Catégorie : Social

  • STATISTIQUES – 392 chercheurs-enseignants à l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en 2023

    STATISTIQUES – 392 chercheurs-enseignants à l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en 2023

    Antananarivo, 31 Mars, 9h30 – Les chercheurs-enseignants en faible nombre. Ils étaient 392 chercheurs enseignants à travailler dans l’enseignement et de la recherche scientifique en 2023, selon les chiffres de la direction générale de la Recherche scientifique, rapportés l’Institut national de la statistique (Instat).

    260 d’entre eux, soit 60%, sont des assistants de recherche ayant rang d’assistant d’enseignement supérieur. Ils étaient pour leur part 102 maîtres de recherche ayant rang de maîtres de conférences, représentant 26% des effectifs des chercheurs-enseignants de l’année dernière. Les 17 directeurs de recherche associé ayant rang de professeur et les 13 directeurs de recherche ayant rang de professeur titulaire ne représentent que 4% et 3% respectivement. Ce qui, d’après le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) est « relativement faible ».

    Les chercheurs-enseignants travaillent au sein des centres de recherche. Pour Madagascar, ils sont issus du Centre national de recherche appliquée au développement rural (Fofifa), du Centre national de recherches environnementales (CNRE), du Centre national de recherches industrielles et technologiques (CNRIT) ou du Centre d’information et de documentation scientifique et technique (CIDST). D’autres proviennent du Centre national d’application des recherches pharmaceutiques (Cnarp), du Centre national de recherches océanographiques (CNRO), du Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza (PBZT), de l’Institut malgache des vaccins Vétérinaires (Imvavet), de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) et de l’Administration.

    Les taux de chercheurs enseignants les plus élevés en 2023 sont ceux des chercheurs issus des centres tels que le PBZT, le CNRE, le CNRIT et le FOFIFA, atteignant entre 15% et 23%. En revanche, l’IMVAVET, le CNRO, le CIDST, le CNARP et l’administration ne comptent que de 1% à 8% des chercheurs.

    Quant aux enseignants chercheurs permanents, ceux qui sont en charge des cours au sein des Universités et Instituts supérieurs de technologie (IST), le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en a recensé 1 810 en 2022. 169 d’entre eux étaient des professeurs titulaires, 138 des professeurs, 856 des maîtres de conférence et 647 des assistants. Les enseignants vacataires, eux, étaient au nombre de 9 701 en 2022.

  • FORMATION SPÉCIALISÉE – Un nouveau programme de Master en énergie solaire photovoltaïque lancé

    FORMATION SPÉCIALISÉE – Un nouveau programme de Master en énergie solaire photovoltaïque lancé

    Antananarivo, 29 Mars, 9h55 – Former des techniciens qualifiés dans le domaine du solaire photovoltaïque. C’est un des principaux objectifs de la mise en place du nouveau programme de Master en énergie solaire photovoltaïque (PV) au niveau de quelques établissements pilotes à Madagascar. Ce programme de deux ans est lancé officiellement au niveau des Facultés des sciences d’Antananarivo et de Toliara. Ces établissements ouvrent ainsi leurs portes aux étudiants de niveau licence à la recherche d’une formation plus spécialisée dans le domaine de l’énergie solaire.

    Après des années de préparation, impliquant la conception du programme pédagogique, les séances de renforcement de capacités des enseignants chercheurs et l’exploration de partenariats locaux et internationaux, ce programme est finalement lancé. Il est mis en œuvre par l’Institut pour la maîtrise de l’énergie (IME) en partenariat avec le Programme de la GIZ pour la Promotion de l’électrification rurale par les énergies renouvelables (Perer). La première promotion de ce programme est prévue pour sortir en 2025, avance l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ).

    Mis à part la formation technique, les étudiants auront également à leur disposition un laboratoire solaire dénommé « Solarlab » pour les travaux pratiques. « Cette initiative vise à mettre à disposition des étudiants un banc pédagogique pour leur fournir un environnement de recherche et d’apprentissage de pointe », explique la GIZ. Un service d’orientation professionnelle à destination de ces étudiants est prévu au sein de ces deux universités, rassure cette agence allemande. Selon la GIZ, « ce service pourrait aider les étudiants à mieux comprendre leurs options de carrière et à élaborer des plans concrets pour atteindre leurs objectifs professionnels ».

