Catégorie : Social

  • CONCOURS – Larissa Falimanana, lauréate de la quatrième édition du « Falling Walls Lab » Madagascar

    CONCOURS – Larissa Falimanana, lauréate de la quatrième édition du « Falling Walls Lab » Madagascar

    Antananarivo, 7 Juin, 15h01 – Elle va briser les murs de la pollution plastique à Berlin. Larissa Falimanana est la lauréate de la quatrième édition du « Falling Walls Lab » Madagascar. La chimiste-biologiste s’envolera à Berlin en Allemagne pour représenter la Grande île à la finale internationale de ce concours. Issue de la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo, Larissa Falimanana soutiendra dans la capitale allemande son projet de transformation de déchets provenant des fruits en bioplastique.

    ⭕Les organisateurs ont sélectionné 15 projets pour la finale nationale qui a eu lieu à Analakely le 2 juin dernier. Chaque porteur de projet avait trois minutes pour convaincre les membres du jury, qui étaient des experts issus de différentes universités et institutions.

    ⭕Organisé par le DAAD Lektorat Madagascar (Office allemand d’échanges universitaires) en coopération avec l’Université d’Antananarivo, la Commune Urbaine d’Antananarivo et l’ambassade d’Allemagne à Madagascar, le concours Falling Walls Lab Madagascar en est à sa quatrième édition cette année.

    Photo : Ambassade d’Allemagne

  • JUSTICE – Les nouveaux juges des pôles anti-corruption en formation

    JUSTICE – Les nouveaux juges des pôles anti-corruption en formation

    Antananarivo, 7 Juin, 8h52 – Séance de mise à niveau. Les nouveaux juges des pôles anti-corruption (PAC) installés officiellement au mois de mai participent depuis ce mardi matin à un atelier de renforcement de capacité relatif à leurs nouvelles fonctions. L’atelier durera trois jours durant lesquels toutes les entités du système anti-corruption (SAC) vont coopérer afin de former ces nouveaux juges.

    ⭕“Selon la loi sur les pôles anti-corruption, les nouveaux juges doivent bénéficier d’une formation spécifique”, indique Rivonandrianina Rabarijohn, coordinatrice nationale des PAC. “Il y a des dispositions qui régissent le travail des juges mais il y a aussi des lois qui régissent spécifiquement les PAC et les SAC », ajoute-t-elle justifiant l’utilité de la formation.

    ⭕Parmi ces lois spécifiques, il y a celle relative à la chambre de saisie et de confiscation. “Cette chambre est spécifique aux PAC et n’existe pas dans le droit commun” , explique-t-elle. Il en est de même pour le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui sont des prérogatives des PAC d’où la nécessité de la mise à niveau.

    ⭕Le 16 mai, six nouveaux membres de la juridiction du PAC Antananarivo ont été installés dans leurs fonctions lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenu aux 67 hectares. Parmi, les nouveaux venus, le président de la juridiction de premier degré, Fernandine Randrianjafy ou encore Baovola Rahetlah, procureure de la République près de la juridiction de premier degré du PAC Antananarivo.

  • DELESTAGE – Le rétablissement de la livraison de fuel pour la Jirama discuté avec les transporteurs d’hydrocarbures

    DELESTAGE – Le rétablissement de la livraison de fuel pour la Jirama discuté avec les transporteurs d’hydrocarbures

    Antananarivo, 7 Juin, 7h35 – Une autre réunion pour résoudre le problème d’approvisionnement en fuel lourd des centrales de la Jirama. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, avait évoqué la tenue d’une rencontre que son équipe devait avoir avec les transporteurs de carburants. Cette réunion devait se tenir lundi en début d’après-midi, avec pour objectif de régler le problème d’acheminement des produits pétroliers pour la Jirama, d’après ce que le ministre avait confié à la presse lundi.

     

    La question du transport du fuel est un point non négligeable contribuant au délestage de l’électricité auquel la compagnie nationale est contrainte de procéder. Le stock de fuel est suffisant mais c’est leur acheminement auprès des sites de production de la Jirama qui causerait problème. « Nous allons voir avec ces transporteurs pourquoi il y a peu de camions-citernes qui opèrent comme auparavant », avait avancé le ministre Solo Andriamanampisoa.

