Catégorie : Économie

  • TOURISME – Un partenariat renouvelé entre le gouvernement, l’ONTM et Corsair pour accélérer la relance de la destination Madagascar

    TOURISME – Un partenariat renouvelé entre le gouvernement, l’ONTM et Corsair pour accélérer la relance de la destination Madagascar

    Trois parties pour un même objectif : mieux faire connaître la destination Madagascar à l’international et faire venir plus de touristes sur la Grande île. La convention de partenariat entre le ministère du Tourisme et de l’artisanat, l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) et la compagnie aérienne Corsair vient d’être renouvelée le 2 Mai. Le renouvellement a été signé par la secrétaire générale du ministère, Arilala Léa Razanamaria, le directeur exécutif de l’ONTM, Danny Barivelo, ainsi que le directeur régional océan Indien de Corsair, Jules Perreau. Ce partenariat public-privé vise à renforcer la promotion de la destination Madagascar sur les marchés internationaux.

     

    Selon la secrétaire générale du ministère, “des résultats ont été obtenus lors du premier partenariat, notamment grâce à une meilleure mobilité des acteurs et une participation accrue aux grands rendez-vous internationaux”. A l’entendre, “l’ONTM a pu prendre part à des salons majeurs, à l’exemple de Top Résa et Veezit, en 2025, le partenariat ayant facilité les déplacements des responsables pour participer à ces événements”.

     

    Par ailleurs, la fidélité des touristes français, lesquels représentent environ 30 % des arrivées à Madagascar, fait partie des résultats de ce partenariat tripartite, indique encore la secrétaire générale du ministère. Cependant, “ce taux reste encore insuffisant, surtout que le pays dispose des potentiels pour en attirer davantage, avec ses richesses et joyaux”, estime Arilala Léa Razanamaria. Elle espère que “la poursuite de ce partenariat sur plusieurs années pourra amplifier l’attractivité de la destination et la relance du tourisme dans la Grande île”.

     

    Du côté de Corsair, l’efficacité opérationnelle s’est nettement améliorée. “Le premier partenariat a fonctionné et le renouveler sur les mêmes bases permet de le rendre beaucoup plus performant”, indique son directeur régional. Celui-ci évoque notamment l’organisation d’eductour, ayant permis à des agences de voyage de la Réunion de visiter et de découvrir Madagascar. Il souligne que ce type d’événement peut désormais être monté en quelques semaines, contre plusieurs mois auparavant.

     

    Parmi les actions concrètes de ce partenariat renouvelé, la compagnie va mettre à disposition des billets pour accueillir professionnels des médias et influenceurs. “On espère que ces personnes vont dire à leur retour : “Oui, je suis allé à Madagascar, c’était super !”, un retour que leurs followers vont écouter et suivre. Ils vont avoir envie de venir découvrir et faire le même voyage”, escompte Jules Perreau.

  • HYDROCARBURES – Hausse généralisée de 200 ariary appliquée sur tous les types de carburants auprès des stations-services

    HYDROCARBURES – Hausse généralisée de 200 ariary appliquée sur tous les types de carburants auprès des stations-services

    Une hausse limitée. Les tarifs des carburants connaissent une augmentation uniforme de 200 ariary par litre sur l’ensemble des produits pétroliers disponibles à la pompe depuis ce dimanche à minuit. La variation n’est pas allée au-delà du plafond qui avait été prévu par le mécanisme d’ajustement automatique des prix qui a été suspendu depuis la première période d’état d’urgence sanitaire. Les autorités avaient pourtant annoncé un gap de plus de 1 600 ariary entre les prix réels et les prix à la pompe.

    Avec cette nouvelle hausse, le Super carburant s’établit désormais à 5 100 ariary par litre, tandis que le gasoil et le pétrole lampant sont fixés respectivement à 4 860 ariary et 3 710 ariary par litre. L’augmentation de 200 ariary par litre annule la réduction qui avait été introduite le 05 mars 2026 par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Les tarifs retrouvent exactement leur niveau du mois de février, marquant la fin de la mesure de soulagement maintenue durant tout le mois d’avril.

