Catégorie : Social

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les autorités lancent les travaux de construction d’un campus universitaire dans l’Amoron’i Mania

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les autorités lancent les travaux de construction d’un campus universitaire dans l’Amoron’i Mania

    Bientôt un nouveau campus universitaire dans l’Amoron’i Mania. La première pierre du campus universitaire de la région a été posée le 15 août à Ankadinanahary, à Ambositra. Les travaux doivent permettre une mise en service de l’infrastructure en juillet 2027, indique le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres).

    Le futur campus pourra accueillir jusqu’à 1 500 étudiants. Il comprendra quatre bâtiments pédagogiques, des bureaux administratifs, un grand amphithéâtre, une salle de conseil, une bibliothèque et une cafétéria, indique le Mesupres. Une cité universitaire est également prévue à Ankorombe. Elle comprendra notamment un dortoir de type R+2 pouvant accueillir 472 étudiants.

    Le projet s’inscrit dans la politique de développement des universités de proximité, destinée à rapprocher progressivement l’enseignement supérieur des jeunes dans les régions. Il doit notamment permettre aux nouveaux bacheliers de l’Amoron’i Mania de poursuivre leurs études sans avoir à quitter leur région.

    Les formations proposées doivent également tenir compte des besoins et des réalités locales. Le ministère cite notamment l’agronomie et l’agroalimentaire, ainsi que l’agro-équipement et les infrastructures rurales. Le développement d’une offre de formation de proximité doit aussi contribuer à réduire les dépenses des familles liées au logement et aux déplacements des étudiants.

    La création de ce campus intervient dans un contexte de hausse du nombre de jeunes titulaires du baccalauréat souhaitant accéder à l’enseignement supérieur. L’objectif affiché par les autorités est de renforcer les capacités d’accueil dans les régions tout en offrant aux étudiants des possibilités de formation adaptées à leur environnement.

    Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, a appelé les jeunes et les enfants de la région à s’impliquer dans le fonctionnement et le développement de leur future université. Au-delà de la construction des infrastructures, le projet vise ainsi à créer les conditions permettant aux jeunes de se former au plus près de leur région.

  • ENVIRONNEMENT – Le ministère se prépare au pic des feux et diffuse les contacts de ses responsables régionaux

    ENVIRONNEMENT – Le ministère se prépare au pic des feux et diffuse les contacts de ses responsables régionaux

    Des numéros d’urgence de proximité à contacter. Le ministère de l’Environnement et du développement durable diffuse les numéros de téléphone de ses responsables régionaux afin de faciliter le signalement des incendies et d’accélérer la coordination des interventions. Cette mesure entre dans le cadre des actions de prévention contre les feux de brousse à l’approche de la période à risque, avec un pic généralement observé en octobre.

    La campagne de prévention, engagée depuis plusieurs mois, s’intensifie actuellement dans les régions. Les équipes du ministère renforcent notamment les actions de sensibilisation auprès des populations dans les zones exposées aux feux, indique une source autorisée auprès du ministère.

    Les radios locales sont également mobilisées pour relayer les messages de prévention. Les autorités régionales sont appelées à renforcer la mobilisation et la coordination en cas de signalement. Le dispositif associe notamment les préfets, les chefs de région, les forces de sécurité et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ainsi que les ministères chargés de l’Agriculture et de l’Élevage.

    Cette préparation intervient dans un contexte marqué par l’ampleur des feux à Madagascar. Environ six millions d’hectares brûleraient chaque année dans le pays, dont près de 300 000 hectares de zones forestières. Les pertes économiques liées à ces incendies sont estimées à environ 450 millions de dollars par an.

    Les feux de pâturage et de culture figurent parmi les principales sources d’incendies, selon le ministère. La sensibilisation porte ainsi également sur les pratiques agricoles et pastorales susceptibles de provoquer des feux de brousse.

    Le pic de la saison des feux n’est toutefois pas encore atteint. Quelques foyers ont déjà été signalés, notamment dans l’aire protégée de l’Isalo. En diffusant les coordonnées de ses responsables régionaux et en renforçant les actions de sensibilisation, le ministère entend intervenir en amont de la multiplication des foyers et réduire les délais de signalement et d’intervention.

