Catégorie : Social

  • TRANSPORT ILLÉGAL – Un “botry” intercepté avec une vingtaine de passagers clandestins à Nosy Be Hell-Ville

    TRANSPORT ILLÉGAL – Un “botry” intercepté avec une vingtaine de passagers clandestins à Nosy Be Hell-Ville

    Une nouvelle tentative déjouée. Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet 2026, le détachement naval de Nosy Be Hell-Ville a intercepté une embarcation de type “botry” qui s’apprêtait à quitter le débarcadère d’Ambarovato. 22 passagers, dont des femmes et des enfants, se trouvaient à bord de l’embarcation clandestine.

    L’opération a été menée après des renseignements obtenus par les forces de la Marine nationale. Celle-ci indique que les occupants de l’embarcation ont été remis à la Police nationale, après leur interception, afin de permettre la poursuite des investigations et d’identifier les personnes impliquées dans l’organisation de cette traversée illégale.

    La Marine nationale rappelle que ces voyages clandestins exposent les candidats à l’émigration à de graves dangers. Les embarcations utilisées ne répondent à aucune norme de sécurité, augmentant considérablement les risques de naufrage, de disparition en mer ou encore d’exploitation par les réseaux de passeurs, souligne-t-elle. Parmi les risques encourus figure la perte de vies humaines, comme ce fut le cas lors de précédents drames survenus il y a quelques années dans la zone de Nosy Faly, à la suite d’accidents liés à ce genre de transport illégal.

    Cette nouvelle interception intervient près de six mois après une opération similaire menée en janvier dernier à Nosy Be. Dix-neuf jeunes Malgaches qui s’apprêtaient à rejoindre clandestinement Mayotte avaient alors été interceptés par la Gendarmerie nationale. Les forces de l’ordre avaient également découvert trois sacs contenant de la drogue à bord de l’embarcation. Les autorités avaient déjà insisté sur les risques majeurs liés à ces traversées irrégulières, lesquelles peuvent conduire à des arrestations, à des abus et parfois des décès.

  • INSERTION PROFESSIONNELLE – 200 jeunes formés pendant trois jours aux techniques de recherche d’emploi à Toamasina

    INSERTION PROFESSIONNELLE – 200 jeunes formés pendant trois jours aux techniques de recherche d’emploi à Toamasina

    Des conseils pratiques et un accompagnement à la recherche d’emploi pour les jeunes de Toamasina. Ils sont 200 jeunes à avoir bénéficié d’une formation gratuite de trois jours sur les techniques de recherche d’emploi à Toamasina en fin de semaine. Organisée par la Maison de l’emploi et de la formation de la région Atsinanana (Mefra), sous la tutelle du ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, cette initiative vise à renforcer l’employabilité des jeunes en leur apportant des outils pratiques pour faciliter leur insertion professionnelle. 

    Dispensée par les techniciens de la Mefra en partenariat avec plusieurs entreprises de la région Atsinanana, la session a porté sur la rédaction d’un curriculum vitae, les techniques de recherche d’emploi, la préparation aux entretiens d’embauche, le développement personnel ainsi que le savoir-être en milieu professionnel. Selon le ministère, l’objectif est aussi de rapprocher l’offre et la demande sur le marché du travail.

    Pour Willy Rafidison, directeur des Affaires générales de la région Atsinanana et président par intérim du conseil d’administration de la Mefra, cette formation répond aux difficultés rencontrées par de nombreux jeunes, notamment les diplômés confrontés au manque d’expérience professionnelle. “Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, cette initiative vise également à aider les jeunes, qu’ils soient encore étudiants ou récemment diplômés, à adopter les comportements et les attitudes nécessaires pour construire leur avenir professionnel et améliorer leur employabilité”, explique-t-il.

