Catégorie : Social

  • BACCALAUREAT – Les candidats libres  réunis sur un seul site par région pour sécuriser le déroulement des épreuves, selon le ministère

    BACCALAUREAT – Les candidats libres réunis sur un seul site par région pour sécuriser le déroulement des épreuves, selon le ministère

    Antananarivo, 17 Avril, 17h30 – Des mesures de précaution. Echaudées par les incidents qui ont émaillé les épreuves du baccalauréat en 2023, les autorités prennent des mesures. Elles décident de réunir dans une même salle tous les candidats libres issus d’une même région. Une note signée par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique indique que  »les centres d’examen des candidats libres doivent être accordés seulement dans les chefs-lieux de région’’ et que “les candidats libres inscrits doivent aussi être regroupés dans une même salle durant la session”.

    Une source auprès du ministère souligne que cette mesure a été prise pour assurer le bon déroulement des épreuves, mais surtout pour en faciliter la sécurisation. A en croire notre interlocuteur, les suspicions de fuite de sujet en 2023 ont été signalées dans les centres où des candidats libres ont passé les épreuves. Il estime qu’en regroupant les candidats sur un seul site, la sécurisation des épreuves serait plus facile. Il ajoute que “les candidats libres constituent la moitié des candidats inscrits aux épreuves de baccalauréat pendant la session 2023”. Les chiffres du ministère font état de 215 871 candidats inscrits pour passer les épreuves du baccalauréat en 2023 dans toute la Grande île.

    Pour 2024, le registre des inscriptions à l’examen officiel est ouvert depuis le 13 février. Les écoles et les candidats auront jusqu’au 26 avril pour déposer leur dossier auprès du service de baccalauréat des universités. Les épreuves du baccalauréat de l’enseignement général de dérouleront du 22 au 26 juillet. Les épreuves, pour les séries technique, technologique et professionnelle, auront lieu du 22 juillet au 1er août, la première partie du 22 au 26 juillet, la deuxième du 29 juillet au 1er août.

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  • NIVEAU DE VIE – Le nombre des Malgaches « pauvres » supérieur à la population totale du Burundi et du Soudan du Sud

    NIVEAU DE VIE – Le nombre des Malgaches « pauvres » supérieur à la population totale du Burundi et du Soudan du Sud

    Antananarivo, 17 Avril, 14h45 – Environ 24,8 millions de Malgaches sont considérés “pauvres”. Ce nombre est supérieur à la population totale de deux pays, que sont le Burundi et le Soudan du Sud, où les taux de pauvreté sont également très élevés. Cette situation avait été exposée par la Banque mondiale au début de ce mois d’avril.

    Madagascar, dont la population est estimée à 30,3 millions d’habitants en 2023, est “confrontée au défi d’un taux de pauvreté élevé et persistant”, fait remarquer cette institution de Bretton Woods. La proportion des malgaches disposant de moins de 2,15 dollars, soit 9 245 ariary par jour, et qui sont considérés comme vivant dans l’extrême pauvreté est de 80,7% l’année dernière. Pour la Banque mondiale, “le taux de pauvreté resterait élevé, car la création d’emplois demeurerait limitée par rapport à la croissance démographique”.

    La Banque mondiale a d’ailleurs indiqué dernièrement dans Africa’s Pulse que 60% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde en 2019 se trouvaient en Afrique subsaharienne. Le tiers de ces personnes étaient concentrées dans deux pays, à savoir la République démocratique du Congo (plus de 99 millions d’habitants) et le Nigeria (220 millions d’habitants). L’autre tiers se trouvait dans six pays de la région, que sont l’Ethiopie, du Kenya, de Madagascar, du Mozambique, de la Tanzanie et l’Ouganda, selon ce qui est rapporté dans ce baromètre semestriel de l’état des économies africaines, publié en ce mois d’avril.

