Catégorie : Social

  • ÉLECTRICITÉ – Le délestage revient sur le réseau interconnecté d’Antananarivo 

    ÉLECTRICITÉ – Le délestage revient sur le réseau interconnecté d’Antananarivo 

    Antananarivo, 2 Juin, 7h25 – Les coupures tournantes d’électricité reprennent dans la Capitale et ses environs. Après quatre jours de répit pour cause de week-end de Pentecôte, les abonnés de Jirama subissent à nouveau les impacts du délestage de l’électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

     

    Depuis mercredi, la Jirama annonce des coupures d’électricité dans de nombreux quartiers sans donner d’explications sur ses publications. La semaine dernière, la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité avait évoqué des « entretiens » sur ses centrales thermiques. Cette fois-ci, elle reste discrète sur les causes des coupures tournantes même si des sources proches du dossier évoquent « des problèmes liés à l’approvisionnement en carburants ».

     

    Début mai, la Jirama avait évoqué l’insuffisance de fuel pour faire tourner les centrales thermiques. Les autorités ont cependant indiqué avoir trouvé ensuite des solutions pour en finir avec les délestages. Mais ceux-ci ont repris de plus belle, d’abord pour cause d’entretien, selon la compagnie, puis pour des raisons que la Jirama n’évoque pas officiellement ces derniers jours.

  • ETAT CIVIL – Un total de 4 207 jugements supplétifs de naissance délivrés par la Commune d’Antananarivo dans le cadre de la première phase du projet Etat Civil

    ETAT CIVIL – Un total de 4 207 jugements supplétifs de naissance délivrés par la Commune d’Antananarivo dans le cadre de la première phase du projet Etat Civil

    Antananarivo, 31 Mai, 9h53 – Un premier bilan pour la Commune urbaine d’Antananarivo. Sur les 12 000 enregistrements rétroactifs de naissance visés dans le cadre du projet Etat-civil financé par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), 4 207 jugements supplétifs ont pu être délivrés durant la première phase du projet, indique la CUA dans un communiqué.
    ⭕Elle ajoute que la deuxième phase du projet devrait bientôt être lancée. Celle-ci consiste, en plus des opérations d’enregistrement rétroactif des naissances, en des actions de sensibilisation à l’inscription des enfants sur le registre d’état civil. La CUA rappelle l’importance de doter chaque enfant d’un acte de naissance.
    ⭕Pour marquer la fin de cette première phase, une cérémonie symbolique de remise des copies d’acte de naissance à une vingtaine d’enfants a été organisée mardi. Selon la CUA, le projet bénéficie aux enfants de zéro à 17 ans.
    ⭕La CUA fait partie des quelque 31 communes de la région d’Analamanga concernées par le projet financé par l’OIF. Depuis son lancement en 2021, le projet a permis de délivrer plus de 17 000 jugements supplétifs de naissance dans la région d’Analamanga.
    Photo : CUA
  • GESTION DES RISQUES DE CATASTROPHE – 991 millions de dollars de financement externe décaissés au cours des dix dernières années pour des projets liés au changement climatique

    GESTION DES RISQUES DE CATASTROPHE – 991 millions de dollars de financement externe décaissés au cours des dix dernières années pour des projets liés au changement climatique

    Antananarivo, 30 Mai, 17h15 – Au cours des dix dernières années, les projets de financement externe liés au changement climatique sont au nombre de 94, avec un engagement total de 2,8 milliards de dollars et des décaissements de 991 millions de dollars. Ces chiffres sont de la direction de la coopération économique de la Présidence, rapportés par le Fonds monétaire international (FMI), dans le rapport d’assistance technique du Fonds monétaire international (FMI) sur le Programme d’évaluation macroéconomique du climat (CMAP), publié au mois de novembre 2022.
    ⭕Sur ces 94 projets liés au climat, Madagascar avait recensé au cours de la dernière décennie 48 projets dans le secteur de développement rural, avec un engagement 900,3 de millions de dollars et un décaissement de 322 millions de dollars. Il y avait également eu 23 projets dans le secteur de l’environnement pour un engagement de 159,9 millions de dollars et 88 millions de dollars décaissés. 11 projets dans l’énergie, avec un engagement de 480,2 millions de dollars pour un décaissement de 215 millions de dollars figurent également dans cette liste.
    ⭕Il est par ailleurs souligné dans ce rapport d’assistance du FMI que Madagascar reste dépendant du financement extérieur pour soutenir son investissement en capital. Les dépenses d’investissement public liées au climat, pour leur part, ne sont pas clairement identifiées ni dans le budget ni dans les documents annexes et ne sont pas correctement suivies et communiquées. Le rapport ajoute qu’Il n’y a pas d’évaluation ex-post de l’impact de certains projets d’investissement public sur l’adaptation ou l’atténuation, à l’exception des projets financés sur ressources extérieures.
  • EDUCATION – Près de 40 000 enseignants recrutés par le ministère de l’Education nationale de 2019 à 2022

