Catégorie : Social

  • LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION – Un nouveau bâtiment de l’Office national de nutrition à Nanisana pour renforcer la coordination multisectorielle

    LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION – Un nouveau bâtiment de l’Office national de nutrition à Nanisana pour renforcer la coordination multisectorielle

    L’Office national de nutrition (ONN) déménage. Cet organisme rattaché au Bureau du gouvernement dispose désormais de son propre siège. Il s’agit d’un bâtiment de trois étages, comprenant 35 bureaux et pouvant accueillir plus de 50 personnes. Sa construction va renforcer à la fois la notoriété de cette institution et la coordination multisectorielle des actions en nutrition, le suivi des programmes, la gestion des connaissances et la communication institutionnelle. Des actions indispensables face aux défis à relever en matière de lutte contre la malnutrition.

    La nouvelle infrastructure a été inaugurée jeudi en présence du Haut Conseiller de la Refondation, le Général Lucien Rabearimanana, du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, de quelques membres du Gouvernement, de parlementaires et de représentants des partenaires techniques et financiers. La cérémonie a alors été l’occasion de mettre en lumière les progrès réalisés et les défis à relever en matière de malnutrition.

    Si le taux de malnutrition chronique est passé de 39 % en 2021 à 37 % en 2026, l’objectif étant de le ramener à 30 % d’ici fin 2027. Pour y arriver, la contribution financière de l’État au budget de l’ONN sera considérablement renforcée, selon le Premier ministre. Pour sa part, le Général Rabearimanana reste convaincu que la coopération et la coordination de tous les acteurs constituent la clé du succès de la lutte contre la malnutrition et de la promotion du développement de Madagascar. Il a également réitéré l’engagement de l’État à accompagner l’ONN, tant sur les plans technique que financier.

    Ce nouveau siège permet de renforcer la notoriété de l’ONN aux niveaux national et international, à en croire le Directeur national de l’UPNNC, le Dr Fidy Razafindrasata. Il offre également un environnement de travail adapté aux besoins de l’institution. L’Office est doté d’un patrimoine durable, au lieu de dépendre de locaux en location. Sa construction a pu se faire dans le cadre du Projet d’amélioration des résultats nutritionnels (PARN), avec l’appui de la Banque mondiale.

  • UNIVERSITE D’ANTANANARIVO – Les difficultés d’insertion professionnelle au centre d’un dialogue entre étudiants et autorités

    UNIVERSITE D’ANTANANARIVO – Les difficultés d’insertion professionnelle au centre d’un dialogue entre étudiants et autorités

    Les difficultés d’accès aux stages, à l’emploi et les conditions d’études ont dominé les échanges entre des étudiants de l’Université d’Antananarivo et plusieurs responsables institutionnels, lors d’un dialogue organisé lundi sur le campus d’Ankatso, à l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes. Les étudiants ont notamment évoqué le manque d’infrastructures et d’équipements dans les universités, les difficultés à obtenir des stages et les obstacles rencontrés pour intégrer le marché du travail après leurs études.

    En réponse, les autorités ont présenté plusieurs dispositifs destinés à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes. Le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Denis Franconio Mac, a notamment annoncé le déploiement du Pôle Stage de Madagascar, la mise en place de programmes d’orientation professionnelle ainsi que des formations gratuites ouvertes aux jeunes à travers le pays. Il a également encouragé les étudiants à effectuer des stages au sein des ministères et des institutions publiques, estimant que ces expériences peuvent faciliter leur accès à l’emploi.

    Lors de son intervention, le ministre a rappelé que la réussite des jeunes constitue une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics, les établissements de formation et les autres acteurs concernés. Il a indiqué que les échanges avec les étudiants se poursuivront afin d’identifier les difficultés liées à l’emploi des jeunes et d’élaborer des réponses adaptées.

