Catégorie : Social

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Trois lycées techniques et professionnels bénéficient de l’expertise japonaise dans le secteur minier

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Trois lycées techniques et professionnels bénéficient de l’expertise japonaise dans le secteur minier

    Partenariat renforcé avec les japonais. Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) vient de signer mercredi à Ampefiloha avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) le “Record of discussion”, relatif au projet de développement des ressources humaines dans le secteur de l’industrie minière. Cette coopération technique, prévue pour une durée de trois ans, ciblera en priorité les lycées techniques et professionnels (LTP) d’Alarobia, d’Ampasampito et de Toamasina.

    Selon le représentant résident de la JICA à Madagascar, Odawara Kosuke, ce projet vise à appuyer et renforcer la capacité des ressources humaines avec la collaboration des experts japonais et des experts de pays africains. Le projet va durer à peu près trois ans, durant lesquels les experts vont collaborer avec des enseignants des trois lycées techniques et professionnels. La coopération technique s’inscrit dans la continuité d’un partenariat de longue date avec la JICA, à en croire le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Todisoa Andriamampandry. “Le ministère dispose déjà d’un plan d’action stratégique, dans lequel les priorités ont été définies. La JICA a réaffirmé son engagement à nous accompagner dans leur mise en œuvre”, affirme t-il.

    Le projet prévoit notamment le renforcement des capacités des enseignants et l’amélioration des infrastructures de formation. A cela s’ajoute un appui technique dans le secteur minier, notamment sur les méthodes d’exploitation et les équipements. Selon le ministre, les japonais sont reconnus pour leur culture du travail, leur persévérance et leur esprit entrepreneurial. “Ce sont des valeurs que nous souhaitons transmettre aux élèves et aux jeunes Malgaches”, souligne t-il. À travers cette coopération, le METFP envisage d’adapter davantage les formations techniques aux besoins du secteur minier et contribuer à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux exigences du développement industriel du pays.

  • SERVICE PUBLIC – Le décret de nomination du Pr Ravaka Andrianaivotseheno en tant que médiatrice de la République abrogé

    SERVICE PUBLIC – Le décret de nomination du Pr Ravaka Andrianaivotseheno en tant que médiatrice de la République abrogé

    Un peu plus de six mois après sa prise de fonction, la Pr Ravaka Andrianaivotseheno quitte son poste de Médiatrice de la République. Le décret présidentiel relatif à sa nomination a été officiellement abrogé, indique la Médiature de la République, ce jeudi matin. Nommée en décembre 2025 pour un mandat initial de six ans non renouvelables, cette enseignante chercheure en droit à l’Université d’Antananarivo était chargée de protéger les administrés contre les dysfonctionnements de l’appareil étatique. 

    Durant son court passage à la tête de l’institution, elle s’était donnée pour mission d’humaniser les rapports entre les citoyens et l’État en favorisant le règlement amiable des litiges avec les services publics. Au-delà de la simple gestion des doléances et des réclamations, la professeure Ravaka Andrianaivotseheno s’était également fixé pour objectif de renforcer l’impact des recommandations de l’institution sur le plan national et de rehausser son prestige sur la scène internationale. 

    L’un de ses derniers communiqués a été un “appel à l’ensemble des responsables chargés de la sécurité publique et de l’application de la loi afin de renforcer les recherches pour retrouver les auteurs des récents enlèvements et autres actes tragiques ayant parfois conduit à la mort des victimes”. Elle a également exhorté les autorités à “intensifier les mesures de prévention et à prendre des dispositions fermes pour arrêter et sanctionner sévèrement tous les responsables, conformément aux lois en vigueur”. 

  • INSÉCURITÉ – Le Colonel Michäel Randrianirina invite les forces de l’ordre à s’inspirer du “système d’alerte enlèvement” en France

    INSÉCURITÉ – Le Colonel Michäel Randrianirina invite les forces de l’ordre à s’inspirer du “système d’alerte enlèvement” en France

    Des dispositifs à renforcer. Face à la recrudescence alarmante des disparitions successives d’enfants à Antananarivo, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michäel Randrianirina, propose le renforcement des dispositifs déjà existants afin de lutter contre ce fléau. Le Chef de l’État annonce un durcissement immédiat des mesures de sécurité et donne des directives aux forces de l’ordre avec la mise en place “d’un dispositif similaire à ce qui se fait en France”.

