Catégorie : Politique

  • SOLOMBAVAMBAHOAKA – TOKY NOMENA

    SOLOMBAVAMBAHOAKA – TOKY NOMENA

    60%-n’ny kandida solombavambahoaka avy eto Analamanga no nanao sonia ny « Toky Nomena » na « Charte de bonne conduite », izay notanterahina androany 30 aprily tao amin’ny Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) etsy Ampefiloha. Mbola manana hatramin’ny 5 may ny ambiny hanaovana izany sonia izany. « Mila solombavambahoaka vanona, vonona, sahy, mendrika ny olom-pirenena », izany no teny filamatra noentina hanatanterahina ity hetsika ity.

  • 100 ANDRO, ANDRY RAJOELINA

    100 ANDRO, ANDRY RAJOELINA

    Nanatanteraka tatitra momban’ny asa vita nandritra ny 100 andro nitondrany ny firenena ny Filoha Andry Rajoelina ny 28 aprily teny Mahamasina. Ankoatra ny fitanisana ny zava-bita sy andalam-panatanterahana dia efa nosoritany koa ireo asa miandry ny fitondram-panjakana. Nohamafisiny nandritra io fotoana io ny tsy maintsy irosoana amin’ny fametrahana ny governoram-paritra. Io no miantoka ny fahatanterahan’ireo programan’asa izay nampanantenainy. Nanamafy ihany koa ny tenany fa tsy maintsy foanana ny Antenimierandoholona ary hanaovana fotondrafitrasa ny tetibola izany tokony hampiasainy.

  • BILAN TRIMESTRIEL DE RAJOELINA : Cent jours avec des jours sans

    BILAN TRIMESTRIEL DE RAJOELINA : Cent jours avec des jours sans

    Cent jours sont passés depuis qu’Andry Rajoelina est officiellement revenu au pouvoir. Cent jours qui auront suffi pour comprendre que les choses ne seront pas aussi faciles que prévu.

    « Nous avançons très vite », avait déclaré Andry Rajoelina, président de la République, alors qu’il venait de présenter les membres du gouvernement Ntsay. Entre son investiture, le 19 janvier, et la formation de l’équipe gouvernementale, le 24 janvier, il n’y a eu que cinq jours. Une célérité qui tranche avec le délai qu’a mis son prédécesseur pour nommer son premier ministre au lendemain de son investiture. Hery Rajaonarimampianina, ancien chef de l’État, a en effet dû attendre près de trois mois pour avoir son équipe au complet.

    Mais la vitesse que le chef de l’État voulait donner à son train de l’émergence s’est heurtée à un certain nombre de difficultés. En témoigne la marche arrière qu’il a dû opérer dans la révision de la Constitution, alors que c’était, avait-il assuré, l’une des étapes, sinon une étape essentielle de la concrétisation de deux de ses principaux « velirano », serments, prononcés durant la campagne électorale : la mise en place d’une décentralisation effective et la suppression du Sénat.

    « Hélas, nous sommes aujourd’hui freinés dans notre élan pour la réalisation de la décentralisation effective », devait-il avouer, alors que la HCC venait d’annoncer que la révision de la Constitution devait d’abord passer par l’approbation du Parlement avant d’être soumise à référendum. La suppression du Sénat jugée budgétivore, une autre promesse électorale, doit donc également attendre.

    Des « velirano » à concrétiser

    Le « vary mora », riz importé vendu à bas prix aux ménages vulnérables, est bien arrivé au pays et a commencé à être vendu auprès des fokontany, mais ni l’électricité, ni les carburants n’ont pour l’instant connu une baisse des prix comme cela a été promis. Des mesures ont été annoncées, telles que la révision des contrats avec les fournisseurs, ou encore l’élaboration d’une nouvelle structure des prix des carburants, mais aucune des négociations n’a encore abouti au bout de cent jours. Pire, les coupures d’eau et d’électricité constituent encore le lot quotidien de nombreux foyers.

    Quelques promesses électorales en matière de lutte contre l’insécurité, telles que le renforcement des équipements des gendarmes ou l’implantation de puces électroniques sur les zébus, ont commencé à se réaliser mais prennent du temps à se mettre définitivement en place. Ainsi, les drones ou encore les véhicules 4×4 « capables de rouler dans l’eau et de franchir des montagnes » ont été présentés au public en marge du défilé ayant suivi la première revue militaire du nouveau président de la République, mais les hélicoptères annoncées n’ont toujours pas atterri au pays. Des échantillons de puces électroniques pour les zébus ont été présentés au grand public en mars par le Directeur général des projets présidentiels, mais le programme en est encore à ce stade des échantillons et n’ont pas encore atteint les éleveurs.