  • EDUCATION – Le taux de réussite au BEPC en baisse dans la Cisco de Tana Ville avec 54,85%

    EDUCATION – Le taux de réussite au BEPC en baisse dans la Cisco de Tana Ville avec 54,85%

    Attente terminée pour les candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la Circonscription scolaire (Cisco) d’Antananarivo ville. Un peu plus d’un élève sur deux a réussi les épreuves. Les résultats de l’examen officiel qui boucle les quatre années de collège ont été publiés par le ministère de l’Education nationale mercredi soir. Le taux de réussite affiché est de 54,85%, soit un peu plus d’un élève sur deux a réussi à l’examen.

    Ce taux est en baisse par rapport aux deux dernières années. En 2025, 57,35% des candidats ayant participé au BEPC ont réussi l’examen, contre 64,39% en 2024. Des statistiques qui alimentent les inquiétudes concernant la dégradation du niveau scolaire des élèves dans le Grand Antananarivo.
    Antananarivo Ville compte le plus grand nombre de candidats au BEPC 2026. Sur les 327 815 candidats recensés à l’échelle nationale, 24 600 étaient inscrits dans la capitale. De nombreux candidats et leurs parents ont tenté de consulter les résultats en ligne dans la soirée de ce mercredi. Cependant, plusieurs d’entre eux ont signalé des difficultés d’accès au site web, en raison de sa saturation. Outre les panneaux d’affichage des listes d’admis auprès des centres d’examen, les résultats peuvent également être consultés par SMS, en envoyant le numéro d’inscription au 601.

  • ALIMENTATION – Les cantines scolaires limitées à environ 4 000 EPP sur 26 000 avec une forte concentration dans le Sud et le Centre de Madagascar

    ALIMENTATION – Les cantines scolaires limitées à environ 4 000 EPP sur 26 000 avec une forte concentration dans le Sud et le Centre de Madagascar

    Réduire l’absentéisme, prévenir la déscolarisation et favoriser les apprentissages. Les cantines scolaires jouent un rôle déterminant dans la scolarisation des élèves. Leur couverture reste pourtant limitée avec 4 026 écoles primaires publiques (EPP) ayant des cantines scolaires sur près de 26 000 établissements dans tout Madagascar, soit un taux de couverture de 15%.

    Ces quelque 4 000 établissements sont, par ailleurs, concentrés dans le Sud et le Centre de Madagascar. Le Nord de la Grande île reste peu desservi, indique également le diagnostic national présenté dans le cadre de l’initiative alimentation en milieu scolaire (AMS) du programme Asanao 3, porté par le Gret.

    Outre la couverture limitée, le financement constitue également un défi majeur en matière d’AMS. En fait, l’Etat prend en charge une dotation de 850 ariary par repas. Pourtant, le coût réel de fonctionnement d’une cantine scolaire est estimé entre 2 000 et 3 000 ariary par repas. Malgré ces contraintes, plusieurs partenaires développent des approches innovantes fondées sur les achats locaux, la mobilisation communautaire et l’éducation nutritionnelle. Démonstrations culinaires, théâtre-forum, ateliers avec les parents et concours scolaires renforcent progressivement l’implication des communautés.

    Selon le MICS 2025, 37 % des enfants de moins de cinq ans souffrent encore d’un retard de croissance à Madagascar, une situation aggravée par la pauvreté et des pratiques alimentaires inadaptées. Dans plusieurs régions, les périodes de soudure peuvent durer jusqu’à sept mois, poussant certaines familles à se limiter à un seul repas par jour. Les cantines scolaires s’imposent comme un outil stratégique pour améliorer à la fois la nutrition et la réussite éducative.

  • EXAMEN OFFICIEL – La transcription des notes des épreuves du BEPC débute ce mardi pour la Cisco Atsimondrano

    EXAMEN OFFICIEL – La transcription des notes des épreuves du BEPC débute ce mardi pour la Cisco Atsimondrano

    Encore un peu de patience pour les 13 600 candidats au Brevet d’études du premier cycle de la circonscription scolaire d’Atsimondrano. Ils doivent encore attendre quelques jours pour connaître leur sort lors de cet examen officiel. La correction des copies s’est achevée lundi, et la transcription informatique des notes ne devrait débuter que ce mercredi. Celle-ci devrait durer deux jours, selon les explications du chef Cisco. “Les résultats seront ensuite transmis au Ministère central vendredi. Leur publication est ainsi attendue vendredi ou samedi”, précise-t-il.

