Catégorie : Social
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VINDICTE POPULAIRE – La Justice évoque la procédure de flagrant délit dans l’affaire de lynchage à Lalazana impliquant le député de Vohibato
Antananarivo, 13 Juin, 15h56 – Le député élu à Vohibato, Jean Martin Randriantoavina, reste dans le collimateur de la justice. « Dans la situation actuelle, en matière de procédure, il s’agit d’un flagrant délit », affirme Tinah Rabendrainy, procureure de la République près le Tribunal de première instance de Fianarantsoa, lundi. Elle parle de l’affaire de vindicte populaire du 27 mai ayant conduit à la mort de trois individus à Lalazana, dans le district de Vohibato, région de la Haute Matsiatra. A en croire la procureure de la République, le nom du député élu à Vohibato a été plusieurs fois cité durant les auditions des suspects.
« Dans ce cas, l’article 73 de la Constitution ne s’applique pas [en matière de poursuite judiciaire des parlementaires] », avance la magistrate. «Mais on ne sait pas s’il [Jean Martin Randrianatoavina] va se rétracter ou s’il maintient sa déclaration », poursuit-elle, rappelant les propos tenus par le parlementaire sur des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux.
La disposition constitutionnelle citée dispose qu’« aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit ». La procédure de flagrant délit permet à la justice d’enquêter et d’engager une poursuite judiciaire contre un parlementaire sans besoin de demander la levée de son immunité parlementaire.
La procureure de République à Fianarantsoa avait déjà fait part du cas du parlementaire le 6 Juin. Elle avait indiqué que le nom du député de Vohibato avait été « cité par 75% des personnes interrogées comme étant celui qui les avait incités à commettre l’infraction ». « Il semble que le député lui-même avait fait une déclaration qui se rapproche de celle des inculpés », avait-elle poursuivi, faisant référence au post vidéo de Jean Martin Randrianatoavina.
Dans ladite vidéo, le député de Vohibato avait affirmé avoir donné, par téléphone, l’ordre d’attaquer trois individus dans le cadre d’une « légitime défense ». Il avait ensuite parler de « perturbation politique » derrière l’affaire, insistant que la foule « n’avait pas tué sans raison ».
Selon le Parquet du TPI à Fianarantsoa, 102 personnes sont inculpées d’« assassinat avec barbarie » dans l’affaire de vindicte populaire. Parmi eux, 47 ont été placés en détention préventive. Les 55 autres ont obtenu une liberté provisoire alors que d’autres arrestations sont encore en vue, toujours selon le ministère public.
Tinah Rabendrainy avait affirmé que « le tribunal de Fianarantsoa a fait son travail (…) Son nom [député de Vohibato] se trouve dans la réquisition introductive ». « C’est l’enquête qui déterminera la suite », avait-elle ajouté.
L’Assemblée nationale confirme qu’elle n’a pas encore reçu d’une demande de levée d’immunité parlementaire contre le député de Vohibato. « Cette procédure [de flagrant délit] reste discutable même si une correspondance nous demandant la levée de l’immunité parlementaire nous est parvenue », glisse un membre du bureau permanent de la Chambre basse. « La déclaration du député Jean Martin Randrianatoavina ne peut pas être considérée comme un cas de flagrant délit. », argue-t-il.Photo d’illustration -

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – L’immunité juridictionnelle refusée aux universitaires par la Haute cour constitutionnelle
Antananarivo, 13 Juin, 09h18 – Les universitaires auraient voulu que « les enseignants et chercheurs ne puissent faire l’objet de poursuites judiciaires en raison des enseignements qu’ils dispensent, des recherches qu’ils effectuent ou qu’ils publient ou qu’ils communiquent par voies de médias dans le respect de l’éthique et de la déontologie ». Ils auraient aimé bénéficier d’un statut « selon lequel ils ne peuvent être inquiétés ou poursuivis judiciairement dans le cadre de leurs activités universitaires ». Mais la Haute cour constitutionnelle estime que les enseignants et les chercheurs doivent être soumis au droit commun.
« Le fait d’octroyer une immunité juridictionnelle aux enseignants et chercheurs heurte l’article 6 de la loi fondamentale en ce qu’il viole le principe d’égalité de tous devant la loi », réitère la Cour d’Ambohidahy dans sa décision relative à la loi sur l’autonomie des Universités et des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche. « Le principe de l’autonomie des universités posé par le constituant ne justifie pas à ce que soit dérogé le principe d’égalité de tous devant la loi », poursuit-elle, rappelant la décision qu’elle avait déjà rendue en 2022.