     

    A en croire le ministre, seuls quatre camions-citernes seraient arrivés à Antananarivo le week-end dernier. Ce chiffre avait augmenté à cinq lundi matin. Or, il faudrait pour la Jirama au moins dix camions-citernes de fuel pour épargner ses abonnés du délestage, poursuit-il. Le ministre de l’Energie avait alors indiqué avoir mobilisé tous les transporteurs qui travaillent avec la Jirama.

     

    Les acteurs du secteur de la distribution avaient également été appelées en renfort. Ce qui devrait, selon les explications de Solo Andriamanampisoa, permettre d’avoir une cinquantaine de camions supplémentaires pour la livraison de carburant pour la Jirama. L’acheminement de ce produit par voie ferrée serait également envisagé.

     

    Des membres de l’Association professionnelle des transporteurs d’hydrocarbures (APTH) s’étaient plaints du problème de paiement de leur livraison de carburants pour la Jirama au mois de mai, malgré l’accord déjà conclu entre les deux parties. Ils indiquaient à l’époque être en attente de l’effectivité de cet accord, surtout que la plupart d’entre eux peineraient à avoir de l’argent pour acheter du carburant. Ils travailleraient ainsi à perte pour la Jirama, ont-ils soulevé.

     

    Le ministre Solo Andriamanampisoa indique avoir déjà discuté de ce problème de paiement avec les responsables de la Jirama. Ces derniers auraient déjà fait des efforts pour régler ce qu’ils doivent aux transporteurs. « Il ne devrait pas y avoir de transporteurs à qui la Jirama doive d’énormes sommes », lance le membre du gouvernement.

  • Madagascar stagne à la 137ème place de l’indice mondial de la prospérité 2023

    Madagascar stagne à la 137ème place de l’indice mondial de la prospérité 2023

    Antananarivo, 6 Juin, 6h50 – Madagascar reste à la 137ème place sur 167 pays dans l’indice mondial de la prospérité 2023 avec un score de 44,9 sur 100. Une place qu’occupait déjà la Grande île l’année dernière, d’après les précisions du groupe de réflexion londonien « Legatum Institute » qui élabore chaque année ce classement.

     

    Le Legatum Prosperity Index est un cadre qui évalue les pays en fonction de la promotion de l’épanouissement de leurs résidents et reflétant à la fois le bien-être économique et social. Il va ainsi au-delà des mesures macroéconomiques traditionnelles de la prospérité d’une nation, qui s’appuient uniquement sur des indicateurs de richesse tels que le revenu moyen par personne. L’indice évalue trois domaines essentiels à la prospérité à savoir des « sociétés inclusives », des « économies ouvertes » et des « personnes autonomes ». Ces trois domaines se basent sur douze piliers.

     

    Dans le domaine des « sociétés inclusives », Madagascar se trouve à la 81ème place dans le pilier « liberté individuelle » qui évalue les progrès accomplis en matière de droits juridiques fondamentaux, de libertés individuelles et de tolérance sociale. Le pays se place 111ème dans le pilier « capital social » qui mesure la force des relations personnelles et sociales, la confiance institutionnelle, les normes sociales et la participation civique dans un pays. Il est à la 120ème place dans le pilier « gouvernance » qui mesure le degré de contrôle et de limitation du pouvoir, ainsi que l’efficacité du fonctionnement des gouvernements et l’absence de corruption. Et enfin, elle occupe 121ème place dans le pilier « sécurité » qui évalue dans quelle mesure la guerre, les conflits, la terreur et la criminalité ont déstabilisé la sécurité des individus, à la fois dans l’immédiat et par le biais d’effets à plus long terme.