    Pour Antananarivo Ville, les dernières informations recueillies mardi soir indiquent que la transcription des notes est encore en cours. La publication des résultats ne devrait toutefois pas dépasser cette semaine. En règle générale, les résultats sont proclamés trois à quatre jours après l’achèvement de cette étape. Les résultats pour Antananarivo Avaradrano, eux, sont sortis ce mercredi matin avec un taux de réussite de 71,50%.

    En attendant les résultats d’Antananarivo Ville et d’Antananarivo Atsimondrano, le plus fort taux de réussite dans la région d’Analamanga est signalé à Manjakandriana qui enregistre 75,48% de réussite. Viennent ensuite Antananarivo Avaradrano (71,50%), Anjozorobe (71,47%), Andramasina 68,97%, Ankazobe 63,76%, et Ambohidratrimo 61,88%.

    Selon le ministère de l’Education nationale, environ 40% des Ciscos ont publié les résultats du BEPC. D’après les premiers résultats déjà publiés, le taux de réussite est globalement en hausse. L’an dernier, le taux de réussite national s’élevait à 58,95 %, et les responsables espèrent qu’il sera supérieur cette année. Selon eux, cette progression s’explique notamment par les efforts du ministère en faveur de la scolarisation des enfants et du développement des cantines scolaires, considérés comme des leviers pour améliorer les performances aux examens.

  • MOBILITÉ URBAINE – Réouverture progressive des rues de Mahamasina au rythme de l’avancement des travaux

    MOBILITÉ URBAINE – Réouverture progressive des rues de Mahamasina au rythme de l’avancement des travaux

    La circulation revient progressivement à la normale dans les environs de Mahamasina. Après deux mois de fermeture, la circulation est rétablie au niveau du rond-point Anosy-Mahamasina depuis mardi. Toutefois, la rue qui relie le Commissariat du cinquième arrondissement vers le stade Barea, elle, reste encore fermée en raison de la poursuite des travaux.

    Avec la réouverture du rond-point, la portion de rue devant Koots Food redevient à sens unique et n’est plus ouverte aux véhicules venant d’Anosy rejoignant Antanimbarinandriana. Dans la foulée, la circulation reprend normalement pour les véhicules et les taxis-be en provenance d’Anosy vers le tunnel d’Ambohidahy.

    Par contre, pour cause de fermeture de la rue devant le commissariat, les véhicules qui viennent d’Analakely pour remonter Ankadilalana, doivent longer le lac Anosy, tourner au niveau du rond-point Sénat et passer par la rue de la Cité Jardin pour rejoindre la rue vers le marché de Mahamasina. Pour ne pas gêner la circulation sur cet axe, l’arrêt des taxi-be est déplacé devant le restaurant Ny Maraina.

    Une fois les travaux à Anosy terminés, le chantier se déplacera au niveau de l’Institution Sainte Famille, avec ce que cela suppose de nouveaux réarrangements de la circulation. Mais “les travaux prévus devant Sainte-Famille ne devraient pas durer longtemps”, rassure le directeur général de l’assainissement et de l’hygiène auprès du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène Tojo Andry Rafidimanantsoa.

    Pour le ministère, le principe est de réaliser les travaux par portion de façon à “éviter une fermeture totale de la circulation” et à “limiter les perturbations pour les usagers ». Saluant la collaboration et la compréhension des Tananariviens, il rappelle que les travaux menés actuellement apporteront des bénéfices durables.