Pour la HCC, « le législateur confond la liberté ou franchise universitaire et immunité juridictionnelle en matière pénale ». Si Ambohidahy reconnaît que « les enseignants chercheurs jouissent d’une pleine liberté dans leurs activités d’enseignements et de recherche », elle soutient cependant que ceux-ci doivent se conformer « aux limites posées par l’ article 10 de la Constitution, à savoir le respect des libertés et droits d’autrui et à l’impératif de sauvegarde de l’ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité de l’Etat ».
Se basant sur cet argument, mais aussi sur d’autres considérants, la HCC a déclaré la loi sur l’autonomie des Universités et des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, non conforme à la Constitution. Pour la HCC, la loi adoptée par le Parlement ne définit pas clairement les Universités et les établissements publics d’enseignement supérieur. Elle indique également que les statuts des instituts supérieurs de la technologie (IST) et du Centre national de télé-enseignement devraient davantage relever d’actes réglementaires et non de la loi dans la mesure où la Constitution prévoit que seules les Universités sont concernées par les dispositions selon lesquelles l’autonomie des Universités relève du domaine de la loi.
Le souhait du législateur d’autoriser les présidents d’Université ou les directeurs généraux des IST ou encore les directeurs de centres nationaux de recherche à créer un compte bancaire est également épinglé par la HCC. Celle-ci souligne qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une velléité de « laisser des ordonnateurs manier des fonds publics à la place du comptable public, seul autorisé à le faire tel qu’il est prévu par la loi organique sur les lois de finances ». La HCC parle également d’une volonté de « limiter la fonction du comptable public uniquement à la gestion des subventions allouées par l’Etat ». Cela, souligne-t-elle, « remet en cause le principe d’unicité de caisse lequel exige que toutes les ressources d’un établissement public soient versées dans une seule caisse et soient gérées uniquement par le comptable public qui est responsable personnel et pécuniaire de sa gestion ».
Après ce nouveau rejet, le syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants (SECES) ne cache pas sa frustration. Vendredi à l’issue de son conseil national, le Seces avait déjà exigé la promulgation de cette loi déjà adoptée par les deux chambres du parlement vers la fin de l’année dernière. “Nous sommes réellement déçus car avec cette loi, nous espérons en finir avec les crises à répétition au niveau des universités et améliorer la bonne marche de ces derniers”, explique le Dr Faliarivony Randriamialinoro, président national du Seces qui ne cache pas sa déception.
Pour le moment, le Seces indique qu’il va prendre le temps pour réfléchir aux actions à entreprendre. Outre la promulgation de cette loi, le Seces a aussi demandé à l’issue de son conseil national, le paiement des arriérés des vacataires dont bon nombre ont déjà arrêté l’enseignement à ce jour faute de rémunération ou encore l’adoption en conseil de gouvernement de cinq décrets liés notamment aux allocations de recherches et d’investigation, au reclassement, au maintien en activité, au recrutement et à l’éméritat consécutif à l’adoption de la loi 2021-005 sur le statut des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants.
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ENVIRONNEMENT – La direction de Masoala Kely, le Zoo de Zürich, offre 100 000 dollars pour renforcer la gestion de parc national de Masoala
Antananarivo, 12 Juin, 6h21 – Un cadeau pour le parc national de Masoala. Le Zoo de Zürich, partenaire de longue date du parc national de Masoala, a octroyé un financement de 100.000 dollars au ministère de l’Environnement et du développement durable. Ce financement est destiné à la gestion du parc national de Masoala, informe un communiqué du ministère. »Chaque année, le zoo contribue à hauteur d’au moins 125 000 dollars US aux frais d’exploitation et au fonds de durabilité du parc national de Masoala », indique d’ailleurs le zoo sur son site.
Mais l’appui du Zoo de Zürich n’est pas que financier. En créant, il y a 20 ans, le hall Masoala, ou Masoala Kely, une reconstitution de la forêt pluviale de Masoala, le zoo suisse a mis en place « une vitrine de Madagascar qui fait connaître au monde les richesses naturelles spécifiques à Madagascar, attirant par la même occasion de nombreux touristes » sur la Grande île, souligne le ministère. Et en 2019, le Zoo de Zürich a été récompensé, par l’association mondiale des zoos et aquariums (WAZA) pour sa contribution à soutenir l’aire protégée de Masoala.