    La formation a été lancée par le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Denis Franconio Mac, en marge de la mission gouvernementale conduite par le président de la Refondation à Toamasina dans le cadre des actions de reconstruction de la région Atsinanana après le passage du cyclone Gezani. A en croire le ministre, l’initiative entre dans le cadre de la “vision gouvernementale” et vise à “donner davantage de perspectives et d’espoir à la jeunesse à travers l’emploi”, a déclaré le ministre à cette occasion.

  • AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE – Le projet Produir, jugé “satisfaisant”, revendique la protection contre les inondations de près de 650 000 personnes

    AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE – Le projet Produir, jugé “satisfaisant”, revendique la protection contre les inondations de près de 650 000 personnes

    Évaluation globalement “satisfaisante” pour le Projet de développement urbain intégré et de résilience du Grand Antananarivo (Produir). A l’issue de sept années de mise en œuvre, le projet revendique avoir renforcé la protection contre les inondations de près de 650 000 habitants. Financé par un crédit de 125 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), le programme, exécuté de 2019 à 2026 par le ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers, a officiellement été clôturé le 30 juin dernier.

    Le bilan du projet a été présenté vendredi lors d’un atelier de capitalisation des acquis à Anosy. Selon les responsables du programme, les travaux réalisés ont notamment porté sur le curage et la réhabilitation des 12 km du canal C3 ainsi que sur la remise en état des digues de l’Ikopa et de la Sisaony, des infrastructures jugées essentielles pour limiter les risques d’inondation dans la plaine d’Antananarivo.

    Le secrétaire général du ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers, Ruffin Sambany, rapporte au cours de l’atelier que le curage du canal C3 a permis d’extraire plus de 115 000 m³ de boue, dont une grande partie a été enfouie sur le site aménagé à cet effet à Iarinarivo. Il précise également que 8,2 kilomètres de berges ont été réhabilités. Ces aménagements bénéficient directement à plus de 430 000 personnes exposées aux inondations dans la plaine d’Antananarivo, indique-t-il.

    Le coordonnateur du projet, Haja Rasolofojaona, indique, pour sa part, que plus d’un million de personnes ont bénéficié des actions de renforcement des capacités de prévention des risques menées dans le cadre du programme. Les responsables du projet estiment que les effets directs des différents investissements concernent environ 650 000 habitants des premier, cinquième et sixième arrondissements d’Antananarivo ainsi que des communes d’Anosizato Andrefana, de Bemasoandro et d’Andranonahoatra. 

    Au-delà des chiffres, les habitants des zones d’intervention disent constater une amélioration de leur quotidien. “Avant les travaux, l’arrivée des pluies, dès le mois de novembre, était une source d’angoisse pour les habitants. Les inondations faisaient partie du quotidien. Aujourd’hui, tout a changé”, témoigne un représentant des riverains du canal C3 à Anosibe-Andavamamba. Il souligne que “le projet a transformé notre façon de penser, notre quotidien et même notre état d’esprit”. “Nous n’avons plus peur lorsque la pluie tombe, car l’évacuation des eaux est désormais assurée”, confie-t-il. 

    Il évoque également une amélioration du cadre de vie. “Avant, dès que nous sortions de chez nous, nous étions accueillis par les mauvaises odeurs et la boue. Désormais, ce n’est plus le cas”, raconte-t-il. “Autrefois, nous portions nos chaussures à la main jusqu’à la porte de l’église pour éviter de les salir dans la boue. Aujourd’hui, nous quittons directement la maison avec nos chaussures aux pieds”, ajoute-t-il, relevant que “cela peut paraître anodin, mais cela a redonné envie aux gens de se déplacer et de participer aux activités, notamment pour aller prier”.

    Outre les ouvrages de protection contre les inondations, les travaux urbains réalisés dans les phases 1 et 2, entre 2022 et 2025, ont permis la construction de 587 infrastructures et généré plus de 126 000 journées de travail. Selon les données de suivi du projet, son exécution a obtenu une évaluation “satisfaisante” pour la gestion du projet, le suivi-évaluation, les progrès globaux de mise en œuvre et l’atteinte des objectifs de développement. Les volets relatifs à la gestion financière et aux marchés publics ont, quant à eux, été jugés “modérément satisfaisants”.