    Le mécanisme d’ajustement automatique des prix, convenu avec le Fonds monétaire international (FMI) a été suspendu, la révision tarifaire relève plutôt d’une décision administrative ponctuelle. Au moment d’annoncer la suspension du mécanisme et l’importance du gap signalé, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait indiqué que le tarif était en discussions avec l’Etat. Evoquant la hausse importante des différents paramètres liés au prix, il a assuré que la décision sur les prix tiendrait compte du pouvoir d’achat des Malgaches.

    Le FMI avait souligné l’importance de maintenir l’application d’un mécanisme automatique de fixation des prix du carburant après la pause actuelle. Ceci, afin de contribuer à atténuer l’impact des cours mondiaux du pétrole, nettement plus élevés, sur le budget, et de libérer des ressources pour répondre aux importants besoins de développement de Madagascar. Cette institution avait d’ailleurs salué l’ambition des autorités d’étendre les énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

  • PRODUIT DE RENTE – L’ouverture de l’exportation de vanille comme solution apportée par le gouvernement devant la population de la Sava

    PRODUIT DE RENTE – L’ouverture de l’exportation de vanille comme solution apportée par le gouvernement devant la population de la Sava

    A Antalaha comme à Sambava le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation a réuni les acteurs de la filière vanille pour discuter des diverses solutions. Le gouvernement avance l’ouverture de l’exportation de cet épice phare de la région Sava comme solution dans le court terme.

    Un atelier a été organisé par le ministère du Commerce et de la consommation, dirigé par la ministre Haingotiana Andriamadison à Antalaha. Les conclusions et recommandations issues de ces travaux ont été officiellement remises au chef de l’Etat, lors de son passage dans cette ville, mercredi.

    “Le gouvernement est à votre écoute”, assure le président de la Refondation. Il indique que l’Etat va étudier les demandes en profondeur avec les techniciens et échanger ensemble pour trouver les solutions nécessaires à la rénovation de ce secteur économique.

    La ministre Haingotiana Andriamadison évoque durant la rencontre avec les acteurs de la filière vanille, regroupant les planteurs, intermédiaires et exportateurs les actions accomplies par le gouvernement depuis son arrivée à la tête du département en octobre. Elle rapporte l’élargissement des détenteurs d’agrément d’exportation passant de 90 à 324. Même les agriculteurs peuvent, selon elle, avoir cet agrément.

    Pour l’exportation, en plus du grand port de Toamasina, les ports du nord de Madagascar sont aussi ouverts à l’exportation. Pour la région Sava, le port de Vohémar peut à nouveau participer à l’exportation de ce produit. Dans la région Diana, le port d’Antsiranana et Nosy Be peuvent également exporter.

  • PROJET MINIER – Le géant japonais Sumitomo Corporation se retire du projet Ambatovy, en cédant ses actions au britannique Amri

    PROJET MINIER – Le géant japonais Sumitomo Corporation se retire du projet Ambatovy, en cédant ses actions au britannique Amri

    Sumitomo Corporation quitte l’aventure Ambatovy. Le géant japonais se retire totalement de l’actionnariat de ce projet minier, en cédant l’intégralité de sa participation s’élevant à 54,17% du capital à la société britannique Ambatovy mineral resource investment. C’est le ministère des Mines qui est le premier à l’annoncer, ce vendredi, confirmé par un communiqué officiel de la compagnie.

    Les parts de Sumitomo, qui était depuis un certain temps l’actionnaire majoritaire de ce projet minier, avaient été rachetées par Amri, qui est une société de droit britannique dirigée par Essenwood Partners Limited en partenariat avec Zungu Investments. Ainsi, suite à cette transaction, le capital d’Ambatovy est désormais réparti entre Amri (54,17%) et la société sud-coréenne Komir (45,83%). Ce changement s’accompagne d’un apport en capital de 180 millions de dollars de la part d’Amri pour renforcer les opérations minières et relancer les activités après le passage du cyclone Gezani.

    Pour Ambatovy, l’arrivée d’Amri marque un tournant stratégique pour le projet puisqu’elle va au-delà du simple changement d’actionnariat. Amri devra y apporter sa solide expérience dans le secteur minier, en particulier dans la production de nickel. Mais cette reprise repose également sur une volonté de concilier performance opérationnelle et continuité, en s’appuyant sur les standards déjà en place concernant la sécurité et le dialogue avec les parties prenantes locales.

