Catégorie : Économie

  • VISAS – L’Etat compte engranger 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses avec la révision des droits de visa de séjour

    VISAS – L’Etat compte engranger 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses avec la révision des droits de visa de séjour

    Antananarivo, 25 Février, 11h20 – Des recettes en plus dans les caisses de l’Etat. En réinstaurant les droits de visa pour les séjours de moins de 15 jours et en augmentant les tarifs pour les visas de séjour de plus de 15 jours, l’Etat compte bien améliorer ses recettes. Selon la loi de finances de 2026, “la révision des droits de visa de séjour” devrait générer 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses.
     
    Avec les nouveaux tarifs décidés par la loi de finances de 2026 et récemment rappelés par la direction générale des douanes, les ressortissant étrangers ou les individus sans nationalité qui souhaitent entrer à Madagascar pour un séjour inférieur ou égal à 15 jours devraient, à partir de cette année, payer 65 000 ariary de droit de visa contre zéro ariary ces dernières années.
     
    Pour les séjours de plus de 15 jours, la hausse est de 30%. C’est ainsi que les visas de séjour sollicités pour 15 à 30 jours sont désormais fixés à 104 000 ariary contre 80 000 ariary selon le Code des impôts de 2025. Le tarif est passé de 100 000 ariary à 130 000 ariary pour les séjours de un à deux mois, de 140 000 ariary à 182 000 ariary pour les séjours compris entre deux et trois mois. Les séjours de trois mois à trois ans, pour leur part, passent de 225 000 ariary à 292 500 ariary, tandis que pour les séjours encore plus long, de trois ans à cinq ans, le tarif est de 390 000 ariary contre 300 000 ariary auparavant. Le visa de séjour pour ceux qui restent plus de cinq ans ou de façon définitive est désormais de 487 500 ariary s’il était encore à 375 000 ariary en 2025.
     
    Les réductions restent à hauteur de 50% pour les étudiants étrangers inscrits dans les grandes écoles de Madagascar ainsi qu’aux missionnaires résidents. Les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service en mission officielle bénéficient, quant à eux, d’une exonération totale. Ceci à condition qu’ils soient munis d’un ordre de mission en bonne et due forme.
  • ASSISES NATIONALES – Acteurs publics et privés en ébullition pour sceller le nouveau plan de relance économique

    ASSISES NATIONALES – Acteurs publics et privés en ébullition pour sceller le nouveau plan de relance économique

    Antananarivo, 25 Février, 10h05 – Les acteurs publics et privés en effervescence pour sceller le nouveau Plan de relance économique de la Grande île. Le 9 mars marquera le lancement effectif de la concertation nationale entre le secteur privé et l’administration publique. Deux journées de réflexion seront dédiées à l’élaboration de la stratégie de relance économique, selon la présentation faite par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto.
     
    Le processus s’est accéléré cette semaine avec une série de dialogues préparatoires. Mardi, une concertation « Public-Public » s’est tenue sous l’égide des ministères de l’Économie et des finances, et de l’Industrialisation et du développement du secteur privé. Cette session interministérielle a permis d’évaluer la faisabilité technique, juridique et budgétaire des mesures du Plan de relance.
     
    Cette étape cruciale a été suivie, ce mercredi, par une concertation « Privé-Privé » dédiée à la convergence des positions des opérateurs. Ces derniers ont pour mission de hiérarchiser les priorités entrepreneuriales, de définir leurs propres engagements et de désigner les porte-paroles qui porteront leur voix lors des Assises.
     
    Ces Assises sont donc attendues au mois de mars. Et à l’issue des échanges qui vont y avoir, un Plan de relance sera formalisé, indique Iouri Garisse Razafindrakoto. Ce plan servira de cadre de référence consignant l’ensemble des résolutions ainsi que les engagements mutuels de l’État et des opérateurs privés. “L’accent est mis sur la définition des priorités stratégiques. Des engagements fermes seront pris, accompagnés de la mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux pour en garantir l’exécution”, lance-t-il alors.
     
