Catégorie : Économie

  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Une capacité globale de 526,39 mégawatts en énergie solaire à mobiliser auprès des opérateurs privés

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Une capacité globale de 526,39 mégawatts en énergie solaire à mobiliser auprès des opérateurs privés

    22 régions, 55 sites, 526 mégawatts. L’Etat se lance dans une vaste mobilisation en faveur des solutions solaires, à travers la poursuite de collaboration avec les grands investisseurs, mais également en faisant appel aux Petites et moyennes entreprises à s’y engager. L’objectif étant d’opérer une atomisation du marché, en multipliant le nombre d’acteurs locaux afin de favoriser une couverture nationale optimale, a indiqué le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Rabearimanga. C’est l’objet de la mobilisation des acteurs de l’énergie solaire programmée ce jeudi.

    L’initiative vise à réunir les opérateurs du secteur des énergies solaires pour la signature immédiate de protocoles d’accord avec l’Etat. Le projet cible 55 sites déjà identifiés à travers 22 régions de Madagascar. Aussi, durant ce grand rendez-vous dédié au secteur de l’Energie, son ministère de tutelle présentera les spécificités techniques de chaque site, en précisant leur localisation ainsi que leur besoin respectif en puissance.

    L’objectif global est d’atteindre une puissance totale de 526,39MW, avance le ministre Radonirina Rabearimanga. “Si la concrétisation de l’ensemble de ces projets est l’idéal visé, l’exploitation d’une simple partie de ce potentiel aurait déjà un impact majeur et rapide sur la production énergétique nationale, compte tenu de l’envergure de cette puissance cumulée”, explique ce membre du Gouvernement de la Refondation.

    Pour le ministre de l’Energie, ce rassemblement ne se veut ni un salon ni une simple réunion de concertation. Il devrait constituer une plateforme d’action destinée à générer des solutions concrètes et applicables à court terme pour tout opérateur prêt à s’investir dans les énergies renouvelables, souligne-t-il.

    Radonirina Rabearimanga parle par ailleurs d’instauration d’un nouveau paradigme dans la gestion du secteur énergétique de Madagascar. Le pays se projette dans l’atomisation du marché, en multipliant le nombre d’acteurs locaux afin de couvrir de manière optimale le territoire. Le pays subit une double dépendance pour le moment. Le ministre parle d’une part, d’une dépendance au thermique, qui engendre des charges financières colossales pour la Jirama, et d’autre part, d’une dépendance vis-à-vis des grands investisseurs dans le secteur de l’énergie.

  • CULTURE DE RENTE – La filière vanille au cœur de la mission de l’Exécutif dans la Sava cette semaine

    CULTURE DE RENTE – La filière vanille au cœur de la mission de l’Exécutif dans la Sava cette semaine

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, est attendu à Antalaha et Sambava ce mercredi et jeudi. La filière vanille sera au centre de ce déplacement dans cette région, principal pôle de production de cette épice précieuse.

    La ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison, a devancé la délégation présidentielle afin de préparer le terrain du Chef de l’État. Quelques heures après son arrivée à Sambava lundi, elle a immédiatement présidé des séances de travail avec les autorités locales et les acteurs de la filière.

    Selon les autorités régionales, la ministre a réaffirmé que toutes les décisions futures concernant ce secteur emblématique seront prises en concertation directe avec les acteurs de terrain. Elle a également souligné que le président de la Refondation veille scrupuleusement à la préservation des intérêts des agriculteurs.

    Les discussions pour la recherche de solutions se poursuivent ce mardi avec les collecteurs et les opérateurs exportateurs. Une séance de synthèse, regroupant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, est prévue pour l’après-midi.

    En octobre dernier, des Hauts conseillers de la Présidence avaient déjà initié des rencontres avec les professionnels du secteur. Un peu plus de cinq mois plus tard, alors que la nouvelle campagne approche, les planteurs de vanille espèrent des mesures concrètes pour redresser une filière dont la valeur s’est fragilisée depuis 2020.