    Compte tenu de ce changement de structure, le ministère des Mines insiste sur la nécessité de protéger les acquis du projet et de garantir la pérennité de ses opérations dans un cadre stable. Il est attendu que cette évolution consolidera davantage les retombées du projet en matière d’emplois directs et indirects, mais également celles liées aux programmes de responsabilité sociétale (RSE), souligne l’administration minière. Cette perspective implique par ailleurs une démarche n’impactant pas sur les employés, notamment en ce qui concerne les effectifs en place, poursuit-elle.

    Ambatovy se concentre actuellement sur un redémarrage sûr et stable de sa production. Elle entend rester un partenaire clé du développement durable de Madagascar. Cette reprise des activités doit toutefois se poursuivre comme prévu, tout en respectant strictement les standards environnementaux et sociaux en vigueur, insiste le ministère des mines.

  • PRODUIT DE RENTE – Bientôt une décision sur l’utilisation des 35 millions de dollars du Conseil national de la vanille, selon le colonel Michaël Randrianirina

    PRODUIT DE RENTE – Bientôt une décision sur l’utilisation des 35 millions de dollars du Conseil national de la vanille, selon le colonel Michaël Randrianirina

    Comment utiliser la trentaine de millions de dollars dans les caisses du Conseil national de la vanille (CNV) ? Le gouvernement refuse de décider seul de l’affectation de cette somme. Suite à un entretien avec les acteurs de la filière à Antalaha et à une consultation publique organisée par la présidence mercredi, le président Michaël Randrianirina déclare que l’État tranchera prochainement.

    “Le CNV dispose de 35 millions de dollars. Ces fonds sont intacts. Bien que leur destination finale ne soit pas encore arrêtée, nous explorons plusieurs pistes”, indique le président de la Refondation lors de ce rassemblement citoyen. Une divergence d’opinions est apparue entre les collecteurs et la population d’Antalaha quant à l’usage de ce fonds.

    Selon le Chef de l’État, les collecteurs ont sollicité la restitution de cette somme lors d’une rencontre organisée dans cette ville, mercredi. Ils avancent que cette somme leur permettrait de disposer de liquidités pour acheter la vanille auprès des planteurs. À l’opposé, les citoyens présents à la consultation publique soutiennent la position gouvernementale d’investir ces fonds dans des infrastructures structurantes, telles que la « Maison de la Vanille », la réhabilitation des routes de desserte agricole ou la construction de bâtiments administratifs.

    En définitive, aucune décision n’a encore été actée, bien que l’assemblée ait massivement rejeté la proposition des collecteurs. Le président de la Refondation les rassure néanmoins en soutenant que leurs “voix seront prises en compte, mais cela ne signifie pas que nous accéderons à l’intégralité de vos demandes en l’état”.

    Pour rappel, ces 35 millions de dollars constituent un fonds accumulé sous l’administration précédente à travers une taxe sur les exportations. Chaque kilogramme de vanille exporté par Madagascar était alors soumis à une redevance obligatoire de 4 dollars, collectée auprès des exportateurs et versée sur un compte spécifique dédié au Conseil.

  • ENERGIE – L’Etat fixe un objectif d’achat maximal du kilowattheure à 8,5 cents auprès des opérateurs privés dans le solaire

    ENERGIE – L’Etat fixe un objectif d’achat maximal du kilowattheure à 8,5 cents auprès des opérateurs privés dans le solaire

    Pour des perspectives nettement plus compétitives. Alors que le coût de revient du kilowattheure produit par les centrales thermiques excède généralement les 20 cents, l’État mise sur le solaire pour avoir un coût de production bien inférieur. L’objectif fixé par les autorités est d’atteindre un tarif d’achat maximal de 8,5 cents auprès des opérateurs privés dans ce secteur, mobilisés ce jeudi.

     

    Pour le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Rabearimanga, ce passage de 20 cents à 8,5 cents représente un levier stratégique majeur pour permettre à la Jirama d’alléger de manière significative ses charges opérationnelles liées à la production d’énergie. La priorité actuelle de la compagnie nationale étant le rétablissement de son équilibre financier.

