Catégorie : Économie

  • TOURISME – Mirana Rasanjison élue nouvelle présidente du Conseil d’administration de l’ONTM

    TOURISME – Mirana Rasanjison élue nouvelle présidente du Conseil d’administration de l’ONTM

    Une nouvelle gouvernance à l’Office national du tourisme de Madagascar. Mirana Rasanjison est élue présidente du Conseil d’administration de cette agence de promotion de la destination Madagascar à l’issue de l’assemblée générale, vendredi. Elle succède à ce poste à Ionjaniaina Ranaivoarimanana qui arrive au terme de son mandat.

    L’élection de Mirana Rasanjison à la tête de l’Ontm s’inscrit dans la suite logique d’un parcours au sein de la gouvernance du tourisme de Madagascar. Elle avait officié en tant que présidente du Conseil d’administration de l’Office régional du tourisme de la Sava avant de prendre les rênes de l’organisme national. Et ce passage de l’échelle régionale à la stratégie nationale intervient à un moment charnière où la Grande Île cherche à consolider la relance de son secteur touristique.

    Pour son mandat qui court jusqu’en 2028, Mirana Rasanjison sera épaulée par deux personnalités très actives dans le secteur du tourisme. Mi Rakotondrahova, élue vice-présidente, est membre du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar tandis que Manambina Raherinjatovotiaray, trésorière, avait déjà occupé ce poste au sein du précédent Conseil d’administration

    L’ONTM regroupe 21 offices régionaux du tourisme ainsi que l’ensemble des groupements professionnels du secteur. C’est soit plus de 5 900 opérateurs répartis dans les 24 régions. L’Office assure la représentation officielle de la destination Madagascar au niveau international, régional et national. Sa mission première est la promotion du pays, l’accompagnement des acteurs touristiques dans la valorisation des richesses naturelles et culturelles de la Grande Île.

  • ENTREPRENEURIAT – Lilia Randriamifidimanana reconduite à la présidence du Jeune Patronat de Madagascar

    ENTREPRENEURIAT – Lilia Randriamifidimanana reconduite à la présidence du Jeune Patronat de Madagascar

    Lilia Randriamifidimanana rempile à la tête du Jeune patronat de Madagascar (JPM). La liste conduite par cette jeune entrepreneure a été élue, vendredi, pour un mandat de deux ans, selon un communiqué publié à l’issue du scrutin. Cette nouvelle gouvernance s’inscrit dans une logique de continuité, avec pour objectif de renforcer la structure de l’organisation et la qualité de son réseau.

     

    Dans une déclaration, la présidente réélue indique que ce mandat sera placé “sous le signe de la consolidation des acquis et de l’intelligence collective”, afin de garantir, sur le long terme, la représentation et la légitimité de la jeunesse entrepreneure dans les débats économiques à Madagascar.

     

    Outre Lilia Randriamifidimanana, le nouveau bureau est composé de Laélia Dijoux-Monloup et Andry Raveloson comme vice-présidents, Toavina Ramanambelo en tant que secrétaire général, et Valérie Andrianavalona, trésorière. Cinq conseillers complètent l’équipe : Hery-Tiana Razafimahaleo, Tiana Rakotomalala, Sandra Zara Jinah, Masy Andriantsoa et Kanto Ramamonjisoa.

     

    Nouvelle génération

     

    Cette réélection de Lilia Randriamifidimanana s’inscrit dans la continuité du mandat entamé en février 2024 après une première mission en tant qu’intérimaire. Pour ce nouveau mandat, l’équipe dirigeante entend orienter les échanges du secteur privé vers l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés, tout en accompagnant les petites et moyennes entreprises dans une dynamique d’amélioration continue.

     

    Le Jeune Patronat de Madagascar est un groupement qui fédère des entrepreneurs ainsi que des cadres décisionnaires issus de grandes entreprises. L’association a pour mission de rassembler ses membres et d’agir pour améliorer l’environnement des affaires à Madagascar, tout en se positionnant comme un tremplin pour une nouvelle génération d’entrepreneurs et de dirigeants.

