Catégorie : Social

  • EMPLOI – Madagascar et Maurice renforcent l’encadrement de la mobilité des travailleurs malgaches

    EMPLOI – Madagascar et Maurice renforcent l’encadrement de la mobilité des travailleurs malgaches

    Mieux encadrer la mobilité des travailleurs malgaches et trouver des solutions à la problématique des ressortissants malgaches en situation irrégulière à Maurice. Madagascar et Maurice renforcent leur coopération dans le domaine de l’emploi. Pour une durée de trois ans, une convention-cadre de coopération entre le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique Denis Franconio Mac et le président de la Chambre de commerce et d’industrie Maurice-Madagascar (CCIMM) Claudino Rojo Andrianasolo a été signée mardi.

    L’accord vise à favoriser l’emploi, renforcer les compétences des travailleurs malgaches et faciliter leur accès au marché du travail mauricien dans un cadre légal et sécurisé. Dans le cadre de cette coopération, le ministère assurera l’accompagnement administratif et juridique des travailleurs malgaches souhaitant partir travailler à l’étranger. Il sera également chargé de les informer sur les opportunités d’emploi, de suivre les procédures de recrutement et, surtout, de veiller à la protection des droits des travailleurs migrants malgaches.

    De son côté, la CCIMM facilitera les échanges entre les institutions publiques, les entreprises et les acteurs du recrutement. Elle contribuera également à faire connaître les besoins du marché du travail mauricien ainsi que les offres d’emploi disponibles, tout en soutenant la valorisation des compétences malgaches sur le marché international.

    Ce rapprochement fait suite aux échanges entre le ministre malgache du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique, Denis Franconio Mac, et ministre du Travail et des Relations industrielles de l’île Maurice, Muhammad Reeza Cassam Uteem, lors de la visite de ce dernier à Antananarivo le 13 août, à l’issue du Moris-Mada Business Connect Summit.

    Lors de la rencontre, la situation des ressortissants malgaches travaillant à Maurice sans documents avait été évoquée. Les deux parties avaient convenu de rechercher des solutions spécifiques pour ces travailleurs. Le ministre mauricien avait également exprimé le souhait de finaliser, dès cette année, un accord entre Madagascar et Maurice sur la migration professionnelle.

    Les deux ministères rappellent par ailleurs aux Malgaches souhaitant travailler à Maurice l’importance de disposer d’un permis de travail (Work Permit). Les employeurs mauriciens sont également appelés à ne pas recruter de travailleurs malgaches via des visas touristiques.

  • FAHAPOIZINANA ARA-TSAKAFO – Olona enina amby telopolo notsaboina tao amin’ny hopitaly HJRA taorian’ny fihinanana kopoze sy mofo sesika teny Ambatomaro

    FAHAPOIZINANA ARA-TSAKAFO – Olona enina amby telopolo notsaboina tao amin’ny hopitaly HJRA taorian’ny fihinanana kopoze sy mofo sesika teny Ambatomaro

    Sakafo nitondra aretina. Olona miisa enina amby telopolo farafahakeliny no notsaboina tao amin’ny hopitaly Joseph Ravoahangy Andrianavalona Ampefiloha, tamin’ny faran’ny herinandro teo, taorian’ny fihinanana kômpôze sy mofo sesika (sandwich) novidina tao amin’ny toeram-pivarotana iray teny Ambatomaro. Voatery nakatona vonjimaika ilay toeram-pivarotana, ary nalaina ny menaka nampiasaina tamin’ny fanamboarana maiônezy mba hatao fitiliana eny amin’ny laboratoara.

    Olona nihinana sakafo teo amin’ilay toeram-pivarotana, ny zoma hariva, no voalaza fa tratran’ny fahapoizinana ara-tsakafo araka ny fanazavana avy amin’ny ministeran’ny Varotra sy fanjifana. Niseho ny soritr’aretina voalohany nanomboka ny sabotsy maraina ka ny hariva vao namonjy hopitaly. Nisy nampodiana ny alahady maraina saingy mbola tsy salama dia naverina ny alahady hariva.