    Prenant exemple sur les dispositifs internationaux ayant fait leurs preuves, le président Michäel Randrianirina appelle les forces de défense et de sécurité à déployer un “système d’alerte enlèvement”. “C’est un bon exemple à suivre (…) et cela peut être appliqué ici”, a indiqué le pensionnaire d’Iavoloha au sujet de ce dispositif en marge de sa visite de condoléances à la famille de l’une des victimes décédées suite à une disparition. 

    L’objectif est d’accélérer les procédures de recherche dès les premiers instants d’une disparition. Le dispositif envisagé s’appuiera sur des signaux d’alerte traditionnels et de proximité pour mobiliser instantanément la population en cas d’urgence. “Dès qu’un enfant disparaît, il faudrait que même les églises sonnent les cloches et que les présidents de fokontany sifflent, afin que la population soit immédiatement au courant qu’un enfant a disparu”, préconise-t-il. Il appelle également chaque citoyen détenteur d’informations à briser le silence et à contacter sans délai les autorités.

    Conscient que la sécurité publique repose aussi sur le maillage des quartiers, le Chef de l’État lance un appel à la réorganisation de la vigilance citoyenne. Il exhorte à la mise en place ou au renforcement des comités de vigilance villageois et de quartier. À l’en croire, la présidence de la République “est disposée à financer” ces “andrimasompokonolona” afin d’assurer la pérennité de leur action.

    Le Colonel Michaël Randrianirina réitère par ailleurs sa thèse d’une manipulation politique derrière cette affaire d’enlèvements successifs, évoquant même “un acte de terrorisme” destiné à “montrer à la communauté internationale que Madagascar est un pays instable”. Un discours également tenu par le directeur général de la police nationale qui évoque des intérêts politiques et des luttes de pouvoir derrière le phénomène. 

  • ART ORATOIRE – L’UCM conserve la tête de la Ligue mondiale de débat de La Haye malgré sa quatrième place en 2026

    ART ORATOIRE – L’UCM conserve la tête de la Ligue mondiale de débat de La Haye malgré sa quatrième place en 2026

    Un palmarès à signaler. L’Université catholique de Madagascar (UCM) conserve la première place du classement général de la Ligue mondiale du format de débat de La Haye, malgré une quatrième place obtenue lors de l’édition 2026 du Concours interuniversitaire de débat de La Haye. Ce classement cumule les résultats enregistrés par les universités participantes depuis la création de la compétition en 2022.

     

    L’UCM reste en tête grâce à la régularité de ses performances au cours des cinq éditions du concours. L’établissement d’Ambatoroka totalise notamment un titre remporté en 2024, trois demi-finales et 22 victoires en débat, ce qui lui permet de conserver la première place du classement général devant l’Université McGill (Canada) et l’Université de la Polynésie française (Tahiti), championne en 2023.

    Lors de l’édition 2026, l’équipe de l’UCM, composée de Faniry Andriarisoa Fanambinana, Diane Ashley Rajerison Andriamanankasina et Nekena Antenaina Mangahasimbola, était encadrée par Hasina Gaël Rafidison et Kantoniaina Ratrimomanana. L’université a terminé à la quatrième place de cette édition, remportée par l’Université McGill (Canada).

    L’autre représentant malgache, l’Université d’Antananarivo, figure également parmi les établissements les mieux classés. Elle occupe la 11ᵉ place du classement général de la Ligue mondiale et la troisième place au classement des victoires en débat depuis 2022 avec 13 succès cumulés. 

    Selon le classement cumulé publié à l’issue de l’édition 2026, l’Université McGill progresse à la deuxième place du classement général après son sacre cette année. L’Université de la Polynésie française complète le podium, tandis que l’Université de la Nouvelle-Calédonie et l’Université de Tours complètent le top cinq.

    Le classement général de la Ligue mondiale prend en compte les performances réalisées depuis 2022, notamment les titres remportés, les finales, les demi-finales, les quarts de finale, les huitièmes de finale ainsi que le meilleur résultat atteint par chaque université participante.

  • PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis  dans un magasin d’Antananarivo

    PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis dans un magasin d’Antananarivo

    Après les denrées alimentaires, les matériaux de construction et de rénovation. Le ministère du Commerce et de la consommation a saisi mardi des peintures, du plâtre et du silicone périmés lors d’une opération de contrôle menée dans un grand magasin spécialisé dans la vente de matériaux et d’équipements de construction à Antananarivo. L’opération a été conduite par la Direction de la concurrence et de la régulation des marchés (DCRM).

    Selon le ministère, ces produits périmés présentent des risques pour la santé et la sécurité de leurs utilisateurs. “Une fois leur date de péremption dépassée, les produits contenus dans les emballages peuvent se détériorer ou subir des transformations, ce qui peut provoquer des irritations ou des atteintes aux yeux et aux mains lors de leur utilisation. Par ailleurs, leur qualité n’est plus garantie, ce qui peut également compromettre leur efficacité et la sécurité des utilisateurs », explique une source autorisée auprès du ministère du Commerce et de la consommation.

    D’après le communiqué du ministère, ce magasin avait déjà fait l’objet d’un contrôle le 15 mai 202. Des produits non conformes, qui ne devaient plus être commercialisés, avaient été découverts. Lors de cette nouvelle inspection, les agents ont constaté que certains de ces produits ne se trouvaient plus dans l’entrepôt, laissant présumer qu’ils avaient été remis en vente malgré l’interdiction.

    À l’issue du contrôle, le ministère a engagé des procédures administratives pour les infractions constatées. « Les responsables de l’établissement ont été convoqués afin de présenter les documents commerciaux relatifs à ces produits, mais les pièces fournies se sont révélées incomplètes”, confie Rufin Zafimijary, directeur de la concurrence et de la régulation des marchés. Celui-ci rappelle que “la détention, le stockage et la commercialisation de produits périmés, qu’ils soient comestibles ou non comestibles, sont interdits par la loi et passibles de poursuites”. 

    Notre interlocuteur souligne également que “les infractions en matière économique ont également été relevées”. Il parle de “l’absence ou de l’insuffisance des documents commerciaux exigés par l’administration, tels que les factures d’achat, les factures de vente, les déclarations relatives aux stocks ou encore les états financiers”. “Le défaut répété de présentation de ces documents peut entraîner le basculement de la procédure vers le pénal”, poursuit-il, indiquant que “ces infractions sont passibles de de sanctions financières et de sanctions pénales”. 

  • SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

    SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

    Des statistiques inquiétantes. Le directeur général de la police nationale rapporte 172 signalements de disparition d’enfants et d’adolescents à Madagascar au cours du premier semestre 2026. Selon les chiffres présentés mercredi par le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, huit de ces enfants ont été retrouvés morts après avoir été victimes de violences.

    La région d’Analamanga concentre à elle seule 119 des 172 signalements recensés durant cette période. Parmi les 164 autres enfants et adolescents dont la disparition n’a pas conduit à un décès, 81 ont été retrouvés, tandis que 83 sont sans nouvelles. La police précise que certains de ces enfants pourraient avoir été retrouvés par leurs familles sans que les autorités en aient été informées.

    Face à cette situation, le directeur général de la police nationale assure que les forces de l’ordre poursuivent les investigations afin de retrouver les enfants toujours recherchés et d’identifier les auteurs des enlèvements. “L’État affiche sa volonté d’assumer pleinement ses responsabilités sur tous les plans”, déclare-t-il à la presse.

    Pour les autorités, cette recrudescence de disparitions d’enfants et d’adolescents sont liées à des manipulations politiques, voire à des actes terroristes, selon les mots utilisés aussi bien par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina que par le directeur général de la police nationale. Pour le chef de l’Etat, il s’agit d’une volonté délibérée de faire croire à la communauté internationale que Madagascar est instable. Le directeur général de la police, lui, évoque des “sacrifices d’enfants innocents dans l’espoir d’obtenir ou d’usurper une autorité politique”. 

  • INSÉCURITÉ – L’Emmo/Nat annonce des fouilles de voitures, des patrouilles et le retour du comité de vigilance face aux enlèvements d’enfants

    INSÉCURITÉ – L’Emmo/Nat annonce des fouilles de voitures, des patrouilles et le retour du comité de vigilance face aux enlèvements d’enfants

    Les autorités sur les ponts. L’Etat-major mixte opérationnel au niveau national (Emmo/Nat) communique une série de mesures préventives pour faire face à la vague de disparitions d’enfants ces derniers temps. “Il y aura des fouilles de véhicules, même ceux des personnalités de haut rang, même ceux qui sont avec cocarde”, lâche le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police, aux côtés du général de corps d’armée Démosthène Pikulas, chef d’Etat-major des armées, et du général de division Mamelison Nonos, commandant de la gendarmerie, mardi soir à Mahazoarivo. Les voitures avec des vitres teintées ne seront pas non plus exemptées. 