     

    En réduisant drastiquement le coût de production, en passant d’un thermique onéreux à un mix solaire optimisé, la Jirama s’engage sur la voie de sa viabilité économique. “Une fois cet équilibre atteint, une révision des tarifs appliqués aux consommateurs finaux pourra être envisagée”, lance le ministre Radonirina Rabearimanga. Cette transition s’opère toutefois par étapes, avec pour objectif ultime de répondre rapidement à la demande croissante de la population et de garantir un accès universel à l’énergie, explique-t-il.

     

    L’État malgache avait alors lancé ce jeudi une mobilisation d’envergure nationale visant à déployer 526,39 MWc d’énergie solaire à travers 55 sites répartis dans les 22 régions de l’île. Cette initiative stratégique repose sur une signature immédiate de protocoles d’accord avec un panel diversifié d’acteurs, allant des grands investisseurs aux Petites et moyennes entreprises (PME). En misant sur cette “atomisation” du marché, le gouvernement cherche à multiplier les opérateurs locaux pour garantir une couverture énergétique optimale et répondre avec agilité aux besoins techniques spécifiques de chaque localité identifiée.

     

    La mobilisation des opérateurs privés dans les énergies renouvelables est d’ailleurs une priorité économique et sociale, souligne le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Le rôle de l’Etat est alors de créer les conditions financières, budgétaires et institutionnelles, permettant de transformer les engagements en réalisation concrètes. Pour le Grand Argentier, cela suppose une meilleure préparation des projets, une accélération des décaissements, une gouvernance renforcée, des procédures plus fluides et une meilleure coordination entre l’État, les partenaires techniques et financiers, les collectivités et le secteur privé.

  • EXPLOITATION PÉTROLIÈRE – L’Omnis rappelle Madagascar Oil au respect strict du plan de développement de 2015

    EXPLOITATION PÉTROLIÈRE – L’Omnis rappelle Madagascar Oil au respect strict du plan de développement de 2015

    L’Omnis tape du poing sur la table. Face aux ambitions de Madagascar Oil, l’Office des mines nationales et des industries stratégiques insiste que le Plan de Développement de 2015 pour l’exploitation d’huile lourde à Tsimiroro n’est pas une suggestion mais un impératif contractuel. Toute décision relative à la poursuite, à la modification ou à l’extension des activités d’exploitation doit alors strictement se conformer aux lois et aux conventions en vigueur, dont notamment ce Plan de développement, souligne le régulateur dans un communiqué de presse publié ce mercredi.

    Alors que Madagascar Oil annonce la reprise officielle de la production d’huile lourde à Tsimiroro vers le début du mars de cette année, l’Omnis souligne que “aucune décision relative à la production ne peut être prise unilatéralement par la société exploitante sans validation préalable des instances de gouvernance prévues”. L’Office des mines fait notamment référence au Technical committee meeting (TCM) et le Management committee meeting (MCM).

    L’Omnis explique alors que “toute communication relative à des projets en cours d’étude ou n’ayant pas encore fait l’objet d’une approbation officielle doit être réalisée avec prudence et rigueur, afin de garantir la diffusion d’informations fiables et de préserver la stabilité”. Aussi, “les solutions techniques ou propositions rendues publiques doivent impérativement faire l’objet d’analyses approfondies et obtenir l’approbation des autorités compétentes, à savoir l’Omnis et le ministère des Mines, avant d’être présentées comme des solutions réalisables”, poursuit l’organe régulateur de l’amont pétrolier.

    Dans ses récentes déclarations, Madagascar Oil entend passer d’une “phase pilote” à une “phase d’expansion du champ”. Les prochaines étapes incluent la remise en production des puits existants, le forage de nouveaux puits, la modernisation des installations d’injection de vapeur et de production. Pour cette relance, l’objectif de production initial de Madagascar Oil est de 300 bopd (barils de pétrole par jour), avant d’amorcer une trajectoire de montée en charge progressive visant un palier de 3 000 bopd sous 24 mois.

