Catégorie : Économie

  • COMMERCE – Madagascar atteint le plafond d’efficacité dans ses exportations

    COMMERCE – Madagascar atteint le plafond d’efficacité dans ses exportations

    Madagascar affiche une dynamique d’exportation singulière sur le continent. Selon les données du rapport “African Trade and Economic Outlook 2026” de l’Afreximbank, la Grande Île présente un taux d’utilisation de son potentiel d’exportation de 71,9 %. Ce niveau de performance place le pays en tête devant plusieurs économies africaines. À titre de comparaison, le Sénégal et l’Ouganda affichent des taux respectifs de 49,1 % et 49,2 %, indiquant des marges de manœuvre encore largement inexploitées dans ces pays, contrairement à la structure malgache.

    L’analyse des indicateurs révèle que Madagascar exploite déjà ses capacités de production actuelles de manière intensive. Sur une base d’exportations estimée à 3,6 milliards USD en 2024, le pays parvient à mobiliser l’essentiel de ses ressources disponibles pour les marchés internationaux. Cette efficacité opérationnelle montre que le système productif national est arrivé à une certaine maturité technique, particulièrement dans les filières traditionnelles. Cependant, cette situation indique également que le pays approche de son plafond de production avec ses infrastructures existantes.

    Le principal défi pour l’économie nationale réside désormais dans l’augmentation de sa capacité globale. Le rapport de l’Afreximbank estime que Madagascar doit combler un écart d’exportation de 3,5 milliards de dollars pour atteindre son plein potentiel à l’horizon 2030. Pour y parvenir, une croissance annuelle de 12 % des exportations est nécessaire. Ce passage à l’échelle supérieure exige un investissement dans de nouvelles unités de transformation, notamment pour la vanille, les textiles et les ressources minières, afin de sortir de la seule exploitation des capacités existantes.

    Cette dynamique impose une transition vers une industrialisation plus poussée pour sécuriser les flux financiers futurs. L’objectif est de porter la valeur des exportations à 7,1 milliards de dollars d’ici 2030. Pour les décideurs économiques, l’enjeu ne consiste plus à optimiser les processus de vente, mais à élargir la base productive du pays. En développant ces nouvelles capacités de production, Madagascar vise à maintenir sa position de leader régional tout en transformant son avantage actuel en une croissance durable et diversifiée sur le marché global.

  • Claudia Rabetsivoh : « Tirer profit du réseautage et des ateliers du CEO Summit »

    Claudia Rabetsivoh : « Tirer profit du réseautage et des ateliers du CEO Summit »

    Détrompez-vous : le CEO Summit n’est pas l’apanage exclusif des géants de l’économie. C’est avant tout un accélérateur de croissance pour ceux qui osent voir grand, quelle que soit leur taille actuelle. Le Fivmpama en est la preuve. Après avoir transformé sa première participation en partenariats stratégiques concrets, le groupement revient cette année, non plus seulement comme participant, mais comme partenaire institutionnel. Car ici, l’excellence ne dépend pas du chiffre d’affaires, mais de la volonté de progresser ensemble.

    « Notre mission ici est de permettre aux membres du Fivmpama de tirer profit de ce réseautage, du networking et des conseils avisés issus des nombreux ateliers de ce CEO Summit. Certes, le Fivmpama regroupe de petites structures, mais n’oublions pas que c’est en grandissant par étapes que l’on atteint l’excellence. Une telle plateforme est une opportunité unique pour adopter une vision positive, obtenir des conseils et progresser. Car même pour ceux qui débutent, c’est ici que l’on trouve l’accompagnement nécessaire à la croissance de nos entreprises. » soutient Claudia Rabetsivoh, Présidente du Groupement du patronat malgache (Fivmpama),

  • COOPÉRATION SUD-SUD – Rapprochement stratégique entre Madagascar et la Guinée dans les domaines de l’industrie et du commerce

    COOPÉRATION SUD-SUD – Rapprochement stratégique entre Madagascar et la Guinée dans les domaines de l’industrie et du commerce

    Un nouvel axe de coopération Sud-Sud se dessine entre Conakry et Antananarivo. Le rapprochement entre la Guinée et Madagascar ne se limite plus à une simple courtoisie diplomatique mais se matérialise par la signature d’une déclaration d’entente stratégique. Paraphé vendredi en clôture du CEO Summit Indian Ocean 2026, ce document scelle un partenariat ambitieux axé sur la synergie commerciale et l’essor industriel des deux pays.

