Nanatanteraka tatitra momban’ny asa vita nandritra ny 100 andro nitondrany ny firenena ny Filoha Andry Rajoelina ny 28 aprily teny Mahamasina. Ankoatra ny fitanisana ny zava-bita sy andalam-panatanterahana dia efa nosoritany koa ireo asa miandry ny fitondram-panjakana. Nohamafisiny nandritra io fotoana io ny tsy maintsy irosoana amin’ny fametrahana ny governoram-paritra. Io no miantoka ny fahatanterahan’ireo programan’asa izay nampanantenainy. Nanamafy ihany koa ny tenany fa tsy maintsy foanana ny Antenimierandoholona ary hanaovana fotondrafitrasa ny tetibola izany tokony hampiasainy.
Catégorie : Actualité
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BILAN TRIMESTRIEL DE RAJOELINA : Cent jours avec des jours sans
Cent jours sont passés depuis qu’Andry Rajoelina est officiellement revenu au pouvoir. Cent jours qui auront suffi pour comprendre que les choses ne seront pas aussi faciles que prévu.
« Nous avançons très vite », avait déclaré Andry Rajoelina, président de la République, alors qu’il venait de présenter les membres du gouvernement Ntsay. Entre son investiture, le 19 janvier, et la formation de l’équipe gouvernementale, le 24 janvier, il n’y a eu que cinq jours. Une célérité qui tranche avec le délai qu’a mis son prédécesseur pour nommer son premier ministre au lendemain de son investiture. Hery Rajaonarimampianina, ancien chef de l’État, a en effet dû attendre près de trois mois pour avoir son équipe au complet.
Mais la vitesse que le chef de l’État voulait donner à son train de l’émergence s’est heurtée à un certain nombre de difficultés. En témoigne la marche arrière qu’il a dû opérer dans la révision de la Constitution, alors que c’était, avait-il assuré, l’une des étapes, sinon une étape essentielle de la concrétisation de deux de ses principaux « velirano », serments, prononcés durant la campagne électorale : la mise en place d’une décentralisation effective et la suppression du Sénat.
« Hélas, nous sommes aujourd’hui freinés dans notre élan pour la réalisation de la décentralisation effective », devait-il avouer, alors que la HCC venait d’annoncer que la révision de la Constitution devait d’abord passer par l’approbation du Parlement avant d’être soumise à référendum. La suppression du Sénat jugée budgétivore, une autre promesse électorale, doit donc également attendre.
Des « velirano » à concrétiser
Le « vary mora », riz importé vendu à bas prix aux ménages vulnérables, est bien arrivé au pays et a commencé à être vendu auprès des fokontany, mais ni l’électricité, ni les carburants n’ont pour l’instant connu une baisse des prix comme cela a été promis. Des mesures ont été annoncées, telles que la révision des contrats avec les fournisseurs, ou encore l’élaboration d’une nouvelle structure des prix des carburants, mais aucune des négociations n’a encore abouti au bout de cent jours. Pire, les coupures d’eau et d’électricité constituent encore le lot quotidien de nombreux foyers.
Quelques promesses électorales en matière de lutte contre l’insécurité, telles que le renforcement des équipements des gendarmes ou l’implantation de puces électroniques sur les zébus, ont commencé à se réaliser mais prennent du temps à se mettre définitivement en place. Ainsi, les drones ou encore les véhicules 4×4 « capables de rouler dans l’eau et de franchir des montagnes » ont été présentés au public en marge du défilé ayant suivi la première revue militaire du nouveau président de la République, mais les hélicoptères annoncées n’ont toujours pas atterri au pays. Des échantillons de puces électroniques pour les zébus ont été présentés au grand public en mars par le Directeur général des projets présidentiels, mais le programme en est encore à ce stade des échantillons et n’ont pas encore atteint les éleveurs.
Pour le salaire minimum annoncé à 200 000 ariary dès l’accession au pouvoir du nouveau chef de l’État, les discussions entre le syndicat et le patronat sont encore actuellement en cours. La ministre en charge du Travail, Gisèle Ranampy a juste précisé que dès que ces deux parties tombent d’accord, l’État engagera les démarches administratives pour que le salaire minimum promis par le président de la République devienne une réalité.
En matière d’infrastructure, l’administration Rajoelina se contente pour l’heure de repasser derrière les travaux déjà lancés par le précédent gouvernement. Pour ne citer que l’exemple des travaux de réhabilitation de la route Ambilobe-Vohémar ont été inaugurés une deuxième fois en avril, alors qu’en août 2018, l’ancien président Hery Rajaonarimampianina les avait déjà officiellement lancés.