    Madagascar Oil devait déjà produire 6 000 barils/ jour dès 2015, suivant le plan de développement de son projet d’huile lourde. Cette capacité de production devait déjà atteindre jusqu’à 50 000 barils/jour de fuel lourd en 2025. La compagnie qui exploite le gisement du bloc 3104 ne parvenait toutefois qu’à commercialiser le stock de ce qu’elle a produit, avant l’arrêt de sa production de pétrole brut en 2016. Et c’est au mois de mars de 2026 que Madagascar Oil avait annoncé la réactivation de ses opérations à Tsimiroro.

    Le Projet Huile lourde de Tsimiroro est né de la conclusion d’un Contrat de partage de production pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans le bloc pétrolier Tsimiroro (Bloc 3104) entre l’Omnis, représentant de l’Etat Malgache, et Madagascar Oil S.A (MOSA) en 2004. L’Omnis rappelle alors que “les sociétés opérant dans ce domaine interviennent en qualité de partenaires contractuels, assimilables à des concessionnaires, et sont tenues de respecter strictement les engagements contractuels conclus avec l’État”.

  • MODERNISATION DE L’ETAT – 14 institutions déjà interconnectées via le système d’échange national et extension vers des secteurs vitaux en perspective

    MODERNISATION DE L’ETAT – 14 institutions déjà interconnectées via le système d’échange national et extension vers des secteurs vitaux en perspective

    L’administration publique avance dans sa modernisation. Elles sont déjà 14 institutions à être interconnectées via le Système d’échange national (SEN), piloté par l’Unité de gouvernance digitale. Le réseau est amené à s’étendre à des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation ou l’état civil, afin de simplifier durablement le parcours des usagers selon ce qui avait été annoncé lors du lancement de l’Interopérabilité nationale, mardi.

    Ce système est conçu pour permettre un partage de données fluide, sécurisé et traçable entre les institutions. La plateforme dispense notamment les usagers de la répétition fastidieuse des mêmes informations. “Ce n’est d’ailleurs pas au citoyen de pallier les lacunes de l’administration, mais à l’État de se mobiliser pour simplifier la vie de ses administrés”, lance le ministre du Développement numérique, des postes et de la télécommunication, Mahefa Andriamampiadana. Aussi, plus qu’une simple plateforme supplémentaire, il s’agit d’un choix stratégique qui met fin au travail en silo pour bâtir une administration unifiée, collaborative et connectée, explique-t-il.

    Avec ces 14 institutions déjà connectées, le Programme de réformes pour l’efficacité de l’administration (Prea) rapporte à ce jour plus de 162 000 échanges enregistrés. Ce système soutient également des services opérationnels majeurs tels qu’Orinasa, Lucy, Hetra Online, le Registre national du commerce et des sociétés (RNCS) et le SRNE.

    L’ambition du projet ne s’arrête pourtant pas là. Le SEN prévoit une extension prochaine vers des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation, l’état civil et la sécurité sociale. Il est même prévu s’ouvrir progressivement aux acteurs privés des banques, des assurances et des télécommunications. Ainsi, à terme, cette interconnexion généralisée dessine les contours d’un État plus agile et performant, résolument tourné vers les besoins de ses citoyens.

    C’est l’Unité de gouvernance digitale (UGD) qui est mandatée pour assurer cette interopérabilité. Pour le citoyen, cette initiative devra se traduire par un État accessible, une réduction drastique de la paperasse et un suivi fluidifié par des dossiers partagés en temps réel. Les entreprises bénéficient, quant à elles, de procédures simplifiées et d’un climat des affaires plus attractif grâce à la suppression des frictions entre administrations.

    Ce système devra par ailleurs renforcer l’efficacité de l’État en garantissant la qualité des données publiques, une meilleure planification politique et une lutte plus rigoureuse contre la fraude.
    Mais cette dynamique s’inscrit surtout dans une vision à long terme. L’UGD ambitionne alors de déployer une plateforme nationale souveraine d’ici 2030. Ce qui aura comme mission de connecter l’ensemble des systèmes ministériels, et de garantir un service public moderne et accessible sur tout le territoire.