    Côté guinéen, la ministre Fatima Camara porte le pilier numéro un de la vision “Simandou 2040” du président Mamadi Doumbouya, qui place l’industrie, l’agriculture et le commerce en piliers majeurs. Cette trajectoire serait en adéquation avec la stratégie de la Grande île qui, d’après la partie malgache, mise désormais sur une industrialisation accrue et un appui soutenu au secteur privé pour dynamiser son économie.

    Les échanges commerciaux entre Madagascar et la Guinée demeurent jusqu’à ce jour particulièrement modestes, indique la ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison. Les deux nations font d’ailleurs face à des défis structurels similaires, notamment une dépendance excessive aux importations et une exportation de produits à faible valeur ajoutée. “C’est dans cette optique qu’un partenariat stratégique est mis en place. Il permettra non seulement un partage d’expertises, mais visera également à ériger le commerce en véritable pilier de la croissance économique et du développement durable de nos deux pays”, lance-t-elle.

    Plusieurs leviers ont déjà été identifiés pour la transformation des économies des deux nations, expose, de son côté, le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato. Ce membre du gouvernement parle notamment de transfert de technologies, d’unités industrielles conjointes ou encore d’échanges de matières premières. Mais les deux parties se sont surtout convenues de porter une attention particulière aux producteurs locaux dans la collaboration envisagée.

    “Nous estimons que Madagascar est sur une dynamique positive. Et en tant que partenaires, nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir signé cette déclaration d’entente entre nos deux pays”, déclare la ministre guinéenne Fatima Camara. Le CEO Summit 2026 ne se limite ainsi pas à un simple espace de dialogue pour la délégation qu’elle avait dirigée. L’enjeu majeur réside dans la concrétisation de solutions pragmatiques face aux défis communs.

  • OPÉRATION PORTUAIRE – Priorité d’accostage pour les navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques

    OPÉRATION PORTUAIRE – Priorité d’accostage pour les navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques

    Mesure d’exception pour la gestion des ports nationaux. Les quais devraient être libérés en priorité pour sécuriser l’approvisionnement en carburant et en énergie. L’Agence portuaire, maritime et fluvial (APMF) vient de notifier, vendredi, les usagers portuaires sur la priorité que devrait être accordée aux navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques. Une disposition dans le cadre de l’état d’urgence énergétique décrété par l’Etat, prévu pour 15 jours depuis le 7 avril.

    L’Etat instaure ainsi une priorité d’accostage par voie de réquisition, disposition accordée pour tout navire contribuant à des services étatiques stratégiques ou aux besoins vitaux du pays. La mesure cible spécifiquement les navires transportant des hydrocarbures et ceux transportant des intrants énergétiques, c’est-à-dire des matières nécessaires à la production d’énergie.

    Cette mesure devrait permettre d’assurer la fluidité des approvisionnements essentiels pour répondre à la crise énergétique actuelle. Les ordres de réquisition doivent être affichés publiquement par l’autorité portuaire pour garantir la clarté des opérations, sous la régulation de l’APMF.

    Une fois réceptionnés au port de Toamasina, les produits pétroliers sont acheminés vers les autres régions par voie routière ou par cabotage maritime. Ce réseau de distribution dessert notamment les ports de Tolagnaro, Toliara, Nosy Be, Antsiranana, Vohémar, Sainte-Marie et Mahajanga.

    Le Groupement pétrolier de Madagascar avait indiqué récemment l’accélération de la cadence de ses livraisons de carburants. Trois navires sont programmés en moins de deux mois, dont le premier est attendu le 13 avril. Ce qui marque une rupture avec le rythme habituel d’une livraison par mois.

  • CEO SUMMIT 2026 – Les décideurs de l’océan Indien passent à l’action et se donnent rendez-vous à La Réunion en 2027

    CEO SUMMIT 2026 – Les décideurs de l’océan Indien passent à l’action et se donnent rendez-vous à La Réunion en 2027

    La prochaine étape est déjà fixée. Les décideurs économiques de l’océan Indien se retrouveront à La Réunion en 2027 pour mesurer les résultats engagés dès maintenant. D’ici là, le mot d’ordre est de passer de la vision à l’action opérationnelle, avec des avancées concrètes, mesurables et suivies dans le temps.