    Un énorme besoin en techniciens qualifiés dans le domaine du solaire photovoltaïque est signalé à Madagascar. D’autant plus que plusieurs centrales solaires sont prévues être développées et ne feront que multiplier ce besoin.

  • DIGITALISATION – L’utilisation de la carte numérique au niveau des marchés d’Antananarivo suspendu

    DIGITALISATION – L’utilisation de la carte numérique au niveau des marchés d’Antananarivo suspendu

    Antananarivo, 28 Mars, 15h10 – Retour en arrière. Les nouveaux dirigeants de la commune urbaine d’Antananarivo décident de suspendre l’utilisation de la carte biométrique pour le paiement des tickets des marchés de la capitale. « Nous n’occupons plus la perception des tickets des marchés » rapporte une source auprès de la Société municipale de la gestion digitale (SMGD).

    Depuis déjà une semaine, auprès des marchés d’Antananarivo, dont le marché du Pochard à Soarano, ce sont des agents de la commune qui assurent la collecte directement des tickets auprès des marchands. L’utilisation de la carte numérique est donc suspendue pour une durée indéterminée.

    La semaine dernière, Richard Ramanambitana, président de la délégation spéciale d’Antananarivo a évoqué des prises de décisions pour renflouer la caisse communale. A l’en croire, « il n’y a que 10 millions ariary qui entre dans la caisse de la commune urbaine d’Antananarivo par jour, alors que la ville présente une énorme capacité économique » Il relève un défi qu’au mois de mai, la commune urbaine d’Antananarivo n’aura plus de problème de caisse.

    Le PDS a indiqué des réajustements au niveaux des marchés de la capitale. Des agents des marchés font de nouveau recensement pour les marchands qui occupent les différents marchés dans la CUA.

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  • GAMANE – Effondrement de chaussée sur le pont de Manankolana sur la RN5A entre Ambilobe et Vohémar

    GAMANE – Effondrement de chaussée sur le pont de Manankolana sur la RN5A entre Ambilobe et Vohémar

    Antananarivo, 28 Mars, 6h45 – La route nationale 5A (RN5A) complètement coupée à la circulation. “Le remblai d’accès au pont de Manankolana, au point kilométrique (PK) 91 sur la RN5A reliant Ambilobe et Vohémar s’est effondré mercredi soir”, indique le ministère des Travaux publics dans un communiqué. Celui-ci évoque “les fortes pluies emmenées par le cyclone tropical Gamane, ayant causé une importante montée des eaux” pour expliquer l’effondrement de cette infrastructure reliant la la route et le pont.

    Sur recommandations présidentielles en Conseil des ministres, mecredi, une équipe du ministère devrait se rendre sur place dans les meilleurs délais afin de coordonner les travaux d’urgence de manière à “rétablir au plus tôt la circulation”. Pour cela, le ministère “envisage la mise en place d’un pont modulaire”.

    Les travaux devraient par ailleurs se faire avec le concours de l’entreprise CRBC qui avait effectué les travaux de réhabilitation initiale de cette route et qui dispose encore de ses engins non loin du site. Le ministère évoque également la possibilité de recourir à la garantie décennale pour financer les travaux d’urgence qui seront menés sur l’infrastructure.

  • SANTE – Les professionnels de santé invitent les citoyens à consulter les ordres professionnels de santé en cas d’insatisfaction ou d’incompréhension dans le domaine médical

    SANTE – Les professionnels de santé invitent les citoyens à consulter les ordres professionnels de santé en cas d’insatisfaction ou d’incompréhension dans le domaine médical

    Antananarivo, 27 Mars, 18h10 – Et si les doléances en matière médicale passaient d’abord par les ordres professionnels de santé? C’est le souhait émis par la Conférence des ordres de santé réunie mardi alors que les plaintes et les poursuites judiciaires contre les professionnels de santé se multiplient devant les tribunaux. “Chaque branche de profession liée à la santé dispose d’un ordre professionnel qui garantit le respect de l’éthique et de la déontologie par chacun de ses membres”, indique un communiqué conjoint de l’ordre des médecins, de celui des pharmaciens, de celui des psychologues, de celui des sages-femmes, ainsi que du syndicat des infirmiers et du syndicat des médecins fonctionnaires de Madagascar.