     

    Concernant le domaine des « économies ouvertes », Madagascar est 136ème dans le pilier « environnement d’investissement » qui mesure la protection des investissements et 127ème dans le pilier « conditions de l’entreprise » qui évalue les réglementations permettent aux entreprises de démarrer, d’être compétitives et de se développer. La Grande île est au 140ème rang dans le pilier « Infrastructure et accès au marché » qui traite de la qualité de l’infrastructure permettant le commerce et les distorsions sur le marché des biens et des services, et est 143ème dans le pilier « qualité économique » qui mesure la capacité d’une économie à générer des richesses de manière durable et avec le plein engagement de la main-d’œuvre.

     

    Dans le troisième domaine, celui des « personnes autonomes », Madagascar se trouve 164ème dans le pilier « conditions de vie » qui traite la mesure dans laquelle une qualité de vie raisonnable est offerte à tous, y compris les ressources matérielles, le logement, les services de base et la connectivité. Le pays est à la 145ème place dans le pilier « santé » qui comprend les résultats en matière de santé, les systèmes de santé, les maladies et les facteurs de risque, ainsi que les taux de mortalité. La Grande île se positionne 146ème dans le pilier « éducation » qui mesure la scolarisation, les résultats et la qualité des quatre niveaux d’enseignement, ainsi que les compétences de la population adulte. Elle est 79ème dans le pilier environnement naturel qui mesure les aspects de l’environnement physique ayant un effet direct sur la vie quotidienne des gens et les changements qui pourraient avoir un impact sur la prospérité des générations futures.

     

    Madagascar obtient ainsi ses meilleurs résultats dans les domaines de l’environnement naturel et de la liberté individuelle, mais les plus faibles dans celui des conditions de vie. La plus grande amélioration par rapport au classement d’il y a dix ans a été enregistrée dans le domaine du capital social, selon le Legatum Institute.

     

  • ENERGIE – La Jirama espère apporter des solutions au délestage tournant sur le réseau interconnecté d’Antananarivo à la fin de cette semaine

    ENERGIE – La Jirama espère apporter des solutions au délestage tournant sur le réseau interconnecté d’Antananarivo à la fin de cette semaine

    Antananarivo, 5 Juin, 17h55 – Les abonnés de la Jirama doivent encore patienter quelques jours. Le délestage tournant d’une durée de trois heures par jour va encore perdurer au moins jusqu’à vendredi. Hery Tiana Rabarison, directeur général par intérim de la société d’Etat, indique que “le stock de carburant qui devrait permettre aux centrales thermiques de la compagnie de tourner à plein régime devrait être suffisant vers la fin de cette semaine”.

    Ce responsable parle d’un délestage économique causé par une perturbation de ravitaillement de fuel lourd. Il évoque, lors d’une conférence de presse ce lundi matin, un gap de 40 MW pour le réseau interconnecté d’Antananarivo. Avec l’étiage, la production des centrales hydroélectrique ravitaillant le RIA est en baisse de 30%.

    « Nous sommes obligés de faire ce délestage tournant pour éviter le black-out, pour les jours suivants », a souligne Solo Andriamanampisoa, ministre de l’Energie et des hydrocarbures en marge de cette conférence de presse. Il a indiqué que le stock de la Jirama dans la capitale est presque à sec. Cette société d’Etat a appelé des renforts pour accélérer le ravitaillement, poursuit-il.

    Depuis vendredi, la Jirama annonce l’acheminement des carburants par des camions citernes depuis Toamasina. Pour le membre du gouvernement, “au moins 20 camions citernes par jour devraient circuler en permanence pour que le problème de carburant soit résolu”. Il rajoute ainsi qu’à partir de ce mercredi, les besoins en carburant de la capitale seront satisfaits. Mais, avant le fuel devrait encore passer en phase de décantation avant de pouvoir être utilisé.