  • FILIÈRE AURIFÈRE – Le projet de raffinerie nationale d’or à nouveau en quête de maîtres d’œuvre

    FILIÈRE AURIFÈRE – Le projet de raffinerie nationale d’or à nouveau en quête de maîtres d’œuvre

    Une remise à plat pour la future raffinerie nationale d’or. La Centrale de l’or (COM) remet ce dossier sur le marché, en lançant un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier des partenaires capables de participer à la mise en place, l’ingénierie, le financement, l’installation, l’exploitation ainsi que la gestion de cette infrastructure. L’appel s’adresse notamment à des groupements ou des consortiums d’entreprises qui pourraient s’intéresser à ce projet.

    L’État semble ainsi chercher à diversifier ses options et à s’entourer de nouveaux partenaires financiers et techniques pour concrétiser cette ambition. Projetée à Ivato sur un terrain militaire et envisagée en partenariat avec les Emirats Arabes Unis par l’administration Rajoelina, la future raffinerie aurifère de Madagascar entre donc dans une nouvelle phase de prospection.

    Les candidats intéressés ont alors jusqu’au 1er juin 2026 pour soumettre leur dossier sous pli fermé à la direction de la COM située à Andraisoro. Et la sélection finale devra être effectuée par une commission interministérielle après une phase d’évaluation technique et financière.

    Si l’on s’en tient au régime de l’or, “l’établissement effectif de la Raffinerie Nationale d’Or est assuré par la COM en partenariat avec des acteurs de renom mondial, bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine”. Une fois la raffinerie nationale opérationnelle, tout l’or brut destiné à l’exportation devra obligatoirement y être traité, à l’exception de la bijouterie. Ce passage en raffinerie garantit la traçabilité du métal grâce à l’apposition d’un poinçon officiel et d’un numéro de série. Transformé en pièces ou en lingots, l’or ainsi affiné acquiert le statut de produit fini

  • FINANCEMENT – 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour les infrastructures de transport à Madagascar

    FINANCEMENT – 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour les infrastructures de transport à Madagascar

    Du rail aux pistes d’atterrissage en passant par les flots, la Banque mondiale renforce ses interventions dans le secteur des transports à Madagascar. L’institution de Bretton Woods vient d’approuver mercredi un financement de 200 millions de dollars en faveur du Projet multimodal de transport et de logistique à Madagascar. Cette enveloppe servira au renforcement de l’efficacité, de la sécurité et de la résilience climatique des infrastructures de transport et de logistique le long des principaux corridors économiques de la Grande île. Et une partie sera affectée dans la réhabilitation de la ligne ferroviaire Tana-Côte Est.

    Pour le volet ferroviaire, le projet se concentre sur la ligne reliant Antananarivo à la Côte Est. Les travaux consistent notamment en la réhabilitation et au renforcement de 371 kilomètres de voies ferrées jusqu’au port de Toamasina. A ce chantier s’ajoute la création d’un port sec et d’une plateforme logistique à proximité de la Capitale. Cette double approche devra alors permettre de fluidifier le transport des marchandises et de désengorger les infrastructures portuaires existantes.

    L’effort se portera sur la modernisation des ports de Mahajanga et de Toliara, dans les domaines maritime et fluvial. Le projet financera alors la réfection des quais, des accès et des équipements techniques. Pour la Banque mondiale, ces interventions visent une exploitation permanente de ces deux ports, même en période cyclonique. Mais une partie de son financement sera également affectée dans la remise en service de 200 kilomètres du canal des Pangalanes. Ce qui impliquera des opérations de dragage et de protection des berges, afin de rétablir une voie de communication vitale pour les populations côtières isolées.

    Trois aéroports de la Grande île, dont ceux de Toamasina, Taolagnaro et Toliara, bénéficient également d’une mise à niveau sécuritaire et climatique à travers ce projet. Au-delà du soutien au tourisme et à la mobilité des citoyens, ces travaux contribueront au maintien des voies de communication indispensables à l’aide humanitaire lors de catastrophes naturelles.

    “En réhabilitant conjointement les chemins de fer, les ports, les voies navigables et les aéroports, nous aidons Madagascar à réduire les coûts de transport, à protéger des chaînes d’approvisionnement vitales et à garantir la continuité des échanges pour les populations et les entreprises, même face aux chocs climatiques”, lance le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck.