Catégorie : Social

  • FORÊT – Quatre parcs nationaux appuyés grâce à la poursuite de la coopération entre Madagascar National Parks et le projet PIC

    FORÊT – Quatre parcs nationaux appuyés grâce à la poursuite de la coopération entre Madagascar National Parks et le projet PIC

    Antananarivo, 5 Avril, 15h35 – Madagascar National Parks et le projet Pôle intégré de croissance (PIC) poursuivent leur partenariat. Les deux parties ont signé mardi la poursuite de leur coopération dans le cadre de la troisième phase du projet PIC dénommée “Projet de Transformation Économique pour une Croissance inclusive” (PIC3). Quatre parcs nationaux vont bénéficier d’appui dans le cadre de cette troisième phase, en l’occurrence Analamazaotra, Mantadia, la Montagne d’Ambre et Ranomafana.

    De nombreux projets sont prévus dans le cadre de cette coopération. Il s’agit, entre autres, de la remise aux normes des infrastructures touristiques, de la diversification et de l’amélioration de la qualité des services touristiques, de la promotion des investissements ou encore de la promotion et de la visibilité.

    Madagascar national Park fait partie des entités soutenues par le Projet PIC depuis ses débuts en 2008. Cela a été fait à travers le soutien aux activités touristiques afin de développer l’écotourisme au sein du Parc national de Nosy Tanihely. Quatre aires protégées, l’Ankarana, la Montagne d’Ambre, Nosy Hara et Tsimanampesotse ont ensuite été appuyées dans le cadre du PIC2.

    Le projet PIC 3 qui s’élève à 150 millions de dollars fait partie du portefeuille d’aide d’un montant total de 490 millions de dollars accordé par la Banque mondiale à Madagascar en juillet 2021. PIC 3 ou le projet de transformation économique pour la croissance inclusive ambitionne de soutenir davantage la diversification économique pour une croissance inclusive tout en appuyant la reprise économique après le passage de la pandémie.

    Le projet appuie particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) et les entrepreneurs dans les secteurs du tourisme, agribusiness et numérique dans les régions de Diana, d’Anosy, d’Atsimo-Andrefana, ainsi que sur l’île de Sainte-Marie. La région d’Analamanga fait également des zones appuyées dans le secteur numérique.

  • ENSEIGNEMENT – Plus de 8 0000 candidatures pour 196 places dans la première promotion de l’Ecole 42 d’Antananarivo

    ENSEIGNEMENT – Plus de 8 0000 candidatures pour 196 places dans la première promotion de l’Ecole 42 d’Antananarivo

    Antananarivo, 5 Avril, 13h40 – Un engouement. L’ouverture du campus de l’Ecole 42 à Antananarivo a suscité l’engouement des jeunes malgaches. D’après les informations fournies par les responsables, plus de 8 000 dossiers de candidature ont été reçus lors de l’inscription pour la première promotion de cette école gratuite en informatique. Mais près de 200 d’entre eux seulement ont pu intégrer le campus à l’issue de différentes étapes de sélection dont la fameuse piscine.

    “Pour atteindre le statut d’étudiants, les candidats passent par plusieurs phases de sélection dont la fameuse piscine, test grandeur nature de la pédagogie 42 pendant 26 jours. Près de 600 candidats se sont immergés et 196 ont rejoint les rangs de la première promotion dont 30 femmes”, indique le communiqué de l’Ecole 42 Antananarivo qui fait partie du réseau d’écoles informatique fondé par le milliardaire français Xavier Niel en 2013.

    « Déployer une école 42 ici a été une évidence car Madagascar est une terre de talents. Grâce à sa méthode d’apprentissage plus que disruptive, nous contribuons à répondre favorablement à la demande croissante d’experts en informatique à travers le monde. Et voir l’engouement des jeunes malgaches durant les inscriptions en 2023 n’a fait que confirmer cette évidence”, se réjouit Hassanein Hiridjee, le patron du Groupe Axian lors de l’inauguration officielle du campus mardi dernier à Andraharo. Pour lui, c’est une immense avancée de considérer Madagascar comme un des pionniers de l’innovation en Afrique.

    Grâce à l’initiative du Groupe Axian, le partenaire de l’Ecole 42, Madagascar devient le deuxième pays africain après le Maroc et juste avant l’Angola à intégrer le réseau de l’École 42. Un établissement qui incarne l’excellence et l’innovation dans l’enseignement de l’informatique avec son approche disruptive. Intégrer l’école 42 ne revêt aucune condition d’âge ni de diplôme. La formation est 100% gratuite, sans professeur avec une méthode d’apprentissage peer-to-peer basée sur la collaboration et l’entraide.