    Le secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances rappelle que plusieurs consultations avaient déjà été organisées depuis le lancement du processus. Des missions ont été effectuées dans cinq régions. Des échanges ont également eu lieu au sein de plusieurs universités. Et de nombreuses entreprises ont été consultées, ainsi que des représentants de la « Gen Z » et de la société civile.
  • MONNAIE – L’euro repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary depuis lundi

    MONNAIE – L’euro repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary depuis lundi

    Antananarivo, 25 Février, 8H07 – L’euro est officiellement repassé sous la barre symbolique des 5 000 ariary au 23 février 2026. Il s’est établi précisément à un cours de référence de 4 993,76 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID) partagé par Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Un mouvement marquant la fin d’une période de forte pression sur l’ariary, qui a vu la devise européenne grimper jusqu’à un pic de 5 309,78 ariary le 6 janvier 2026.
    Ce retour à un taux inférieur à 5 000 ariary est d’autant plus significatif qu’il n’avait pas été observé depuis près de dix mois. Si on se réfère à l’historique des taux de change publiée par la Banque centrale, ce niveau de prix correspond aux valeurs enregistrées au début du mois d’avril 2025. A cette époque, le 3 avril 2025, le cours affichait 4 983,76 ariary avant de remonter et de se maintenir durablement au -dessus de ce seuil durant le reste de l’année.
    Cette convergence des courbes montre que l’ariary retrouve actuellement une rigueur comparable à celle du printemps précédent, de même face à la devise américaine. Au 23 février 2026, le cours de référence du dollar s’établissait à 4 284,91 ariary, marquant une baisse notable par rapport au 4 484,22 ariary atteint le 27 janvier 2026. Cette tendance baissière est constante depuis le début du mois de février, le dollar ayant perdu environ 200 points en l’espace de quatre semaines.
    BFM avait déjà avancé que cette tendance à l’appréciation de l’ariary devrait se poursuivre sur le court terme. Elle dépendra toutefois des activités économiques au pays, soutient l’autorité monétaire.
  • COOPÉRATION ÉCONOMIQUE – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle le secteur privé à aligner ses projets sur les priorités de l’État

    COOPÉRATION ÉCONOMIQUE – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle le secteur privé à aligner ses projets sur les priorités de l’État

    Paris, 24 Février, 13h13 – Un message directement transmis à l’endroit des opérateurs économiques privés. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, invite le secteur privé à “aligner ses projets sur les priorités gouvernementales, les impératifs de continuité des services essentiels et une trajectoire de transformation structurelle à moyen terme”. C’était ce mardi matin à Paris, au cours de la rencontre avec le Medef International et le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), principaux groupements patronaux français et malgache.
    Dans son discours, le président de la Refondation rappelle le rôle important du secteur privé dans le développement du pays. Il se dit alors ravi de l’élaboration de la feuille de route stratégique conjointe des deux groupements qui, estime-t-il “pourrait devenir une base du cadre partenarial entre l’État malgache et le secteur privé”. “Ce plan s’inscrit dans la dynamique de refondation institutionnelle et économique engagée à Madagascar, ainsi que dans la volonté de renforcement de la coopération bilatérale France–Madagascar”, souligne-t-il ensuite.
    Le chef de l’Etat a alors exprimé la volonté du gouvernement d’ “explorer ensemble avec le Medef International et le GEM les moyens de parvenir à lever les blocages qu’il pourrait y avoir” dans le cadre de la mise en oeuvre du projet. Il évoque également la nécessité de disposer d’un “mécanisme stable de suivi et de monitoring”. “Des échanges étroits et continus ont été enclenchés sous la coordination du Bureau du Premier ministre”, rappelle-t-il néanmoins.
    Selon le communiqué conjoint du Medef International et du GEM, le plan consolidé présenté ce mardi comprend 29 projets prioritaires, pour un volume d’investissement estimé entre 1,21 et 2,29 milliards d’euros. Il prévoit quatre secteurs principaux, en l’occurrence l’énergie, les infrastructures durables, le numérique et le tourisme. Le plan prévoit également une exécution graduelle, certains projets étant activables à court terme, d’autres à moyen terme entre 12 et 24 mois, et les projets structurants au-delà de 24 mois.
  • TOURISME – Incertitudes autour de l’accostage du plus imposant paquebot de croisière prévu arriver à Toamasina en mars

