Catégorie : Économie

  • COMMERCE – L’ANMCC enquête sur un soupçon de « dumping » sur des margarines importées vendues localement à prix cassés

    COMMERCE – L’ANMCC enquête sur un soupçon de « dumping » sur des margarines importées vendues localement à prix cassés

    Derrière un pot de margarine importée de 250 grammes affiché à seulement 1 700 ariary pourrait se cacher un soupçon de pratique de “prix prédateur” qui menace l’équilibre de l’industrie locale. L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) avait alors décidé de lancer une enquête antidumping ciblant le marché de ces produits, importés auprès d’au moins cinq pays.

     

    L’ANMCC dit s’alarmer de signaux de marché “préoccupants”. Ces margarines importées ciblées sont écoulées à des tarifs ne couvrant même pas les coûts de revient des industriels locaux. C’est ce décalage flagrant qui alimente depuis ces derniers temps le soupçon de prix prédateurs qui vient fragiliser l’industrie nationale.

     

    Le dumping désigne des importations effectuées par des opérateurs à des prix inférieurs à leur valeur normale, susceptibles de fausser la concurrence. Ces pratiques, assimilables à des stratégies de prix prédateurs, sont difficilement soutenables pour les producteurs nationaux, explique l’ANMCC. Pour y remédier, les mesures antidumping ciblent spécifiquement les pratiques déloyales identifiées. Et ce, contrairement aux mesures de sauvegarde qui s’appliquent à l’ensemble des importations, indépendamment de leur origine.

     

    Conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), une mesure antidumping ne peut être appliquée que si le dumping cause un dommage à la branche de production du pays importateur. Par conséquent, une enquête approfondie doit être effectuée au préalable conformément aux règles spécifiées. Elle doit comporter une évaluation de tous les facteurs économiques pertinents qui ont une incidence sur la situation de la branche de production en question.

     

    S’il ressort de l’enquête qu’un dumping a lieu et que la branche de production nationale en pâtit, l’entreprise exportatrice peut s’engager à majorer son prix pour le porter à un niveau convenu. Ce qui lui évite l’imposition d’un droit antidumping à l’importation, explique l’OMC.

     

    L’ANMCC indique, de son côté, agir dans l’objectif de corriger les déséquilibres du marché, réparer le préjudice subi et offrir un répit aux producteurs nationaux. Pour cet organe, “ces actions traduisent une ligne claire qui est de réguler les importations sans remettre en cause le libre-échange et renforcer durablement la résilience de l’économie nationale”.

  • COMMERCE – Le SPM achètera jusqu’à 200 tonnes par semaine de paddy à 1 700 ariary par kilo dans l’Alaotra Mangoro

    COMMERCE – Le SPM achètera jusqu’à 200 tonnes par semaine de paddy à 1 700 ariary par kilo dans l’Alaotra Mangoro

    Le State procurement of Madagascar débute la campagne d’achat de paddy dans l’Alaotra Mangoro. Cette société d’Etat s’engage à racheter le kilo 1 700 Ar le kilo. Pour débuter, le volume d’achat passera de 50 tonnes à 200 tonnes par semaine, souligne un communiqué de la région Alaotra Mangoro.

    Une signature de convention de partenariat a été effectuée entre le SPM le Gouvernorat de la région Alaotra Mangoro, 16 avril 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence des députés, menés par le vice-Président de l’Assemblée Nationale pour la province de Toamasina, ainsi que la Préfecture d’Ambatondrazaka.

    La convention évoque également une réduction de 50 % des ristournes que l’entreprise doit verser au à la Région. Cet accord concerne exclusivement le déstockage des produits restants des saisons précédentes. Il ne s’applique pas encore à la collecte de la récolte de l’année en cours.

    Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, cette mesure est prise afin de prévenir un “chevauchement entre les stocks anciens et les nouvelles récoltes”, ce qui “pourrait provoquer une instabilité du marché au détriment des producteurs”. Elle s’ajoute à la décision de soumettre “l’introduction de riz importé sur le marché à une déclaration préalable obligatoire”. Il s’agit, selon toujours le ministère, “de mieux contrôler les volumes et de protéger la production locale”.

    Les chiffres sur les importations de riz en 2025 font état de plus de 800 000 tonnes de riz mis à la consommation sur l’ensemble de l’année. Selon les données fournies par la direction générale des Douanes (DGD) dans ses tableaux de bord mensuels, cette quantité représente une hausse de 205%, soit plus du triple des 262 000 tonnes importés par la Grande île en 2024.

    A en croire le directeur général du SPM, Guillot Ramilison, cité par la région d’Alaotra Mangoro, le SPM n’aurait importé que 14 000 tonnes contre plus de 650 000 tonnes pour d’autres importateurs

  • COMMERCE ET CONSOMMATION – Déclaration préalable obligatoire pour la mise sur le marché de riz importé dans l’Alaotra

    COMMERCE ET CONSOMMATION – Déclaration préalable obligatoire pour la mise sur le marché de riz importé dans l’Alaotra

    Régulation des flux. Le Gouvernement instaure une déclaration préalable obligatoire pour toute mise en marché de riz importé. Cette mesure de régulation a été annoncée dans le cadre d’une mission conjointe effectuée par le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire (Miasa) et le ministère du Commerce et de la consommation dans la région Alaotra, mercredi. Elle vise à encadrer les volumes de produits d’importation afin d’éviter toute saturation du marché local.

    L’intervention devrait permettre de sécuriser la transition vers la nouvelle campagne rizicole, en régulant les volumes avant la récolte imminente. Le ministère en charge de l’Agriculture explique cette disposition par le fait que sans intervention rapide, le chevauchement entre les stocks anciens et les nouvelles récoltes pourrait provoquer une instabilité du marché au détriment des producteurs.

    Concernant le stock du riz local dans cette région, plusieurs leviers opérationnels avaient été déjà activés. La State procurement of Madagascar (SPM) avait poursuivi ses opérations de collecte portant sur un volume de 80 tonnes de riz ce mercredi, avec une extension prévue à 120 tonnes ce jeudi à Amparafaravola, et ce, sur la base d’un prix de référence de 1 700 ariary par kilo.

    Cette intervention de la société d’État vise à assainir le marché du paddy en absorbant les stocks excédentaires, évitant ainsi une dépréciation des cours avant la grande moisson, explique la ministre Haingotiana Andriamadison. La démarche répond ainsi directement aux orientations présidentielles de placer la protection sociale et économique des producteurs au cœur de la refondation agricole,souligne le membre du Gouvernement de la Refondation.

    Ce mécanisme de prix plancher visant à garantir la rentabilité des exploitations aurait déjà commencé à produire des résultats tangibles. Ce département rapporte que les indicateurs de marché avaient déjà montré une appréciation progressive des prix de campagne.

    En complément de cette régulation économique, le ministère de l’Agriculture annonce le déploiement d’un volet d’assistance technique axé sur la pérennisation de la production. La mission a permis d’identifier des leviers structurels prioritaires, notamment la réhabilitation des infrastructures de génie rural et l’aménagement des parcelles en zones non irriguées.

  • INVESTISSEMENT – Accord stratégique entre l’EDBM et la CCIFM pour faciliter l’intégration des entreprises française sur le marché malgache

    INVESTISSEMENT – Accord stratégique entre l’EDBM et la CCIFM pour faciliter l’intégration des entreprises française sur le marché malgache

    Le paysage des investissements à Madagascar entre dans une nouvelle phase de structuration. La Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) ont officialisé, le 15 avril à Antaninarenina, un protocole d’accord stratégique. Cette alliance vise à coordonner les efforts de promotion des opportunités locales auprès des opérateurs internationaux. Selon les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), bien que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) mondiaux soient volatiles, Madagascar cherche à stabiliser sa trajectoire en s’appuyant sur des réseaux d’affaires établis, la CCIFM regroupant aujourd’hui plus de 450 entreprises.