    Pour le CEO Summit Indian Ocean 2026 ils étaient 650 participants issus de 23 pays, avec une centaine d’experts et de décideurs à la tribune, autour de 21 panels et sessions de networking. Trois résolutions opérationnelles immédiates en sont sorties, rapporte Tantely Rakotomalala, CEO de l’agence Becom, coorganisatrice de l’événement.

    Mais au-delà des chiffres, cette deuxième édition acte une mutation profonde, celle du passage d’une réflexion sur la coopération à une dynamique d’exécution concrète. Plusieurs alliances pour la transformation du bassin de l’Océan Indien en une puissance économique intégrée se sont ainsi conclues.

    Première concrétisation, la plateforme directoi.com, pensée comme un outil d’intégration économique. Cette marketplace vise à connecter directement les entreprises de la région et à transformer les opportunités en contrats.

    Deuxième priorité, l’agribusiness, érigé en pilier de souveraineté régionale. Un groupe de travail réunissant Madagascar, La Réunion et Mayotte est chargé de structurer des filières pilotes, en harmonisant les normes sanitaires et en développant le cabotage maritime pour réduire la dépendance aux importations lointaines.

    Troisième axe, le renforcement de l’intelligence économique et du soft power régional, avec la mise en place d’un réseau d’expertise capable d’anticiper les risques et de porter un récit économique propre à l’océan Indien.

    Mais au-delà des annonces, les intervenants ont insisté sur l’exigence d’exécution. “L’heure n’est plus aux effets d’annonce”, souligne Catherine Payet, CEO de Stratégies & Territoires. La mise en œuvre reposera sur une gouvernance structurée, des outils de pilotage et un suivi régulier jusqu’en 2027.

    Le secteur privé se dit prêt à s’engager. Tiana Rasamimanana, pour le Syndicat des industries de Madagascar, appelle à une “chorégraphie synchronisée” entre États, entreprises et bailleurs, afin de garantir la cohérence des actions.

    Même ligne du côté des autorités publiques. Pour le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato, la réussite dépendra avant tout de la solidité des alliances public-privé. “Ce sont ces unions qui feront la différence pour transformer nos idées en croissance et en emplois”, déclare-t-il, appelant à agir sans délai.

  • Constant Lonkeng Ngouana,  : « Il est important de mobiliser les recettes pour accompagner le peuple de manière effective »

    Constant Lonkeng Ngouana,  : « Il est important de mobiliser les recettes pour accompagner le peuple de manière effective »

    Une mission du FMI dirigée par Constant Lonkeng s’est rendue à Antananarivo du 26 mars au 8 avril 2026 pour évaluer les troisième et quatrième revues du programme économique de Madagascar dans le cadre de la FEC et de la FRD. Parmi les remarques faites par Constant Lonkeng : la pression fiscale particulièrement atone de Madagascar. Au cours de l’exercice précédent, les recettes collectées se sont inscrites en net retrait par rapport aux critères de performance convenus avec le FMI.

    « Nous avons tous reconnu la réalité que le ratio de taxe sur le PIB n’est pas suffisant pour répondre aux besoins immenses de la population malgache. Mais la question c’est : quelles sont les mesures qui sont appropriées pour augmenter le ratio recette sur PIB. Evidemment, le ministre (de l’Economie et des finances) a mentionné la fraude, l’évasion fiscale contre laquelle il faut lutter. Mais il faudra accompagner cela de politique fiscale. Et évidemment, ça fait aussi partie du contrat social. Quelles sont les mesures qui seraient plus appropriées ? C’est une question sur laquelle le peuple malgache devrait aussi avoir une réponse. Juste pour réitérer, nous sommes sur un programme de Madagascar appuyé par le FMI. C’est pour ça que nous venons et nous sommes à l’écoute. Évidemment, nous nous assurons, et monsieur le ministre l’a mentionné, nous nous assurons que l’équilibre macro soit maintenu », a déclaré Constant Lonkeng Ngouana, Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour Madagascar

    Face à l’ampleur des besoins de développement du pays, il est impératif d’accroître la mobilisation des ressources intérieures afin de financer efficacement les politiques publiques de soutien à la population. Les autorités malgaches avaient alors réaffirmé leur engagement en faveur de la mobilisation des recettes intérieures.
    Une volonté qui devrait se traduire dans la prochaine loi de finances rectificative (LFR) pour 2026.