    « Olona 33 no tonga teny amin’ny hopitaly ny sabotsy. Nalefa nody daholo izy ireo rehefa nahazo fitsaboana sahaza azy ireo afa-tsy roa izay nahitana fahasarotana”, hoy i Yolandine Nambohoe Venon, talen’ny fiarovana ny mpanjifa (DPC) eo anivon’ny minisiteran’ny Varotra sy ny fanjifana. Raha ny fanazavany dia “aretina hafa” tao amin’ireto marary roa ireto no nahatonga ny fahasarotana fa tsy Ilay fahapoizinana ara-tsakafo.

    Ankoatra izay dia mbola naverina tany amin’ny hopitaly indray ny iraika ambin’ny folo tamin’ireo nampodiana, ary nisy ihany koa marary telo vaovao. Nidina teny an-toerana ny ekipan’ny minisiteran’ny Varotra sy ny fanjifana mba hanao ny fanamarinana voalohany taorian’ny nahitana ny soritr’aretina tamin’ireo olona nihinana ireo sakafo ireo.

    Tsy nisy ambin’ireo sakafo nohanin’ireo olona voakasika azo nalaina hanaovana fitiliana anefa nandritra ny fitsirihana. Tsy nahitana vokatra efa lany daty ihany koa ka ny menaka fampiasa amin’ny fanamboarana maionezy no nankana santionany nalefa hotiliana eny amin’ny laboratoara fanaovana fitsirihana ny kalitaon’ny sakafo ASCQSDA ao amin’ny ministeran’ny Fahasalamam-bahoaka.

    Nalefa tamin’ny alatsinainy teo ilay santionany menaka hotiliana izay mety haharitra 72 ora raha ny fanazavana. Noho izany, mbola tsy azo hamarinina amin’izao fotoana izao ny fifandraisan’ilay menaka amin’ity tranga fahapoizinana ara-tsakafo ahiahiana ity. Mitohy ny fanadihadiana hamantarana ny tena niavian’ny tranga.

  • AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE – Des réflexions et des échanges en cours sur la création d’une nouvelle ville en partenariat avec l’Egypte

    AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE – Des réflexions et des échanges en cours sur la création d’une nouvelle ville en partenariat avec l’Egypte

    Et si la future nouvelle ville malgache était fondée en collaboration avec les Égyptiens ? Des réflexions et des échanges sont en cours entre Madagascar et l’Égypte autour de la création d’un nouveau pôle urbain. Le projet en est encore à ses premières étapes et le site d’implantation n’a pas encore été arrêté, mais le ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers indique que les promoteurs égyptiens seraient prêts à investir dans le projet.

    Le sujet a été au centre de la rencontre qui a eu lieu entre le ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, le général Lylyson René de Rolland, et l’ambassadrice de la République arabe d’Égypte à Madagascar, Rabab Said Abdou Abdelhadin, lundi à Anosy. La diplomate égyptienne aurait manifesté les dispositions de son pays à accompagner Madagascar dans la concrétisation de cette initiative.

    Le projet prévoit notamment de contribuer au désengorgement des zones urbaines, à la réduction des embouteillages et à l’amélioration des conditions de vie des populations concernées. L’idée s’inscrit dans le prolongement du déplacement en Égypte, fin juillet, du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina. Au cours de ce séjour, le chef de l’État a visité la “Nouvelle Capitale Administrative” (NCA) de l’Egypte, développée par l’Administrative Capital for Urban Development (ACUD), à une quarantaine de kilomètres du Caire.

    Le chef de l’Etat a semblé particulièrement séduit par le nouveau pôle urbain égyptien. Il s’est notamment renseigné sur la manière dont le projet a été conçu et conduit, ainsi que sur le travail réalisé par les ingénieurs et les entreprises égyptiennes. La délégation malgache a pu s’enquérir du modèle de développement de cette nouvelle ville, qui accueille notamment des infrastructures administratives et de grands équipements.

    À ce stade, aucune localisation précise n’est toutefois annoncée pour la future ville malgache. Parmi les pistes évoquées figure la possibilité d’y transférer certains bureaux administratifs de l’État, ce qui pourrait contribuer à décongestionner certaines zones urbaines. Le ministère se dit disposé à accompagner les investisseurs et opérateurs porteurs de projets susceptibles de contribuer au développement du pays. Il insiste toutefois sur la nécessité de respecter la législation en vigueur et accorde une attention particulière à la sécurisation du foncier dans la mise en œuvre de ces projets.