    L’Emmo/nat décrète également d’autres initiatives comme la réactivation du comité de vigilance au niveau des fokontany, tout comme le renforcement des patrouilles. Le directeur général de la police annonce le déploiement de 200 policiers, autant de gendarmes et autant de militaires “rien que pour cette nuit [mardi]”, selon le DG de la police. “Ces effectifs augmenteront de jour en jour à l’avenir”, ajoute-t-il. 

    De son côté, la justice promet également de sévir. Elle fait part l’existence de l’arrestation, de poursuite et de placement en détention préventive de certaines personnes dans le cadre de la réponse des autorités face à la situation actuelle “en particulier les enlèvements d’enfants, les rapts de mineurs et le trafic d’organes touchant la chair de notre chair (nos enfants bien-aimés)”, soutient le DG de la police nationale.

    Mardi soir, la présidence a également évoqué le déploiement des éléments de la garde présidentielle pour renforcer les patrouilles dans les quartiers, jusque dans les ruelles. Selon les informations communiquées par les services de la communication d’Ambohitsorohitra, le nombre des ces éléments sera encore augmenté dans les prochains jours.

    L’annonce de l’Emmo/Nat intervient quelques heures après le message lancé par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Le chef du gouvernement avait affirmé avoir donné des consignes aux membres du gouvernement concernés par le dossier de “prendre des mesures”. Il avait assuré sa volonté de “lutter” contre cette série de disparition d’enfants et “d’être intransigeant, quiconque se trouve derrière les assassinats pour déstabiliser la refondation, déjà en marche”.

  • INTERNET – L’Etat malgache annonce des mesures contre la pornographie en ligne pour lutter contre l’insécurité

    INTERNET – L’Etat malgache annonce des mesures contre la pornographie en ligne pour lutter contre l’insécurité

    Blocage des sites pornographiques à Madagascar. C’est la nouvelle arme du gouvernement pour lutter  contre l’insécurité. La décision a été prise lors du Conseil des ministres qui s’est tenu mardi au Palais d’État d’Iavoloha. Le gouvernement malgache officialise la mise en place de mesures  pour “bloquer l’accès  aux sites web diffusant des images et des vidéos à caractère pornographique”. 

    Pour l’exécutif, la prolifération de ces plateformes en ligne diffusant des “images obscènes” “menacent directement l’ordre public en lien avec la vie quotidienne”. Il établit un lien direct et alarmant entre l’accès à ces contenus et la recrudescence de la criminalité et de l’insécurité qui secouent actuellement la Grande Île. 

    “Il est évident que l’existence de ces sites favorise la recrudescence de diverses formes d’insécurité dans le pays”, indique le rapport du Conseil des ministres. Une source proche du Conseil des ministres évoque “le fléau de la pédopornographie dont des cas ont été interceptés grâce à des collaborations internationales”. 

    Tous les ministères et institutions étatiques concernés sont sommés de faire front commun pour verrouiller au plus vite l’accès à ces sites. Mardi, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a indiqué avoir donné des consignes à tous les ministères concernés à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ce qu’il qualifie “d’enlèvements suivis de meurtres d’enfants”. 

  • ENVIRONNEMENT – Des pares-feux accessibles en voiture pour renforcer la lutte contre les incendies dans l’aire protégée de l’Allée des Baobabs

    ENVIRONNEMENT – Des pares-feux accessibles en voiture pour renforcer la lutte contre les incendies dans l’aire protégée de l’Allée des Baobabs

    Les autorités tirent des leçons de l’incendie survenu dans l’enceinte de l’aire protégée Allée des Baobabs en octobre 2025. Des pares-feux, accessibles aux véhicules, sont actuellement aménagés dans l’enceinte du site, dans le Fokontany Bekonazy, Commune de Bemanonga Morondava. Ce nouveau dispositif permet d’y renforcer la lutte contre les incendies, tout en facilitant l’accès en voiture et en renforçant la protection et l’entretien des zones de pâturage locales.