    Pour ces ordres professionnels, “toute doléance en cas d’insatisfaction ou d’incompréhension” devrait d’abord être soumise aux ordres professionnels. Une invitation en ce sens est notamment adressée à tous les citoyens. Pour les signataires du communiqué, les professionnels de santé ont une obligation de moyens et non une obligation de résultats. “Les professionnels de santé n’ont pas la maîtrise sur la vie. Et comme à chaque fois qu’il faut soigner, certains patients peuvent guérir, d’autres peuvent garder des séquelles ou peuvent même mourir”, écrivent-ils dans leur communiqué.

    La Conférence des ordres de santé mettent en avant le respect par les professionnels de santé du serment qu’ils ont prêté avant toute prise de fonction, même si elle reconnaît que “parfois, certains auraient tendance à faire preuve de negligence comme c’est le cas dans de nombreuses autres professions”. “Mais la plupart des professionnels de santé font tout ce qu’ils peuvent et mettent en oeuvre tout leur savoir et toutes leurs compétences pour sauver les vies”, souligne encore le communiqué.

    Face aux “nombreux problèmes rencontrés par les professionnels médicaux”, la Conférence des ordres de santé en appelle également au ministère à regarder de près ces problèmes. Ces dernières semaines, de nombreux médecins ont fait l’objet de poursuite et ont même été placés en détention préventive suite à des plaintes déposées par des patients. Discrets sur les cas en question, les ordres professionnels de santé n’ont abordé publiquement ces affaires qu’à travers de discrets soutiens sur les réseaux sociaux. “Nous ne les citerons pas car ce sont des affaires internes des professionnels de santé”, indique d’ailleurs leur communiqué conjoint. Plutôt que de faire pression sur la justice ou sur les plaignants, ils préfèrent ainsi conscientiser le public au rôle des ordres professionnels dans la gestion des doléances médicales avant toute démarche judiciaire.

     

  • COMMÉMORATION – Les jeunes au premier plan lors des cérémonies de commémoration des évènements de 1947

    COMMÉMORATION – Les jeunes au premier plan lors des cérémonies de commémoration des évènements de 1947

    Antananarivo, 27 Mars, 14h32 – Des cérémonies spéciales pour commémorer les événements de 1947 cette année. Les enfants seront particulièrement mis en avant lors des événements officiels organisés dans le cadre du 77ème anniversaire de l’insurrection, confie Nirina Randrianasolo, le coordinateur national de la célébration. “La commémoration sera spéciale cette année car elle donnera de la place aux jeunes et aux enfants, toutes les représentations qui auront lieu seront assurées par des enfants et des jeunes” , explique-t-il.

    Les cérémonies du 29 mars se dérouleront dans trois endroits à savoir au Mausolée d’Avaratr’Ambohitsaina, à Manakara et à Moramanga. Il y aura particulièrement une cérémonie de passation de drapeau comme témoin du passage de l’amour de la patrie à la nouvelle génération selon les organisateurs. “La passation du drapeau sera effectuée par le président de la République, cela restera dans l’histoire, que ce soit les textes inscrits mais également le message du président lors du passage de ce drapeau” explique toujours le responsable.

    A Antananarivo comme à l’accoutumée, outre la cérémonie officielle qui se tiendra au Mausolée, une cérémonie de dépôt de gerbe sera également effectué à Ambohijatovo devant le monument dédié. Ainsi la commune a annoncé des dispositions spéciales pour la circulation aux alentours de ces deux endroits pour la matinée du 29 mars. La rue Sadiavahy et la rue Razanakomba partant du restaurant Planète vers le tunnel d’Ambanidia seront interdites à la circulation. Tous les arrêts de bus des zones concernés seront également supprimés durant les cérémonies de commémorations.

  • METEOROLOGIE – Gamane devient une forte tempête tropicale en quelques heures

    METEOROLOGIE – Gamane devient une forte tempête tropicale en quelques heures

    Antananarivo, 26 Mars, 11h42 – Des vents moyens de 90km/h, des rafales atteignant 130km/h. Baptisée ce mardi matin à 5h, Gamane s’est très vite intensifiée pour devenir une forte tempête tropicale, selon le bulletin météorologique de Météo Madagascar publié à 11h40 ce mardi. Elle pourrait même atteindre le stade de cyclone tropical dans les prochaine 24 heures, indique encore le bulletin. Selon le même bulletin, elle se trouvait à 150km au Nord-Est de Vohémar ce mardi à 9h, se déplace vers le Nord-Ouest, avant de descendre sur une trajectoire Sud-Ouest et longer ainsi les côtes Nord-Est malgaches.