    La Banque africaine de développement (BAD) avance pour sa part que Madagascar avec ses 80,7 % et le Zimbabwe avec ses 64,5 % affichent les taux de pauvreté les plus élevés dans leur groupe de revenu respectif. Cette institution financière avait expliqué dans ses Perspectives économiques de l’Afrique australe de 2023 que la faiblesse de la croissance pèse sur l’emploi et que le chômage des jeunes, qui est le plus grand défi de la région en la matière, requiert une action urgente.

    Pour tout Madagascar, deux régions ont enregistré un taux de pauvreté dépassant 90% entre 2021 et 2022. Il s’agit de l’Androy (95%) et du Vatovavy Fitovinany (92%). Dix autres ont des taux compris entre 80 et 90%, en l’occurrence l’Amoron’i Mania (88%), le Bongolava (87%), le Betsiboka (84%), l’Anosy (83%), l’Atsimo Atsinanana (83%), la Haute Matsiatra (83%), l’Alaotra Mangoro (83%), l’Ihorombe (83%), le Menabe (81%), et l’Atsimo Andrefana (81%).

    Cinq régions, pour leur part, enregistrent des taux de pauvreté compris entre 70 et 80% durant la période sous revue. C’est le cas de la région de l’Itasy (75%), du Sofia (74%), du Vakinankaratra (74%), de la Sava (73%) et du Diana (70%). Quatre autres affichent des taux de pauvreté entre 70% et 60%, à savoir le Boeny (67%), l’Atsinanana (67%), le Melaky (66%), et l’Analanjirofo (62%). Analamanga, avec ses 56%, est la seule région de Madagascar à enregistrer un taux de pauvreté en dessous de 60%.

    La Banque mondiale estime que la croissance devrait s’accélérer pour Madagascar, pour atteindre une moyenne de 4,6 % sur la période 2024-2026. Cette croissance devrait être impulsée par des effets de base favorables, d’opportunités commerciales et touristiques accrues et d’un nouvel élan pour l’investissement privé à la suite de réformes structurelles percutantes dans des secteurs clés tels que l’exploitation minière, les télécommunications et les technologies numériques, ainsi que du climat d’investissement, avance ce partenaire de la Grande île.

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  • TRAVAIL – Une hausse de 2% des salaires minima pour les catégories professionnelles supérieures dans le secteur privé

    TRAVAIL – Une hausse de 2% des salaires minima pour les catégories professionnelles supérieures dans le secteur privé

    Antananarivo, 17 Avril, 07h55 – Si vous appartenez à la catégorie professionnelle 5B ou OP3, votre salaire devrait augmenter de 2% cette année. Pour vos collègues des catégories professionnelles 5A ou OP2B à 4A ou OP1B, l’augmentation tourne également autour 2% à 2,5%. La hausse de 10% annoncée en mars concerne surtout les salariés des catégories professionnelles inférieures, allant de 1A-M1 à OS3-3A. Pour la catégorie professionnelle OP1A-3B, la hausse prévue est de 7%.

    Lors du Conseil des ministres du 20 mars, qui avait rapporté les résultats des négociations des partenaires sociaux, il était indiqué que la hausse des salaires serait de 10% pour les travailleurs de la catégorie 1A-M1, et serait progressive pour les catégories allant de M2 à OP3.

    Avec cette nouvelle hausse qui devrait s’appliquer dès mars 2024, le salaire minimum d’embauche à Madagascar passe de 238 800 ariary à 262 680 ariary, soit une différence de 24 000 ariary. Il dépasse le cap symbolique de 250 000 ariary qui avait été une promesse du président de la République et qui avait déjà été appliqué en 2022 avec des subventions de l’Etat. Mais comme l’Etat a décidé de ne plus poursuivre les subventions en 2023, le salaire minimum est redescendu à 238 800 ariary en 2023.