    « Aujourd’hui, avec l’ouverture de 42 Antananarivo, nous offrons de nouvelles perspectives aux Malgaches, quels que soient leur genre, leur situation sociale, leur parcours scolaire ou encore leur parcours professionnel », souligne Sophie Viger, directrice générale 42 Paris.

    Bâti sur une surface de 1 000 m2 au sein de Galaxy Andraharo, le campus est “un lieu où les rêves prennent vie, où les talents peuvent s’exprimer et où l’ingéniosité et la créativité sont encouragées et récompensées”, ajoute Sophie Viger. L’inauguration du campus a vu la présence de la communauté tech du pays, du ministre chargé des Télécommunications, Tahina Razafindramalo, ainsi que de l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois. Des chefs d’entreprises ou encore des présidents de certains groupements économiques étaient aussi aperçus sur place.

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  • MARCHE – L’administration municipale d’Antananarivo évoque un triplement des recettes

    MARCHE – L’administration municipale d’Antananarivo évoque un triplement des recettes

    Antananarivo, 5 Avril, 10h10 – “Nous avons pu payer le personnel à temps”. L’administration municipale d’Antananarivo ne cache pas sa satisfaction. Quelques jours à peine après avoir enlevé à la Société municipale de gestion digitale (SMGD) la collecte des taxes sur le marché, elle indique avoir pu renflouer les caisses de la commune. “Les recettes ont triplé depuis que la CUA assure de nouveau la gestion des marchés”, déclare fièrement Marcellin Randrianambinina, directeur des marchés au niveau de la CUA, dans une déclaration-vidéo transmise à la presse dans laquelle il évoque le cas du marché de Pochard à Soarano.

    La suspension de l’utilisation de la carte biométrique pour le paiement des tickets de marché est l’une des premières décisions prises par la nouvelle délégation spéciale dirigée par Richard Ramanambitana dès sa prise de fonction. Et à en croire Marcellin Randrianambinina, “le président de la délégation spéciale d’Antananarivo a déjà consulté le personnel de la municipalité avant ce réajustement”.

    Cette décision est cependant contestée par la conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana qui avait annoncé en conférence de presse sa volonté de faire annuler la note du PDS suspendant l’utilisation des cartes biométriques. Pour elle, une note du PDS ne devrait pas pouvoir annuler la délibération du Conseil municipal qui instaure cet outil. Avec le retour des tickets, elle dénonce également “un retour en arrière”.

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  • TRANSPORT – Le téléphérique prendra son envol en juin, l’État peaufine les modalités d’exploitation

    TRANSPORT – Le téléphérique prendra son envol en juin, l’État peaufine les modalités d’exploitation

    Le premier tronçon de la ligne orange du téléphérique entre Anosy et Soarano devrait prendre son décollage au mois de juin après des tests qui seront menés à partir du mois de mai. L’État se penche actuellement sur son exploitation notamment par le choix de l’exploitant, et en peaufinant les détails liés au prix du billet. L’État envisage un prix adapté au pouvoir d’achat de la population et l’émission de billets gratuits esg prévue en début d’exploitation. Le secrétariat d’État en charge des Nouvelles villes et de l’habitat reste persuadé que le téléphérique est la solution à l’encombrement actuel de la circulation à Antananarivo.

     

  • INTEMPERIES – Madagascar déclaré en état de sinistre national après le passage du cyclone tropical Gamane

    INTEMPERIES – Madagascar déclaré en état de sinistre national après le passage du cyclone tropical Gamane

    Antananarivo, 4 Avril, 14h05 – Les dégâts laissés par le cyclone tropical Gamane sont tels que Madagascar se dit en état de “sinistre national”. “Les conditions pour déclarer l’état de sinistre national sont réunies et le Gouvernement a décidé de le faire”, indique le communiqué du Conseil des ministres de mercredi.

    La réunion hebdomadaire de l’Exécutif met notamment en avant le nombre des personnes sinistrées qui s’élève à près de 90 000. Il évoque également les dégâts importants subis par les infrastructures publiques comme des routes, des ponts, des écoles et des bâtiments administratifs. Il soulève également l’inondation de centaines d’hectares de rizière.

    L’état de sinistre national permettra à l’Etat de demander une mobilisation internationale pour faire face aux dégâts laissés par Gamane. Plusieurs pays partenaires de Madagascar ont déjà évoqué leur souhait d’apporter leur aide à Madagascar, souligne le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’exécutif.