    EDUCATION – Près de 40 000 enseignants recrutés par le ministère de l’Education nationale de 2019 à 2022

    Antananarivo, 30 Mai, 16h48 – Un recrutement de masse. Le ministère de l’Education nationale indique avoir recruté 39 620 enseignants de 2019 à 2022. Ces informations ont été annoncées par Marie Michelle Sahondrarimalala lors de son passage devant l’Assemblée nationale vendredi.
    ⭕Parmi ces nouvelles recrues dans la fonction publique figurent 31 500 enseignants Fram, recrutés et payés par l’association des parents d’élèves, et 3 120 sortants des écoles normales supérieures. Par ailleurs, 3 567 enseignants sont passés par les Centres régionaux de l’institut national de formation pédagogique (CRINFP).
    ⭕En outre, avec l’entrée en vigueur des nouvelles séries au niveau des lycées publics, une nouvelle matière, sciences économique et sociale, s’incrustent dans le programme des lycéens. Le ministère a procédé au recrutement de 358 enseignants responsables de cette matière depuis 2021.
    ⭕Depuis quelques mois, la ministre de l’Education nationale multiplie les descentes dans les régions pour remettre aux enseignants nouvellement recrutés leur contrat de titularisation au sein de la Fonction publique.
    Photo : Ministère de l’Education nationale
  • INFRASTRUCTURES – Des organisations dea société civile appellent à la suspension des travaux de construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina

    INFRASTRUCTURES – Des organisations dea société civile appellent à la suspension des travaux de construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina

    Antananarivo, 29 Mai, 13h15 – Interpellations. Des organisations de la société civile dénoncent que des travaux aient été engagés en vue de la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina alors qu’aucun permis environnemental n’ait encore été délivré au projet. Dans un communiqué publié samedi, elles demandent aux autorités de « suspendre les travaux en cours pour permettre un débat préalable public inclusif ». L’objectif, soulignent-elles, est de faire connaître « l’itinéraire final et complet de la construction », de donner « des informations sur les pertes et bénéfices socioéconomiques et environnementaux engendrés » par le projet, de faire preuve de transparence sur « l’origine, les conditions et le volume réel des transactions financières des investissements » ainsi que d’assurer « le respect du droit de propriété foncière protégé par l’article 34 de la Constitution ».

     

    Pour les OSC signataires du communiqué, ces préalables n’ont pas été respectés par les autorités. Or, insistent-elles, « l’itinéraire choisi par le gouvernement pour l’autoroute devrait traverser

    des sites protégés emblématiques et inestimables pour leurs richesses biologiques, physiques

    et écosystémiques ». Elles parlent, entre autres, de l’aire protégée d’Anjozorobe-Angavo, de la zone Ramsar de l’Alaotra et du Corridor forestier d’Ankeniheny-Zahamena ».

     

    Reconnaissant et appréciant la démarche actuellement menée par l’Offuce nationale pour l’environnement (ONE) pour évaluer les études d’impact environnemental déjà effectuées au nom de l’entreprise titulaire des travaux, le collectif souhaite que celle-ci soit néanmoins « transparente, inclusive et dénuée d’illégalités vis de l’intérêt général de la Nation et des communautés Malagasy déjà pauperisées et qui vivent au jour le jour ». Il déplore également que « la démarche de consultation publique actuelle soit mené dans un très court délai ».

     

    Il y a quelques jours, les autorités ont annoncé le lancement des travaux d’évaluation des études d’impact environnemental du projet à travers des consultations et des enquêtes publiques. C’est seulement après consolidation des résultats des évaluations techniques et publiques que l’ONE et le Comité technique d’évaluation vont statuer sur l’octroi ou non du Permis environnemental. Ce permis sera ensuite assujetti d’un Cahier de charges environnementales (CCE) qui va contenir les obligations du promoteur pour la durabilité du projet et le maintien d’une justice environnementale pour que ce soient les impacts positifs du projet qui priment.

     

  • CONCOURS – Les deux Universités malgaches perdent leurs demi-finales du concours interuniversitaire de débat de La Haye

    CONCOURS – Les deux Universités malgaches perdent leurs demi-finales du concours interuniversitaire de débat de La Haye

    Antananarivo, 29 Mai, 5h30 – Pas de finale pour les deux équipes malgaches au concours interuniversitaire de débat de La Haye. L’Université catholique de Madagascar a été battue par l’Université de la Polynésie française en demi-finale, tandis que l’Université d’Antananarivo a été défaite par l’Université des sciences appliquées de La Haye. Les deux représentants de Madagascar à la compétition vont ainsi se battre pour la troisième place.

     

    Les matches des demi-finale ont pourtant été serrés. Les résultats publiés ce lundi indiquent qu’un seul point sépare l’UCM de son adversaire à l’issue de la demi-finale. Les deux équipes se sont quittées sur le score de 260 à 261. Pour l’Université d’Antananarivo, l’écart sur son adversaire était de huit points, le score étant de 208 à 216 au détriment de l’établissement malgache.

     

  • SANTE PUBLIQUE – Plaidoyer pour la gratuité de la prise en charge des maladies cutanées considérées comme maladies tropicales négligées 

    SANTE PUBLIQUE – Plaidoyer pour la gratuité de la prise en charge des maladies cutanées considérées comme maladies tropicales négligées 

    Antananarivo, 27 Mai, 16h30 – Plaidoyer pour la santé publique. La gratuité de la prise en charge des maladies cutanées considérées comme maladies tropicales négligées figure parmi les objectifs de la 18ème édition du congrès international de dermatologie. Le congrès de deux jours se tient à Anosy depuis vendredi et se poursuit ce samedi 27 mai.

     

    Ce congrès réunit des spécialistes en dermatologie de la Grande île et des experts issus de neuf pays étrangers. Cette année, le congrès porte sur les maladies tropicales négligées. Sur la vingtaine de maladies tropicales négligées présentées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), neuf sont des maladies cutanées.

     

    Outre le plaidoyer relatif aux maladies cutanées négligées, le congrès met aussi en avant la dermatite atopique qui est une maladie tropicale négligée très présente à Madagascar. « Notre objectif est de plaider auprès de l’OMS et du gouvernement, de la gratuité des traitements de ces maladies tropicales négligées », soutient Fahafahantsoa Rapelanoro Rabenja, professeur en dermatologie. Celui-ci indique que la prise en charge des maladies cutanées coûte chère à Madagascar, et que les patients deviennent des charges pour leur famille.

  • EMPLOI – 180 femmes vulnérables formées aux métiers du digital

    EMPLOI – 180 femmes vulnérables formées aux métiers du digital

    Antananarivo, 26 Mai, 18h30 – Soutenir l’employabilité des femmes. C’est toute l’ambition du programme Women in digital lancé au mois de janvier par l’association Stem for Good et qui a pour but de former des jeunes femmes de moins de 35 ans au métier du digital. Actuellement 55 femmes participent à la première vague de la formation lancée au mois de février. Stem for good ambitionne d’en former 180 jusqu’à la fin de l’année.

    Trois types de filières sont proposées aux femmes retenues par le programme. Une formation en “community manager”, en rédaction web ou en influence marketing. Bien que les femmes soient accompagnées par des mentor, la formation est principalement dispensée en ligne à partir de plateforme internationaux. La formation théorique dure deux mois. Elle est suivie de trois mois d’accompagnement dans la recherche d’emploi ou en entreprenariat.

    “Les femmes ont été choisi spécialement pour le programme car c’est plus difficile pour une femme de trouver du travail”, explique Santa An Nur, responsable communication auprès de Stem for Good. “L’idée est de donner une chance à ces femmes afin qu’elles puissent entrer dans le monde du travail et être indépendantes”, poursuit-elle.