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  • SANTÉ ET HYGIÈNE – 25 établissements sanitaires de plus certifiés Formation sanitaire amie de Wash

    SANTÉ ET HYGIÈNE – 25 établissements sanitaires de plus certifiés Formation sanitaire amie de Wash

    Antananarivo, 14 Avril, 10h45 – Des centres de santé de base de niveai 2 (CSB II) des régions de Diana et de Sava, rejoignent la trentaine de formations sanitaires amies de Wash de la Grande île. Ces 25 établissements sanitaires viennent de remplir les conditions demandées pour l’obtention d’une certification  »Formation sanitaire amie de Wash » (FSAW). Ces formations sanitaires ont, entre autres, été dotées d’infrastructures liées à l’eau, à l’assainissement ainsi qu’à l’hygiène. Leur personnel médical a, par ailleurs, été formé aux normes requises. Ces agents ont reçu leur certification ce samedi.

    La mise en place de la FSAW devrait contribuer à améliorer directement les conditions de soin au niveau des centres de santé de base certifiés. Elle devrait notamment permettre à ces formations sanitaires de prévenir les maladies liées à un manque d’hygiène, notamment celles causées par l’indisponibilité et la mauvaise qualité de l’eau ou encore les maladies dues à l’insuffisance d’assainissement.

    La FSAW est un partenariat entre le ministère de la santé, le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène ainsi que de l’Agence des États Unis pour le développement international (USAID) à travers son programme Access.

  • L’Union des photographes professionnels de Madagascar s’allie avec un cabinet juridique pour protéger ses membres et leurs oeuvres

    L’Union des photographes professionnels de Madagascar s’allie avec un cabinet juridique pour protéger ses membres et leurs oeuvres

    Antananarivo, 13 Avril, 14h15 – Une avancée pour marquer le dixième anniversaire de l’Union des photographes professionnels de Madagascar (UPPM). Dix ans après sa création, l’association annonce la création d’une commission juridique en son sein en vue de soutenir ses membres en matière de propriété intellectuelle et artistique. Un partenariat avec un cabinet juridique spécialisé sur ces questions a, dans la foulée, été signé en vue de protéger les photographes professionnels et leurs œuvres. Des formations et des séances de sensibilisation sur la propriété intellectuelle seront également organisées dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire de l’association afin de sensibiliser le public à ce sujet.

    Créé en 2013 afin de réfléchir à l’uniformisation des tarifs applicables en matière de photographie, mais aussi afin d’établir des normes professionnelles, l’UPPM réunit, dix ans après, une trentaine de photographes formels, régulièrement enregistrés auprès de l’administration et s’acquittant correctement de leurs devoirs fiscaux. L’association se réjouit d’ailleurs de la reconnaissance dont les professionnels commencent à jouir au sein de la société malgache. “La légitimation de la profession à travers l’adoption des normes professionnels mais aussi la valorisation du métier de photographe en mettant en lumière l’utilité du travail des photographes”, constituent les principaux objectifs de l’UPPM depuis sa création.

  • SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plus de 7 600 personnes meurent chaque année sur nos routes

    SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plus de 7 600 personnes meurent chaque année sur nos routes

    Antananarivo, 12 Avril, 8h43 – Des chiffres qui font froid dans le dos. Les routes malgaches tuent chaque année plus 7 600 personnes, rapporte le ministre des Transports et de la météorologie Valéry Ramonjavelo. Celui-ci a rappelé jeudi, lors de l’ouverture du Salon international des transports, de la logistique et de la manutention (SITLM), les chiffres de la Banque mondiale qui font état d’un “taux de mortalité annuelle de 25 à 29 pour 100 000 habitants” chaque année à Madagascar. “22 personnes meurent donc tous les jours sur nos routes”, poursuit encore le ministre. Il évoque “une mortalité trois fois plus élevée qu’à l’époque de la Covid-19”, souligne-t-il encore.

    Le ministère des Transports et de la météorologie s’avoue néanmoins “fier” des efforts effectués par son département dans le secteur du transport routier, notamment avec l’adoption de la politique nationale de la sécurité routière et de la stratégie nationale de la sécurité routière. “Tout cela devrait nous permettre de réduire cette mortalité”, souligne-t-il, mettant en avant les actions menées en collaboration avec l’Agence des transports terrestres.