  • AGROALIMENTAIRE – Plaidoyer de survie des producteurs locaux de pâtisseries sèches et céréales devant l’ANMCC

    AGROALIMENTAIRE – Plaidoyer de survie des producteurs locaux de pâtisseries sèches et céréales devant l’ANMCC

    Les producteurs locaux de pâtisseries sèches et de céréales pour petit déjeuner en position d’offensive. Leur intervention durant l’audition publique jeudi se voulait un plaidoyer de survie, dénonçant avec vigueur une explosion alarmante des importations de ces produits. Ils ont exposé leur situation devant l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (Anmcc), réclamant des mesures correctives pour contrer la menace des produits étrangers qui saturent désormais le marché.

     

    La Branche de production nationale de ces produits agroalimentaires s’appuie sur un constat chiffré. Ils font part d’une croissance ininterrompue des flux des importations au cours des cinq dernières années, culminant à environ 4 000 tonnes en 2024. Les industriels locaux indiquent être en difficulté dans l’optimisation de l’utilisation de leurs capacités, sous la pression croissante des produits importés. Le déséquilibre n’est plus soutenable, expliquent-ils, et place l’ANMCC devant l’urgence de protéger l’appareil productif national.

     

    Les importateurs ripostent en opposant une défense stratégique. Ils soutiennent notamment que leurs produits ciblent des segments de marché différents qui ne concurrencent pas directement la production locale. Ces opérateurs économiques plaident pour une approche plus nuancée, fondée sur des mécanismes de taxation différenciés.

     

    Au cœur de ces positions contrastées, l’Association pour la défense des consommateurs appelle à dépasser la simple guerre des chiffres pour recentrer le débat sur les véritables enjeux de société que sont la santé publique, l’accessibilité financière des produits pour les ménages et l’émergence d’une industrie locale durable. L’arbitrage de l’ANMCC ne doit donc pas seulement trancher un conflit commercial mais garantir l’équilibre entre la qualité nutritionnelle des produits et la préservation du pouvoir d’achat, soutient l’Association.

     

    Toutes les parties disposent jusqu’au 10 avril 2026 pour soumettre leurs observations écrites, avant une décision finale. Toutes les parties ont été entendues, afin de déterminer si les importations des pâtisseries sèches et de céréales pour petit déjeuner causent réellement un préjudice grave pour la Branche de production nationale (BPN). L’audition consistait donc à justifier une éventuelle application de mesures de sauvegarde, selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

  • ÉNERGIE – 15 % de l’électricité de la ville de Tolagnaro fournie par le solaire et l’éolien

    ÉNERGIE – 15 % de l’électricité de la ville de Tolagnaro fournie par le solaire et l’éolien

    La transition énergétique en marche dans le Sud. A Tolagnaro, 15% de l’énergie produite actuellement provient de sources renouvelables, principalement le solaire et l’éolien. Ce niveau est appelé à progresser et l’objectif est de porter progressivement la part des énergies renouvelables à 50 % de la production totale.

     

    Le dispositif énergétique repose sur un mix combinant une centrale solaire composée avec une capacité de 14 MWc et un parc éolien de 16 MWc. Au total, ce sont près de 30 MW d’énergie renouvelable qui sont mobilisables pour alimenter à la fois les activités de la compagnie minière Rio Tinto QMM qui en assure la production, et la consommation quotidienne de la ville.

     

    Mais si l’énergie solaire, produite par les 25 000 panneaux solaires, fonctionne déjà à 100%, l’éolien, supporté par 19 mâts encore en cours de déploiement, fonctionne de façon partielle. Les premières installations de l’éolien ont déjà injecté leur production sur le réseau depuis fin 2025, tandis que d’autres sont encore en cours de maintenance.

     

    Par ailleurs, les deux sources ne fonctionnent pas systématiquement en parallèle. Dans la pratique, l’énergie solaire est priorisée en journée, lorsque l’ensoleillement est suffisant. L’éolien prend davantage le relais en fin de journée et durant la nuit, permettant d’assurer une certaine continuité dans l’approvisionnement.