  • SANTÉ – Un barrage sanitaire installé à Maroantsetra après un cas suspect de Mpox à bord d’un navire en provenance de Toamasina

    SANTÉ – Un barrage sanitaire installé à Maroantsetra après un cas suspect de Mpox à bord d’un navire en provenance de Toamasina

    Prévention. Un barrage sanitaire a été mis en place à Maroantsetra, dans la région d’Ambatosoa, après la découverte de la présence d’une personne suspectée d’être atteinte de la Mpox à bord d’un navire en provenance de Toamasina. Le dispositif vise à prévenir une éventuelle propagation de la maladie dans le district et les zones environnantes.

    L’Organe mixte de conception (OMC), conduite par le représentant du préfet, s’est rendue immédiatement sur place avec les agents de santé dirigés par Dr Patino Larissa Tamby, médecin inspecteur par intérim. La surveillance des passagers et des membres de l’équipage a été renforcée. Les gestes barrières et les mesures de prévention ont également été rappelés et appliqués.

    Cette vigilance intervient alors que Toamasina apparaît désormais comme le principal foyer de Mpox à Madagascar. Au cours des quatre dernières semaines, Toamasina I a enregistré 121 cas, soit le nombre le plus élevé parmi les districts touchés, selon les statistiques du ministère de la Santé publique. Antsiranana I arrive en deuxième position avec 39 cas, devant Tolagnaro avec 29 cas, Antananarivo avec 23 cas et Manakara avec 15 cas.

    La semaine dernière, 156 cas confirmés ont été recensés dans 20 districts, dont 85 à Toamasina I, souligne le Professeur Mamy Randria, incident manager du Centre d’opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national au sein du ministère de la Santé publique, lundi.

    D’après le dernier bilan du ministère, Madagascar a enregistré au total 5 196 cas de Mpox, dont 3 436 cas confirmés, depuis le 18 décembre 2025. Parmi eux, 2 522 personnes sont guéries et 22 décès ont été recensés. Un nouveau cas a par ailleurs été signalé à Tolagnaro le 16 août.

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  • MÉTÉOROLOGIE – Les pluies liées à une perturbation subtropicale se poursuivront jusqu’à mardi sur la Grande île

    MÉTÉOROLOGIE – Les pluies liées à une perturbation subtropicale se poursuivront jusqu’à mardi sur la Grande île

    Des précipitations inattendues en ces périodes hivernales. Plusieurs localités de la Grande île ont été surprises par des pluies depuis jeudi et ce week-end. Des pluies qui, à en croire les services météorologiques, se poursuivront jusqu’à mardi sur plusieurs régions. Elles sont liées à une perturbation subtropicale située au sud du Canal de Mozambique, explique un prévisionniste de la direction générale de la météorologie. C’est cette perturbation, caractérisée par une zone de basse pression atmosphérique, qui favorise la formation de nuages sur la partie orientale de la Grande Île et qui est à l’origine des précipitations enregistrées dans plusieurs régions depuis jeudi.

    Ce lundi, des pluies sont encore attendues sur l’ensemble des Hautes Terres ainsi que dans la région Alaotra-Mangoro. Elles pourraient localement prendre un caractère orageux dans l’est de Vakinankaratra, ainsi que dans les régions Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Ihorombe, Vatovavy, Fitovinany et Atsimo Atsinanana. Mardi matin, de faibles pluies sont encore prévues dans la région Analamanga et sur l’ensemble des Hautes Terres. Dans l’après-midi, les précipitations devraient progressivement se limiter à l’ouest d’Analamanga, sous forme d’averses localisées.

    “À partir de mercredi, le temps devrait redevenir globalement sec sur l’ensemble de l’île. Les températures remonteront progressivement à partir de cette journée”, indique le prévisionniste. La Direction générale de la météorologie rappelle toutefois que Madagascar reste en période hivernale, une saison fraîche qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois de septembre. Des épisodes pluvieux restent aussi possibles au cours de cette période.

  • RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT – Deux jeunes femmes malgaches parmi les six nominés des Trophées de l’innovation 2026 de l’IRD

    RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT – Deux jeunes femmes malgaches parmi les six nominés des Trophées de l’innovation 2026 de l’IRD

    Focus sur les femmes, l’environnement et l’innovation. Deux projets malgaches axés sur ces thématiques figurent parmi les six initiatives retenues pour les Trophées de l’innovation 2026 de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Larissa Valisoaniaretana et Toziny Viva Elianah porteront les couleurs de Madagascar lors de cette édition, placée sous le thème “Changer le quotidien, bâtir l’avenir, une recherche engagée pour les femmes et les filles”.

    Larissa Valisoaniaretana, doctorante et membre d’une équipe de recherche partenaire externe, défend le projet Sebio, consacré à la conception de protections hygiéniques à partir de fibres végétales locales, notamment celles du bananier, du papyrus et de la cellulose de manioc. Son projet ambitionne de transformer des résidus agricoles en produits sûrs, accessibles et durables, tout en développant une filière fondée sur les ressources renouvelables.

    “Notre ambition est de réussir le transfert technologique des résultats de la recherche vers la société en développant une production durable et en structurant une filière biosourcée créatrice de valeur”, explique-t-elle. Une démarche qui pourrait, à terme, être adaptée à Madagascar, mais aussi à d’autres régions confrontées aux mêmes enjeux d’hygiène menstruelle et environnementale. Pour elle, cette candidature constitue également “une opportunité unique de valoriser nos ressources renouvelables et d’accélérer l’impact sociétal de notre innovation pour les femmes”.

    De son côté, Toziny Viva Elianah, jeune chercheuse au LMI Mikaroka, mise sur les ressources naturelles et l’autonomisation des femmes rurales avec Mihary Vondro. Le projet accompagne les femmes de Belalanda dans l’exploitation durable du vondro (jonc ou Typha angustifolia), tout en prévoyant la mise en place d’un label de qualité, d’une épargne mobile, d’activités apicoles et la transformation des résidus en briquettes énergétiques.

    Selon la jeune chercheuse, “le prix “Agir maintenant” sera très utile dans la concrétisation des solutions co-construites avec les communautés locales, prêtes à être déployées sur le terrain et à avoir un impact tangible et rapide”.

    Les deux jeunes chercheuses font partie des six nominés issus de Madagascar, de l’Inde, de l’Équateur, du Cameroun et du Burkina Faso/Gambie. Elles bénéficieront d’un accompagnement en entrepreneuriat, en prise de parole et en valorisation de leurs projets. Ces derniers seront également présentés en 180 secondes devant un jury international.

    Deux lauréats seront ensuite désignés dans les catégories “Agir maintenant”, dédiée aux innovations concrètes et déployables améliorant le quotidien des femmes et des filles, et “Transformer demain”, qui récompense des projets visionnaires capables de transformer en profondeur les modèles existants.

  • TRAVAIL – Offrir et promouvoir des emplois décents pour les adultes pour mieux protéger les enfants

    TRAVAIL – Offrir et promouvoir des emplois décents pour les adultes pour mieux protéger les enfants

    La lutte contre le travail des enfants passe aussi par l’amélioration des conditions de travail et des revenus des adultes. C’est l’un des principaux constats mis en avant vendredi à Anosy, lors de la célébration nationale de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée chaque année le 12 juin. “La place de l’enfant est à l’école et non au travail”, ont plusieurs fois rappelé les participants aux échanges organisés dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères.

    Les échanges ont alors particulièrement insisté sur le lien entre travail décent des adultes, revenus des ménages et protection des enfants. L’accès des parents à des emplois stables et correctement rémunérés peut réduire la nécessité de faire travailler les enfants et favoriser leur maintien à l’école. “Lorsque les adultes disposent d’un travail décent et de revenus suffisants, le recours au travail des enfants peut diminuer, car les parents ont davantage les moyens de maintenir leurs enfants à l’école”, a souligné la représentante des travailleurs présente à la rencontre.

    Le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Franconio Denis Mac, a également établi ce lien avec les mesures sociales et économiques mises en œuvre par l’État. Selon lui, l’amélioration des conditions sociales et du pouvoir d’achat contribue à prévenir le travail des enfants. L’augmentation du salaire minimum dans le secteur privé fait partie des mesures citées par le ministre. L’amélioration des rémunérations et des indemnités des agents publics, ainsi que la promotion de l’emploi pour les personnes qui ne sont intégrées ni dans la fonction publique ni dans le secteur privé, figurent également parmi les actions évoquées. “Lorsque les conditions sociales à Madagascar seront améliorées, le travail des enfants disparaîtra de lui-même”, a déclaré le ministre.