    Tojo Andry Rafidimanantsoa assure par ailleurs que le calendrier pour l’achèvement des travaux est, jusqu’à présent, respecté. Il n’en soulève pas moins des difficultés rencontrées sur le terrain, notamment la découverte de conduites d’eau ou d’autres réseaux enterrés sous la chaussée, nécessitant parfois des interventions supplémentaires non prévues initialement.

  • EXAMEN OFFICIEL – Près de 1 400 candidats en lice pour l’obtention du certificat d’aptitude professionnelle

    EXAMEN OFFICIEL – Près de 1 400 candidats en lice pour l’obtention du certificat d’aptitude professionnelle

    Une étape déterminante pour obtenir une qualification professionnelle. 1 397 candidats issus des lycées techniques et professionnels (LTP) et centres de formation professionnelle (CFP) à Madagascar, participent à l’examen pour l’obtention du certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Cet examen national, qui se déroule du 13 au 16 juillet, facilite également l’insertion des apprenants sur le marché de l’emploi.

    Les candidats sont répartis dans 42 centres d’examen, des LTP et CFP à travers le pays. L’examen concerne deux parcours de formation, à savoir le CAP selon la Pédagogie par objectifs (PPO) et le CAP selon l’Approche par compétences (APC). La filière PPO couvre six secteurs professionnels répartis en 14 spécialités, tandis que la filière APC englobe cinq secteurs et huit spécialités, avec l’appui du Centre Don Bosco Madagascar et des Sœurs Filles de Marie Auxiliatrice comme plateaux techniques.

    Le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle avance que toutes les dispositions ont été prises afin d’assurer le bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire. Les services centraux, les directions régionales, les établissements de formation ainsi que les différents acteurs impliqués sont mobilisés pour garantir des conditions d’examen conformes aux exigences nationales.

    À l’issue des épreuves, les copies et les travaux pratiques seront immédiatement soumis à l’évaluation. Pour la filière APC, cette mission sera assurée par des formateurs issus du monde professionnel. Les évaluations de la filière PPO seront, quant à elles, réalisées par les formateurs des centres de formation. Les résultats seront publiés le 24 juillet et pourront être consultés en ligne sur la plateforme officielle dédiée.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Les Etats-Unis remettent à Madagascar les premiers dons relevant de la politique “America First” pour leur propre sécurité 

    SANTÉ PUBLIQUE – Les Etats-Unis remettent à Madagascar les premiers dons relevant de la politique “America First” pour leur propre sécurité 

    “Rendre les États-Unis plus sûrs et plus forts, tout en aidant Madagascar à mettre en place un système de santé plus autonome”. Pour les Etats-Unis, l’aide américaine n’est “pas une oeuvre de charité mondiale”. Comme le rappelle le chargé d’affaires américain, Steve Bremner, au cours de la cérémonie de remise des premiers dons américains dans le cadre du protocole d’accord sur la santé mondiale conclu avec Madagascar en décembre 2025, “il s’agit d’un outil d’engagement stratégique”. Entrant dans le cadre de la politique “America First”, les dons remis visent avant tout “à prévenir l’instabilité et à réduire le risque que des maladies infectieuses atteignent les États-Unis”, insiste-t-il.

     

    L’aide vise ainsi, avant tout, à renforcer le système de santé malgache de façon à ce que Madagascar ait une plus grande capacité “de détecter et d’endiguer les maladies infectieuses avant qu’elles ne se propagent au-delà des frontières”. L’objectif est de “protéger les familles américaines et malgaches” mais aussi de s’assurer que Madagascar puisse continuer à échanger avec les Etats-Unis. “Des pays plus stables et en meilleure santé peuvent développer leurs échanges commerciaux et leur coopération économique avec les États-Unis”, poursuit le diplomate.

     

    Mais au-delà de la sécurisation des deux pays, Washington entend aussi accompagner Madagascar vers une plus grande autonomie plutôt que de maintenir une assistance permanente. “Notre objectif n’est pas d’apporter un soutien permanent, mais une aide temporaire et ciblée qui aide Madagascar à sauver des vies tout en renforçant son autonomie et son indépendance vis-à-vis de l’aide étrangère”, martèle Steve Bremner. Il rappelle alors que “chaque dollar versé par les contribuables américains doit produire des résultats mesurables, réduire la dépendance à long terme vis-à-vis des ressources des contribuables américains et favoriser une plus grande autonomie des pays bénéficiaires”.