  • EGLISE CATHOLIQUE –  Mgr Jean de Dieu Raoelison nommé archevêque d’Antananarivo

    EGLISE CATHOLIQUE – Mgr Jean de Dieu Raoelison nommé archevêque d’Antananarivo

    Antananarivo, 5 Juin, 14h23 – Un nouvel archevêque à la tête du diocèse d’Antananarivo. Le Pape François a accepté la démission de Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona de sa charge pastorale du diocèse d’Antananarivo. “Le Saint Père a nommé à sa place Mgr Jean De Dieu Raoelison, actuellement évêque d’Ambatondrazaka”, indique le communiqué de Vatican ce lundi 5 juin. Ce prélat de l’Eglise catholique, âgé de 59 ans, sera ainsi le nouvel homme fort du diocèse d’Antananarivo. Il signe ainsi son retour dans son diocèse d’origine où il a déjà occupé plusieurs postes avant sa consécration épiscopale en 2010 où il a été nommé evêque auxiliaire d’Antananarivo.

    ⭕Mgr Razanakolona peut partir paisiblement en retraite après avoir eu la lourde charge de l’archidiocèse d’Antananarivo pendant 17 ans. Son installation officielle à Andohalo a eu lieu en février 2006. Il a renoncé à sa charge pastorale en 2021 lorsqu’il a dépassé l’âge canonique de 75 ans. Le clergé diocésain de Fianarantsoa a beaucoup marqué la vie de la Nation, surtout durant l’évènement politique de 2009.

    ⭕C’est une lourde tâche qui attend le nouvel homme fort du diocèse d’Antananarivo. Outre sa charge pastorale au sein de son diocèse, il représente aussi l’Eglise catholique au sein du conseil oecuménique des Eglises chrétiennes (FFKM).

    ⭕Né le 31 juillet 1963 à Arivonimamo, Jean De Dieu Raoelison. Il a été ordonné prêtre en 1996. Il a exercé différents ministères notamment comme curé ou éducateur, puis il a été prêtre « fidei donum » en Italie à Lamoli-Urbino et a fait un doctorat en théologie en Suisse à Lugano. Il a été nommé evêque auxiliaire d’Antananarivo par le Pape Benoît XVI en mars 2010 puis evêque d’Ambatondrazaka en avril 2015.

    Photo : CEPAL / Église Catholique

  • DELESTAGE – Manifestations dans quelques localités d’Antananarivo et ses environs samedi soir en raison des coupures d’électricité

    DELESTAGE – Manifestations dans quelques localités d’Antananarivo et ses environs samedi soir en raison des coupures d’électricité

    Antananarivo, 4 Juin, 7h00 – Alasora, Itaosy, Andoharanofotsy, Vontovorona. Des habitants de quelques localités de la banlieue d’Antananarivo sont descendus dans la rue samedi soir pour manifester leur colère alors que l’électricité y était coupée. « Des gens ont manifesté à Androka en raison de la coupure de courant depuis 19h20 », poste la Commune rurale d’Alasora sur sa page Facebook vers 20h samedi. « Des gendarmes sont venus sur place pour calmer les manifestants », poursuit-elle.

     

    Des embouteillages monstres ont eu lieu du côté d’Itaosy à la même heure pour les mêmes raisons. « Des gens en colère en raison du délestage brûlent des pneus au milieu de la chaussée », confient des sources sur place. « Vontovorona en a aussi marre des délestages », racontent, de leur côté, des habitants de la localité. « Les coupures d’électricité ont duré plusieurs heures aujourd’hui », s’indignent quelques-uns d’entre eux.

     

    Si l’on en croit la Jirama, le délestage devrait encore se poursuivre ce dimanche sur le réseau interconnecté d’Antananarivo. Le fuel lourd destiné à faire fonctionner à plein temps les centrales thermiques de la compagnie a déjà commencé à être acheminé vers la Capitale depuis vendredi et samedi. Mais « comme il faut passer par plusieurs étapes pour l’utiliser, les résultats de l’arrivée du carburant ne devraient commencer à être ressentis que lundi », indique encore la Jirama. Celle-ci ne promet d’ailleurs pas que le délestage devrait complètement disparaître. Elle évoque juste une réduction des coupures de courant.