     

    L’électricité produite est directement injectée dans un réseau commun, partagé entre la mine et la ville de Tolagnaro. Pour l’instant, le système ne dispose pas de capacités de stockage à grande échelle. Les batteries existantes servent essentiellement à stabiliser le réseau, notamment lors de variations brusques de la demande. Mais la compagnie n’exclut pas une extension des capacités de stockage dans une phase ultérieure afin d’optimiser davantage l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau.

  • COMMERCE – La branche de production nationale plaide pour sa survie, l’ANMCC en arbitre du marché des tubes plastiques

    COMMERCE – La branche de production nationale plaide pour sa survie, l’ANMCC en arbitre du marché des tubes plastiques

    La branche de production nationale (BPN) de tubes et tuyaux plastiques place le débat sur le terrain de la survie industrielle. Face à la montée des importations de ces marchandises, elle alerte sur une dégradation jugée critique de sa situation économique. Elle estime alors que ’évaluation du préjudice doit s’appuyer sur des indicateurs objectifs, comme l’érosion des parts de marché, la pression accrue sur les prix et la contraction des marges.

    Contrairement aux arguments avancés par les importateurs, les produits étrangers pénètrent certains segments stratégiques à des prix agressifs, parfois inférieurs aux coûts locaux, soutient-elle. A l’entendre, cette dynamique se traduit par une sous-utilisation des capacités de production et met en péril la viabilité des investissements industriels réalisés à Madagascar.

    Souveraineté industrielle

    Au-delà des considérations économiques, la BPN défend un enjeu de souveraineté industrielle. Elle rapporte que le secteur représente plus de 3 000 emplois directs et fait vivre des centaines de familles. Il contribue également aux recettes fiscales et au développement des compétences techniques locales. Pour ses acteurs, la mise en place de mesures de sauvegarde apparaît ainsi comme un levier indispensable pour préserver ce tissu socio-économique et réduire la dépendance du pays aux aléas logistiques et géopolitiques susceptibles de perturber l’approvisionnement.

    C’est dans ce contexte que l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) est appelée à trancher. L’institution a organisé ce mercredi une audition publique réunissant les différentes parties prenantes, dans le cadre d’une enquête visant à déterminer si les importations causent un préjudice grave à la production locale, conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

    Protectionnisme jugé excessif

    En face, les exportateurs venant d’autres pays, notamment la partie mauricienne, appuyés par les importateurs locaux, mettent en garde contre les effets d’un protectionnisme jugé excessif. Ils soulignent l’interdépendance des chaînes de valeur régionales et estiment que l’instauration de restrictions, qu’il s’agisse de droits de douane ou de quotas, entraînerait une hausse des coûts pour le secteur de la construction et une réduction de la disponibilité des produits. Un tel scénario pourrait, selon eux, favoriser une situation de quasi-monopole et freiner l’innovation.

    Les exportateurs plaident également pour une application stricte des règles de l’OMC, rappelant que les mesures de sauvegarde doivent rester exceptionnelles, proportionnées et limitées dans le temps. Ils appellent ainsi au respect des engagements régionaux de Madagascar, notamment en maintenant les flux d’importation à des niveaux comparables aux volumes historiques. Par ailleurs, ils demandent d’exclure du champ de l’enquête certains produits non concernés mais partageant les mêmes codes douaniers.

    Mesures de sauvegarde

    À l’issue de cette audition, l’ANMCC devra analyser l’ensemble des données recueillies avant de statuer sur une éventuelle mesure de sauvegarde. Si celle-ci est envisagée, des consultations seront engagées avec les partenaires concernés, conformément aux dispositions de l’OMC. La décision finale reposera sur une évaluation objective des faits, dans un arbitrage entre protection de l’industrie locale et maintien des équilibres commerciaux.

  • GESTION DES AVOIRS ILLICITES – 15 conteneurs de vanilles rouges mis en vente aux enchères à Toamasina

    GESTION DES AVOIRS ILLICITES – 15 conteneurs de vanilles rouges mis en vente aux enchères à Toamasina

    L’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) procédera à la mise en vente aux enchères de 15 conteneurs de vanille rouge ce jeudi 26 mars. L’opération qui se tiendra à la Cour d’Appel de Toamasina est en exécution des décisions rendues par le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo, précise l’Agence. Et elle constitue une étape décisive dans la gestion des biens saisis par la justice.