    Pour le salaire minimum annoncé à 200 000 ariary dès l’accession au pouvoir du nouveau chef de l’État, les discussions entre le syndicat et le patronat sont encore actuellement en cours. La ministre en charge du Travail, Gisèle Ranampy a juste précisé que dès que ces deux parties tombent d’accord, l’État engagera les démarches administratives pour que le salaire minimum promis par le président de la République devienne une réalité.

    En matière d’infrastructure, l’administration Rajoelina se contente pour l’heure de repasser derrière les travaux déjà lancés par le précédent gouvernement. Pour ne citer que l’exemple des travaux de réhabilitation de la route Ambilobe-Vohémar ont été inaugurés une deuxième fois en avril, alors qu’en août 2018, l’ancien président Hery Rajaonarimampianina les avait déjà officiellement lancés.

    Pleins pouvoirs

    Pour les « buildings », les « trano mora » ou habitation à coût modéré, et les nouvelles villes, une annonce d’expropriation a été faite en février pour y établir les premiers immeubles. Mais le projet ne s’est pas encore concrétisé pour l’instant. Le ministère en charge de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics vient néanmoins de réunir l’ordre des architectes, ce quelques jours avant le bilan du 100ème jour de mandat, afin de discuter des éventuelles implications des professionnels dans la réalisation des projets et promesses présidentielles.

    La lutte contre la corruption ou le trafic des ressources naturelles a connu quelques avancées avec quelques arrestations de « gros bonnets », mais les diverses actions menées en ce sens semblent davantage s’apparenter à de la chasse aux sorcières visant des adversaires politiques qu’un véritable engagement contre l’impunité. En matière de gouvernance, par ailleurs, les vindictes populaires et les émeutes n’ont pas cessé, sans que les nouveaux dirigeants trouvent des solutions pérennes à leurs causes.

    Andry Rajoelina a bien demandé au Parlement de lui accorder son pouvoir législatif, mais malgré une loi d’habilitation qui l’autorise à légiférer par voie d’ordonnance pour la mise en œuvre de son programme, aucun texte d’envergure n’a encore été adopté et les « pleins pouvoirs » ne sont pas encore utilisés. Seule une ordonnance relative au patrimoine routier et une autre portant modification de certaines dispositions de la loi organique relative au régime général des élections et des référendums sont en cours de contrôle de constitutionnalité auprès de la HCC.

    Sur le plan financier néanmoins, l’administration Rajoelina a réussi à négocier le décaissement de la quatrième tranche de la Facilité élargie de crédit (FEC). Les performances examinées par le Fonds monétaire international (FMI) sont celles du dernier trimestre 2018, mais les prévisions annoncées avec l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) semblent également avoir convaincu les missionnaires du Fonds quant à la volonté de l’équipe de Rajoelina à engager des réformes.

  • RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Un référendum constitutionnel toujours attendu mais plus tard

    RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Un référendum constitutionnel toujours attendu mais plus tard

    « Tôt ou tard, il faudra changer la Constitution. Même son auteur n’est pas d’accord avec ce texte ». Les propos sont de Toavina Ralambomahay, homme politique et auteur d’ouvrages politiques. Pour lui, il faudrait, en attendant, que « les citoyens se regroupent pour faire entendre leur avis sur la question ».

    Les citoyens n’ont effectivement pas trop eu le temps de s’exprimer sur la question lorsque le président de la République, en conseil des ministres, avait décidé de soumettre une loi constitutionnelle au vote de la population. Jusqu’à ce que la Haute cour constitutionnelle (HCC) donne son avis sur la procédure, le référendum devait avoir lieu le 27 mai, simultanément avec les élections législatives, et les électeurs n’étaient convoqués que quelque cinq semaines plus tôt.

    Or, il est important que les citoyens malgaches puissent pleinement participer à la démarche de révision, estime également la société civile. Lors d’une conférence de presse organisée le 26 avril, Benjamin Andriatsimarofy, responsable juridique de la plateforme Rohy, plateforme de la société civile, a soulevé que « la société civile n’est pas du tout contre l’organisation d’un référendum constitutionnel ». Ce que ses membres réclament, par contre, c’est que celui-ci se fasse dans le respect de la loi et de la Constitution, et que les citoyens soient mieux impliqués.