    Les acteurs présents à la commémoration ont toutefois souligné que l’amélioration des revenus des ménages ne peut constituer à elle seule une réponse au phénomène. La lutte contre le travail des enfants nécessite également des mesures en matière d’éducation, de protection sociale, de contrôle du travail et de prise en charge des enfants exposés aux activités dangereuses.

    À Madagascar, la pauvreté, les inégalités, l’exclusion scolaire, la vulnérabilité des ménages et l’insuffisance de la protection sociale figurent parmi les facteurs qui peuvent pousser des enfants à travailler. Selon les données de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) 2025, un enfant sur quatre est concerné par le travail. Parmi les enfants qui travaillent, un sur quatre exerce une activité dangereuse, notamment dans les secteurs minier et touristique.

    À l’échelle mondiale, l’Organisation internationale du travail (OIT) estime à 138 millions le nombre d’enfants concernés par le travail, dont 54 % sont exposés à des activités dangereuses pour leur santé. L’Afrique subsaharienne reste particulièrement touchée par le phénomène. L’objectif international d’éliminer le travail des enfants d’ici 2025 n’ayant pas été atteint, les efforts devront être renforcés au cours des prochaines années.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les autorités lancent les travaux de construction d’un campus universitaire dans l’Amoron’i Mania

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les autorités lancent les travaux de construction d’un campus universitaire dans l’Amoron’i Mania

    Bientôt un nouveau campus universitaire dans l’Amoron’i Mania. La première pierre du campus universitaire de la région a été posée le 15 août à Ankadinanahary, à Ambositra. Les travaux doivent permettre une mise en service de l’infrastructure en juillet 2027, indique le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres).

    Le futur campus pourra accueillir jusqu’à 1 500 étudiants. Il comprendra quatre bâtiments pédagogiques, des bureaux administratifs, un grand amphithéâtre, une salle de conseil, une bibliothèque et une cafétéria, indique le Mesupres. Une cité universitaire est également prévue à Ankorombe. Elle comprendra notamment un dortoir de type R+2 pouvant accueillir 472 étudiants.

    Le projet s’inscrit dans la politique de développement des universités de proximité, destinée à rapprocher progressivement l’enseignement supérieur des jeunes dans les régions. Il doit notamment permettre aux nouveaux bacheliers de l’Amoron’i Mania de poursuivre leurs études sans avoir à quitter leur région.

    Les formations proposées doivent également tenir compte des besoins et des réalités locales. Le ministère cite notamment l’agronomie et l’agroalimentaire, ainsi que l’agro-équipement et les infrastructures rurales. Le développement d’une offre de formation de proximité doit aussi contribuer à réduire les dépenses des familles liées au logement et aux déplacements des étudiants.

    La création de ce campus intervient dans un contexte de hausse du nombre de jeunes titulaires du baccalauréat souhaitant accéder à l’enseignement supérieur. L’objectif affiché par les autorités est de renforcer les capacités d’accueil dans les régions tout en offrant aux étudiants des possibilités de formation adaptées à leur environnement.

    Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, a appelé les jeunes et les enfants de la région à s’impliquer dans le fonctionnement et le développement de leur future université. Au-delà de la construction des infrastructures, le projet vise ainsi à créer les conditions permettant aux jeunes de se former au plus près de leur région.

  • ENVIRONNEMENT – Le ministère se prépare au pic des feux et diffuse les contacts de ses responsables régionaux

    ENVIRONNEMENT – Le ministère se prépare au pic des feux et diffuse les contacts de ses responsables régionaux

    Des numéros d’urgence de proximité à contacter. Le ministère de l’Environnement et du développement durable diffuse les numéros de téléphone de ses responsables régionaux afin de faciliter le signalement des incendies et d’accélérer la coordination des interventions. Cette mesure entre dans le cadre des actions de prévention contre les feux de brousse à l’approche de la période à risque, avec un pic généralement observé en octobre.