    Depuis le mois de février, TotalEnergies Marketing Madagasikara est partenaire du projet. Un soutien qui se traduit par des appuis financiers mais aussi matériels. Ce vendredi, les femmes bénéficiaires du projet ont rencontré Marieme Sav Sow, la directrice générale de TotalEnergies Marketing Madagasikara pour une séance d’échange et de partage d’expérience. Durant la rencontre, la directrice générale a pu partager son parcours et motiver ces femmes à accomplir leurs rêves.

  • QMM injecte 13 millions de dollars supplémentaires pour améliorer le processus de traitement des eaux issues de son site minier

    QMM injecte 13 millions de dollars supplémentaires pour améliorer le processus de traitement des eaux issues de son site minier

    Antananarivo, 15h05 – La société QMM met le paquet. Cette compagnie minière décide d’injecter 13 millions de dollars supplémentaires pour améliorer le processus de traitement des eaux issues de son site minier. Ce financement servira à mettre en œuvre son projet « Rainy season release readiness » (RRR), avec comme objectif de multiplier d’environ par trois la capacité actuelle de son unité de traitement d’eau à Mandena.

    Ce gros investissement devra permettre à la compagnie minière d’augmenter la capacité de son unité de traitement d’eau, qui est pour le moment de 450 m3 par heure, à 600 m3 par heure. Les travaux d’extension augmenteront cette capacité autour de 1500 m3 et 2000 m3 d’eau par heure à plein régime, une fois entrepris. Selon Paul Kluge, le directeur des services techniques miniers de QMM, « ce projet s’inscrit dans la stratégie de gestion des eaux de la compagnie dont le principe est de minimiser les impacts sur le milieu récepteur, avec la garantie d’une qualité des eaux de rejet conforme aux normes stipulées par le régulateur ».

    La compagnie QMM indique que l’eau qu’elle utilise dans son processus est naturellement acide. Avec la mesure de l’acidité, Ravo Rakotoarimanana, surintendant géotechnique et gestion de l’eau de la compagnie, indique que les marécages naturels à Mandena ont un pH entre 3 et 5 alors que les critères légaux de relâchement sont entre 6 et 9. « Afin d’y remédier, nous avons décidé de mettre en place ce projet RRR. Le dispositif est destiné à corriger le pH de l’eau que nous relâchons conformément aux exigences légales », lance-t-il.

    Pour QMM, sa nouvelle unité de traitement d’eau, qui ne requiert aucun procédé chimique, lui permet de réaffirmer son engagement à développer des solutions innovantes et écoresponsables en faveur du développement durable et de la protection de l’environnement.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Un bâtiment consacré à l’art thérapie inauguré au CHU d’Anjanamasina

    SANTÉ PUBLIQUE – Un bâtiment consacré à l’art thérapie inauguré au CHU d’Anjanamasina

    Antananarivo, 24 Mai, 21h50 – L’art au service de la santé mentale. Afin de prévenir la recrudescence des troubles de la santé mentale sur la Grande île, le ministère de la Santé publique introduit l’art thérapie au Centre hospitalier universitaire de santé mentale d’Anjanamasina. Cette thérapie a l’avantage de « faciliter le retour dans la société des personnes souffrantes », comme l’affirme Dr Odile Rahanitradrasana, directrice du CHU de santé mentale d’Anjanamasina.

     

    Pour permettre de délivrer cette thérapie aux patients, un bâtiment dédié a été inauguré ce mercredi dans l’enceinte de l’hôpital. La réhabilitation et l’équipement des infrastructures ont été pris en charge par la Fondation Axian travers le programme Miahy Jovena. Des activités telles que la peinture, la danse, la musique, la couture ou encore la broderie sont proposées au sein de ce nouveau service.

     

    « Selon les données de l’OMS [ndlr: organisation mondiale de la santé], d’ici quelques années, vers 2030, les troubles mentaux deviendront un problème de santé publique mondiale » avance le Dr Rado Razafimahatratra, directeur général de la fourniture des soins auprès du ministère de la Santé publique. « L’art thérapie est un accompagnement psychologique des personnes en difficulté, qu’il s’agisse de difficultés psychologiques, physiques, sociales ou de communication à travers des processus de création artistique et de travail sur soi », comme le souligne Bruna Hobinarindra, animateur en art thérapie au centre de santé mentale St Benoît Menni Imerintsiatosika.