    Couvrant 4 hectares de surface, les pare-feux prévus au sein de l’Allée des Baobabs forment une piste d’environ 7km autour du site. Le lancement des travaux s’est tenu le 30 juin à Morondava, en marge de la triple célébration de la journée mondiale de l’environnement, de celle de la biodiversité et de celle de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Ce dispositif permet de prévenir la propagation des feux jusqu’à l’aire protégée.

    En octobre 2025, un feu parti d’un brûlis agricole à près de 2km du site protégé s’est propagé jusqu’à l’Allée, et il a fallu toute une journée aux équipes et aux communautés locales mobilisées pour éteindre les flammes. Selon le directeur régional de Fanamby Menabe, gestionnaire de l’Allée des Baobabs, Soary Randrianjafizanaka, la principale leçon tirée de l’incendie de 2025, le premier en 10 ans de protection, c’est le risque permanent d’un tel drame, lequel nécessite des mesures drastiques.

    L’accessibilité des pare-feux constitue ainsi une innovation puisqu’habituellement, ils sont simplement défrichés et ne sont pas praticables par les véhicules. “Auparavant, Il fallait transporter à dos d’homme l’eau et le matériel de lutte contre les incendies. Désormais, les gestionnaires et les communautés pourront intervenir beaucoup plus rapidement en cas d’urgence”, affirme cette responsable.

    Outre la préservation du site, les travaux d’aménagement des pares-feux visent à renforcer la protection et l’entretien des zones de pâturage, tout en mettant en place un modèle de gestion qui pourra être reproduit dans d’autres localités, à en croire le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Rufin Zamany. S’étendant sur 320 ha et protégée par décret depuis 2015, l’Allée des Baobabs comprend notamment 188 ha de reboisement et 28 ha de pâturages. Le cœur du site s’étend sur un hectare, abritant 21 baobabs majestueux et naturellement alignés.

  • EPIDÉMIE – Plus de 1 000 cas notifiés de Mpox et neuf nouveaux décès enregistrés en 40 jours, selon le ministère de la Santé publique

    EPIDÉMIE – Plus de 1 000 cas notifiés de Mpox et neuf nouveaux décès enregistrés en 40 jours, selon le ministère de la Santé publique

    La barre des 4 000 cas notifiés de Mpox a été atteinte le 3 juillet. Madagascar enregistre en moyenne une trentaine de nouveaux cas notifiés de la Mpox par jour ces dernières semaines, si l’on tient compte du bilan quotidien dressé par le centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national. Pour la seule journée du 4 juillet, le bilan rapporte 69 nouveaux cas notifiés, dont 55 cas confirmés après analyses. Le total des cas cumulés est passé de 3005 cas, dont 1 773 confirmés, et six décès enregistrés le 25 Mai, à 4049 cas notifiés, dont 2581 confirmés, et 15 décès le 3 juillet. En l’espace de 40 jours, 468 personnes sont guéries de la maladie.

    Le virus de la Mpox continue de circuler dans 39 districts actifs sur les 69 touchés depuis le début de l’épidémie, notamment Toamasina I, Antananarivo ville, Taolagnaro, Antsiranana I et Toliara II. Sur les quatre dernières semaines, la maladie est restée active avec 806 cas positifs cumulés. Le dernier bilan du 5 juillet fait état de 4 138 cas notifiés, dont 2 652 cas confirmés en laboratoire depuis le début de l’épidémie. 1823 patients sont déclarés guéris, tandis que 15 autres ont perdu la vie. Le dernier décès remonte au 2 Juillet. Il s’agit d’une femme de 29 ans, résidant à Mampikony, appartenant aux groupes vulnérables face à la maladie.

    La Mpox engendre des complications en cas de retard de prise en charge, notamment chez les personnes vulnérables comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et celles ayant des maladies chroniques ou encore les personnes ayant une faible immunité, notamment les porteurs de Vih. La vaccination, laquelle reste gratuite et ouverte au grand public, constitue la meilleure prévention face à l’épidémie. Les autorités sanitaires appellent également la population à maintenir les mesures de prévention, notamment en signalant rapidement tout cas suspect et en évitant les contacts étroits avec les personnes présentant des symptômes.