  • COMMERCE – 19 nouveaux exportateurs agréés par le ministère pour la vanille et le girofle

    COMMERCE – 19 nouveaux exportateurs agréés par le ministère pour la vanille et le girofle

    Le ministère du Commerce et de la consommation (MinCC) renforce l’encadrement des filières de rente pour la campagne 2025-2026. Selon les récentes décisions administratives publiées à Ambohidahy, 18 nouvelles sociétés ont obtenu leur agrément pour l’exportation de la vanille, tandis qu’une entreprise supplémentaire a été autorisée pour le girofle. Ces validations font suite à l’examen de 26 demandes de régularisation au total.
     
    Cette extension de la liste des exportateurs répond à une volonté de structuration du secteur. Sur les 25 dossiers soumis pour la filière vanille, le ministère a validé 18 entités, soit un taux d’acceptation de 72 %. Pour le girofle, l’unique demande reçue a été approuvée, portant à 19 le nombre total de nouveaux acteurs certifiés. Ces opérateurs pourront retirer leurs certificats d’agrément auprès du ministère à partir du lundi 13 avril, leur permettant ainsi d’entrer officiellement en activité sur le marché international.
     
    L’intégration de ces nouveaux opérateurs s’accompagne d’un dispositif de contrôle rigoureux. Le ministère précise que les activités de ces entreprises feront l’objet d’un suivi constant afin de garantir le respect des normes de qualité et de la réglementation en vigueur. Selon le ministère, cette mesure vise à préserver la réputation des produits malgache sur les marchés extérieurs. En cas de non-conformité aux dispositions réglementaires, l’administration prévoit des mesures graduées allant de l’accompagnement technique au retrait définitif de l’agrément.
     
    Cette dynamique de régularisation intervient dans un contexte de recherche de stabilité pour les exportations nationales. En ouvrant la liste aux structures ayant satisfait aux critères de conformité, Madagascar cherche à fluidifier les circuits d’exportation tout en maintenant une surveillance accrue des volumes et de la qualité des produits expédiés. La sécurisation de ces filières demeure essentielle pour assurer la continuité des activités et le respect des protocoles internationaux régissant le commerce des épices.
  • EXTERNALISATION – Madagascar renforce sa compétitivité dans le secteur de l’outsourcing pour 2026

    EXTERNALISATION – Madagascar renforce sa compétitivité dans le secteur de l’outsourcing pour 2026

    Le secteur de l’externalisation malgache confirme sa maturité en 2026. Madagascar maintient son rang de hub stratégique pour les services BPO et informatiques sur le continent africain, selon les données de l’étude intitulé « Global Outsourcing Talent Index 2026 » publié par Ataraxis, une entreprise spécialisée dans le conseil en recrutement international. Selon cette étude, le pays mise sur un équilibre entre maîtrise des coûts et capital humain pour se distinguer des marchés concurrents. Cette dynamique permet à la Grande île de capter une part croissante des flux de services destinés au marché francophone.

    L’avantage comparatif se traduit directement dans les indicateurs financiers. Là où les destinations du Maghreb affichent des coûts horaires compris entre 15 € et 25 €, Madagascar propose une fourchette située entre 6 € et 12 €, d’après les relevés de BuroServices, une entreprise de services aux entreprises basée à Ankorondrano Antananarivo. Cette structure de coûts, inférieure de 60 % aux standards européens, s’accompagne d’une stabilité de la qualité de service. Le pays s’appuie également sur un décalage horaire réduit d’une à deux heures avec l’Europe, facilitant la synchronisation des opérations.

    Le vivier de talents locaux soutient cette croissance avec l’arrivée annuelle de 500 à 600 nouveaux ingénieurs informatiques sur le marché. Parallèlement, le pays capitalise sur une neutralité linguistique reconnue, réduisant les besoins en formation à l’accent. Cette compétence permet aux acteurs locaux de traiter des volumes importants, dépassant parfois les 2,5 millions d’interactions annuelles par structure, avec des taux de conformité technique atteignant 95 %.