A l’occasion du 20ème anniversaire de Masoala Kely, le président du Zoo de Zürich a également offert 15 000 dollars à Félix Ratelolahy, responsable technique du suivi écologique et de la restauration du parc naturel de Makira, pour les actions de reboisement qu’il a menées dans le Masoala, rapporte également le ministère.Photo : MEDD -

RELIGION – L’installation du nouvel archevêque d’Antananarivo prévue le 30 juillet
Antananarivo, 11 Juin, 15h25 – Rendez-vous est fixé. Mgr Jean de Dieu Raoelison sera installé officiellement en tant qu’ archevêque du diocèse d’Antananarivo le 30 juillet prochain. L’annonce a été faite par Ludovic Rabenantoandro, vicaire général du diocèse, lors d’une messe au stade du collège Saint Michel Amparibe ce dimanche. « La cérémonie coïncide avec la messe de clôture de la journée nationale des enfants qui se tient à Antananarivo du 26 au 30 juillet prochain. Tous les évêques du pays seront présents à ce rendez-vous », déclare-t-il.
Une nouvelle page se tourne pour le diocèse d’Antananarivo avec le départ à la retraite de Mgr Odon Razanakolona àgé de 77 ans. Le Pape François a accepté la démission de ce prélat de sa charge pastorale à la tête du diocèse de Tana le 5 juin dernier et nomme à sa place l’actuel évêque d’Ambatondrazaka. « Le Seigneur nous a donné un nouveau pasteur qui n’est autre qu’un enfant de ce diocèse. Et un autre clergé de ce diocèse est nommé évêque auxiliaire de Morondava. Ceci dit, notre Église est vivante, notre foi est vivante », souligne Mgr Odon Razanakolona ce dimanche tout en remerciant les fidèles catholiques présents lors de cette célébration de la solennité du Saint sacrement ce dimanche à Amparibe.
En attendant, tous les fidèles catholiques du diocèse d’Antananarivo seront en communion le 9 juillet prochain à Soamandrakizay pour remercier celui qui était à la tête de leur diocèse depuis février 2006. Deux semaines plus tard, ils vont accueillir en liesse, comme à l’accoutumée, le 22 juillet, le nouveau pasteur du diocèse à l’entrée de la circonscription ecclésiastique, selon le programme partagé par Ludovic Rabenantoandro.
Le diocèse d’Antananarivo n’a aucun secret pour son nouvel archevêque. Mgr Jean de Dieu Raoelison a commencé son ministère épiscopal en juin 2010 en tant qu’évêque auxiliaire de ce diocèse avant de devenir ordinaire d’Ambatondrazaka en avril 2015. Lui-même était un clergé diocésain d’Antananarivo.
Photo : CEPAL
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Toliara et Fianarantsoa classés provinces les plus pauvres sur le plan non monétaire
Antananarivo, 11 Juin, 12h55 – Toliara et Fianarantsoa, qui avaient le niveau de privation le plus élevé en 2008, restent les districts les plus mal lotis de Madagascar. Elles affichent toujours, par exemple, les taux de mortalité infantile les plus élevés du pays et n’ont connu que des améliorations marginales au cours de la dernière décennie. C’est ce que rapporte la Banque mondiale, en matière de pauvreté non monétaire, dans le document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar. L’institution de Bretton Woods souligne particulièrement le cas de la région méridionale de l’Atsimo Andrefana où la fréquentation scolaire a également considérablement diminué.
L’approche non monétaire aborde la pauvreté en termes de capacité à satisfaire certains besoins fondamentaux comme se soigner, se loger ou encore se nourrir. D’après les estimations de la Banque mondiale, le taux de privation totale au niveau national a diminué de neuf points entre 2008 et 2018, atteignant 67%.
L’amélioration des indicateurs de pauvreté non monétaire est restée modeste et a été largement concentrée dans les régions plus riches du nord. Cette situation reflète en partie les avantages des programmes de développement dans ces régions, mais aussi l’impact des produits agro-industriels de grande valeur tels que la vanille, le litchi, les épices et le cacao explique cette institution financière.
La Banque mondiale note une amélioration de certains indicateurs de pauvreté non monétaire à Madagascar avant la pandémie. D’après son rapport, des améliorations notables ont été enregistrées en matière d’accès à l’électricité, au logement, à l’assainissement et au combustible de cuisson. Ces améliorations étaient limitées en matière de mortalité infantile et d’accès à l’eau. La fréquentation scolaire, pour sa part, a stagné à des niveaux peu élevés.
Cependant, les indicateurs de pauvreté non monétaire se sont détériorés dans les zones urbaines et ont pratiquement stagné dans les régions les plus pauvres du sud. Les taux de privation dans les zones urbaines se sont surtout détériorés de 2008 à 2018 dans un contexte d’urbanisation rapide, expose la Banque mondiale.