     

    D’une valeur de plus de 2,2 millions de dollars, la première livraison remise lundi comprend près d’un million de moustiquaires imprégnées, plus de 900 000 équipements médicaux et de laboratoire ainsi que 33 systèmes de connexion Internet par satellite Starlink. Elle marque le lancement opérationnel du protocole d’accord bilatéral signé en décembre 2025 entre les deux gouvernements. Celui-ci prévoit un financement américain de 134 millions de dollars entre 2026 et 2030, destiné notamment à la lutte contre le paludisme, à l’amélioration de la santé maternelle et infantile, à l’éradication de la poliomyélite et au renforcement de la sécurité sanitaire mondiale. Le gouvernement malgache s’est engagé, de son côté, à cofinancer ce partenariat à hauteur de plus de 41 millions de dollars.

     

    Destinées à être distribuées dans 63 districts et 1 661 centres de santé communautaires, les quelque 989 250 moustiquaires doivent être déployées entre juillet et la mi-octobre afin de renforcer la prévention du paludisme, qui demeure l’une des principales causes de mortalité dans le pays. Les 908 523 équipements médicaux et de laboratoire essentiels, d’une valeur de 180 000 dollars, eux devraient contribuer à améliorer la détection et la réponse face à des maladies comme la variole du singe, la peste, la rage, la poliomyélite ou Ebola. Ces fournitures comprennent notamment des équipements de protection individuelle, des consommables de laboratoire, des outils de diagnostic, du matériel de chaîne du froid et un système de surveillance numérique.

     

    Les 33 système de connexion Internet par satellite Starlink, eux, sont destinés aux districts prioritaires et des directions régionales de la santé. L’objectif est de s’assurer que les professionnels de santé des zones isolées puissent transmettre plus rapidement les données sanitaires et faciliter des interventions coordonnées en cas d’épidémie. Le financement s’élève à plus de 30 000 dollars et couvre l’acquisition, l’installation et la première année de fonctionnement des équipements. Les responsables concernés ont été invités par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, à assurer le fonctionnement continu des équipements Starlink. Il estime que le paiement de leurs abonnements ne devait pas constituer un frein à leur utilisation afin de garantir leur efficacité sur le terrain.

  • RÉINSERTION SOCIALE – Plus de 150 personnes sans-abri accueillies au Madcap transférées au centre Seba Isotry

    RÉINSERTION SOCIALE – Plus de 150 personnes sans-abri accueillies au Madcap transférées au centre Seba Isotry

    Pour plus de 150 personnes sans-abri d’Antananarivo, une nouvelle vie commence au centre Seba d’Isotry. Elles y trouvent non seulement un toit, mais aussi un accompagnement destiné à favoriser leur réinsertion sociale et leur autonomie. Elles ont été sélectionnées à partir de certains critères imposés par le ministère de la Population et de la solidarité (MPS) et la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Outre leur hébergement, ces familles démunies bénéficient également d’équipements et d’un accompagnement en vue de leur autonomie.

    Ces sans-abri provenant du centre Madcap Isotry ont été sélectionnées à partir d’une évaluation par ménage. Selon le directeur régional de la population et de la solidarité (DRPS) Analamanga, Dina Michel Ramananirina, une fiche technique a été établie au préalable pour chaque ménage. Les critères retenus concernent principalement le comportement, l’hygiène et le civisme. Au total, 40 ménages, soit une centaine de personnes, ont été déclarés éligible au transfert.