  • EXAMEN OFFICIEL – Vakinankaratra et Diana publient à leur tour les résultats du baccalauréat

    EXAMEN OFFICIEL – Vakinankaratra et Diana publient à leur tour les résultats du baccalauréat

    La publication des résultats du baccalauréat 2026 se poursuit dans les différentes régions. Après Itasy et Fianarantsoa, les résultats des régions Vakinankaratra et Diana ont été publiés vendredi. Vakinankaratra affiche un taux de réussite global de 42,83%, tandis que dans le Diana, seules les données concernant l’enseignement général sont disponibles pour l’instant, avec un taux de réussite de 48%.

     

    La session d’examen 2026 est la première organisation du baccalauréat pour la région Vakinankaratra. Les résultats de cette région ont commencé à être affichés samedi dans les différents centres d’examen. Au total, 6 987 candidats sur 16 315 inscrits ont obtenu leur diplôme, toutes séries confondues. Les séries générales comptent 15 549 candidats, dont 6 398 admis, soit un taux de réussite de 41,15% Les séries techniques enregistrent un meilleur résultat, avec 589 admis sur 766 candidats, soit un taux de réussite de 76,89%.

     

    Dans les détails, la série C affiche le meilleur taux de réussite parmi les séries générales de Vakinankaratra, avec 78,89%. Ce taux est toutefois à relativiser en raison du faible nombre de candidats dans cette série. La série A1 suit avec 48,47%, devant la série D avec 46,85% et la série L avec 42,98%. La série A2, qui compte le plus grand nombre de candidats, affiche 40,05% de réussite. La série S enregistre le taux le plus faible dans la région avec 30,31%, tandis que la série OSE affiche 39,83%.

     

    À Antsiranana, dans la région DIANA, seules les données relatives à l’enseignement général sont disponibles pour le moment. Le taux de réussite s’établit ainsi à 48% pour cette catégorie qui comptait 9 228 candidats. La série D arrive en tête avec 53,27% de taux de réussite, suivie de la série C avec 50% et de la série A1 avec 48,50%. Les séries A2, S, OSE et L enregistrent respectivement 38,95%, 32,41%, 31,41% et 31,06%. Les 743 candidats des séries techniques à Antsiranana peuvent toutefois consulter leurs résultats en ligne ou sur les panneaux d’affichage.

     

    Les résultats du baccalauréat des autres régions qui ne les ont pas encore publiés devraient être annoncés la semaine prochaine, nous a confié notre source. L’Université de Sava procédera à la délibération ce dimanche. Une nouvelle direction de l’Office du baccalauréat (DOB) y a également été mise en place cette année. L’affichage des résultats du baccalauréat pour la région Sava est ainsi prévu lundi prochain. Encore un peu de patience pour les candidats des autres régions.

  • SANTÉ OCULAIRE – L’hôpital Ravoahangy Andrianavalona et l’Institut de la Vision Madagascar s’allient pour former davantage d’ophtalmologues

    SANTÉ OCULAIRE – L’hôpital Ravoahangy Andrianavalona et l’Institut de la Vision Madagascar s’allient pour former davantage d’ophtalmologues

    Un défi à relever. Le sous-effectif des ophtalmologues à Madagascar reste un frein pour l’accès aux soins oculaires, particulièrement en dehors d’Antananarivo. Pour contribuer à renforcer les compétences disponibles, l’institut de la vision Madagascar (IVM) mise notamment sur la formation et la dotation d’ouvrages spécialisés. Un programme dans ce sens est déjà en cours, indique le fondateur de l’institut, actuellement de passage à Madagascar.

    Le renforcement des connaissances et la formation des spécialistes de la santé oculaire ont été au cœur des discussions lors d’une visite de la délégation de l’IVM au service d’ophtalmologie du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA), le 14 Août. Le fait est que le nombre d’ophtalmologues reste encore insuffisant à Madagascar, soit environ 80 avec une forte concentration dans la Capitale. Les spécialistes sont également peu nombreux, notamment dans certains domaines très pointus, comme la chirurgie de la rétine.