    La vente aux enchères porte sur un volume industriel impressionnant réparti en 15 lots distincts. En comptabilisant les chiffres publiés par l’Arai, la marchandise est majoritairement conditionnée dans plus de 7 200 cartons d’environ 26 kg chacun, auxquels s’ajoutent des conditionnements spécifiques comme 612 gaines en plastique pour le lot 11 ainsi que 198 sacs et 39 gaines pour le lot 15.

    Au total, ce sont environ 198,15 tonnes de vanille rouge qui sont mises sur le marché. Ces lots, autorisés à la vente par le Pôle anti-corruption, se composent de gousses fendues et non fendues, selon les précisions de l’Agence. Ce qui nécessitera une logistique importante pour l’enlèvement immédiat requis après l’adjudication.

    Cette adjudication est prononcée au profit du soumissionnaire de l’offre la plus élevée. Si un ou plusieurs lots n’ont pas d’adjudicateurs, l’Arai indique devoir procéder à une vente de gré à gré.

  • COMMERCE ET CONSOMMATION – La possibilité d’exporter pour écouler les stocks de riz local invendus préconisée par les riziculteurs d’Alaotra

    COMMERCE ET CONSOMMATION – La possibilité d’exporter pour écouler les stocks de riz local invendus préconisée par les riziculteurs d’Alaotra

    Le riz malgache cherche-t-il son salut à l’exil? Etouffés sous des stocks invendus, les riziculteurs d’Alaotra proposent d’écouler leurs produits vers le marché extérieur. “Puisque d’importantes quantités de riz importé sont déjà sur le territoire et ne peuvent être renvoyées, nous demandons à l’État de libéraliser l’exportation des produits locaux comme mesure d’urgence pour débloquer la situation”, lance le président du Syndicat des riziculteurs d’Alaotra, Alfred Rakotonirina. Une piste de solution qu’il a présentée devant la presse, ce mardi.

    Cette piste est avancée bien que d’autres issues jugées concrètes sont déjà identifiées localement. Alfred Rakotonirina parle de régulation du flux, consistant à créer un espace de vente pour le riz local en freinant mécaniquement la mise en marché du riz importé. “La suspension de la mise sur le marché de riz importé permettra l’écoulement des stocks restants dans l’Alaotra, la Sofia, le Bongolava et dans tout Madagascar. C’est une demande légitime et parfaitement réalisable à court terme”, expose-t-il.

    Le Gouvernement avait déjà proposé aux riziculteurs une solution d’écoulement de produits via la State Procurement of Madagascar (SMP). Mais le volume racheté par cette société d’État est jugé dérisoire. A raison de 50 tonnes par semaine, les calculs faits par les producteurs ont montré qu’il faudrait 446 semaines pour épuiser les stocks actuels. Or, la nouvelle récolte arrive dans un mois et ils indiquent ignorer où elle sera stockée.

    Alfred Rakotonirina souligne alors l’urgence, compte tenu de la crise majeure traversée par cette filière. Les riziculteurs ne peuvent d’ailleurs plus se permettre de vendre davantage à perte, bien que ce soit le riz qui assure leur survie. En mai 2025, ils avaient établi un prix plancher basé sur un coût de revient de 1 530 ariary pour le paddy. En cette fin mars, après avoir subi la chaleur et les ravages des nuisibles, le kilo de l’époque ne pèse plus que 850 grammes aujourd’hui. Par conséquent, le coût de revient réel a grimpé à 2 100 ariary. Pourtant, le prix d’achat actuel oscille entre 900 et 1 000 ariary. “Le paysan travaille à perte de 100%. Si cette situation perdure, le découragement gagne définitivement nos campagnes”, déplore-t-il.

    Le mécontentement des riziculteurs d’Alaotra semble avoir déjà atteint un point de rupture. Ils prévoient de descendre de nouveau dans les rues de Vohidiala ce mercredi pour manifester contre l’effondrement des prix du paddy dans cette région. “Nous sommes contraints d’en arriver là, car c’est visiblement le seul moyen pour que les responsables à Madagascar nous prêtent l’oreille”, regrette un autre membre du syndicat. “Toutefois, afin d’éviter d’en venir à de telles extrémités, les agriculteurs sollicitent une rencontre directe avec les dirigeants, pour leur exposer de vive voix leurs aspirations ainsi que les maux qui les frappent aujourd’hui”, poursuit-il.