    L’accord repose sur la mise en place d’un accompagnement technique pour les entreprises, couvrant les phases d’implantation, d’extension et de réinvestissement. L’EDBM, rattachée à la présidence de la République, apporte sa fonction de facilitateur administratif, tandis que la CCIFM mobilise son expertise sectorielle. “Ce partenariat nous permet de structurer davantage l’appui aux entreprises françaises et internationales, en facilitant leur intégration dans le tissu économique malgache”, explique Johanne Raharinosy, présidente de la CCIFM. L’objectif étant de transformer les intentions d’investissement en projets concrets et pérennes pour le pays.

    Un levier technique majeur de cette convention est la création d’une cellule de veille économique et stratégique. Ce dispositif partagé permettra un échange constant d’informations sur les évolutions réglementaires et les opportunités de marché. “La mutualisation de nos données et de nos expertises renforce notre capacité à orienter les investisseurs vers les secteurs prioritaires de l’économie nationale”, rajoute Josielle Rafidy, directrice générale de l’EDBM, en soulignant l’importance de cette approche basée sur l’intelligence économique vise à réduire les asymétries d’information qui freinent parfois les opérateurs étrangers.

    Enfin, l’accord prévoit une collaboration avec des acteurs comme Business France pour organiser des missions économiques et des événements de promotion. En ciblant le dialogue public-privé, l’EDBM et la CCIFM entendent améliorer le climat des affaires. À Madagascar, où le secteur privé est le moteur de la croissance, cette coordination institutionnelle est un signal envoyé aux marchés pour rassurer sur la continuité du suivi des investissements. La finalité demeure l’augmentation de la contribution des IDE et des IDN au produit intérieur brut (PIB) malgache par une professionnalisation des services d’accueil.

  • PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – La Banque mondiale anticipe une hausse du taux d’inflation, estimé à 8,3% pour Madagascar pour 2026

    PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – La Banque mondiale anticipe une hausse du taux d’inflation, estimé à 8,3% pour Madagascar pour 2026

    Le taux d’inflation à Madagascar estimé à 8% par la Banque mondiale (GBM) en 2025 pourrait augmenter à 8,3% cette année. Ce partenaire de la Grande île fait part de cette projection dans sa publication semestrielle « Macro poverty outlook », publiée en ce mois d’avril dans le cadre des Réunions de printemps du GBM et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

    Cette accélération de la pression inflationniste, qui devrait porter l’indice des prix à la consommation à 8,3% cette année s’expliquerait principalement par une conjoncture internationale instable. La Banque mondiale parle de la hausse des coûts de l’énergie et du transport maritime résultant du conflit au Moyen-Orient.

    La persistance des tensions géopolitiques dans cette zone risque de perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales et pourrait entraîner une volatilité accrue des cours de l’énergie et une flambée des tarifs du fret maritime. Or pour une économie insulaire comme celle de Madagascar, très dépendante des importations de produits de première nécessité (PPN) et d’intrants industriels, ces surcoûts se répercutent directement sur les prix de détail.

    La Banque mondiale anticipe toutefois une décrue progressive de l’inflation à moyen terme. Un ralentissement qui repose avant tout par le maintien par Banky foiben’i Madagasikara (BFM) d’une politique monétaire restrictive. Le resserrement du crédit ou encore la gestion rigoureuse des taux directeurs, visant à stabiliser la monnaie nationale et à ancrer les anticipations inflationnistes pour les années à venir, sont autant de dispositions qui pourraient être prises par l’autorité monétaire.