    La collaboration entre la CHUJRA et l’IVM vise, à travers la formation d’ophtalmologues, à faire bénéficier les différentes régions de Madagascar de ces compétences. Ainsi, la population pourra accéder aux soins sans être obligée de se déplacer jusqu’à Antananarivo. Selon le fondateur dudit institut, Dr James L. Davidian, huit ophtalmologues ont déjà suivi la formation à l’IVM, dont cinq qui sont en exercice, tandis que trois achèvent encore la partie théorique.

    La formation s’accompagne de l’accès à des ressources spécialisées. L’IVM a ainsi remis au service d’ophtalmologie du CHUJRA 26 ouvrages répartis en 13 volumes, ainsi que deux dictionnaires. Ces livres, publiés par l’American Academy of Ophthalmology, sont évalués à 3 600 dollars. Ces ouvrages permettront aux médecins et aux étudiants d’actualiser leurs connaissances dans un domaine en constante évolution, selon le chef dudit service, la Professeure Léa Raobela. Ils pourront être consultés dans la bibliothèque du service ou être empruntés par les ophtalmologues et étudiants.

  • ELECTRICITÉ – Un délestage tournant sur le RIA en raison d’un problème technique sur la première turbine à combustion d’Ambohimanambola

    ELECTRICITÉ – Un délestage tournant sur le RIA en raison d’un problème technique sur la première turbine à combustion d’Ambohimanambola

    Deux heures de coupure d’électricité dans de nombreux quartiers d’Antananarivo et ses environs ce vendredi après-midi. Il s’agit, selon la Jirama, d’un délestage tournant dû à un déficit de production estimé à 20MW sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Et ce déficit est causé par un problème technique affectant une machine de production de la Turbine à Combustion (TAC 1) à Ambohimanambola. Mais il est aussi causé par une production insuffisante des installations solaires en raison du temps nuageux.

    Les coupures ont commencé à 15h et ne devaient s’arrêter qu’à 21h ce vendredi. Elles ont duré jusqu’à deux heures pour chaque localité concernée. Elles ne devraient cependant avoir lieu que ce vendredi, la Jirama indiquant avoir mobilisé ses équipes techniques pour rétablir le fonctionnement de la turbine, et ramener progressivement à la normale la production et la distribution d’électricité dans la capitale et ses environs.

  • SANTÉ OCULAIRE – La greffe de cornée reprend au CHUJRA avec une vingtaine de patients

    SANTÉ OCULAIRE – La greffe de cornée reprend au CHUJRA avec une vingtaine de patients

    Reprise. Interrompue depuis 2023, la chirurgie de greffe de cornée reprend à Madagascar. Une vingtaine de patients atteints de pathologies cornéennes bénéficient actuellement de cette intervention au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA), à Antananarivo. Cette reprise permet à des patients qui auraient dû recourir à une évacuation sanitaire d’espérer retrouver la vue à Madagascar même.

    La campagne a débuté le 12 août et se poursuit jusqu’à la semaine prochaine. Dix patients doivent être opérés cette semaine et dix autres la semaine prochaine. Ils sont âgés de huit à 67 ans. Les interventions sont réalisées par les médecins malgaches du service d’ophtalmologie de ce centre hospitalier, sous la conduite du professeur Léa Raobela. Chaque intervention dure entre 20 et 60 minutes, selon les cas.

    D’après une spécialiste, les pathologies cornéennes peuvent toucher tous les âges et avoir des origines diverses. Chez l’enfant, certaines maladies peuvent entraîner une atteinte de la cornée. Chez l’adulte, des complications peuvent également apparaître à la suite de certaines interventions, notamment après une chirurgie de la cataracte.

    “La greffe concerne des patients souffrant notamment de traumatismes de la cornée, de kératocône ou encore d’autres maladies cornéennes chroniques entraînant une opacification de la cornée”, souligne la spécialiste. “Lorsque cette partie de l’œil est fortement altérée, le patient peut perdre progressivement ou totalement la vue. La greffe consiste alors à remplacer la cornée malade par un greffon sain”, poursuit-elle.