Pleins pouvoirs
Pour les « buildings », les « trano mora » ou habitation à coût modéré, et les nouvelles villes, une annonce d’expropriation a été faite en février pour y établir les premiers immeubles. Mais le projet ne s’est pas encore concrétisé pour l’instant. Le ministère en charge de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics vient néanmoins de réunir l’ordre des architectes, ce quelques jours avant le bilan du 100ème jour de mandat, afin de discuter des éventuelles implications des professionnels dans la réalisation des projets et promesses présidentielles.
La lutte contre la corruption ou le trafic des ressources naturelles a connu quelques avancées avec quelques arrestations de « gros bonnets », mais les diverses actions menées en ce sens semblent davantage s’apparenter à de la chasse aux sorcières visant des adversaires politiques qu’un véritable engagement contre l’impunité. En matière de gouvernance, par ailleurs, les vindictes populaires et les émeutes n’ont pas cessé, sans que les nouveaux dirigeants trouvent des solutions pérennes à leurs causes.
Andry Rajoelina a bien demandé au Parlement de lui accorder son pouvoir législatif, mais malgré une loi d’habilitation qui l’autorise à légiférer par voie d’ordonnance pour la mise en œuvre de son programme, aucun texte d’envergure n’a encore été adopté et les « pleins pouvoirs » ne sont pas encore utilisés. Seule une ordonnance relative au patrimoine routier et une autre portant modification de certaines dispositions de la loi organique relative au régime général des élections et des référendums sont en cours de contrôle de constitutionnalité auprès de la HCC.
Sur le plan financier néanmoins, l’administration Rajoelina a réussi à négocier le décaissement de la quatrième tranche de la Facilité élargie de crédit (FEC). Les performances examinées par le Fonds monétaire international (FMI) sont celles du dernier trimestre 2018, mais les prévisions annoncées avec l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) semblent également avoir convaincu les missionnaires du Fonds quant à la volonté de l’équipe de Rajoelina à engager des réformes.
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RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Un référendum constitutionnel toujours attendu mais plus tard
« Tôt ou tard, il faudra changer la Constitution. Même son auteur n’est pas d’accord avec ce texte ». Les propos sont de Toavina Ralambomahay, homme politique et auteur d’ouvrages politiques. Pour lui, il faudrait, en attendant, que « les citoyens se regroupent pour faire entendre leur avis sur la question ».
Les citoyens n’ont effectivement pas trop eu le temps de s’exprimer sur la question lorsque le président de la République, en conseil des ministres, avait décidé de soumettre une loi constitutionnelle au vote de la population. Jusqu’à ce que la Haute cour constitutionnelle (HCC) donne son avis sur la procédure, le référendum devait avoir lieu le 27 mai, simultanément avec les élections législatives, et les électeurs n’étaient convoqués que quelque cinq semaines plus tôt.
Or, il est important que les citoyens malgaches puissent pleinement participer à la démarche de révision, estime également la société civile. Lors d’une conférence de presse organisée le 26 avril, Benjamin Andriatsimarofy, responsable juridique de la plateforme Rohy, plateforme de la société civile, a soulevé que « la société civile n’est pas du tout contre l’organisation d’un référendum constitutionnel ». Ce que ses membres réclament, par contre, c’est que celui-ci se fasse dans le respect de la loi et de la Constitution, et que les citoyens soient mieux impliqués.
Si l’on s’en tient à l’avis de la HCC, rien ne s’oppose, par ailleurs à un référendum constitutionnel pour réviser la Constitution. Ayant choisi une procédure de révision « rigide », le Constituant a juste imposé certaines règles que le président de la République, l’un des initiateurs possibles de la démarche, doit respecter : l’approbation du texte à soumettre au vote par les ¾ des membres de l’Assemblée nationale et du Sénat réunis en congrès. Dans son avis en date du 25 avril, la juridiction constitutionnelle a indiqué que « le référendum à lui-seul ne suffit pas pour la ratification mais constitue un complément du vote du Parlement ».
Andry Rajoelina, président de la République, a certes regretté dans un tweet publié après la publication de l’avis de la HCC que « l’élan pour le développement ait été freiné », il n’en assure pas moins vouloir respecter la loi et la Constitution. Le référendum devrait donc ne plus avoir lieu comme prévu le 27 mai.
Du côté de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’on n’attend plus que l’annulation du décret de convocation des électeurs pour le référendum qui avait été pris en conseil des ministres le 19 avril. Les préparatifs du scrutin avaient démarré dès la publication du décret, et la CENI avait même déjà bouclé la procédure de répartition des temps de parole sur les chaînes publiques entre les partisans du « Oui » et ceux du « Non ». L’organisation du scrutin, en attendant le décret, est suspendue.
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INSÉCURITÉ : Des commanditaires d’enlèvement arrêtés
Coup de filet de la section de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale de Fiadanana, les 16 et 18 avril derniers. L’équipe de la SRC a arrêté quatre individus soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de kidnapping à Mahitsy et à Ambodimita. Les biens que les suspects avaient achetés grâce aux rançons, qu’ils ont soutirées aux familles de leurs victimes, ont été saisis dans la foulée.