    La croissance économique devrait pour sa part atteindre 3,8 % en 2026, d’après toujours la Banque mondiale. Elle devra être soutenue par la reconstruction post-cyclonique, et s’établir en moyenne à 4,2 % sur la période 2027-2028. Cette progression sera appuyée par l’investissement public dans les infrastructures critiques ainsi que par l’investissement privé dans les secteurs des mines, du tourisme et des télécommunications, avance alors cette institution financière.

  • PARTENARIAT – Madagascar consolide ses engagements en matières économique et social aux Réunions des printemps du FMI et de la Banque mondiale

    PARTENARIAT – Madagascar consolide ses engagements en matières économique et social aux Réunions des printemps du FMI et de la Banque mondiale

    Une volonté politique à confirmer auprès des partenaires internationaux. Madagascar participe aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale à Washington. La délégation malgache, déjà sur place depuis le début de cette rencontre internationale, est rejointe par le Premier ministre de la Refondation, Mamitiana Rajaonarison. Un déplacement qui vise à témoigner de la consolidation des engagements pris par Madagascar, notamment en matière de réformes économiques et sociales, selon le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison.

    D’après le Grand Argentier, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison devra réaffirmer la détermination de Madagascar à mettre en œuvre les programmes convenus avec ces deux institutions de Bretton Woods. Et ce, tout en plaidant pour un soutien accru des partenaires en faveur des actions de transformation actuellement engagées à Madagascar, a-t-il indiqué.

    Depuis le début de ces Réunions de printemps à Washington, la délégation malgache a multiplié les échanges stratégiques, en premier lieu les discussions avec les responsables de la Banque mondiale. Celles-ci ont notamment permis d’établir des convergences sur des piliers fondamentaux tels que la stabilité macro-budgétaire, le développement des infrastructures, la connectivité et l’inclusion sociale, d’après le ministère de l’Économie et des Finances. La Grande Île y a également réaffirmé sa volonté d’accélérer les procédures et de lever les blocages à l’investissement afin de garantir une exécution plus efficace des projets structurants, selon ce département.

    La délégation, encore conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, a par la suite tenu une séance de travail technique avec le Département des finances publiques (FAD) du FMI. Une rencontre qui a permis aux deux parties d’aborder de front les défis de la faible pression fiscale, de la corruption et de la fraude. Les discussions ont également porté sur la rationalisation des dépenses publiques et la réforme du régime des zones franches.

    D’autres rencontres sont encore attendues dans le cadre de ce déplacement de la délégation malgache à Washington. Les Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale sont d’ailleurs des événements qui rassemblent des dirigeants du secteur public et privé, ainsi que des experts, pour discuter des grands dossiers mondiaux tels que la conjoncture économique, la lutte contre la pauvreté et le développement économique.

  • EMPLOI – 42 % des jeunes de 18 à 35 ans sont actuellement sans activité à Madagascar

    EMPLOI – 42 % des jeunes de 18 à 35 ans sont actuellement sans activité à Madagascar

    Madagascar affiche un taux de chômage global officiellement bas, estimé à 3 % l’année dernière selon les données de Trading Economics. Ce chiffre, qui devrait descendre à 2,90 % d’ici fin 2026, suggère une dynamique d’occupation stable à l’échelle nationale. Cependant, cette statistique masque une réalité plus complexe. L’essentiel de la population active occupe des emplois informels ou précaires, faute d’une capacité suffisante du secteur productif à générer des postes formels.

     

    Le point le plus saillant réside dans le déséquilibre frappant qui touche la jeunesse urbaine et diplômée. Bien que plus instruits que leurs aînés, les Malgaches de 18 à 35 ans sont les plus exposés à l’inactivité professionnelle. Selon le rapport 2025 d’Afrobarometer, 42 % des jeunes se déclarent sans emploi et en recherche active, contre seulement 11 % à 29 % pour les générations précédentes. Ce paradoxe souligne une inadéquation persistante entre les qualifications académiques et les besoins des entreprises.