    La greffe de cornée est pratiquée à Madagascar depuis 2012. Mais après une dernière campagne réalisée en 2023, les autorisations du ministère de la Santé n’ont plus été accordées jusqu’à cette reprise en 2026. D’après une source autorisée au sein du CHUJRA, cette interruption est intervenue dans un contexte marqué par la multiplication des inquiétudes autour des trafics et des vols d’organes, notamment à la suite d’affaires liées au prélèvement des yeux d’enfants atteints d’albinisme.

    La demande reste importante à Madagascar. En l’absence de possibilité de prélèvement et de don d’organes dans le pays, les patients doivent actuellement attendre la disponibilité de greffons provenant d’une banque de cornées à l’étranger ou envisager une évacuation sanitaire. Une situation qui limite fortement l’accès à cette chirurgie.

    Pour les 20 patients opérés durant cette campagne, cette reprise représente surtout une nouvelle chance de retrouver la vue après des années d’attente. Cette campagne est menée grâce à une collaboration entre les Hospices Civils de Lyon, la Banque de cellules et tissus des HCL en France, l’Association Santé et Développement International et les spécialistes en ophtalmologie du CHUJRA.

  • ÉDUCATION – Le ministère encourage les signalements face aux établissements d’enseignement supérieur non conforme à travers l’opération “Fôsika”

    ÉDUCATION – Le ministère encourage les signalements face aux établissements d’enseignement supérieur non conforme à travers l’opération “Fôsika”

    Réseaux sociaux, appels directs, plaintes. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) indique tenir compte des signalements qui lui sont transmis. Outre les contrôles sur le terrain, le ministère veut aussi identifier plus rapidement les établissements qui ne respectent pas les règles, à travers l’opération “Fôsika”. Les dossiers reçus sont ensuite transmis aux autorités compétentes, dont le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

    Les contrôles des établissements d’enseignement supérieur ne reposent plus uniquement sur les descentes effectuées par les agents du ministère. Les citoyens sont également invités à signaler les établissements ou les formations qui leur paraissent irréguliers. C’est le principe de l’opération “Fôsika” lancée cette année. Selon le directeur de l’accréditation et de l’assurance qualité (Daaq), Dr Bearisoa Rakotoniaina, les citoyens qui constatent des irrégularités peuvent déposer une plainte ou effectuer un signalement auprès du Mesupres. Les alertes peuvent être transmises par téléphone, par le biais de plaintes ou encore via des messages privés sur les réseaux sociaux.

    De nombreuses personnes ont déjà effectué des signalements, à en croire le Daaq. Ces informations permettent au ministère d’orienter ses opérations de contrôle et d’identifier des structures qui fonctionnent en dehors du cadre légal. Les établissements qui ne disposent pas d’autorisation ou qui ne remplissent pas les conditions requises peuvent ainsi faire l’objet de mesures, allant jusqu’à la fermeture. Il en est de même pour ceux qui délivrent des diplômes dans des conditions irrégulières. Les plaintes reçues dans le cadre de l’opération “Fôsika” sont également transmises au Bianco pour les suites nécessaires

    Cette démarche intervient alors que le ministère renforce les contrôles sur le terrain, notamment dans le cadre de la préparation de la Commission nationale d’habilitation, prévue à partir du 21 septembre. L’objectif est également de prévenir les étudiants et leurs parents face aux offres de formation qui peuvent paraître attractives, mais dont la reconnaissance ou la qualité ne sont pas garanties. Avant de verser des frais parfois élevés, le réflexe à adopter est donc de vérifier l’existence légale de l’établissement, son autorisation ainsi que la reconnaissance de la formation proposée.

  • SECURITE SOCIALE – Soatiana Bety Léonne nommée directrice générale de la Cnaps par le Conseil des ministres 

    SECURITE SOCIALE – Soatiana Bety Léonne nommée directrice générale de la Cnaps par le Conseil des ministres 

    La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) a désormais une nouvelle directrice générale. Soatiana Bety Léonne, ancienne ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, a été nommée à ce poste lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi 13 août 2026. Cette nomination marque le retour aux affaires de celle qui avait quitté le gouvernement lors du remaniement de mars 2026. C’est d’ailleurs du temps où elle a dirigé le département ministériel qu’avait été lancé, début février 2026, le processus de recrutement d’un nouveau DG pour la Cnaps. 109 dossiers ont été reçus à l’issue du lancement de l’avis de recrutement.