    TOURISME – Incertitudes autour de l’accostage du plus imposant paquebot de croisière prévu arriver à Toamasina en mars

    Une modification de cap ou un confinement des passagers à bord. C’est ce que craignent actuellement les opérateurs touristiques de Toamasina qui travaillent pour l’accueil du plus imposant paquebot à accoster à Madagascar. Alors que le bâtiment est prévu arriver à Toamasina du 8 au 9 mars, le ministère du Tourisme et de l’artisanat indique que les autorités compétentes devront encore procéder à une évaluation rigoureuse afin de déterminer si les conditions requises sur l’état sanitaire de la ville de Toamasina et la sécurité des visiteurs pour l’accueil de ce navire sont réunies.

    Le passage dévastateur du Cyclone Gezani a laissé des traces profondes à Toamasina. Malgré les efforts de reconstruction menés en collaboration avec le secteur privé, l’accumulation des détritus et les dégâts matériels sur les grandes artères font peser une menace immédiate sur la validation de cette escale, explique sur place Eliane Andrianjatovo, responsable d’Ariane tourism group qui est dans le réceptif croisière. La responsable indique qu’une mission de reconnaissance est prévue avant l’arrivée programmée de ce paquebot. En cas d’insatisfaction, l’escale pourrait être purement et simplement annulée ou le navire pourrait la maintenir mais en interdisant le débarquement de ses passagers.

    Les enjeux financiers et sociaux de cette visite sont pourtant importants pour les opérateurs touristiques de Toamasina. Eliane Andrianjatovo estime à plus de 250 000 dollars le manque à gagner pour cette ville avec l’éventuelle annulation de cette escale. Ce qui impactera directement les revenus de plus de 400 foyers qui dépendent de cette activité saisonnière, a-t-elle exposé. Elle indique que l’annonce du passage de ce cyclone avait déjà contraint à l’annulation de l’escale d’un navire transportant 700 croisiéristes prévue le 7 février.

    Alors que la saison des croisières devrait toucher à sa fin au mois de mars, ce bouquet final risque d’être compromis pour Toamasina. Aussi, Eliane Andrianjatovo lance un appel pressant aux autorités pour éviter une nouvelle désillusion économique. “Pour cette échéance cruciale, l’état d’insalubrité de la ville représente un obstacle majeur. Il est impératif de procéder, au minimum, à un assainissement complet des grandes artères et du centre-ville de Toamasina, où les amas de détritus persistent encore”, lance-t-elle. Et ce tout en insistant que la remise en état de ces zones stratégiques est la condition sine qua non si l’on souhaite garantir le maintien de cette escale exceptionnelle.

  • RIZICULTURE – Achat direct de paddy par la SPM à un prix plancher de 1 500 Ar/kg dans les régions Bongolava et Itasy

    RIZICULTURE – Achat direct de paddy par la SPM à un prix plancher de 1 500 Ar/kg dans les régions Bongolava et Itasy

    La State procurement of Madagascar (SPM) change de braquet. Cette société d’État surtout connue pour l’importation de riz interviendra désormais directement dans l’achat local de paddy. Celle-ci avait déjà procédé mercredi à sa première campagne de collecte dans les régions pilotes du Bongolava et de l’Itasy, avec un prix plancher garanti de 1 500 ariary le kilo. C’est une stratégie de régulation de prix instaurée par l’Etat malgache en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière, selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.
     