    Si l’on s’en tient à l’avis de la HCC, rien ne s’oppose, par ailleurs à un référendum constitutionnel pour réviser la Constitution. Ayant choisi une procédure de révision « rigide », le Constituant a juste imposé certaines règles que le président de la République, l’un des initiateurs possibles de la démarche, doit respecter : l’approbation du texte à soumettre au vote par les ¾ des membres de l’Assemblée nationale et du Sénat réunis en congrès. Dans son avis en date du 25 avril, la juridiction constitutionnelle a indiqué que « le référendum à lui-seul ne suffit pas pour la ratification mais constitue un complément du vote du Parlement ».

    Andry Rajoelina, président de la République, a certes regretté dans un tweet publié après la publication de l’avis de la HCC que « l’élan pour le développement ait été freiné », il n’en assure pas moins vouloir respecter la loi et la Constitution. Le référendum devrait donc ne plus avoir lieu comme prévu le 27 mai.

    Du côté de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’on n’attend plus que l’annulation du décret de convocation des électeurs pour le référendum qui avait été pris en conseil des ministres le 19 avril. Les préparatifs du scrutin avaient démarré dès la publication du décret, et la CENI avait même déjà bouclé la procédure de répartition des temps de parole sur les chaînes publiques entre les partisans du « Oui » et ceux du « Non ». L’organisation du scrutin, en attendant le décret, est suspendue.

  • HETSIKA ROHY

    HETSIKA ROHY

    Taorian’ny didy navoakan’ny Fitsarana avo momban’ny lalàmpanorenana (HCC) ny amin’ny fikasan’ny Filohan’ny Repoblika Andry Rajoelina hanitsy ny lalampanorenana, dia naneho hevitra mikasika izany ny firaisamonim-pirenena Hetsika Rohy. Nidera izany fanapaha-kevitry ny HCC izany ny mpiandraikitra ny tanora ao amin’ny Rohy, Erico Randriarimalala, ny 26 aprily teny Antaninarenina. Nambarany koa ny tokony hijoroan’ny komity mpikarakara ny fifidianana (CENI) hatrany ao anatin’ny mangarahara.

  • FITSAPAN-KEVIBAHOAKA

    FITSAPAN-KEVIBAHOAKA

    Andro iray mialohan’ny fisokafan’ny fampielezan-kevitra ho amin’ny fitsapan-kevibahoaka dia naneho ny heviny ny firaisamonim-pirenena Ivotoerana Sampana Anaraha-maso ny Fifidianana, Ivon’ny Demokrasia Ifarimbonana (SAFIDY) sy ny KMF-CNOE, ny alakamisy 25 aprily teny Ambatonakanga sy teny Antanimena. Nanambara ny tompon’andraikitra ara-teknika eo anivon’ny Safidy, Stella Razanamahefa fa hampisavorovoro ny saim-bahoaka ny fanatanterahana ny fitsapan-kevibahoaka.
    Nanamafy izany koa ny filoha nasionalin’ny KMF-CNOE, Andoniaina Andriamalazaray. « Natao akamehana ny fitsapan-kevibahoaka. Tokony naka ny hevitry ny Fitsarana avo momban’ny lalam-panorenana ny fitondram-panjakana vao niroso tamin’ny famoahana ny didim-panjakana manainga ny mpifidy », hoy hatrany ny tenany.

  • RAPPORT FINAL DES OBSERVATEURS DE L’UNION EUROPÉENNE SUR LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2018

    RAPPORT FINAL DES OBSERVATEURS DE L’UNION EUROPÉENNE SUR LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2018

    La Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne (MOE-EU) à Madagascar a présenté, ce 24 avril, le rapport final de ses travaux menés durant les deux tours de l’élection présidentielle (07 novembre 2018 et 19 décembre 2018). Le chef de la MOE, Cristian Preda, a tenu à souligner que le rôle des observateurs consiste à émettre des recommandations, sans jamais empiéter sur la souveraineté nationale. Ce dernier a également souligné le respect du verdict des urnes par l’ancien Président de la République, Marc Ravalomanana, candidat malheureux du second tour.