     

    Le poste de directeur général de la Cnaps était vacant depuis la démission de Vimbina Rahaingonjatovo début janvier 2026 et assuré depuis par un directeur général par intérim. Soatiana Bety Léonne, qui avait déjà été directrice générale de l’Office national de l’emploi et de la formation, un autre organisme rattaché au ministère en charge du Travail, connaît bien le dossier Cnaps, ayant été son ministre de tutelle sous le gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo.

     

    La Cnaps traverse depuis plusieurs années une période mouvementée, marquée par des changements répétés à sa tête et des affaires ayant entaché son image auprès des cotisants et des employés. L’arrivée de Soatiana Bety Léonne à ce poste clé intervient dans un contexte où l’institution cherche à restaurer la confiance de ses bénéficiaires et à assainir sa gouvernance. Reste à savoir quelles orientations la nouvelle directrice générale entend donner à cet établissement public.

  • EDUCATION – Plus de 500 acteurs participent à la concertation pour la réforme du secteur de l’enseignement technique à Mahajanga

    EDUCATION – Plus de 500 acteurs participent à la concertation pour la réforme du secteur de l’enseignement technique à Mahajanga

    Une grande première. Mahajanga a accueilli, les 11 et 12 août, une concertation consacrée à la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP). Plus de 500 participants, issus de différentes régions, prennent part aux échanges, en présentiel ou en ligne. Une fois validées, les résolutions issues de cette rencontre seront intégrées au document unique pour le secteur de l’éducation, qui sera soumis lors de la concertation nationale de la Refondation.

    La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, et de plusieurs membres du gouvernement. Enseignants, chefs d’établissement, représentants des directions régionales, partenaires, autorités et parents prennent part à cette concertation, qui ambitionne de faire remonter les réalités vécues sur le terrain. L’événement vise également à identifier les changements nécessaires pour rendre les formations davantage adaptées aux besoins du pays.

    Pendant ces deux jours, les discussions se sont articulées autour de trois grands axes : l’accès à la formation, la qualité et la gouvernance. Outre les centaines de participants présents à Mahajanga, une participation en ligne via une plateforme numérique a également été possible.

    Les participants ont ainsi été appelés à revoir les offres de formation afin de mieux les aligner sur les besoins du marché du travail, tout en tenant compte des réalités propres à chaque région. L’utilisation des ressources disponibles et l’impact des formations sur les populations, notamment les plus vulnérables, ont également figuré parmi les préoccupations. Au final, les propositions seront intégrées au document unique pour le secteur de l’éducation, lequel sera soumis lors de la concertation nationale de la Refondation.

  • ADMINISTRATION – L’indemnité de logement des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo portée à 64 000 ariary

    ADMINISTRATION – L’indemnité de logement des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo portée à 64 000 ariary

    L’indemnité de logement des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) passe de 14 000 à 64 000 ariary par mois, soit une revalorisation de 50 000 ariary. La mesure concerne près de 4 000 agents de la municipalité et fait suite à la décision des autorités centrales à augmenter les indemnités de logement des agents publics. Mais si celles des employés de l’Etat ou des agents des collectivités relevant du budget général ont augmenté jusqu’à 200 000 ariary, celles des employés des collectivités décentralisées sont limitées aux capacités des communes.

    Si l’on en croit le président de la délégation spéciale de la CUA, Feno Ralambomanana la municipalité ne peut pas aller au-delà de ce montant. “Les ressources propres de la Commune ne permettraient pas, à ce stade, de supporter une indemnité plus élevée”, a-t-il annoncé. “Les 50 000 ariary constituent la seule hausse que le budget de la Commune permet actuellement”, reconnaît également Jean François Raharijaona, président du Syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (SMKAR).

    Lors des discussions entre les responsables de la mairie et les agents syndiqués, il a été décidé que la hausse s’applique depuis juillet, et qu’un rappel est ainsi prévu à compter de ce mois. Le versement de l’indemnité revalorisée doit ensuite être intégré progressivement aux salaires des agents.