    Cette décision est ainsi finalement prise après plusieurs mois de consultations techniques, ayant engagé le Bureau du Premier ministre, les ministères de tutelle, les parlementaires ainsi que les groupements de collecteurs et de producteurs de riz. Elle consiste à sécuriser la production nationale et à préserver le pouvoir d’achat des riziculteurs face à la chute critique des cours du riz local qui impacte directement les revenus ruraux.
     
    Selon le ministère en charge de l’Agriculture, l’opération qui vient d’être lancée poursuit trois objectifs majeurs. Déjà, elle vise à instaurer une transparence tarifaire au bénéfice des producteurs locaux de riz. Elle assure également les marges des acteurs de la chaîne de valeur, que ce soit ces producteurs, ou les collecteurs. Et cette mesure devra améliorer de manière structurelle et durable le niveau de vie de ceux qui travaillent dans la filière rizicole.
     
    Bongolava et Itasy marquent la phase pilote de ce programme d’achat local de paddy par la SPM. Son déploiement est prévu s’étendre progressivement aux autres zones de production, avance déjà le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.
  • COOPÉRATION – Les échanges commerciaux entre le Maroc et Madagascar à développer

    COOPÉRATION – Les échanges commerciaux entre le Maroc et Madagascar à développer

    18 millions de dollars. Telle est la valeur des échanges commerciaux entre le Maroc et Madagascar en 2023. Un chiffre que l’Ambassadeur marocain à Madagascar, Mohammed Benjilani, trouve insignifiant par rapport aux potentiels industriels marocains et à la diversité des produits malgaches. “Le cadre juridique et les structures existent déjà, mais on n’est pas dans le volum”, reconnaît l’Ambassadeur.

    Pour pallier ces échanges modestes, la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) organisera, les 17 et 18 avril 2026, les journées Madagascar – Maroc et le salon de la créativité “Voatra”, actuellement dans sa 12è édition. Ces événements économiques majeurs réuniront des opérateurs et institutions malgaches et marocaines afin de dynamiser les échanges entre les deux pays. Une occasion de faciliter les contacts, encourager le partage d’expériences et instaurer une régularité dans les rencontres.

    Pour Gil Razafintsalama, président de la CCIA, le potentiel est réel, notamment dans les services numériques, l’exportation de girofle et de cacao ou encore le textile. Johary Rajobson, point focal de la CCIA au Maroc, insiste sur la nécessité de structurer cette coopération. Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn, rappelle quant à lui que le partenariat ne date pas d’hier, mais qu’il doit désormais se traduire par des projets concrets. “Trois à cinq partenariats sont attendus à l’issue des rencontres”, espère t-il.

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  • ADMINISTRATION – Report des échéances fiscales pour trois régions après le passage du cyclone Gezani

    ADMINISTRATION – Report des échéances fiscales pour trois régions après le passage du cyclone Gezani

    Le calendrier fiscal ajusté pour les contribuables des régions d’Alaotra Mangoro, Analanjirofo et d’Atsinanana. Initialement fixées au 16 février 2026, les échéances fiscales sont reportées au 02 mars 2026, indique la direction générale des impôts dans un avis publié lundi.
     
    Cette décision est prise face aux conséquences du passage du cyclone Gezani, qui a provoqué des interruptions de la fourniture d’énergie et des perturbations sur les réseaux de communication. Ces dysfonctionnements impactent les capacités de déclaration des entreprises et des particuliers dans ces zones géographiques.
     