  • HYDROCARBURES – Limitation à 15 litres par usager pour l’achat de carburant en contenants mobiles dans les zones en perturbation d’approvisionnement

    HYDROCARBURES – Limitation à 15 litres par usager pour l’achat de carburant en contenants mobiles dans les zones en perturbation d’approvisionnement

    Les achats en bidons de carburants plafonnés. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) indique avoir émis une note limitant l’achat de carburant en contenants mobiles à 15 litres par usager, dans les zones en perturbation d’approvisionnement. Il s’agit d’une disposition visant à rationaliser la distribution et à prévenir les comportements spéculatifs dans des zones comme Antsiranana ou encore Nosy-Be, d’après les explications du directeur général de l’OMH, Cydolain Raveloson, dans une vidéo postée sur Facebook, en fin de semaine.

     

    Cette mesure est appliquée en étroite collaboration avec les autorités locales. Ces responsables auront à s’assurer qu’aucune pratique abusive ne vienne perturber la continuité de service, indique l’organe de régulation du secteur pétrolier aval. Le carburant présente d’ailleurs un caractère hautement inflammable, rendant son stockage domestique particulièrement dangereux, met en garde l’OMH.

     

    La situation du marché pétrolier national est marquée par des tensions logistiques. Ce qui impacte la distribution des produits pétroliers, dont l’essence en particulier, dans plusieurs parties de l’île. Un rétablissement progressif des stocks a néanmoins été déjà observé, suite notamment aux livraisons de carburant effectuées le 13 avril dernier. Le ravitaillement par camions-citernes depuis le port de Toamasina vers les dépôts de Moramanga, Antananarivo, Antsirabe, Fianarantsoa, Manakara et Morondava, a permis un retour à la normale des flux de distribution.

     

    Des retards ont toutefois été rapportés concernant l’approvisionnement des dépôts côtiers, qui repose sur le cabotage maritime au départ de Toamasina, alors que celui-ci ne dispose que d’un seul quai pétrolier opérationnel.

     

    Le départ d’un navire caboteur le 19 avril, à destination de Taolagnaro et de Toliara, a permis de réapprovisionner les dépôts dans ces deux villes, contribuant à stabiliser la distribution locale. Pour la zone Nord, un autre caboteur a appareillé le 24 avril et son arrivée à Antsiranana était déjà prévue dimanche 26 avril pour amorcer une normalisation du service de la région, indique l’OMH. Le navire devrait ensuite poursuivre sa rotation vers Nosy-Be, où l’arrivée est estimée pour le milieu de cette semaine, permettant de renforcer le stock en essence.

  • ENERGIE – L’État cherche des jeunes porteurs de projets solaires à accompagner, annonce le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison

    ENERGIE – L’État cherche des jeunes porteurs de projets solaires à accompagner, annonce le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison

    L’État mise sur l’entrepreneuriat jeune pour booster le solaire. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison lance un appel à projets axé sur l’électrification, qu’elle soit rurale ou urbaine pour pallier les carences persistantes dans diverses zones du pays. L’appel a été lancé lors du face-à-face que le chef dy Gouvernement a eu avec des représentants d’associations de jeunes au Palais de Mahazoarivo, vendredi.

     

    La politique énergétique actuelle privilégierait la décentralisation de la production face aux limites du réseau national. L’Etat encourage alors le développement de microcentrales solaires portés par des jeunes opérateurs privés. Cette transition contribuera à briser les structures de monopole ou d’oligopole en multipliant les prestataires indépendants, explique le Premier ministre.

     

    L’État se positionne en tant qu’accompagnateur et facilitateur, note toutefois le Chef du Gouvernement. “L’accompagnement de l’État ne consiste pas en un financement direct, mais en une facilitation structurelle et administrative pour lever les barrières à l’exécution de vos initiatives”, précise-t-il.

     

    Mamitiana Rajaonarison rassure néanmoins que les projets solaires bénéficient d’un soutien marqué des institutions internationales telles que la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). D’ailleurs, le porteur de projet n’a pas nécessairement besoin d’être un expert technique. “Nous recherchons avant tout des profils de créateurs ou gestionnaires d’entreprises capables de structurer des organisations et de mobiliser les expertises métier nécessaires. Nous vous invitons donc à monter ces projets stratégiques”, poursuit-il.