  • Un tiers des personnes en situation d’extrême pauvreté au monde localisées dans six pays d’Afrique subsaharienne dont à Madagascar

    Un tiers des personnes en situation d’extrême pauvreté au monde localisées dans six pays d’Afrique subsaharienne dont à Madagascar

    Antananarivo, 9 Avril, 13h105 – Pauvre et appartenant à la région la plus pauvre. 60% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde en 2019 se trouvent en Afrique subsaharienne. Alors que le tiers de ces personnes sont concentrées dans deux pays, à savoir la République démocratique du Congo et le Nigeria, l’autre tiers se trouve dans six pays de la région. Il s’agit de l’Ethiopie, du Kenya, de Madagascar, du Mozambique, de la Tanzanie et l’Ouganda. Cette situation est rapportée dans la dernière édition du rapport Africa’s Pulse, le baromètre semestriel de l’état des économies africaines, publié en ce mois d’avril.

    Comme exposé dans ce rapport, l’Afrique subsaharienne se distingue par son taux élevé d’extrême pauvreté. Mais cette région se démarque aussi par ses niveaux importants d’inégalité et sa faible capacité de contribution de la croissance à la réduction de la pauvreté.
    La Banque africaine de développement (BAD) avait aussi déjà souligné que les taux élevés de pauvreté et d’inégalité restent endémiques dans la région de l’Afrique Australe.

    Madagascar avec ses 80,7 % et le Zimbabwe avec ses 64,5 % avaient affiché les taux de pauvreté les plus élevés dans leur groupe de revenu respectif, rapporte cette institution financière dans ses Perspectives économiques de l’Afrique australe de 2023. Dans ce document, la BAD explique que la faiblesse de la croissance pèse sur l’emploi et que le chômage des jeunes, qui est le plus grand défi de la région en la matière, requiert une action urgente.

    La BAD a néanmoins estimé que Madagascar figurerait parmi les pays les plus performants de l’Afrique Australe en 2023-2024, aux côtés du Mozambique, de Maurice, de l’Eswatini et de la Zambie. La reprise de la croissance du PIB réel de la Grande île devrait surtout être renforcée par la relance dans le secteur minier.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) table sur une croissance économique de 4,5% pour cette année. Une croissance qui devrait être portée par les principaux moteurs comme l’agriculture, les industries extractives et le tourisme, expose ce département dans le Document de performance annexé à la Loi des finances de 2024.

    Il est exposé dans ce document que les actions pour booster la productivité ainsi que le développement de la pêche devraient permettre une croissance significative du secteur agricole. La dynamique du secteur extractif devrait être nourrie par l’application du nouveau code minier et le contexte international, qui tend toujours vers la transition énergétique. Et le secteur du tourisme devrait se rapprocher plus encore du niveau d’activité atteint en 2019. Mais le MEF admet que ces perspectives sont soumises à des risques au niveau international et au niveau national.

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  • Une exposition et des démonstrations pour marquer la journée de la gendarmerie au stade Barea Mahamasina

    Une exposition et des démonstrations pour marquer la journée de la gendarmerie au stade Barea Mahamasina

    Antananarivo, 8 Avril, 13h57 – La gendarmerie s’expose. Le stade Barea Mahamasina a été le théâtre d’un entraînement et de diverses démonstrations des forces spéciales de la gendarmerie nationale ce lundi dans le cadre de la célébration de la journée de la gendarmerie qui a eu lieu le 2 avril. “Manamafy 2024, c’est le nom que nous avons donné à cet entraînement et ces démonstrations”, indique le général Zafisambatra Ravoavy, directeur de la sécurité et des renseignements auprès du commandement de la gendarmerie nationale. “L’objectif de l’entraînement est l’amélioration de la coordination du travail de la gendarmerie, du commandement à l’exécution sur terrain”, explique-t-il.