    “Nous lançons un appel solennel, et plus particulièrement au Président de la Refondation de la République : privilégions le dialogue. Rencontrons-nous pour identifier des issues concrètes”, conclut alors Alfred Rakotonirina.

  • RÉFORME DU SYSTEME FIDUCIAIRE – Entre simplification monétaire par suppression de zéros et extension de gamme, Madagascar à l’heure des consultations

    RÉFORME DU SYSTEME FIDUCIAIRE – Entre simplification monétaire par suppression de zéros et extension de gamme, Madagascar à l’heure des consultations

    Entre le changement du billet de 20 000 ariary en une coupure de 200 unités ou des coupures à valeur faciale élevée de 50 000 ariary, voire 100 000 ariary, plusieurs options de réforme fiduciaire sont sur la table. Trois scénarios techniques se sont déjà dégagés des consultations et le public a commencé à émettre des réactions à l’idée d’un basculement vers une nouvelle unité monétaire. Deux options ont émergé des premiers échanges et paraissent déjà privilégiées par Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Il s’agit notamment du changement de dénomination par suppression de deux “zéros” et l’introduction de coupures à valeur faciale élevée.

    La BFM s’inscrit actuellement dans une démarche d’écoute et de recueil d’avis. Comme déjà indiqué par le gouverneur de la Banque centrale Aivo Andrianaeivelo, l’objectif de cette consultation n’est en aucun cas l’annonce d’une mesure arrêtée, mais bien l’analyse de la perception citoyenne face aux différents scénarios de réforme fiduciaire. L’édition inaugurale de la Collecte d’idées, à Ankatso, lundi, constitue une plateforme de consultation scientifique visant à recueillir l’expertise des milieux académiques et économiques sur l’évolution du système fiduciaire malgache.

    La première option présentée par Aivo Andrianarivelo, lors de cette rencontre était “la division par 20”. Mais les avis convergent vers une critique de cette option. Ce ratio est jugé peu ergonomique, car la conversion d’un billet de 20 000 ariary actuel en une unité de 1 000 rendrait les opérations de calcul mental particulièrement complexes pour l’usager, explique-t-il.

    La seconde option et qui paraît déjà privilégiée par une partie des consultants pour sa simplicité arithmétique c’est le changement de dénomination par suppression de deux zéros. Dans son mécanisme, le billet de 20 000 ariary actuel deviendrait une coupure de 200 unités. Pour répondre aux besoins de transactions à haute valeur, la gamme pourrait être complétée par des coupures de 500 et 1 000 unités, l’équivalant respectivement à 50 000 et 100 000 Ariary actuels. Ce système faciliterait même la conversion croisée avec le Franc malgache.

    Une troisième proposition consiste à maintenir le système actuel tout en émettant simplement des billets de 50 000 ou 100 000 ariary. Mais bien que cette solution soit d’une apparente simplicité, elle est perçue comme un manque de vision structurelle. Aivo Andrianarivelo parle de « solution de facilité ». Le gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara estime qu’elle risque d’induire une accoutumance à l’inflation nominale et de nécessiter, à terme, l’ajout systématique de nouveaux zéros.

    BFM réaffirme en tout cas sa capacité technique à mettre en œuvre l’une ou l’autre des deux options privilégiées, selon l’orientation politique choisie. Mais bien que la compétence finale en matière d’avis technique et de décision souveraine relève exclusivement de la Banky Foiben’i Madagasikara et de l’État, aucune mesure n’a été arrêtée à ce jour. Les échanges actuels ne constituent que la première étape d’un cycle de consultations qui va se poursuivre auprès d’autres segments de la société.