  • FITSAPAN-KEVIBAHOAKA

    FITSAPAN-KEVIBAHOAKA

    Herinandro latsaka, mialoha ny fiantombohan’ny fampihelezan-kevitra ny amin’ny Fitsapan-kevibahoaka, ny 27 may, dia nanambara ny talen’ny fampiofanana ara-pifidianana sy ny serasera eo anivon’ny Komity mpikarakara ny fifidianana (CENI), ny 24 aprily teny Nanisana, fa anjaran’ny governemanta ny mametraka ny tetibola rehetra ikarakarana ny fifidianana fa ny an’ny CENI kosa dia ny fikarakarana ara-teknika sy ny ara-materialy ihany. Tsy nahitana ny solotenan’ireo izay mampanao eny, na ireo izay mitsipaka ny fanovana ny Lalampanorenana kosa teny an-toerana nandritra ny fanaovana ny hatsapaka mahakasika ny filaharana eo amin’ny fandefasana horonam-peo amin’ny haino aman-jerim-pirenena.

  • ÉLECTIONS : Des Russes font parler d’eux lors la présidentielle de 2018

    ÉLECTIONS : Des Russes font parler d’eux lors la présidentielle de 2018

    La diffusion d’une enquête diffusée par British broadcasting corporation (BBC), basé à Londres, lundi, donne d’autres détails croustillants sur la présence, et l’intervention, de ressortissants russes à la présidentielle de 2018.

    Le pasteur et candidat André Christian Dieu Donné Mailhol avait déjà clamé le « soutien russe » à sa campagne lors de la présidentielle de 2018. Cette fois-ci, il livre des éléments concrets de ses contacts avec des Russes. «Le paiement était cash (…) C’est eux qui ont payé la caution de l’élection (…) Ils m’ont proposé de signer un document : « Vous êtes huit à neuf candidats soutenus par les Russes, si l’un de vous arrivent en premier, vous allez tous soutenir ce candidat ». Comme je savais que j’arriverais premier, j’ai signé », a-t-il confié.

    Le candidat Jean Omer Beriziky confirme la démarche. « Je pense qu’ils ont approché plusieurs candidats, y compris moi. Ils m’ont demandé si j’étais prêt à ouvrir la diplomatie malgache vers d’autres horizons. J’ai répondu, mais bien évidemment. Et ils ont dit : nous allons vous aider », soutient l’ancien Premier ministre. Ce dernier livre même le montant promis par ces ressortissants russes : « À peu près deux millions de dollars. Ils ont même dit que c’était insuffisant. Qu’ils allaient donner un peu plus ».

    L’ancien chef du gouvernement évoque des demandes particulières formulées par leur donateur. « Ils décident de ce que nous devons faire, et nous devons juste le faire. Nous devons exécuter », témoigne dans l’enquête Onja Rasamimanana, responsable de campagne de Jean Omer Beriziky. Plus tard, une demande de retrait de candidature a été formulée, concède encore Jean Omer Beriziky. Celui-ci affirme avoir été invité à apporter son soutien à un autre candidat, une requête qu’il n’a pas acceptée.

    Toujours est-il qu’à l’époque, une seule candidate, Saraha Rabeharisoa, s’est désistée durant la campagne au profit du candidat Andry Rajoelina. L’enquête ne fait cependant pas le lien entre ce désistement et la requête russe même si la candidate fait partie des candidats ayant participé à un événement censé avoir été organisé et financé par les Russes durant la période de pré-campagne. Contactée, Saraha Raberisoa n’a pas pu être jointe au téléphone. Le candidat, plus tard élu à la tête de l’État, Andry Rajoelina, avait été interrogé dans l’enquête diffusée par BBC. Ce dernier avait précisé qu’il n’est « pas candidat d’un pays » mais celui « de tout le monde » et « du peuple malgache », sans répondre à la question relative au soutien russe à sa campagne.

    L’on attend ainsi le rapport de la Commission de contrôle du financement de la vie politique, pour en savoir plus sur l’origine des fonds utilisés par les candidats. Ladite commission contrôle, entre autres, la légalité des recettes perçues et le caractère électoral des dépenses effectuée. Toujours est-il que les financements en provenance de l’étranger, à condition qu’ils n’émanent pas d’un État n’est pas interdit par la loi malgache. Les dispositions initiales qui avaient formulé cette interdiction avaient été contestées sur la Place du 13 Mai, puis avaient été jugées « anticonstitutionnelles » par la Haute cour constitutionnelle (HCC).

    Pour l’heure, des zones d’ombres entourent encore cette présence russe, privée ou pas, à la présidentielle. « À cette époque, je ne savais pas qui les a envoyés. Mais ils étaient Russes. Je ne sais pas si c’est l’État russe, le gouvernement russe, ou des sociétés, tout ce que je sais c’est qu’ils viennent ici pour me soutenir, et je ne vais pas chercher midi à 14 heures », concède le pasteur André Christian Dieu Donné Mailhol .