    Pour accompagner les usagers, notamment face aux difficultés techniques liées aux réseaux, la cellule e-Hetra reste opérationnelle, indique la DGI. L’administration fiscale précise qu’elle suit l’évolution du rétablissement des infrastructures techniques. Selon les réalités du terrain, de nouvelles dispositions pourraient être prises pour adapter le calendrier aux capacités effectives de déclaration des contribuables.
  • RECRUTEMENT – La Confédération du Tourisme cherche son directeur exécutif

    RECRUTEMENT – La Confédération du Tourisme cherche son directeur exécutif

    Antananarivo, 17 Février, 12h20 – Renforcement institutionnel. La Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) lance un appel à candidatures pour le recrutement de son directeur exécutif. Ce poste stratégique vise à assurer la gestion institutionnelle, opérationnelle et financière de la Confédération, conformément à sa feuille de route et à ses orientations de développement.

    Ce recrutement s’inscrit dans le cadre du Projet de transformation économique pour la croissance inclusive (PIC3), financé par Association internationale de développement (IDA). L’initiative a pour objectif de consolider la gouvernance et la capacité organisationnelle des structures représentatives du secteur touristique, en vue de soutenir une croissance inclusive et durable.

    Dans ce contexte, le directeur exécutif aura pour mission principale de coordonner la mise en œuvre des activités de la CTM, d’assurer la bonne gestion administrative et financière de l’institution et de veiller à l’exécution efficace des actions inscrites dans la planification stratégique. Une attention particulière sera portée à la capacité du candidat à mobiliser et coordonner les différentes parties prenantes du secteur.

    Les consultants intéressés sont invités à soumettre un dossier démontrant qu’ils disposent des qualifications et de l’expérience requises pour mener à bien cette mission. La sélection sera effectuée conformément aux procédures applicables aux Consultants individuels de la Banque mondiale, telles que définies dans le règlement de passation des marchés en vigueur pour les projets financés par l’institution.

    Le profil recherché devra notamment justifier d’un diplôme universitaire de niveau Bac+5 minimum en tourisme, gestion, management, économie, administration publique ou domaine apparenté, ainsi que d’au moins cinq années d’expérience dans un poste de direction ou de coordination au sein d’une organisation de complexité comparable. Une expérience confirmée en gestion institutionnelle, en planification et en conduite de projets financés par des partenaires techniques et financiers est requise. La maîtrise du malgache, du français et de l’anglais constitue une exigence essentielle, tandis qu’une expérience professionnelle dans le secteur du tourisme représente un atout supplémentaire.

  • INFRASTRUCTURE – Un besoin de près de 2 millions d’euros pour le rétablissement du fonctionnement du Port de Toamasina, selon la SPAT

    INFRASTRUCTURE – Un besoin de près de 2 millions d’euros pour le rétablissement du fonctionnement du Port de Toamasina, selon la SPAT

    Toamasina, 17 Février, 11h00 – Le Grand Port de Toamasina panse ses plaies après le passage dévastateur du cyclone Gezani. Une enveloppe d’environ 1,850 million d’euros est indispensable pour remettre cette infrastructure en état. C’est le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Heritiana Anicet Randriambahoaka, qui avait fait part de ce besoin financier lors de la rencontre des autorités locales à Toamasina avec le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, lundi.

    Bien que le port ait pu reprendre ses activités dès le week-end dernier grâce à des interventions d’urgence, la situation reste précaire. Ce premier responsable de la SPAT avait expliqué que si l’infrastructure portuaire est déjà opérationnelle, des réparations sont encore nécessaires pour qu’elle retrouve ses capacités techniques optimales.

    L’impact du cyclone Gezani avait été particulièrement sévère pour l’outil de production portuaire. Les vents violents et la forte houle avaient causé des dommages notamment aux équipements de manutention et aux infrastructures de stockage. Une situation qui avait pénalisé les activités des autorités portuaires mais également celles des opérateurs économiques.

    Cette situation survient alors que le projet d’extension du port se poursuit. Une étape historique est en effet attendue très prochainement, qui est la livraison et la mise en service du nouveau quai à conteneurs (C4) prévues pour le mois de mars 2026.