

    Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Constant Lonkeng Ngouana, est à Madagascar. Les émissaires du Bretton Woods se rendent au pays pour combiner les troisième et quatrième revues des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Plusieurs rencontres avec les autorités et acteurs malgaches sont ainsi prévues pendant leur séjour qui s’étalera sur deux semaines.
     
    Cette mission a démarré ce lundi, avec une réunion mobilisant un front interministériel pour couvrir les volets financiers, énergétiques et environnementaux du programme ainsi que la Banky foiben’i Madagasikara en sa qualité d’autorité monétaire. Les échanges ont prioritairement porté sur l’évaluation des performances réalisées au cours de l’exercice 2025.
     
    Mais au-delà de l’analyse des indicateurs, les discussions se sont orientés vers le traitement des défis structurels persistants, de même que la définition des orientations pour la poursuite des réformes. Mais elles porteront également sur la consolidation de la stabilité macroéconomique ainsi que la promotion d’une croissance durable, résiliente et inclusive, rapporte notamment le ministère de l’Économie et des finances (MEF).
     
    Les revues des programmes économiques, soutenus par le FMI, sont donc combinées. Un format qui est adopté suite au report de l’échéance de novembre 2025. Le succès de cette mission est déterminant. L’approbation de ces revues conditionne le décaissement des fonds associés, sous réserve du respect des critères de performance et des repères structurels mutuellement convenus.
     
    Initialement, le calendrier du FMI avait prévu un déroulement séquencé en deux étapes distinctes pour le suivi du programme économique de Madagascar. Pour la troisième revue, l’échéance était fixée au 30 novembre 2025. Elle conditionne le déblocage de 36,66 millions de DTS au titre de la FEC, sous réserve du respect des critères de performance à fin juin 2025, ainsi que le versement lié à la FRD après la mise en œuvre des mesures de réforme n°4 (intégration d’un marquage budgétaire climatique dans la loi des finances 2026), n°5 (réforme profonde du Code de l’eau) et n°11 (formalisation d’une stratégie nationale de finance climatique).
     
    Pour la quatrième revue, l’objectif est programmé pour le 30 mai 2026. Ce second jalon prévoit un nouveau décaissement de 36,66 millions de DTS (FEC) basé sur les résultats économiques à fin décembre 2025, accompagné des financements FRD correspondants aux mesures de réforme n°7 (élimination totale des subventions aux prix des carburants) et n°9 (activation du Fonds nationale de l’énergie durable ou le FNED).
     
    Dans la configuration actuelle, la mission de mars 2026 fusionne ces deux étapes en une revue combinée. Ce qui devrait permettre de régulariser le retard accumulé depuis novembre 2025 et d’évaluer globalement l’atteinte des objectifs structurels et financiers prévus pour ces deux périodes.
  • FINANCEMENT – 13 conventions de prêts extérieurs d’un montant total de 879,5 millions de dollars signées par le Gouvernement malgache en 2025

    FINANCEMENT – 13 conventions de prêts extérieurs d’un montant total de 879,5 millions de dollars signées par le Gouvernement malgache en 2025

    Le Gouvernement malgache avait signé 13 conventions de prêts extérieurs en 2025. Celles-ci s’élèvent au total à 879,5 millions de dollars, indique la direction générale du trésor (DGT) dans son Bulletin statistique de la dette publique publié en ce mois de mars.
     
    Ces conventions ont cependant toutes été signées durant les trois premiers trimestres de l’année. L’exercice 2025 a été marqué par le gel total de nouveaux engagements contractuels au dernier trimestre de l’année dernière. Selon les précisions de la DGT, le Gouvernement n’avait effectivement signé aucune nouvelle convention de prêt d’octobre à décembre 2025.
     
    Le Trésor public évalue alors à environ 7,3 milliards de dollars, soit plus de 33 000 milliards d’ariary, le stock de la dette publique totale de Madagascar au 31 décembre 2025. Il équivaut à 37% du Produit intérieur brut (PIB) du pays.
     
    L’essentiel de cette somme, dont 85%, est dû à des créanciers étrangers, tandis que la dette contractée localement ne représente que 15%. L’État s’est également porté garant pour environ 5,4 millions de dollars de prêts supplémentaires.
     
    Pour la dette extérieure en particulier, le stock est passé de 5 524,8 millions de dollars à fin 2024 à 6 197,7 millions de dollars à fin 2025. C’est soit 31,3% par rapport au PIB nominal. La DGT explique cette hausse par les décaissements en grande partie des projets financés par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et une variation du taux de change.