     

  • EXAMEN OFFICIEL – Les premiers résultats du BEPC publiés samedi, transcription des notes à partir de lundi pour Tana Ville

    EXAMEN OFFICIEL – Les premiers résultats du BEPC publiés samedi, transcription des notes à partir de lundi pour Tana Ville

    Les premiers résultats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2026 ont été publiés samedi dans plusieurs circonscriptions scolaires (Cisco), tandis qu’à Antananarivo-Renivohitra, la transcription informatique des notes débutera lundi après la fin des opérations de correction. Selon une source au sein du ministère de l’Éducation nationale, la publication des résultats dans la Capitale est attendue trois à quatre jours après l’achèvement de cette étape.

    Les premières délibérations concernent notamment les Ciscos d’Iakora, Ambatomainty, Andramasina, Manjakandriana et Ambatolampy. D’autres circonscriptions ont également publié leurs résultats, dont Sainte-Marie, Kandreho, Morafenobe, Mandoto et Ikalamavony.

    Selon notre source, le calendrier de publication varie selon le nombre de candidats dans chaque circonscription. Les Cisco enregistrant les effectifs les plus faibles finalisent souvent plus rapidement les opérations de correction et de traitement des copies, tandis que celles comptant davantage de candidats nécessitent un délai plus long.

    Les premiers résultats font état de taux de réussite en hausse dans plusieurs circonscriptions par rapport à la session 2025. À Andramasina, le taux de réussite s’établit à 68,98 %, contre 55,90 % l’an dernier. Ambatolampy affiche 65,33 % contre 53,77 % en 2025, Iakora 75,86 % contre 68,02 %, Manjakandriana 75,49 % contre 70,15 % et Ambatomainty 69,41 % contre 64,13 %. Les autres taux déjà publiés sont de 76,39 % à Sainte-Marie, 88,76 % à Kandreho, 90,95 % à Morafenobe, 77,81 % à Mandoto et 61,91 % à Ikalamavony.

    À Antananarivo-Renivohitra, où plus de 24 600 candidats sont inscrits sur les 327 815 recensés au niveau national, les opérations de correction doivent s’achever ce week-end. La transcription des notes sur ordinateur commencera lundi, avant les travaux de délibération et la publication des résultats, attendue dans un délai de trois à quatre jours après la fin de cette phase.

  • MÉTIER – Douze nouveaux référentiels métiers et de formation pour rapprocher les formations des besoins des entreprises dans le BTP

    MÉTIER – Douze nouveaux référentiels métiers et de formation pour rapprocher les formations des besoins des entreprises dans le BTP

    Aligner les connaissances acquises par les apprenants aux attentes des entreprises et du marché. Le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle a présenté, vendredi à Ampefiloha, douze nouveaux référentiels métiers et de formation destinés à adapter les programmes de formation aux besoins des entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Élaborés avec le Conseil national de l’emploi et de la formation dans le BTP (CNEF BTP) et France Éducation international, dans le cadre du projet Formapro Madagascar, ces référentiels serviront de base à la rénovation des cursus dispensés dans les lycées techniques et les centres de formation professionnelle.

    Les nouveaux outils comprennent six référentiels de certificats d’aptitude professionnelle spécialisée (CAPS) et six référentiels de formations professionnelles qualifiantes (FPQ). Ils définissent les compétences attendues par les employeurs afin d’aligner les contenus de formation sur les réalités du marché de l’emploi.

    Selon le directeur exécutif du CNEF BTP, Josoa Ramamonjisoa, ces référentiels reposent sur l’approche par les compétences, une méthode qui consiste à construire les programmes de formation à partir des besoins exprimés par les entreprises. Il souligne que cette approche, largement utilisée à l’international depuis plusieurs années, reste encore peu développée à Madagascar. Le lycée technique de Toamasina l’expérimente toutefois depuis 2018 à travers un dispositif de formation en alternance.