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  • CULTURE DE RENTE – La chaîne de valeur de l’arachide se réorganise dans le Menabe

    CULTURE DE RENTE – La chaîne de valeur de l’arachide se réorganise dans le Menabe

    De la production à la structure des échanges, la chaîne de valeur de l’arachide se réorganise dans la région du Menabe. Cette réorganisation s’articule autour de la rationalisation des flux de collecte, du renforcement du pouvoir de négociation des producteurs et de la mutation des débouchés, rapporte le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire (Miasa). Les responsables de ce département ont effectué une mission dans ce bassin de production d’arachide cette semaine.

     

    Ce déplacement vise à “apporter des réponses aux contraintes qui freinent la performance de la filière arachide dans cette localité”, souligne le ministère. Celui-ci parle d’un secteur dans lequel la région Menabe dispose d’un potentiel important mais qui se heurte à plusieurs contraintes structurelles, affectant la fluidité de la chaîne de valeur et réduisant les opportunités de revenus pour ceux qui s’y spécialisent.

     

    Trois axes d’actions prioritaires ont ainsi été arrêtés, dont l’amélioration de l’organisation de la collecte et de la commercialisation. Cela consiste en la fluidification des circuits de collecte, la réduction des dysfonctionnements actuels et une meilleure structuration des flux de production. Et ce, au bénéfice des producteurs.

     

    La structuration des acteurs de la filière figure également dans ce plan d’action. Le ministère en charge de l’Agriculture entend alors les soutenir afin de renforcer leur capacité de négociation et de coordination. Il se lance en quête de nouveaux débouchés commerciaux pour l’arachide. Ce qui devrait permettre d’élargir les opportunités de marché, améliorer les normes de productions et collectes, et d’améliorer la valorisation économique de la production d’arachide, explique-t-il.

     

    La performance de l’arachide dépend ainsi autant de la qualité des récoltes que de la maîtrise des circuits commerciaux. Le ministère en charge de l’Agriculture indique agir pour transformer cette filière en un circuit plus fluide et plus lucratif pour l’ensemble des acteurs.

     

    Photo : Ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire

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  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky Foiben’i Madagasikara encouragée à œuvrer pour la consolidation de la dynamique d’appréciation de l’Ariary

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky Foiben’i Madagasikara encouragée à œuvrer pour la consolidation de la dynamique d’appréciation de l’Ariary

    Pour une tendance structurelle durable. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, note avec satisfaction l’appréciation continue de l’Ariary face aux principales devises étrangères, observée ces dernières semaines. Le Chef de l’Etat encourage alors la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) à intensifier ses interventions, en tant qu’autorité monétaire, pour consolider les acquis face à la volatilité des marchés internationaux.

    “Il est souhaitable que cette dynamique se maintienne, en dépit de la reprise des importations”, lance le Colonel Michael Randrianirina lors de l’inauguration de l’agence de la BFM à Antsirabe. “Dans un contexte de volatilité mondiale, la BFM se doit de mobiliser les ressources financières nécessaires et de renforcer la résilience des comptes extérieurs face aux chocs éventuels”, poursuit-il d’ailleurs.

    Le président de la Refondation n’a pas manqué de rappeler la responsabilité de la Banque centrale dans les échanges économiques, en s’imposant comme un pilier incontournable de l’économie malgache. Dans le cadre de ses missions régaliennes, la BFM assure par exemple la stabilité des prix par la maîtrise de l’inflation et pilote la politique de change afin de préserver la valeur externe de la monnaie nationale. Elle garantit, par ailleurs, la souveraineté nationale en consolidant les réserves de change, affirmant ainsi son statut d’institution financière et économique stratégique.

    Le Colonel Michael Randrianirina réaffirme alors la volonté de l’État de travailler en synergie avec la Banque centrale “afin de promouvoir l’essor économique de la Nation”, lance-t-il.

    L’implantation de deux nouvelles agences à Maroantsetra et Ambatondrazaka, figure parmi les défis majeurs qui incombent à la Banky foiben’i Madagasikara. De même que l’aménagement des cinquième et sixième étages de son siège à Antananarivo. Au-delà de ces infrastructures, l’institution prévoit d’optimiser la gouvernance financière à Madagascar et d’intensifier la consolidation des réserves de change dans le cadre de ses projets prioritaires.

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  • Madagascar : L’Union européenne investit 170 milliards d’ariary dans la formation professionnelle

    Madagascar : L’Union européenne investit 170 milliards d’ariary dans la formation professionnelle

    L’Union européenne met le paquet. Son ambassadeur Roland Kobia parle de 170 milliards d’ariary qui vont être affectés dans la mise en œuvre du nouveau programme “Compétences pour tous”, consacré à la formation professionnelle des jeunes à Madagascar. L’objectif annoncé est d’offrir une formation technique de qualité à des milliers de jeunes issues de toutes les tranches d’âge, afin de leur garantir un emploi immédiat. C’est ce qu’a présenté le diplomate européen, lors d’un entretien exclusif vendredi.

     

    La force de ce programme réside dans sa co-conception avec le secteur privé malgache. L’Union européenne indique avoir consulté les groupements patronaux dans l’identification des réels besoins de recrutement. Ces échanges avaient permis d’arrêter quatre secteurs porteurs que sont l’économie bleue, l’économie digitale, l’économie verte et l’agroindustrie. Le programme constitue alors un pont direct vers l’emploi. “Les bénéficiaires sont assurés d’être recrutés dès la fin de leur cursus car le secteur privé les attend”, lâche Roland Kobia.

     

    Le programme est actuellement déployé dans cinq régions pilotes réparties sur l’ensemble du territoire. Et ces initiateurs entendent mettre un accent particulier sur les jeunes filles, qui font souvent face à des défis plus importants, bien que les garçons en soient également bénéficiaires.

     

    “Notre ambition est de pérenniser cette action. Avec le concours de l’État et des autorités régionales, si les résultats sont concluants, nous envisageons d’étendre ce modèle à l’ensemble du pays”, avance l’ambassadeur de l’Union européenne. “Nous misons sur un véritable partenariat pour transformer ce projet pilote en une réussite nationale durable”, poursuit-il.

     

    La jeunesse constitue d’ailleurs l’un des piliers prioritaires de l’action de l’Union Européenne à Madagascar, insiste Roland Kobia. Et ce, bien avant le mouvement populaire de l’année dernière, note-t-il. “Cet engagement ne date pas des événements de septembre ou d’octobre ; il était déjà au cœur de nos préoccupations bien avant cela. Toutefois, il est évident que la situation actuelle a renforcé cette priorité”, expose-t-il.

     

    L’ambassadeur insiste par ailleurs sur le rôle moteur que joue la jeunesse dans le pays, ainsi que de sa détermination à être un acteur clé de la transition et de l’évolution politique, sociale et économique de la Nation.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – L’ancien député Keron Idealson nommé directeur général par intérim de Kraoma

    SECTEUR EXTRACTIF – L’ancien député Keron Idealson nommé directeur général par intérim de Kraoma

    Une nouvelle tête à la direction de la société d’Etat Kraomita Malagasy (Kraoma). Le Conseil des ministres de jeudi officialise la nomination d’un directeur général par intérim de cette compagnie minière appartenant à l’Etat malgache. Il s’agit de Keron Idealson, ancien député élu à Ampanihy Ouest.

     

    Le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif évoque l’approbation de la communication verbale relative à cette nomination sans donner de nom. Mais le nouveau DG par intérim de la société d’Etat a changé, dans la foulée de la décision, sa photo de profil par le logo de la société d’Etat.

     

    Plusieurs défis attendent le nouveau responsable de Kraoma SA, dans la tourmente depuis plusieurs années. Il devra, entre autres, clarifier la situation des contrats avec les partenaires étrangers, régulariser la situation sociale des employés et des anciens salariés laissés pour compte, et restaurer la transparence dans la chaîne d’exportation.

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  • AÉROPORT IVATO – Le terminal domestique porte sa capacité à 216 passagers par heure

    AÉROPORT IVATO – Le terminal domestique porte sa capacité à 216 passagers par heure

    Fin de travaux au nouveau terminal domestique d’Antananarivo à Ivato. Les nouvelles infrastructures sont prévues être inaugurées mardi. Le bâtiment réhabilité, occupant l’espace de l’ex-terminal international, promet de moderniser radicalement l’expérience voyageur, avec une capacité de traitement qui bondit de 120 à 216 passagers par heure, confient les responsables de Ravinala Airports.