    Andreï Soshnikov, correspondant de BBC Afrique en Russie, donne son impression sur les activités de certains ressortissants russes à Madagascar. « Il y a des possibilités que ces gens soient des touristes. Mais c’est un type spécial de vacances parce qu’ils visitent un pays pendant les élections, et cela paraît plus que des vacances, plus que du tourisme. Parce que les Russes sont engagés dans un processus intéressant en Afrique actuellement », avance-t-il dans le reportage.

    « Sale boulot »

    Andreï Soshnikov s’avance un peu sur les possibles intérêts des personnalités présentes dans la Grande île durant la présidentielle. « Est-ce que vous pensez qu’ils ont des intérêts personnels en Afrique ? Qu’ils en ont quelque chose à faire de Madagascar, que Madagascar est leur choix ? Pas du tout. Ce sont juste des gens que l’on peut recruter pour faire n’importe quel travail, le sale boulot pendant les élections », observe-t-il, alors que l’identité des « recruteurs » n’est pas explicite. « Ils viennent à Madagascar pour soutenir quelques candidats, pour travailler contre quelques candidats, pour faire un deal avec le futur gouvernement », poursuit-il. Toujours selon le reportage diffusé sur BBC, l’un des individus cités n’a pas commenté l’affaire. Un autre évoque sa présence « pour une étude socio-économique » car il « n’a pas le droit d’influencer mais d’observer ».

    La présence russe durant la période électorale ne se limite pas au soutien aux candidats. Parallèlement à des contacts et des accords évoqués par ces derniers, une ONG russe était aussi active dans la Grande île durant la campagne électorale. Il s’agit de l’Organisation internationale d’observation des élections (CIS-EMO), qui avait envoyé des Russes et des ressortissants africains dans sa délégation. L’équipe avait, entre autres, organisé le programme de sondage à la sortie des urnes ou « exit poll », pourtant interdit par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et d’un atelier sur les élections.

    Ce n’est pas la première fois que la présence russe lors de la présidentielle de 2018 est évoquée par la presse internationale. Le journal britannique, The Times, évoquant des journalistes d’investigation, avait déjà publié un sujet sur la question, plaçant le cas malgaches dans une large activité russe organisée en Afrique, au mois de mars.

    Mais le débat sur cette présence russe n’est pas seulement limitée en Afrique. The Times rapporte des « allégations d’ingérence dans les élections occidentales, ce que nie le Kremlin ». L’on se souvient par exemple de l’histoire qui a défrayé les chroniques sur une présumée influence russe lors de la présidentielle américaine de 2016 dans un contexte de tensions, à travers des crises comme en Ukraine, en Syrie ou en Libye, provocant certaines remarques des pays occidentaux envers le pays de Vladimir Poutine.

    Pour en revenir au cas malgache, au-delà de la période électorale, les relations diplomatiques entre la Russie et Madagascar, ont connu un regain d’activités ces derniers temps. Hery Rajaonarimampianina, alors président de la République, s’est déplacé à Moscou pour un road-show économique, en présence de plusieurs ministres russes dont Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, en mars 2018. Le chef adjoint d’état-major général des forces armées russes est, par exemple, venu à Antananarivo lors de la signature d’un protocole d’accord militaire avec la Grande île.

    Dans l’actualité de 2018, l’on a pu noter également le bref échange entre l’ancien président, devenu plus tard candidat Didier Ratsiraka, avec le président russe Vladimir Poutine en marge de la Coupe du monde de football en Juillet 2018. La rencontre avait été rapportée par le site Web officiel de l’ancien chef de l’État. L’accroissement de l’intérêt économique russe est aussi palpable. La présence récente de société Ferrum mining, par le biais d’une joint venture, au sein de Kraoma mining, pour l’exploitation de chrome, en est l’illustration.

  • ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : APPUI SUPPLÉMENTAIRE DE LA NORVÈGE

    ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : APPUI SUPPLÉMENTAIRE DE LA NORVÈGE

    Le Royaume de la Norvège confirme son appui au processus électoral à Madagascar. Le pays apporte une contribution additionnelle de 350 000 dollars dans le basket found du projet Sacem (Soutien Au Cycle Électoral de Madagascar). La Représentante Résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), Marie Dimond a affirmé, ce 03 avril à Alarobia que ces ressources serviront notamment à financer les formations des équipes dans les antennes de la Ceni. Ce budget sera également utilisé pour accélérer la transmission des résultats des scrutins du 27 mai.