    Pour le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, ces nouveaux référentiels visent à renforcer l’employabilité des jeunes en facilitant leur insertion professionnelle. Ils concernent notamment des métiers tels que maçon ferrailleur-coffreur, charpentier-couvreur ou encore plombier-installateur sanitaire.

    Partenaire du projet, l’Agence française de développement (AFD) estime que cette réforme permettra de mieux répondre aux attentes des entreprises. Son directeur adjoint, Florian Mugnier, a indiqué que la modernisation des référentiels, des programmes et l’accompagnement des formateurs devaient contribuer à améliorer l’adéquation entre les formations et les besoins du marché. Il a également rappelé que ces référentiels devront évoluer régulièrement afin de suivre les transformations des métiers.

  • EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox et une centaine de guérisons en trois jours

    EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox et une centaine de guérisons en trois jours

    La Mpox continue de faire des victimes à Madagascar. Selon les bilans des trois derniers jours dressés par le centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, deux patients ont perdu la vie mardi et mercredi, quoique le nombre de guérisons progresse. La consultation d’un centre de santé dès l’apparition de signes suspects constitue un moyen pour bénéficier d’une prise en charge à temps et éviter les complications.

    Le 7 juillet, un homme âgé et vulnérable est décédé dans la région Sofia. Le lendemain, une femme de 30 ans a succombé à la maladie à Toamasina. Avec ces deux victimes, le nombre de décès depuis le début de l’épidémie en décembre 2025 s’élève à 17. Ces trois derniers jours, 77 nouveaux cas confirmés ont été recensés sur 82 notifications. Le nombre de personnes guéries affiche par ailleurs une évolution encourageante, avec 100 guérisons, dont 61 enregistrées le 8 juillet et 33 autres ce vendredi.

    Les données annoncées par le Cousp national montrent que la circulation du virus reste soutenue. Au cours des quatre dernières semaines, 536 cas ont été enregistrés dans 36 districts actifs, sur les 69 déjà touchés par l’épidémie. Les districts de Toamasina I, Antananarivo-ville, Taolagnaro, Antsiranana I et Toliara II demeurent les principaux foyers de transmission.

    La porte-parole du Cousp national, la Pr Diavolana Köcher Andrianarimanana, n’a pas manqué de rappeler la consultation d’un centre de santé dès que des signes suspects de la Mpox se présentent. Fièvre, maux de tête, fatigue intense, douleurs musculaires et gonflement des ganglions lymphatiques en font partie, suivie d’une éruption cutanée douloureuse quelques jours plus tard. 

    Le retard de prise en charge peut aggraver la maladie et entraîner des conséquences graves, pouvant aller jusqu’au décès, en particulier chez les personnes vulnérables telles que les femmes enceintes, les enfants et personnes âgées, les diabétiques, les personnes vivant avec le VIH, ainsi que celles souffrant d’une maladie rénale ou d’une maladie chronique.

  • INFRASTRUCTURES – Le mode de paiement du futur péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka encore à l’étude

    INFRASTRUCTURES – Le mode de paiement du futur péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka encore à l’étude

    Etudes en cours. Le mode de paiement du futur poste de péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka n’est pas encore arrêté. Alors que des panneaux annonçant l’installation d’un péage ont été mis en place au niveau de cette voie rapide, les autorités indiquent que les modalités d’exploitation de l’infrastructure sont toujours en cours de finalisation.

    Selon une source auprès du ministère des Travaux publics, le tarif du péage attend encore sa validation en Conseil des ministres. En parallèle, un comptage du trafic est actuellement réalisé afin d’établir une base de données sur le nombre de véhicules empruntant quotidiennement cette route.