    Le centre Seba applique une discipline stricte, difficile à suivre pour certains ménages de sans-abri. “Quelques personnes ont préféré rester au centre Madcap, puisque dans l’autre établissement, il est strictement interdit de s’enivrer, de se battre ou de voler, outre le couvre-feu à 21 heures. En cas de non-respect de ces règles, les contrevenants sont renvoyés vers leur ancien centre d’hébergement”, précise le DRPS Analamanga.

    Outre l’hébergement, les familles accueillies au centre Seba Isotry bénéficient d’un accompagnement destiné à favoriser leur autonomie. Des matelas, de la literie et d’autres équipements de première nécessité leur sont fournis. Les enfants participent à des activités éducatives et récréatives pendant les vacances scolaires. Les adultes suivent, quant à eux, des formations aux compétences de la vie courante. Ils bénéficient également d’un accompagnement à la sortie de la mendicité et sont orientés vers des opportunités d’emploi.

    La ministre de la Population et de la solidarité, accompagnée du président de la Délégation spéciale (PDS) de la CUA, des responsables concernés, des chefs de district des six arrondissements de la capitale ainsi que des partenaires impliqués, s’est rendue sur place le 12 juillet. Une visite précédée par une séance de prière, organisée en collaboration avec le temple FJKM Anosy Fanantenana. Ce processus d’insertion sociale offert aux personnes sans-abri ambitionne de les soutenir pour retrouver leur autonomie et reconstruire leur vie.

  • ACCÈS À L’EAU POTABLE – Près de 4 300 branchements réalisés en neuf mois, 3 395 raccordements encore attendus d’ici septembre

    ACCÈS À L’EAU POTABLE – Près de 4 300 branchements réalisés en neuf mois, 3 395 raccordements encore attendus d’ici septembre

    L’opération branchement sur le réseau d’eau potable se poursuit à Antananarivo et ses environs. Quelque 4 293 ménages ont été raccordés au réseau entre septembre 2025 et juin 2026 dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP). Il reste toutefois 3 395 branchements à réaliser d’ici septembre 2026 pour achever cette opération de régularisation des dossiers en attente, indique la Jirama.

    Ces branchements concernent des ménages ayant déjà accompli les démarches administratives et financières auprès de la Jirama, mais dont les raccordements avaient été suspendus en raison du manque de compteurs disponibles. La mise à disposition de nouveaux équipements dans le cadre du PAAEP a permis la reprise progressive des travaux depuis septembre 2025.

    Les opérations, initialement assurées par les équipes de la Jirama, sont renforcées depuis la fin du mois d’avril 2026 par le groupement d’entreprises Mahay & Mandamina. Les interventions sont réalisées par vagues successives afin de finaliser les 3 395 branchements restants au cours des trois prochains mois.

    Le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable est financé par la Banque mondiale à hauteur de 400 millions de dollars et mis en œuvre sous la tutelle du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH), en partenariat avec la Jirama. Il vise à améliorer durablement l’accès à l’eau potable pour plus d’un million de personnes dans le Grand Antananarivo et plusieurs villes secondaires de Madagascar à travers la modernisation des infrastructures, le renforcement du réseau de distribution, l’amélioration du service aux abonnés et la régularisation des branchements.

    Selon les résultats de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 7) de 2025, seuls 39 % des ménages malgaches utilisent un service d’eau potable de base. La croissance démographique, conjuguée au vieillissement des infrastructures de distribution, continue de peser sur l’accès à l’eau, notamment dans les zones urbaines en forte expansion comme le Grand Antananarivo.

    Parallèlement aux nouveaux raccordements, le PAAEP prévoit également le remplacement des compteurs d’eau vétustes. Entre septembre 2025 et juin 2026, 10 268 compteurs ont déjà été remplacés dans les districts d’Antananarivo Renivohitra, Antananarivo Avaradrano, Antananarivo Atsimondrano et Ambohidratrimo. Les travaux doivent se poursuivre jusqu’en décembre 2026, avec 19 732 compteurs restant à remplacer. Cette opération, réalisée sans frais pour les abonnés, vise notamment à améliorer la précision du comptage, réduire les pertes en eau et renforcer la qualité du service.