Le 16 avril, c’était un couple recherché pour un braquage au Palais de l’Assemblée nationale en 2012, sous la période de Transition, qui a été interpellé à Mahitsy dans son foyer. Soupçonné d’être commanditaire d’actes de kidnapping visant des hommes d’affaire d’origine indienne et des notables malgaches, le couple a dénoncé ses comparses. Ce qui a amené à l’arrestation de deux autres individus à Ambodimita le 18 avril. L’une des personnes arrêtées ce jour-là n’est autre que l’épouse de Norbert Randriamanana, alias Lama, un autre bandit tristement célèbre pour des affaires de rapt à la fin des années 90 et dans les années 2000.
Parallèlement aux arrestations, la Gendarmerie a procédé à la saisie des biens des suspects, comprenant trois maisons, un terrain d’une superficie de 62 ares, quatre véhicules de marque Hyundai, une Renault Clio et une Nissan Patrol. Selon le commandant Herilalatiana Andrianarisaona, en charge de la communication auprès de la Gendarmerie nationale, les quatre individus arrêtés « appartiennent à un vaste réseau de kidnapping à Madagascar ». « Ils sont à la fois commanditaires et exécutants des rapts », a-t-il poursuivi.
À entendre ce responsable, la gendarmerie a procédé à l’arrestation d’un certain nombre d’auteurs directs ou indirects d’actes de kidnapping ces derniers mois. « L’arrestation des commanditaires obligent les autres acteurs de ce réseau à se cacher, ce qui affaiblit les crimes d’enlèvement au pays », explique-t-il.
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JACQUIS RAKIKY SUR LE PODIUM DU TRAIL DE TWO OCEAN MARATHON
Jacquis Rakiky a participé, le 19 avril dernier, au Trail de Two Ocean Marathon à Cape Town (Afrique du Sud), d’une longueur de 24 km et avec 650 m de dénivelé. L’athlète malgache s’est classé deuxième. Il surprend le public, les organisateurs et les coureurs, car le drapeau malgache a été hissé pour la première fois sur le podium de cette course cinquantenaire ! BRAVO !
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HETSIKA ROHY
Taorian’ny didy navoakan’ny Fitsarana avo momban’ny lalàmpanorenana (HCC) ny amin’ny fikasan’ny Filohan’ny Repoblika Andry Rajoelina hanitsy ny lalampanorenana, dia naneho hevitra mikasika izany ny firaisamonim-pirenena Hetsika Rohy. Nidera izany fanapaha-kevitry ny HCC izany ny mpiandraikitra ny tanora ao amin’ny Rohy, Erico Randriarimalala, ny 26 aprily teny Antaninarenina. Nambarany koa ny tokony hijoroan’ny komity mpikarakara ny fifidianana (CENI) hatrany ao anatin’ny mangarahara.
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FITSAPAN-KEVIBAHOAKA
Andro iray mialohan’ny fisokafan’ny fampielezan-kevitra ho amin’ny fitsapan-kevibahoaka dia naneho ny heviny ny firaisamonim-pirenena Ivotoerana Sampana Anaraha-maso ny Fifidianana, Ivon’ny Demokrasia Ifarimbonana (SAFIDY) sy ny KMF-CNOE, ny alakamisy 25 aprily teny Ambatonakanga sy teny Antanimena. Nanambara ny tompon’andraikitra ara-teknika eo anivon’ny Safidy, Stella Razanamahefa fa hampisavorovoro ny saim-bahoaka ny fanatanterahana ny fitsapan-kevibahoaka.
Nanamafy izany koa ny filoha nasionalin’ny KMF-CNOE, Andoniaina Andriamalazaray. « Natao akamehana ny fitsapan-kevibahoaka. Tokony naka ny hevitry ny Fitsarana avo momban’ny lalam-panorenana ny fitondram-panjakana vao niroso tamin’ny famoahana ny didim-panjakana manainga ny mpifidy », hoy hatrany ny tenany. -

RAPPORT FINAL DES OBSERVATEURS DE L’UNION EUROPÉENNE SUR LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2018
La Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne (MOE-EU) à Madagascar a présenté, ce 24 avril, le rapport final de ses travaux menés durant les deux tours de l’élection présidentielle (07 novembre 2018 et 19 décembre 2018). Le chef de la MOE, Cristian Preda, a tenu à souligner que le rôle des observateurs consiste à émettre des recommandations, sans jamais empiéter sur la souveraineté nationale. Ce dernier a également souligné le respect du verdict des urnes par l’ancien Président de la République, Marc Ravalomanana, candidat malheureux du second tour.