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  • TRANSPORT PAR CABLE – L’exploitation du premier tronçon entre Anosy et Analakely prévu en juin

    TRANSPORT PAR CABLE – L’exploitation du premier tronçon entre Anosy et Analakely prévu en juin

    Antananarivo, 4 Avril, 12h40 – Un départ imminent. L’exploitation du premier tronçon de la ligne Orange du téléphérique d’Antananarivo devrait pouvoir débuter au mois de juin selon Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat chargé des Nouvelles villes et de l’habitat après l’achèvement de la pose des câbles. Ce premier tronçon relie la gare d’Anosy à celle de Soarano.

    « On avait prévu de poser les câbles en six semaines, on l’a fait en deux grâce au savoir-faire technique. On a respecté le délai et les câbles sont posés », se réjouit le membre du gouvernement ce jeudi lors d’une visite à la gare d’Anosy. « Selon le programme pour ce premier appareil, on pourra respecter l’échéance du 26 juin. En juin on devrait pouvoir exploiter le premier appareil au niveau technique », ajoute-t-il.

    Avant l’exploitation, les essais sur ce premier tronçon vont débuter dès le mois de mai. Les premières cabines devraient ainsi s’élever dans le ciel d’Antananarivo dans deux mois. « On va attendre le 6 mai pour poser le cabine test. On va le faire circuler la haut entre Anosy et Soarano », ajoute-t-il.

    Toujours d’après le ministre, les appels à manifestation d’intérêt concernant l’exploitation commerciale et la maintenance technique lancé par le SENVH ont reçu des réponses. Deux dossiers ont jusqu’ici été reçus par l’Etat selon ses explications. « Nous évaluons les offres avec les concernés actuellement et nous verrons qui pourront réellement coopérer avec l’Etat dans l’exploitation du TPC », ajoute-t-il.

    En ce qui concerne le second appareil entre Soarano et l’Artec Ivandry, le SENVH se réjouit également de l’avancée des travaux. La seule gare à sortir de terre est la gare qui sera située au niveau d’Henri Fraise à Ankorondrano, celui d’Ivandry à l’Artec ayant déjà débuté. En ce qui concerne le dernier tronçon entre Ivandry et Ambatobe, les travaux avancent également en ce qui concerne la fondation des pylones et des gares indique le secrétaire d’Etat.

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  • La Jirama évoque un gap de 1 000m3 sur le réseau de distribution d’eau d’Antananarivo 

    La Jirama évoque un gap de 1 000m3 sur le réseau de distribution d’eau d’Antananarivo 

    Antananarivo, 4 Avril, 7h10 – “Deux pompes de Mandroseza sont complètement à l’arrêt en raison de pannes techniques”. La Jirama explique pourquoi certains quartiers de la Capitale, notamment ceux qui se trouvent sur les hauteurs, connaissent une pénurie d’eau ces derniers jours. Elle indique que suite à cette panne, la production d’eau à la station de Mandroseza connaît un gap de 1 000m3, ce qui perturbe le ravitaillement en eau des quartiers comme Fort-Duchesne, Antsahameva, Andraisoro, Ampandrianomby, Faravohitra, Alasora, Manjakaray ou même Ankaraobato.

    Selon la Jirama, les travaux sont actuellement en cours. La compagnie de distribution d’eau et d’électricité explique cependant que ceux-ci peuvent encore durer car la réparation nécessite l’achat de certains équipements. En attendant, la société souligne que la distribution d’eau via les camions citernes va se poursuivre.

    Face à la pénurie d’eau, les habitants des différents quartiers d’Ankatso, de Fort Duchesne et des environs ont manifesté sur la voie publique ces deux derniers jours pour exprimer leur mécontentement face à la situation. La population évoque une pénurie qui dure depuis des mois. Les habitants promettent la poursuite de leurs manifestations jusqu’à ce que la situation évolue.

  • SYSTEME URBAIN – « Madagascar ne se résume pas à Antananarivo », souligne la Banque mondiale

    SYSTEME URBAIN – « Madagascar ne se résume pas à Antananarivo », souligne la Banque mondiale

    Antananarivo, 2 Avril, 6h50 – Une affaire de tous. « Madagascar ne se résume pas à Antananarivo : chaque ville doit avoir un rôle à jouer dans un système urbain ». C’est ce que note la Banque mondiale dans la Revue de l’urbanisation de Madagascar qu’elle a récemment publiée.

    La Banque mondiale souligne qu’ “Antananarivo domine et est le moteur de l’économie malgache”, contribuant à 44% du produit intérieur brut (PIB) national. « Mais cela ne doit pas empêcher la croissance d’autres villes et le développement d’un système urbain multicentrique », souligne cette institution de Bretton Woods dans cette Revue.

    Il est alors avancé dans ce document de la Banque mondiale qu’“un cadre de développement territorial ou spatial permettrait à Madagascar d’exploiter le potentiel des différentes zones urbaines et de saisir les opportunités d’une manière plus efficace sur le plan spatial”.