     

    Selon la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, elle a dû procéder à un rationnement de l’électricité de ses abonnés pour cause d’insuffisance de la production d’électricité. Outre les problèmes de fuel pour faire tourner ses centrales thermiques, elle avance une augmentation des demandes en raison de l’arrivée de la période hivernale. Elle évoque également la vétusté des matériels ainsi que la réduction des sources en eau au niveau des zones de production hydroélectrique. Elle met également en avant une baisse de la production d’énergie solaire, jusqu’à 1/5 des capacités prévues vendredi, par exemple.

     

    Photo : Commune Alasora

  • Des modules de formation relatifs à la lutte contre la corruption, au trafic d’espèces sauvages et aux flux financiers illicites insérés dans le curriculum de formation des élèves-magistrats

    Des modules de formation relatifs à la lutte contre la corruption, au trafic d’espèces sauvages et aux flux financiers illicites insérés dans le curriculum de formation des élèves-magistrats

    Antananarivo, 3 Juin, 7h45 – Trois modules viennent d’être insérés dans le curriculum de formation des élèves magistrats de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). Il s’agit des modules de formation relatifs à la lutte contre la corruption, au trafic d’espèces sauvages et aux flux financiers illicites, présentées officiellement vendredi. Ces modules seront désormais dispensés aux élèves-magistrats qui viennent se former auprès de cette grande école sous tutelle du ministère de la Justice.

     

    L’intégration de ces modules, qui répond à la fois à l’axe stratégique de l’éducation liée à l’environnement et l’intégrité mais aussi à l’application de la loi, contribuera à la protection et la préservation des ressources naturelles du pays, souligne le directeur de l’Unité de lutte contre la corruption au sein du ministère de l’Environnement et du développement durable, Harinaivo Andrianirina. Il martèle que les méfaits de la corruption et du trafic des espèces sauvages perdurent et que le patrimoine naturel de Madagascar en est victime.

     

    Anne Williams, la directrice générale de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) souligne également l’importance d’avoir ce genre de formation très pratique dans le système de formation à la magistrature. La représentante du ministère de la Justice ayant participé à la présentation de ces nouveaux modules a d’ailleurs expliqué que ces nouvelles matières vont renforcer la capacité des magistrats, aussi bien ceux déjà en exercice que ceux qui vont suivre la formation initiale à l’ENMG. « Les magistrats doivent avoir non seulement une bonne maitrise des sujets qu’ils traitent mais également une meilleure connaissance des enjeux et des conséquences sociales, environnementales et économiques de chaque infraction », a-t-elle exposé.

     

    L’enjeu est de taille, soulève, de son côté, le directeur général de l’ENMG, Anthony Ramarolahihaingonirainy. Celui-ci explique que le droit de l’environnement ne figure pas dans le tronc commun du droit public et droit privé enseigné auprès des universités à Madagascar, qu’elle soient publiques ou privées. Raison pour laquelle les magistrats malgaches ont une certaine difficulté par rapport au droit de l’environnement.

     

    Une formation continue sur le droit de l’environnement a toutefois déjà été dispensée aux magistrats en exercice dans plusieurs régions du pays. L’objectif était de les initier et de renforcer leur capacité dans ce domaine. Un manuel spécifique sur l’environnement à l’usage des magistrats a également déjà été élaboré, confie le directeur général de l’ENMG. Le droit à l’environnement est cette-fois proposé pour ceux qui vont suivre la formation initiale à l’ENMG, avec les trois modules nouvellement insérés dans leur curriculum de formation.

  • DELESTAGE – La Jirama explique le rationnement de l’électricité fournie à ses abonnés par une insuffisance de production

    DELESTAGE – La Jirama explique le rationnement de l’électricité fournie à ses abonnés par une insuffisance de production

    Antananarivo, 2 Juin, 18h40 – La situation est critique. La Jirama fait face à une multitude de problèmes plus importants les uns que les autres. La compagnie nationale indique que son réseau de distribution n’est plus en mesure de satisfaire tous les besoins en électricité de la population qui s’y alimente. Elle évoque une augmentation des consommations en énergie en cette période hivernale. Mais elle met également en avant la vétusté de ses infrastructures énergétiques, couplée de nouveau à un problème d’approvisionnement en fuel lourd pour alimenter ses centrales thermiques. Autant de soucis qui contraignent la société d’Etat à procéder pour la énième fois au délestage tournant d’électricité, d’après ce qu’elle a communiqué ce vendredi.