    Le mode de paiement fait également l’objet de discussions. D’après cette même source, les autorités cherchent une solution permettant de limiter les ralentissements au niveau des barrières de péage. Un paiement par carte figure parmi les options envisagées afin de fluidifier la circulation, le règlement en espèces risquant de provoquer des files d’attente. Dans l’attente de la finalisation de ces dispositions, la circulation sur la rocade reste entièrement gratuite.

    La gestion provisoire du péage sera assurée par China Road and Bridge Corporation (CRBC), partenaire du projet, dans le cadre d’une société détenue à 60 % par l’État malgache et à 40 % par l’entreprise chinoise. À terme, cette mission devrait être confiée à l’Orinasa Fitantanana Lalana Malagasy (OFLM), une société nouvellement créée dont les démarches administratives sont en cours.

    Le poste de péage est mis en place au niveau de la première portion de la rocade entre la route de la Francophonie et le rond-point d’Andranotapahina. La voie rapide, ouverte à la circulation depuis 2025 permet de relier plus rapidement la Route de la Francophonie ou la Route Digue (rue Gilles Andriamahazo) à la Route nationale RN 4 en passant par Ambohitrimanjaka. Sa deuxième portion offre une liaison directe avec l’aéroport international d’Ivato. 

    La nouvelle voie rapide à péage réduit considérablement le temps de parcours vers ces axes en évitant le passage par Talatamaty – Ambohibao ou pat les voies secondaires habituellement empruntées. Selon notre source, les recettes issues de l’exploitation de la voie via le péage sont destinées à financer son entretien, son exploitation et, le cas échéant, à contribuer au remboursement des investissements réalisés pour sa construction.

     

  • ADMINISTRATION – Les indemnités journalières de mission des agents publics en déplacement temporaire triplées après 17 ans

    ADMINISTRATION – Les indemnités journalières de mission des agents publics en déplacement temporaire triplées après 17 ans

    Depuis 2009, les agents publics percevaient 30 000 ariary à 36 000 ariary d’indemnité journalière quand ils étaient en mission temporaire. Désormais, ils percevront des indemnités journalières comprises entre 80 000 ariary et 150 000 ariary en fonction de leur catégorie professionnelle et de leur localité de mission. Cette revalorisation, entrée en vigueur au mois de juin, concerne les déplacements temporaires effectués par les agents concernés pour le compte de l’État, des collectivités territoriales décentralisées et des organismes publics. 

    Les nouvelles indemnités sont désormais calculées selon trois catégories d’agents, déterminées par leur indice de rémunération. Selon le décret modifiant le régime de déplacement des fonctionnaires et agents employés par l’Etat, les collectivités et les organismes publics, les agents du groupe I percevront 115 000 ariary par jour de mission, ceux du groupe II 90 000 ariary et ceux du groupe III 80 000 ariary. Jusqu’à présent, seuls deux groupes existaient et les indemnités étaient fixées à 36 000 ariary pour la première catégorie et 30 000 ariary pour la seconde.

    Les montants sont encore plus élevés lorsque les missions sont effectuées dans des villes où le coût de la vie est particulièrement élevé. Les indemnités journalières y sont portées à 150 000 ariary pour le groupe I, 120 000 ariary pour le groupe II et 100 000 ariary pour le groupe III. La liste des localités concernées sera fixée par le ministère chargé du Budget. 

    Pour bénéficier de ces indemnités de mission, les agents devront toutefois remplir plusieurs conditions. Le déplacement devra être effectué à au moins 25 kilomètres du lieu d’affectation, durer au minimum huit heures avec découcher et ne pas dépasser dix jours, sauf autorisation spéciale. Au-delà de trois mois, le déplacement sera considéré comme une mutation et relèvera du régime des déplacements définitifs.

    Le nouveau décret renforce par ailleurs les procédures de contrôle. L’ordre de route devra être visé aux différentes étapes de la mission et présenté avec une pièce d’identité officielle. Si le délai entre le dernier visa et la fin de la mission dépasse 96 heures, une note explicative sera exigée. Les missions dont l’ordre de route ne comporte pas les visas réglementaires ne donneront droit à aucune indemnité.