     

    Les secteurs qui tirent actuellement le recrutement formel se concentrent dans les services numériques et l’offshore. Les plateformes de recrutement recensent une forte demande en téléopérateurs, gestionnaires de données et développeurs web, principalement basés à Antananarivo. Parallèlement, l’entrepreneuriat émerge comme une alternative majeure, 63 % des jeunes manifestant un intérêt pour la création de leur propre activité face à la rareté des postes dans la fonction publique ou les grandes firmes.

     

    L’enjeu d’ici 2027 reste l’intégration durable des nouveaux entrants sur le marché du travail. Avec le soutien de partenaires internationaux, le pays renforce les dispositifs de formation professionnelle pour réduire le manque d’expérience souvent reproché aux candidats. Pour stabiliser l’économie des ménages, le salaire minimum a été maintenu à 262 680 Ar début 2026, mais la priorité demeure la transformation du sous-emploi rural en opportunités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

  • FINTECH – Les emprunts via mobile money supplante progressivement le crédit bancaire classique

    FINTECH – Les emprunts via mobile money supplante progressivement le crédit bancaire classique

    Le secteur financier africain connaît une bascule structurelle où les opérateurs de mobile money redéfinissent les règles du crédit. Selon le rapport 2025 de McKinsey & Company sur le secteur bancaire africain, les opérateurs télécoms et les fintechs ont bâti des écosystèmes capables de surpasser les institutions classiques.

    À Madagascar et dans l’Est du continent, cette tendance se confirme. Notamment le groupe Axian qui, présent dans 19 pays, a regroupé ses activités l’année dernière sous l’entité Axian Digibank & Fintech, unifiant ses marques MVola, Mixx by Yas pour consolider sa position.

    L’avantage majeur de cette mutation réside dans l’exploitation de la donnée transactionnelle. Contrairement aux banques traditionnelles, les opérateurs disposent d’historiques précis sur le comportement des usagers, leur géolocalisation et leur fidélité.

    Ces informations alimentent des modèles alternatifs capables d’évaluer la solvabilité d’un client sans exiger de garanties matérielles. Cette approche permet d’offrir des solutions de financement à des rythmes que les banques historiques, entravées par des délais d’instruction et des exigences de collatéral, peinent à suivre.

    L’expansion du groupe s’est accélérée avec l’obtention, en février 2026, d’une licence bancaire digitale aux Comores. Cette étape marque la volonté de Axian de ne plus se limiter à la simple diversification, mais de devenir la colonne vertébrale du système financier régional.

    L’objectif stratégique est d’accompagner un million de petites et moyennes entreprises (PME) d’ici 2030. Face à cette progression, les banques traditionnelles réagissent en ordre dispersé, souvent par des acquisitions, pour tenter de préserver leur part de marché dans un environnement de plus en plus dématérialisé.

    À Madagascar, l’intégration de MVola dans cette structure panafricaine renforce l’offre de services financiers avancés comme l’épargne et l’assurance. Le passage à une « banque digitale » permet de traiter des flux de données massifs pour inclure les populations à faible historique bancaire.

    Alors que les services financiers numériques de Axian enregistrent des croissances de revenus significatives, le paysage bancaire de la Grande Île se transforme, déplaçant le centre de gravité de la finance des agences physiques vers les plateformes mobiles.

  • HYDROCARBURES – L’État veut diversifier ses importations de carburant et ouvrir le secteur à de nouveaux opérateurs

    HYDROCARBURES – L’État veut diversifier ses importations de carburant et ouvrir le secteur à de nouveaux opérateurs

    Le temps du fournisseur unique de carburants bientôt révolu. La question est au cœur de la nouvelle feuille de route énergétique du Gouvernement de la Refondation. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de psychose collective générée par l’état d’urgence énergétique actuel, la stratégie des autorités repose sur la diversification des sources d’approvisionnement en carburant afin de garantir des coûts à l’importation plus compétitifs. L’option a été soulevée par le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, lors de la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale d’Etat pour la Refondation, à Tsimbazaza, lundi.