     

    Pour rassurer ses abonnés, la Jirama indique que L’Etat, à travers le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) ainsi que les partenaires du pays, travaillent sans relâche avec elle en vue de débloquer la situation. La compagnie nationale d’eau et d’électricité espère ainsi que les parties engagées dans cette recherche de solution parviendront prochainement à trouver un compromis.

     

    La Jirama se trouve donc pour le moment confrontée à un problème d’approvisionnement en carburant, plus précisément en fuel. Les arriérés qu’elle doit aux compagnies qui lui fournissent ce produit pétrolier pourraient être l’une des causes de ce rationnement de livraison. Elle avait lancé un appel d’offres ouvert international pour la fourniture de fuel pour ses centres de production en énergie thermique en avril, mais pour l’instant, les résultats de cet appel n’ont pas encore été annoncés. L’huile lourde de Tsimiroro, elle, reste une alternative inexploitée pour la Jirama pour plusieurs raisons. Par ailleurs, face à cette insuffisance de fuel pour faire fonctionner ses centrales, réquisitionner du carburant semble ne lui plus être acquis, compte tenu de sa solvabilité. Le gouvernement a d’ailleurs mis en place une nouvelle procédure pour la réquisition auprès des pétroliers, exigeant un titre d’engagement financier fourni par la Jirama avant toute réquisition.

     

    Le gap de production par rapport au besoin de la RIA se serait déjà creusé, selon une source proche du dossier. Déjà, il n’y a pas suffisamment de fuel pour faire tourner les centrales thermiques, mais l’énergie produit par le parc solaire qui injecte sa production sur le RIA serait également largement en dessous de sa capacité réelle de production actuellement. Pareil pour l’ensemble des centrales hydroélectriques qui alimentent en énergie la Capitale et ses environs. Or, il y a la période d’étiage à affronter prochainement.

  • École 42 Antananarivo – Ouverture des inscriptions pour la présélection à la première cohorte de 150 étudiants

    École 42 Antananarivo – Ouverture des inscriptions pour la présélection à la première cohorte de 150 étudiants

    Antananarivo, 2 Juin, 16h15 – Étudiants en quête de compétences numériques avancées ou professionnels en quête de reconversion vers le digital ? L’école 42 ouvre bientôt son campus à Antananarivo et s’apprête à accueillir une première cohorte de 150 étudiants. Les inscriptions au test de présélection en ligne sont actuellement ouvertes. C’est la première étape à faire avant de passer à la fameuse épreuve “piscine”, une épreuve d’admission immersive et intensive dure quatre semaines pour les candidats avant d’intégrer l’école 42”.

     

    Cet établissement fait partie du réseau de l’École 42 fondée par le milliardaire français Xavier Niel il y a dix ans. Il entend contribuer à accélérer la transformation numérique dans le pays et apporte une réponse à la pénurie de compétences numériques constatée dans la Grande île. “La mise en place de ce projet est née d’un constat de manque de pénurie de compétence numérique sur le marché local. Il y a un grand besoin en ressources informatiques en ce moment”, avance Caroline Meurisse, directeur de projet de 42 Antananarivo face à la presse ce vendredi.

     

    La pédagogie de 42 repose sur le peer-learning, c’est à dire qu’il n’y a pas de professeur. Ce qui demande une forte motivation des candidats, une autonomie mais aussi de la volonté. Le campus d’Antananarivo, qui est prévu ouvrir 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, devrait offrir aux apprenants l’espace et le temps nécessaire à la poursuite des objectifs de formation. Bâti sur une surface de 1 000 m2 au sein de Galaxy Andraharo, il devrait accueillir jusqu’à 176 postes de travail. « Au premier étage, il y a un lieu de vie avec un espace cuisine, un espace de vie et un petit coin de jeux vidéo”, ajoute encore Caroline Meurisse.

     

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