Avec un taux de 4,7% par an, Madagascar s’urbanise à l’un des rythmes les plus rapides d’Afrique subsaharienne, et l’urbanisation se concentre de plus en plus à Antananarivo. « Ceci met à rude épreuve les infrastructures et les services publics, comme en témoigne la détérioration de l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’assainissement et au logement », conclut cette institution financière.
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FETE NATIONALE – Une course de la cohésion prévue ce dimanche
Antananarivo, 10 Juin, 14h33 – Le sport pour manifester la solidarité. Après la finale du tournoi inter-arrondissement prévue ce samedi, à Betongolo, une course de masse aura lieu ce dimanche. Il s’agit de la course de la cohésion qui est placée sous le haut patronage du président de la République. Cette course devrait voir la participation de hauts responsables de l’Etat et tous les citoyens sont invités à y participer.
⭕Le départ est prévu en face de la Bibliothèque nationale à Anosy à 9h dans la matinée, et l’arrivée au stade Barea Mahamasina. La course sera suivie d’une séance de zumba et de fitness. Des allocutions officielles auront lieu après les exercices physiques et la cérémonie est prévue se terminer vers 10h30, selon le programme du ministère de la Défense nationale.
⭕Après cette course de la cohésion, les plus proches festivités sont les kermesses des forces de défense et de sécurité qui débuteront le 16 juin au stade de Betongolo, ainsi que les cultes pour la Nation.
Photo d’illustration : MDN
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L’ONG Ecpat France a pris en charge plus de 500 jeunes victimes d’exploitation sexuelle en dix ans d’existence à Madagascar
Antananarivo, 8 Juin, 21h30 – Ecpat France entend renforcer ses engagements en vue d’éradiquer l’exploitation sexuelle des enfants pour les années à venir. Implantée à Madagascar depuis 2013, l’organisation non-gouvernementale (ONG) œuvre pour la lutte contre la traite et l’exploitation sexuelle des enfants sous toutes ses formes.
« Pendant ses dix ans d’existence à Madagascar, près de 570 jeunes, dont 95% sont des filles, ont bénéficié de prise en charge intégrée de la part de l’ONG. 400 enfants parmi ces 570 ont abouti à leur parcours et bénéficient de suivi par Ecpat », indique Ambininarisoa Raveloarison, responsable de programme/opérationnel Ecpat France Madagascar, en marge de l’ouverture de la célébration du 10ème anniversaire de l’Ecpat France ce jour.
« Dans huit régions, à travers 140 clubs, près de 10 000 enfants ont été sensibilisés. Ils ont appris à identifier et à prévenir les situations d’exploitation et à changer de façon positive leur perception quant à l’équité du genre. Un groupe, composé de centaine d’hommes, a également été mobilisé pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle », précise l’ONG dans son communiqué.
Ecpat France, cette année, célèbre ses dix ans de présence à Madagascar. Cette célébration s’étendra sur une année et sera marquée par différentes actions de l’ONG. Pour ce mois de l’enfance, particulièrement, les responsables comptent multiplier leurs actions avec les partenaires de l’ONG.
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Le ministère en charge de la Population espère intégrer des programmes de protection sociale à régime contributif dans sa nouvelle stratégie nationale
Antananarivo, 8 Juin, 20h45 – Plus d’offres de protection sociale à l’étude. Le ministère de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme (MPPSPF) étudie actuellement l’intégration de programme de protection sociale à régime contributif dans sa nouvelle stratégie nationale. Un atelier de consultation des divers acteurs dans ce sens s’est tenu à partir de mercredi à Anosy. L’atelier a vu notamment la participation de l’Organisation internationale du travail, de l’Unicef ou encore de la Banque mondiale.
A la différence des programmes de protection sociale à régime non contributif, une cotisation est pour sa part obligatoire pour les programmes à régime contributif. “Ce genre de programme concerne surtout les personnes qui ont un emploi”, explique Miarisoa Patricia Rakotonirina, secrétaire général du MPPSPF. “Il se peut qu’il y ait des cotisations qui soient déduites des salaires et ceux octroyés par les patrons”, ajoute-t-elle. Dans un deuxième temps, il est aussi envisagé d’étendre ces programmes aux travailleurs indépendants.
La nouvelle stratégie nationale en matière de protection sociale devrait être achevée d’ici la fin de l’année. La stratégie nationale actuelle prenant fin cette année. Le ministère poursuivra les programmes de protection sociale non contributif régulier ou réactif aux chocs notamment à travers le programme de filets sociaux de résilience. La Grande île a par ailleurs bénéficié d’un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale pour les projets de protections sociales.
En 2022, 11% des malgaches les plus vulnérables ont bénéficié de programme de protection sociale non contributif. Cette année le ministère souhaite en atteindre 15%. La vision pour 2023 est d’atteindre 50%. Pour y arriver le ministère met en place actuellement le registre unique des bénéficiaires de filets de protection sociaux.