     

    Le chantier s’était attaqué à un bâtiment qui n’avait connu aucune rénovation majeure depuis 70 ans. L’espace a alors été entièrement repensé pour optimiser le confort des usagers, avec une salle d’embarquement qui double de volume, passant de 380 m² à 760 m². Ce qui permet à ce nouveau terminal de disposer de 236 sièges au lieu des 151 places assises d’avant.

     

    D’autres dispositifs ont également été mis en place, côté opérationnel, dont le doublement des accès pour fluidité des départs et arrivées. Le terminal dispose désormais de quatre portes d’embarquement contre seulement deux auparavant.

     

    Ceux qui s’apprêtent à voyager sont alors tenus de tenir compte des changements qui sont prévus durant la cérémonie officielle d’inauguration de ce nouveau terminal domestique. Le traitement des vols au départ et à l’arrivée d’Antananarivo se feront exceptionnellement au Terminal C à partir de 7h45 et jusqu’à la clôture de la cérémonie.

     

    Des perturbations du trafic sont susceptibles de survenir le 28 avril 2026 pour Madagascar Airlines. La compagnie invite ainsi les passagers à anticiper leur arrivée à l’aéroport et à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter tout retard lors des formalités d’enregistrement et d’embarquement.

  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Le FMI table sur un taux de croissance économique à 3,6% pour Madagascar en 2026

    PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Le FMI table sur un taux de croissance économique à 3,6% pour Madagascar en 2026

    Quelle quantité de richesse Madagascar pourrait-il produire concrètement cette année ? Selon le Fonds monétaire international (FMI), la capacité de la Grande île à produire des richesses devrait s’améliorer de 3,6% par rapport à l’an dernier pour atteindre 4,1% en 2027. C’est le taux de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel du pays, rapporté par cette institution de Bretton Woods, dans son rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne qu’elle a publié en ce mois d’avril.

    La Banque mondiale s’est, de son côté, déjà montrée un peu plus optimiste pour cette année en anticipant une croissance de 3,8%. Une progression, qui selon ses explications, devra être appuyée par l’investissement public dans les infrastructures critiques ainsi que par l’investissement privé dans les secteurs des mines, du tourisme et des télécommunications. Elle se montre toutefois plus réservée pour l’après-2026. Alors que le FMI espère une accélération continue, la Banque mondiale estime que la croissance pourrait plafonner autour de 4,2 % sur la période 2027-2028.

    Mais le portefeuille des ménages reste sous pression malgré ces chiffres qui peuvent paraître encourageants. En 2026, ces deux institutions financières prévoient que les prix vont continuer de grimper avec une inflation estimée à 8,3 %. Le coût de la vie pourrait donc augmenter de manière généralisée à ce niveau, touchant aussi bien les produits alimentaires que les services essentiels. Une décélération à 7% du taux d’inflation est néanmoins attendue pour 2027, selon la prévision du FMI.

    Pour la Banque mondiale, une décrue progressive de l’inflation à moyen terme est envisagée. Mais ce ralentissement repose avant tout sur le maintien par Banky foiben’i Madagasikara (BFM) d’une politique monétaire restrictive.

    Les perspectives restent menacées par plusieurs risques majeurs. La Banque mondiale parle par exemple de la fragilité des institutions, une application irrégulière des réformes, ainsi que la lenteur du redressement financier et opérationnel de la Jirama. Le secteur du tourisme pourrait également souffrir d’une performance plus faible dans les destinations principales du pays, estime-t-elle. À l’international, l’incertitude plane sur le non-renouvellement de l’AGOA après 2026 ; à laquelle s’ajoute la vulnérabilité de Madagascar face aux chocs extérieurs, notamment les catastrophes climatiques.

    Un conflit prolongé au Moyen-Orient pourrait par ailleurs faire grimper les coûts de l’énergie et du transport maritime. “Une telle situation alimenterait l’inflation à travers les prix du transport, de l’électricité et de l’alimentation. Cela affecterait de manière disproportionnée les ménages urbains, tout en réduisant les revenus des petits exploitants agricoles”, expose la Banque mondiale.