    La campagne de prévention, engagée depuis plusieurs mois, s’intensifie actuellement dans les régions. Les équipes du ministère renforcent notamment les actions de sensibilisation auprès des populations dans les zones exposées aux feux, indique une source autorisée auprès du ministère.

    Les radios locales sont également mobilisées pour relayer les messages de prévention. Les autorités régionales sont appelées à renforcer la mobilisation et la coordination en cas de signalement. Le dispositif associe notamment les préfets, les chefs de région, les forces de sécurité et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ainsi que les ministères chargés de l’Agriculture et de l’Élevage.

    Cette préparation intervient dans un contexte marqué par l’ampleur des feux à Madagascar. Environ six millions d’hectares brûleraient chaque année dans le pays, dont près de 300 000 hectares de zones forestières. Les pertes économiques liées à ces incendies sont estimées à environ 450 millions de dollars par an.

    Les feux de pâturage et de culture figurent parmi les principales sources d’incendies, selon le ministère. La sensibilisation porte ainsi également sur les pratiques agricoles et pastorales susceptibles de provoquer des feux de brousse.

    Le pic de la saison des feux n’est toutefois pas encore atteint. Quelques foyers ont déjà été signalés, notamment dans l’aire protégée de l’Isalo. En diffusant les coordonnées de ses responsables régionaux et en renforçant les actions de sensibilisation, le ministère entend intervenir en amont de la multiplication des foyers et réduire les délais de signalement et d’intervention.

  • EXAMEN OFFICIEL – Vakinankaratra et Diana publient à leur tour les résultats du baccalauréat

    EXAMEN OFFICIEL – Vakinankaratra et Diana publient à leur tour les résultats du baccalauréat

    La publication des résultats du baccalauréat 2026 se poursuit dans les différentes régions. Après Itasy et Fianarantsoa, les résultats des régions Vakinankaratra et Diana ont été publiés vendredi. Vakinankaratra affiche un taux de réussite global de 42,83%, tandis que dans le Diana, seules les données concernant l’enseignement général sont disponibles pour l’instant, avec un taux de réussite de 48%.

     

    La session d’examen 2026 est la première organisation du baccalauréat pour la région Vakinankaratra. Les résultats de cette région ont commencé à être affichés samedi dans les différents centres d’examen. Au total, 6 987 candidats sur 16 315 inscrits ont obtenu leur diplôme, toutes séries confondues. Les séries générales comptent 15 549 candidats, dont 6 398 admis, soit un taux de réussite de 41,15% Les séries techniques enregistrent un meilleur résultat, avec 589 admis sur 766 candidats, soit un taux de réussite de 76,89%.

     

    Dans les détails, la série C affiche le meilleur taux de réussite parmi les séries générales de Vakinankaratra, avec 78,89%. Ce taux est toutefois à relativiser en raison du faible nombre de candidats dans cette série. La série A1 suit avec 48,47%, devant la série D avec 46,85% et la série L avec 42,98%. La série A2, qui compte le plus grand nombre de candidats, affiche 40,05% de réussite. La série S enregistre le taux le plus faible dans la région avec 30,31%, tandis que la série OSE affiche 39,83%.

     

    À Antsiranana, dans la région DIANA, seules les données relatives à l’enseignement général sont disponibles pour le moment. Le taux de réussite s’établit ainsi à 48% pour cette catégorie qui comptait 9 228 candidats. La série D arrive en tête avec 53,27% de taux de réussite, suivie de la série C avec 50% et de la série A1 avec 48,50%. Les séries A2, S, OSE et L enregistrent respectivement 38,95%, 32,41%, 31,41% et 31,06%. Les 743 candidats des séries techniques à Antsiranana peuvent toutefois consulter leurs résultats en ligne ou sur les panneaux d’affichage.

     

    Les résultats du baccalauréat des autres régions qui ne les ont pas encore publiés devraient être annoncés la semaine prochaine, nous a confié notre source. L’Université de Sava procédera à la délibération ce dimanche. Une nouvelle direction de l’Office du baccalauréat (DOB) y a également été mise en place cette année. L’affichage des résultats du baccalauréat pour la région Sava est ainsi prévu lundi prochain. Encore un peu de patience pour les candidats des autres régions.