    L’institution de Bretton Woods avance alors que les petites villes peuvent servir de lien avec les zones rurales, où les agriculteurs peuvent avoir accès aux marchés et aux services. Les villes moyennes, pour leur part, peuvent se spécialiser en fonction de leurs ressources ou concentrer des activités économiques et peuvent servir de centres logistiques pour le transport de marchandises et la liaison avec les marchés locaux. Et les grandes villes peuvent servir de passerelles vers l’économie mondiale, suggère la Banque mondiale dans ce document.

    Madagascar se compose par ailleurs de 23 régions. Celles-ci commencent tout juste à être dotées des capacités nécessaires pour gérer le développement au niveau régional, d’après ce partenaire de la Grande île.

    Pour l’heure, les trois quarts du PIB de la Grande île sont concentrés dans les zones urbaines. Or pour la Banque mondiale, les villes malgaches pourraient être des moteurs beaucoup plus importants de la croissance économique résiliente et de la réduction de la pauvreté et pourraient soulager la trajectoire économique actuelle.

     

  • POPULATION – La distribution d’appui financier aux ménages vulnérables débutera au mois d’avril

    POPULATION – La distribution d’appui financier aux ménages vulnérables débutera au mois d’avril

    Antananarivo, 1er Avril, 15h05 – Les appuis financiers aux ménages malgaches vulnérables vont reprendre. Le Conseil des ministres de la semaine dernière anonnce le début du projet de filet de sécurité sociale dénommé “Filet de sécurité et de résilience” sur la période 2024-2027. La distribution des appuis financiers sous conditions va débuter en avril et devrait bénéficier à 253 000 ménages supplémentaires et s’étendre aux 23 régions de Madagascar.

    D’après le rapport du Conseil des ministres, le projet FSR se décline en trois programmes. Il y a le programme “Haratonaina et Sandratohitra” d’un montant total de 213 millions de dollars. Sont compris dans ce programme le programme de transfert monétaire “Vatsin’Ankohonana et Fiavota” ou encore les programmes de travail contre argent “Asa avotra mirindra” ou “Asa vonjy voina”. Le deuxième et le troisième volet du projet consistent au renforcement de la gouvernance citoyenne et au soutien aux structures étatiques qui gèrent la protection sociale.

    La Banque mondiale finance le FSR à hauteur de 250 millions de dollars. Cet appui financier avait été validé par l’institution de Bretton Woods au mois de décembre 2022. Selon le communiqué officiel publié à l’époque, l’accord de financement permet au gouvernement malgache d’ “accroître l’accès des ménages extrêmement pauvres aux services de filets sociaux de sécurité”.

    Comme pour le PFSS ou le projet filets sociaux de sécurité mis en œuvre depuis 2016, le programme sera mis en oeuvre par Fonds d’intervention pour le développement le FID. Dans l’ancien programme, près de 582 000 ménages vulnérables issus de 52 districts ont été appuyés. 368 infrastructures sociales de base tels que des écoles, des centres de santé et autres ont également été mises sur pied.

  • PRISON – 202 détenues d’Antanimora reçoivent leur certificat de formation professionnelle

    PRISON – 202 détenues d’Antanimora reçoivent leur certificat de formation professionnelle

    Antananarivo, 1er Avril, 7h30 – “Redressement”. Elles sont 202 femmes détenues à Antanimora à avoir reçu leur certificat de formation professionnelle la semaine dernière. Après plusieurs semaines de formation, elles sont désormais prêtes à se replonger dans le monde du travail dès leur sortie de prison. Le projet “Fanarenana” du ministère de la Justice, soutenu par l’Agence française de développement (AFD), entend améliorer le quotidien de ces femmes détenues mais vise aussi et surtout à les préparer à leur retour au sein de la société.

    Les formations ont porté sur divers modules, allant des séances de formation en coupe et couture jusqu’à des formations en informatique, en passant par des cours de coiffure, de cuisine, ou encore de pâtisserie.
    Selon Arsène Ralisaona, directeur général de l’administration pénitentiaire, ce sont les détenues déjà définitivement condamnées qui bénéficient de la formation. Certaines découvrent pour la première fois une formation, d’autres renforcent leurs compétences tandis que beaucoup choisissent aussi la reconversion en choisissant leur module.

    Par ailleurs, les détenues n’attendant pas de sortir de prison pour bénéficier des fruits de leur formation. A en croire le directeur général de l’administration pénitentiaire, elles peuvent déjà mettre en pratique leurs acquis dès leur séjour en prison et générer ainsi des revenus.