    Ainsi, selon le Global Outsourcing Talent Index, pour sécuriser ces flux, les opérateurs investissent dans des infrastructures aux normes internationales ISO 18295. De nouveaux complexes de production de 5 000 m² à Antananarivo permettent d’assurer la continuité de service et le respect des protocoles de protection des données (RGPD). Cette montée en gamme technique vise à stabiliser l’approvisionnement du marché international en compétences numériques malgaches sur le long terme.

  • SOCIÉTÉ D’ETAT – Le Conseil d’administration du Fonds souverain malagasy (FSM) nommé la semaine prochaine

    SOCIÉTÉ D’ETAT – Le Conseil d’administration du Fonds souverain malagasy (FSM) nommé la semaine prochaine

    La gouvernance du Fonds souverain malagasy (FSM) en cours de mise en place. Son conseil d’administration sera nommé “la semaine prochaine”, annonce le secrétaire général de la présidence, le Général Itibar Ottman, jeudi, lors de la cérémonie d’installation officielle du nouveau directeur général par intérim de la société, le Général Béni Xavier Rasolofonirina. Et comme celui-ci le rappelle, cet organe de gouvernance sera composé de sept membres dont deux désignés par la présidence, un par le Bureau du Premier ministre, deux par le ministère de l’Economie et des finances et deux issus du milieu économique.

     

    Le Général Béni Xavier Rasolofonirina souligne qu’il ne peut prendre de décisions sans cette instance dirigeante. “Selon la loi qui instaure le Fonds souverain malagasy, le directeur général ne peut rien décider sans l’aval du Conseil d’administration qui désigne lui-même son président”, confie-t-il à la presse. Les orientations stratégiques, l’approbation du budget et l’utilisation des ressources du fonds relèvent du Conseil d’administration, dont les décisions doivent en outre être validées en Conseil des ministres, insiste-t-il. “Il en est de même du personnel du FSM”, ajoute-t-il, évoquant le lancement prochain d’avis de recrutement.

     

    En attendant, le nouveau directeur général par intérim a officiellement et administrativement ses fonctions. En l’absence de son prédécesseur, soupçonné dans une affaire judiciaire liée à la gestion du Fonds, la cérémonie de jeudi s’est déroulée en présence d’huissier de justice. Ont également été présents le directeur général de l’Inspection générale de l’Etat et le secrétaire général de la présidence de la Refondation de la République.

  • CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Un écart significatif est signalé entre le prix de référence et le prix appliqué. Le seul prix FOB (Free on board) à la source du gasoil, qui est estimé à 6 000 ariary par litre, excède déjà largement le prix à la pompe actuel de ce produit pétrolier à 4 660 ariary par litre. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga précise que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. Cette situation a été exposée par ce membre du gouvernement en marge d’une conférence de presse autour des troisième et quatrième revues des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) ce mercredi.
     
    Comme indiqué par le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, le prix FOB du gasoil sur le marché international, dont les importations de Madagascar proviennent du Sultanat d’Oman, se négocie actuellement aux alentours de 1 750 dollars par tonne métrique. Sur la base du taux de change du Marché interbancaire de devises (MID) communiqué par la Banky foiben’i Madagasikara, soit environ 4 163,8 Ariary pour un dollar, la conversion de ce cours international, en intégrant la densité spécifique du produit, révèle un coût d’acquisition brut excédant les 6 000 Ariary par litre.
     
    Et le ministre souligne que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. “En poussant l’analyse par une hypothèse de coûts nuls, c’est-à-dire en occultant les frais portuaires à Toamasina, le transfert par pipeline, le stockage technique au terminal de la Galana (GRT), la distribution primaire vers les dépôts ainsi que le transport final vers le réseau de détail, le seul prix FOB à l’origine dépasse déjà de loin le prix à la pompe actuel de 4 660 Ariary”, soulève-t-il. Le calcul fait même abstraction des marges commerciales des distributeurs et de la fiscalité pétrolière (taxes et redevances),
     
    Pour le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, ce différentiel critique entre le coût d’importation pur et le prix de vente final illustre l’ampleur systémique du choc pétrolier actuel. Ce qui justifierait l’état d’urgence énergétique déclaré depuis mardi par l’Etat.