    La démonstration et les entraînements en question se sont focalisés sur la coordination des actions de la gendarmerie lorsqu’il y a des évènements au sein du stade Barea Mahamasina. “C’est un endroit neuf, aux normes et il faut s’entraîner afin d’y garantir la sécurité lors des divers événements et éviter ainsi les débordements, blessures et au pire des cas les décès”, explique l’officier général.
    Les démonstrations ont débuté par l’introduction des spectateurs, des autorités mais aussi en cas de débordements de la foule ou encore les situations d’attaque à main armée et la prise d’otage. La gendarmerie a même effectué une évacuation via une descente en rappel au niveau du stade par les forces spécialisées.

    Avant la démonstration et les entraînements, une cérémonie officielle pour marquer la célébration de la journée de la gendarmerie s’est tenue dans la salle de conférence du stade. Durant la cérémonie, le commandant de la gendarmerie nationale, le général Jean Herbert Rakotomalala a réitéré la volonté de la gendarmerie d’accomplir ses tâches, conformément aux trois piliers de la politique générale de l’Etat. Le général Andry Rakotondrazaka, ministre délégué chargé de la gendarmerie a, pour sa part, insisté sur la coopération sans faille entre les trois forces de défense et de sécurité pour garantir la sécurité dans l’île.

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  • ANTANANARIVO – 170 citernes à installer dans les quartiers privés d’eau 

    ANTANANARIVO – 170 citernes à installer dans les quartiers privés d’eau 

    Antananarivo, 7 Avril, 13h30 – Des mesures d’urgence. Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène et la Jirama prévoient d’installer 170 bonbones dans les quartiers où l’approvisionnement en eau connaît des difficultés. Et “ces bonbones seront ravitaillées au quotidien”, précise la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. L’objectif, selon le ministère, est de “réduire autant que possible les problèmes d’approvisionnement en eau que connaît Antananarivo actuellement”. A l’en croire, “la Capitale et ses environs sont encore en pleine période de difficulté”, d’où ces mesures d’urgence.

    Des discussions avec les différents responsables des quartiers et des communes concernés par les problèmes de ravitaillement en eau ont eu lieu vendredi pour voir “les problèmes spécifiques à chaque localité et comment coordonner le ravitaillement des bonbones par les camions-citernes”, rapporte le ministère. C’était aussi l’occasion pour le ministre d’appeler au calme la population. “Descendre dans les rues n’est pas une solution”, a-t-il notamment souligné durant la réunion.

  • ASSAINISSEMENT – Un expert japonais à Madagascar pour la vulgarisation de la méthode Fukuoka

    ASSAINISSEMENT – Un expert japonais à Madagascar pour la vulgarisation de la méthode Fukuoka

    Antananarivo, 6 Avril, 8h05 – Une nouvelle technique de traitement de déchets bientôt utilisée à Andralanitra. Le Dr Yasushi Matsufuji, expert japonais à l’origine du développement de la méthode d’enfouissement de déchets Fukuoka, est actuellement à Madagascar, sur invitation de l’agence japonaise de la coopération internationale (Jica) et du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, pour vulgariser ce concept.

    D’après le colonel Tiana Razafimanahaka, directeur général de la société municipale d’assainissement (SMA), « cela entre dans le cadre du deuxième volet du projet de gestion des déchets solides à Antananarivo (Gesda), une coopération avec le Japon ». Une démonstration a eu lieu au site de la décharge d’Andralanitra, ce vendredi.

    La méthode de Fukuoka, une technique japonaise d’enfouissement des déchets respectueuse de l’environnement, est très importante pour la gestion des déchets poursuit ce responsable. « Cette méthode accélère la réaction chimique, et favorise la décomposition des déchets en permettant activement à l’air de pénétrer dans la décharge, par un système de ventilation », explique le colonel.

    Des agents de la société municipale d’assainissement, suivent depuis mardi, une formation sur ce concept. La méthode Fukuoka donne également “plus de temps pour le rangement des déchets” Mais également, “de donner une forme à Andralanitra, une fois arrivé le moment de fermer la décharge”, poursuit-il.

     

    Photo : JICA