  • ENTREPRENEURIAT – Trois jeunes entrepreneurs malgaches intègrent la cohorte 2026 de la Fondation Tony Elumelu

    ENTREPRENEURIAT – Trois jeunes entrepreneurs malgaches intègrent la cohorte 2026 de la Fondation Tony Elumelu

    L’écosystème entrepreneurial de Madagascar de nouveau sur le continent. Trois jeunes entrepreneurs malgaches figurent dans la short liste de la cohorte 2026 du programme de la Fondation Tony Elumelu (TEF). Sélectionnés parmi plus de 265 000 candidatures à travers tout le continent, Ando Randriamiandrisoa, Andriaina Rakotonirina et Axel Amiraly porteront les couleurs de Madagascar lors de cette édition.

    Placée sous le signe de l’innovation résiliente, cette sélection de 3 200 lauréats africains bénéficiera d’un dispositif de soutien complet visant à transformer des idées à fort potentiel en entreprises structurées. Le programme offre aux lauréats, un financement non remboursable de 5 000 dollars, doublé d’une formation intensive en gestion d’entreprise et d’un mentorat personnalisé.

    Le parcours de ces trois lauréats reflète la diversité des secteurs clés de l’économie nationale. Tandis qu’Ando Randriamiandrisoa s’attaque à la gestion des déchets, Axel Amiraly mise sur la modernisation de l’agriculture, et Andriaina Rakotonirina explore les nouvelles frontières de la vente en ligne.

    Au-delà des chiffres, la Fondation Tony Elumelu travaille en étroite collaboration avec les institutions de développement pour garantir que ces initiatives locales puissent passer à l’échelle et générer des emplois durables, renforçant ainsi la position de Madagascar sur l’échiquier entrepreneurial panafricain. Pour le pays, la présence de ces trois ambassadeurs dans cette cohorte 2026 constitue une vitrine exceptionnelle, prouvant que les talents malgaches disposent des compétences nécessaires pour s’imposer dans des secteurs stratégiques.

  • PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Les négociations sur le prix d’achat de l’électricité qui sera produite à Volobe continuent de ralentir le projet

    PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Les négociations sur le prix d’achat de l’électricité qui sera produite à Volobe continuent de ralentir le projet

    Un bras de fer tarifaire maintient le chantier de Volobe sous haute tension. Le projet hydroélectrique connaît à nouveau un certain ralentissement en raison des négociations sur le prix du kilowattheure auquel la Jirama achètera l’électricité produite par la future centrale. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, avait fait part, à Toamasina, d’un écart significatif atteignant 80% entre l’offre du promoteur et le seuil d’acceptabilité de l’État.

    Selon le Chef de l’Etat, la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) tablerait sur un tarif du kilowattheure allant jusqu’à 18 cents. L’Etat malgache fixe de son côté un seuil d’acceptabilité sociale et économique plafonné à 10 cents. C’est une équation financière qui reste donc à résoudre. Mais à en croire les explications du Président de la Refondation, les autorités maintiennent une position ferme pour garantir que le coût de l’énergie produite reste compatible avec le pouvoir d’achat des usagers.

    Analyse croisée

    Les responsables de la CGHV avaient soutenu en 2024 que le consortium vendra son électricité à un prix moins cher que le coût de production de la Jirama. Un tarif autour de 10 centimes d’euros par kilowattheure avait été avancé à l’époque. Le tarif de vente final sera toutefois déterminé par une analyse croisée entre les coûts de construction, les conditions de financement et le volume d’achat contractuel sur lequel la Jirama s’engagera.

    La CGHV avait indiqué travailler sur plusieurs scénarios économiques qu’elle prévoit d’ajuster en fonction des résultats des futurs appels d’offres de travaux et des taux d’intérêt obtenus auprès des prêteurs. Cette démarche s’accompagne d’une collaboration avec la Jirama pour optimiser les clauses d’achat d’énergie, afin de garantir un équilibre viable pour l’ensemble des parties prenantes.

    Ce projet devait déjà entrer dans une phase opérationnelle intense actuelle. Les études géologiques et hydrologiques qui étaient finalisées avaient confirmé la viabilité technique du site. L’appel d’offres pour les travaux de construction devait déjà être lancé avec pour objectif un démarrage des travaux en 2026. Trois entreprises avaient déjà été préqualifiées pour réaliser les travaux de génie civil du projet Volobe Amont. Elles ont été choisies pour l’étape de l’appel d’offres et devaient soumettre leurs propositions détaillées.