    Dans ses prévisions, Météo Madagascar n’exclut pas que le système touche terre au niveau de Sambava mercredi après-midi ou mercredi soir, au stade de cyclone tropical avec des vents moyens de 150km/h. En attendant, le temps se dégrade déjà dans le Nord, le Nord-Est et le Centre Est. Fortes pluies, vents forts, mers agitées sont attendus dans ces localités. L’alerte jaune avis de menace est lancée pour les régions de Diana, de Sava et d’Analanjirofo. Météo Madagascar avise les habitants des zones vulnérables de la survenue possible d’inondations généralisées et de glissements de terrains.

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  • METEOROLOGIE – La neuvième dépression tropicale de la saison à plus de 100km à l’Est de Vohémar

    METEOROLOGIE – La neuvième dépression tropicale de la saison à plus de 100km à l’Est de Vohémar

    Antananarivo, 26 Mars, 6h30 – Gamane en cours de chargement. Les conditions sont très favorables pour que la neuvième dépression tropicale de la saison se transforment en tempête tropicale dès ce mardi, signale Météo France Réunion dans son bulletin cyclonique de 4h ce mardi matin. Son intensification pourrait même être très rapide et elle pourrait atteindre le stade de cyclone tropical en fin de semaine, poursuit encore le bulletin. En attendant, à 4h, heure réunionnaise, les vents moyens du système étaient de 55km/h, les rafales estimées à 75km/h.

    Lundi après-midi vers 16h, la perturbation se trouvait à 168km au Nord-Est de Vohémar. Avec un déplacement de 6km/h vers le Nord, elle devrait se trouver à un peu plus de 100km à l’Est de cette localité malgache ce mardi matin. Elle ne devrait cependant pas toucher Madagascar car sa trajectoire devrait ensuite fléchir vers le Sud-Ouest. Météo Madagascar indique qu’elle devrait évoluer à moins de 100km des côtes Nord-Est malgaches, ce qui ne l’empêche pas de générer fortes pluies, jusqu’à 80mm de précipitations en 24 heures dans le Nord, le Nord-Est et le Centre-Est, vents forts et mers agitées. Le temps devrait ainsi rester maussade le long des zones côtières entre Cap d’Ambre et Vatomandry.

  • Idah Z. Pswarayi-Riddihough de la Banque mondiale se dit « assez inquiète » de la situation de l’éducation à Madagascar

    Idah Z. Pswarayi-Riddihough de la Banque mondiale se dit « assez inquiète » de la situation de l’éducation à Madagascar

    Antananarivo, 26 Mars, 5h15 – Quelle éducation les enfants reçoivent-ils à l’école et surtout lorsqu’ils quittent l’école ? Que retiennent-ils ? Comment faire pour retenir plus d’enfants à l’école et faire en sorte que lorsqu’ils quittent ces établissements, ils ont de quoi s’armer pour avoir de meilleures opportunités d’emplois ? Ce sont autant de questions qu’Idah Z. Pswarayi-Riddihough s’est posée à l’issue de ses récentes missions à Madagascar, dont la dernière remonte au mois de février de cette année.

     

    Cette directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique a livré à www.2424.mg un petit rapport de ses visites au pays. Visiter la Grande île est non seulement un plaisir pour cette émissaire de Bretton Woods mais c’est surtout une occasion pour cette dernière de rencontrer les bénéficiaires des projets appuyés par cette institution financière.

    Elle raconte alors avoir visité une Ecole primaire publique (EPP) dans un village rural pas loin d’Antananarivo ainsi qu’un centre d’éducation en préscolaire au mois de février.

     

    Ce fut l’occasion pour Idah Z. Pswarayi-Riddihough d’échanger avec les directeurs d’écoles, les enseignants ainsi que les parents d’élèves. « Et je dois vous dire que je suis assez inquiète de la situation de l’éducation à Madagascar, notamment au niveau de la qualité de l’éducation. J’ai été frappée par le taux d’abandon scolaire dans l’EPP que j’ai visitée et le cas n’est pas isolé », raconte-t-elle.