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ENVIRONNEMENT – Le Pr Lily-Arison Rene de Roland remporte le Prix National Geographic/Buffett pour le leadership en matière de conservation 2023
Antananarivo, 8 Juin, 6h38 – Un Malgache remporte à nouveau le prix National Geographic/Buffett pour le leadership en matière de conservation. Après la chercheure malgache Jeannie Raharimampionona en 2020, c’est au tour du professeur Lily-Arison Rene de Roland de recevoir le prix pour le continent africain cette année. Le vénézuélien José Manuel Briceño Linares remporte pour sa part le prix pour le continent américain.
Le professeur Lily-Arison Rene de Roland est notamment reconnu pour ses travaux de conservation ayant abouti à la création de cinq aires protégées à Madagascar mais aussi la découverte de nombreuses nouvelles espèces. Il y a tout juste quelques mois, il a fait partie de l’équipe de The Peregrine Fund’s Madagascar Program qui avait redécouvert l’oiseau rare Dusky Tetraka du côté d’Andapa. Il est aussi reconnu pour avoir “encadré plus de 100 étudiants diplômés dans le pays” pour son “impact profond sur la préservation de la diversité biologique et l’amélioration des moyens de subsistance et des capacités de ses concitoyens”.
Le “National Geographic/Buffett award for Leadership in Conservation” est un prix octroyé par National Geographic en partenariat avec la Fondation Howard G. Buffett qui a pour but d’honorer les personnes qui font preuve de leadership dans la gestion et la protection des ressources naturelles dans leurs régions et pays. Chaque année deux prix sont décernés, un pour l’Afrique et l’autre pour l’Amérique latine.Photo : Fondation Tany Meva
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CONDITION DE VIE – 91% de la population dans le Grand Sud vit en dessous du seuil de la pauvreté
Antananarivo, 7 Juin, 15h36 – C’est dans les trois régions administratives que sont Anosy, Androy et Atsimo Andrefana que se trouve la plus forte concentration de pauvreté de la Grande île. 91% de la population dans cette partie Sud du pays vivent en dessous du seuil de la pauvreté, selon les estimations de la Banque mondiale, rapportées dans le document sur le Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 qui lie cette institution de Bretton Woods et Madagascar.
La Banque mondiale avance plusieurs facteurs ayant contribué à cette situation. Le sous-investissement chronique du gouvernement central a conduit cette partie de l’île à prendre du retard par rapport au reste du pays. Avec des moyens de subsistance qui se limitent principalement à l’agriculture et à la pêche, les habitants de ces régions sont vulnérables aux chocs naturels répétés. Avec une sécheresse pluriannuelle qui en a amplifié les impacts, la pandémie de COVID-19 a mis à rude épreuve les moyens de subsistance et le développement humain et a accru la dépendance à l’égard de l’aide humanitaire.
Cette institution financière ajoute que « le Sud de Madagascar a été historiquement marginalisé ». L’insécurité dans la zone, associée à une présence limitée de l’État, expose les femmes et les jeunes hommes à une violence croissante. Cette zone d’environ 200 000 km2 manque largement de liaisons routières et d’infrastructures. Ces dernières années ont également vu l’émergence d’une économie de trafic centrée sur les pierres précieuses, l’or et le bétail, accompagnée d’une augmentation de la criminalité et de l’insécurité, poursuit la Banque mondiale.
Lors du Colloque régional pour l’Emergence du Grand Sud de Madagascar au mois de juin 2021, les autorités locales ont admis que le Sud du pays, constitué des régions d’Anosy et d’Androy accuse un retard de développement. Ce sont deux régions connues par la sécheresse, l’enclavement, l’insécurité, la malnutrition et le kere qui y sévissent d’une manière récurrente.
Ce colloque, qui avait été organisé à Taolagnaro à l’époque, visait à « opérer une transformation radicale du Grand Sud en identifiant les enjeux et défis à relever ainsi que les perspectives des actions prioritaires à entreprendre par région et par district en prenant en compte les aspirations profondes de la population locale, ainsi que celles des différents acteurs du développement », avait avancé la direction de la communication de la Présidence de la République.
Lors de cet évènement, le Président Andry Rajoelina avait avancé plusieurs projets, dont la mise en place de pipelines pour remédier au problème d’approvisionnement en eau potable ou encore l’amélioration des infrastructures agricoles et le secteur de l’élevage. Il avait avancé parmi ses priorités la réhabilitation des infrastructures routières, dont entre autres la RN13 ou encore la RNT12A.