    Jusqu’ici, les quatre distributeurs de produits pétroliers du pays privilégiaient un système d’achats groupés auprès d’un fournisseur unique, afin de limiter les coûts logistiques. Ce modèle se poursuit actuellement avec OQ Trading, chargé du sourcing pour l’ensemble du secteur. Mais les autorités envisagent désormais d’élargir leurs partenaires. La possibilité d’une coopération avec des opérateurs russes a d’ailleurs déjà été évoquée en février par le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko.

    Pour le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, cette évolution est devenue nécessaire. “Face au conflit au Proche-Orient, nous devons identifier des solutions alternatives. La priorité est de sécuriser des approvisionnements compatibles avec le pouvoir d’achat”, explique-t-il. Selon lui, Madagascar doit renforcer sa résilience face à la hausse des prix du pétrole, alors que le pouvoir d’achat reste fragile. L’objectif est de réduire la dépendance extérieure en développant à la fois l’exploitation des gisements pétroliers et les énergies renouvelables.

    L’autre disposition annoncée par le Premier ministre était justement l’intégration d’opérateurs destinés à l’exploitation des ressources locales. Il a notamment fait référence à un dossier dont les enjeux sont déjà familiers pour l’opinion publique, et sur lequel l’Etat entend mettre en œuvre un plan d’action accéléré. “L’objectif est d’assurer la disponibilité de produits pétroliers à moindre coût, favorisant ainsi une baisse structurelle du coût de la vie”, martèle-t-il.

  • BUDGET – L’Exécutif sollicite l’œil critique des députés sur le prochain projet de loi des Finances rectificatives

    BUDGET – L’Exécutif sollicite l’œil critique des députés sur le prochain projet de loi des Finances rectificatives

    L’Exécutif annonce une volonté de mettre fin à une “LFR de routine”. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison invite les parlementaires à exercer un examen rigoureux de la loi de Finances rectificative qui leur sera prochainement soumise. L’objectif est de s’assurer que ce projet budgétaire soit conforme aux cadres de planification stratégique définis, soutient le Chef du Gouvernement durant la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l’Etat de la Refondation devant les députés ce lundi à Tsimbazaza.

    “Il nous tient à cœur d’éviter toute dissonance entre les ambitions affichées dans nos plans de développement et la réalité des allocations budgétaires. Nous souhaitons proscrire toute démarche qui tendrait vers plusieurs privilèges, par exemple”, expose le Premier ministre. Le Chef du gouvernement sollicite de la part des parlementaires une attention particulière lors de l’examen de la LFR, afin de s’assurer que les inscriptions budgétaires répondent concrètement aux objectifs de performance annoncés et que ce document ne se limite pas à une “LFR de routine” sous couvert d’un plan ambitieux.

    Le Premier ministre mise ainsi sur cette collaboration entre l’Exécutif et les institutions législatives chargées du contrôle de l’action gouvernementale. Cette démarche de contrôle conjoint contribuerait à instaurer une responsabilité partagée entre ces institutions, selon ses explications.

    Le projet de Loi de finances rectificative s’articule autour de deux axes stratégiques majeurs, avait récemment avancé le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. D’une part, la mise en œuvre de mesures d’atténuation rigoureuses pour répondre aux chocs conjoncturels et, d’autre part, l’adoption de dispositions concrètes visant l’opérationnalisation d’une relance économique désormais jugée impérative.

    Cette dynamique de redressement, érigée au rang de priorité nationale, bénéficie déjà d’un appui déterminant de nos partenaires techniques et financiers, rassure-t-il. À cet égard, des institutions de premier plan telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Union européenne ont confirmé leur plein engagement à accompagner l’exécution de ce programme d’envergure, témoignant ainsi de la crédibilité et de la pertinence des réformes engagées, selon les explications du grand argentier.