     

    Cette responsable de la Banque mondiale rappelle qu’à Madagascar, seuls 28 % des élèves de l’école primaire inscrits en première année chaque année atteignent la cinquième année. Et les causes sont nombreuses, expose-t-elle. Idah Z. Pswarayi-Riddihough parle des difficultés financières rapportées par les parents ou encore des enfants qui ont faim mais qui doivent aider leurs parents.

     

    L’éducation est un secteur prioritaire sur lequel se penche particulièrement la Banque mondiale, rassure sa directrice des opérations. Afin d’améliorer l’accès et la qualité de l’éducation pour tous les enfants, ce partenaire de la Grande île s’est entre autres attachée à soutenir la réforme de l’enseignement primaire en élaborant un nouveau programme, en formant plus de 30 000 enseignants et 5 000 directeurs d’école dans tout le pays, ou encore en distribuant des manuels à plus de 2,7 millions d’enfants au cours des deux premières années de l’enseignement de base, rapporte la Banque mondiale sur son site officiel.

     

    Les relations entre la Banque mondiale et les autorités de Madagascar se passent par ailleurs très bien, souligne Idah Z. Pswarayi-Riddihough. « Nous remercions toutes les autorités de l’excellence de nos dialogues à tous les niveaux qui nous permettent d’avancer sur un certain nombre de sujets et de priorités », rapporte-t-elle de ses visites à Madagascar.

     

  • SANTE – Le cancer de la prostate ou le cancer de l’homme âgé

    SANTE – Le cancer de la prostate ou le cancer de l’homme âgé

    Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. À l’échelle mondiale, il est le deuxième cancer qui touche le plus l’homme après le cancer du poumon, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’âge avancé est le principal facteur de risque de cancer de la prostate. Contrairement aux autres types de maladies oncologiques, celle de la prostate offre un pronostic très positif de guérison et de survie. A Madagascar, l’ablation de glandes au niveau des testicules, la castration chirurgicale, apparait comme le traitement le plus utilisé.

    A partir de 45 ans, on commence parfois à éprouver des difficultés pour uriner, un besoin de miction fréquent et impérieux. C’est un signe qu’il y a une obstruction urinaire, explique le Dr Andriatsarafeno Rasolofomamonjy, Médecin-chef à l’hôpital luthérien d’Ambohibao

    Ces signes pourraient être les symptômes d’un cancer de la prostate chez l’homme. C’est l’un des cancers les plus fréquents chez les hommes.
    Il est aussi courant que le cancer du sein chez la femme. Il est toutefois beaucoup plus discret, et plus anodin. Tous les garçons disposent d’une prostate à la naissance. C’est un organe chez l’homme. Au milieu de la prostate, il y a un canal, le canal urinaire. Quand la prostate augmente de volume, ce canal urinaire se rétrécit. Ce qui engendre des difficultés pour uriner. Ce cancer peut survenir à tout moment, mais on ne peut le confirmer sans analyse médical. On peut le diagnostiquer à partir d’une biopsie. Il est recommandé de consulter un médecin dès les premières douleurs au niveau de la prostate. Le médecin effectue une analyse et une échographie pour mesurer le volume [de la prostate] et déterminer le cancer. », continue d’expliquer le Médecin-chef à l’hôpital luthérien d’Ambohibao.

    Il est aussi fréquent que le cancer de la prostate ne présente aucun signe physique, surtout au début de sa croissance, car il se développe généralement en périphérie de la prostate. Le cancer de la prostate est un cancer qui se guérit très bien. La mortalité est aussi très faible. Une diversité de traitements est aussi proposée.
    Une simple surveillance active, un traitement chirurgical, par irradiation, l’hormonothérapie éventuellement associée à la chimiothérapie.

    A l’hôpital luthérien d’Ambohibao, compte tenu des coûts de médicaments à Madagascar, la castration chirurgicale est la solution la plus prisée.

    « S’il n’y a pas encore de complications et qu’on est certain que c’est un cancer de la prostate, on procède à la castration. C’est une ablation de glande au niveau des testicules. La personne devient ensuite stérile, car cette opération bloque l’éjaculation. Après l’intervention chirurgicale, la vie du malade redevient normale et il peut continuer à vivre normalement. », conclut Dr Andriatsarafeno Rasolofomamonjy, Médecin-chef à l’hôpital luthérien d’Ambohibao.