    Pour les déplacements définitifs, les indemnités de déménagement et d’emménagement sont portées à 300 000 ariary pour les agents du groupe I, 255 000 ariary pour le groupe II et 210 000 ariary pour le groupe III, avec un supplément prévu pour chaque enfant au-delà de quatre personnes dans le foyer. Les frais forfaitaires d’hôtel et de restauration pendant la durée du trajet dans le cadre du déplacement définitif  sont désormais fixés à 90 000 ariary pour les agents du groupe I, 75 000 ariary pour le groupe II et 60 000 ariary pour le groupe III. Le conjoint bénéficie des deux tiers de cette indemnité et chaque enfant de la moitié.

  • ÉPIDÉMIE – Les personnes guéries de la Mpox conseillées de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant trois mois

    ÉPIDÉMIE – Les personnes guéries de la Mpox conseillées de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant trois mois

    Une recommandation médicale. Alors que la Mpox continue de faire des victimes, les autorités sanitaires conseillent aux patients qui en ont guéri de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant trois mois, le virus de la Mpox pouvant persister dans certains liquides biologiques. Selon les données du ministère, plus de 80 % des contaminations de cette maladie sont aujourd’hui liées aux rapports sexuels. 

    Le directeur du Programme élargi de vaccination (DPEV) auprès du ministère de la Santé publique, le Dr Paubert Tsivahiny, indique que le préservatif ne protège pas totalement contre la Mpox, d’autant plus que le virus se transmet par contact direct avec les lésions cutanées. Il déplore que “certaines personnes se laissent aller et ne font pas preuve de suffisamment de maîtrise de soi, notamment en matière de rapports sexuels”. Il rappelle alors que l’adoption de “comportements sains” reste la meilleure stratégie pour freiner la propagation de l’épidémie, en plus des mesures préventives et la vaccination.

  • INFRASTRUCTURES – Deux journées de consultation publique avant le lancement des travaux du Flyover d’Anosizato prévu le 1er août

    INFRASTRUCTURES – Deux journées de consultation publique avant le lancement des travaux du Flyover d’Anosizato prévu le 1er août

    Plus que quelques semaines avant que le premier coup de pelle des travaux de construction du Flyover d’Anosizato soit donné. Annoncée le 1er Août en présence des plus hautes autorités du pays, la cérémonie devrait encore être précédée de deux jours de consultations publiques les 16 et 17 juillet prochains. 

    Ces consultations publiques, organisées avec l’Office national pour l’environnement (ONE), s’inscrivent dans la procédure d’obtention du permis environnemental, une autorisation obligatoire avant le début des travaux. Elles devraient  permettre de présenter le projet aux populations directement concernées et de recueillir leurs observations, préoccupations et éventuelles recommandations avant la délivrance du permis. 

    Une source auprès du ministère des Travaux publics confie que le nombre de bâtiments qui pourraient être affectés par le projet n’est pas encore arrêté à ce stade. Il évoque des réunions techniques hebdomadaires entre les différentes parties prenantes pour, entre autres, identifier les habitations susceptibles d’être impactées par les travaux. 

    Lors de la réunion de coordination dirigée mardi par le secrétaire général du ministère des Travaux publics, Emile Joseph Sambisolo, les participants ont également examiné les mesures d’organisation de la circulation pendant les travaux ainsi que le réaménagement des espaces occupés par les commerçants installés à proximité du futur chantier.

    Le projet est structuré en deux phases. La première prévoit la construction du pont principal, tandis que la seconde portera sur l’élargissement des voies de circulation aux abords du nouvel ouvrage. L’infrastructure vise à réduire les embouteillages à Anosizato en créant de nouvelles voies et en améliorant les infrastructures existantes.