Catégorie : Social

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Près de 10 200 candidats à l’assaut des diplômes professionnels du BEP et du CFA

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Près de 10 200 candidats à l’assaut des diplômes professionnels du BEP et du CFA

    Des épreuves parallèles pour les “apprentis”. En plus des 327 815 candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour l’enseignement général, ils sont près de 10 200 candidats de l’enseignement technique à passer leurs examens nationaux pour l’obtention du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat de fin d’apprentissage (CFA), à partir de ce lundi 6 juillet. Ils seront répartis dans plus d’une centaine de centres d’examen dans toute l’île.

    Le BEP, qui se déroule jusqu’au 10 juillet, concerne 9 984 candidats issus exclusivement de la Formation professionnelle initiale, répartis dans 94 centres d’examen. Les candidats sont issus de deux parcours, à savoir la Pédagogie par objectifs (PPO) et l’Approche par les compétences (APC). Le premier parcours couvre sept secteurs de formation et 30 spécialités professionnelles, tandis que le second s’articule autour de cinq secteurs et dix spécialités. Pour l’APC, les épreuves pratiques sont organisées sur les plateaux techniques du centre Don Bosco Madagascar, évaluées par des professionnels issus du monde du travail, afin de garantir une appréciation au plus près des exigences du marché de l’emploi.

    Les examens du CFA se déroulent du 6 au 8 juillet. Ils réunissent 210 candidats dans 14 centres d’examen, répartis dans quatre spécialités professionnelles. Selon le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP), le BEP est classé dans la même catégorie que le baccalauréat professionnel dans la Fonction publique malgache. Il permet aux jeunes d’intégrer directement le marché du travail dès l’obtention du diplôme, tout en valorisant les compétences techniques recherchées par les employeurs. Le CFA est, quant à lui, un diplôme qui atteste l’achèvement d’une formation professionnelle de deux ans. Ce diplôme est classé en équivalence de catégorie I et donne droit à une bonification de deux années.

    L’ensemble de services du METFP, des directions régionales et des établissements de formation se dit mobilisé afin d’assurer le bon déroulement des épreuves. Ce département n’a pas manqué de remercier tous les jeunes qui ont choisi la voie de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et leur souhaite la bienvenue parmi les jeunes diplômés du secteur.

  • INSÉCURITÉ – Les autorités dénoncent des actes de déstabilisation derrière les enlèvements et autres disparitions signalés ces dernières semaines

    INSÉCURITÉ – Les autorités dénoncent des actes de déstabilisation derrière les enlèvements et autres disparitions signalés ces dernières semaines

    L’organe mixte de conception nationale (OMC/Nat) confirme les inquiétudes exprimées samedi par le président de la Refondation. “Les actes de déstabilisation perpétrés par les ennemis de la Nation se manifestent sous d’autres formes qui impactent directement la vie de la population et menacent l’ordre public”, dénonce le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, dans un communiqué publié dimanche. Samedi, le chef de l’Etat avait évoqué à Soanierana une “stratégie pour faire croire que Madagascar est instable”. 

    Pour le ministère en charge de l’Intérieur, les récents cas d’enlèvement et de disparition d’enfants de ces dernières semaines sont “destinés à semer des troubles dans l’esprit de la population”. “Ils font comme ça depuis toujours, et ce n’est pas une invention, pour dire que Madagascar n’est pas stable. Ils kidnappent les gens, ils les tuent”, avait précisé le chef de l’Etat, qui avait aussi parlé de circulation et de propagation de drogue dans le pays”. “C’est une stratégie pour déstabiliser ce pays qui est déjà calme”, poursuit-il. 

    Pour faire face, les forces de défense et de sécurité évoquent des mesures de sécurisation de proximité dans les fokontany, en déployant des patrouilles de proximité. “Les autorités ne feront preuve d’aucune clémence à l’égard de ceux qui tentent de semer le trouble dans l’esprit de la population et qui s’en prennent à sa vie”, insiste le ministère dans son communiqué rapportant une conférence de presse organisée dimanche. 

    Le ministre de la Sécurité publique, Erick Michel, parle d’une augmentation de l’effectif des éléments envoyés dans les quartiers, jusque dans les ruelles des fokontany pour collaborer avec les différents responsables locaux. Il évoque également un renforcement des activités de renseignements. Ils invitent également la population à ne pas hésiter à dénoncer tout fait suspect, et à ne pas tarder à signaler toute disparition. “Des agents ont été spécialement affectés pour s’occuper de tout cela”, assure-t-il au cours de la conférence de presse de l’OMC Nat élargi tenue dimanche. 

  • EXAMEN OFFICIEL – 84 bus mis en place pour le transport gratuit des candidats au BEPC sur 21 axes à Antananarivo 

    EXAMEN OFFICIEL – 84 bus mis en place pour le transport gratuit des candidats au BEPC sur 21 axes à Antananarivo 

    Soutien logistique. À l’approche des épreuves du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), les autorités annoncent une mesure de facilitation de transport pour les candidats. Dans une déclaration conjointe, le président de la délégation spéciale (PDS) de la Capitale, Feno Ralambomanana, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Todisoa Andriamampandry, ainsi que la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, confirment la mise en place d’un dispositif de transport gratuit dédié aux élèves qui vont passer les épreuves à partir de ce lundi.

     

    Ce programme prévoit le déploiement de 84 bus destinés à desservir 21 axes à travers la ville. Cette initiative, coordonnée par les départements ministériels et les autorités municipales, vise à lever les obstacles liés à la mobilité des candidats, garantissant ainsi une ponctualité optimale lors des journées d’examen. En allégeant les contraintes liées au transport urbain, l’Exécutif cherche à sécuriser le parcours des élèves et à favoriser des conditions de passation d’épreuves sereines et équitables pour tous les candidats inscrits.

     

    Le choix des 21 axes a été établi en fonction de la concentration des centres d’examen et des flux de mobilité habituels des élèves. “Ce dispositif est une mesure concrète pour accompagner nos jeunes durant cette période cruciale de leur cursus scolaire”, ont souligné les responsables.

     

    Plusieurs localités, telles que les communes d’Ambohimangakely, de Fenoarivo ou encore de Moramanga annoncent également la mise à disposition de bus gratuit pour les candidats au BEPC.

  • LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX – Le processus de recrutement du directeur général du Samifin officiellement lancé 

    LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX – Le processus de recrutement du directeur général du Samifin officiellement lancé 

    La succession de Mamitiana Rajaonarison à la direction générale du service de renseignements financiers (Samifin) officiellement ouverte. Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) annonce que l’appel à candidatures pour ce poste sera lancé le 6 juillet et que les candidats intéressés ont jusqu’au 11 août pour déposer leur dossier.

     

    La nomination se fera par décret présidentiel sur la base de trois noms retenus par un comité ad hoc de présélection. La présélection se fera par ailleurs sur la base de plusieurs critères et suivant un “mécanisme rigoureux, transparent et impartial”, souligne le CSI. Celui-ci comprend notamment une enquête de moralité en plus d’autres étapes de vérification.

     

    Les candidats retenus devront avoir une solide expérience en gouvernance et en administration, ainsi que de compétences avérées et une expertise reconnue dans les domaines liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ils devront également être dotés d’une intégrité jugée irréprochable.

     

    En attendant la fin du processus, l’interim de la direction générale du Samifin continue d’être assurée par Haja Lalao Razanamanana. Celle-ci avait été nommée en juin plusieurs semaines après la nomination de Mamitiana Rajaonarison au poste de Premier ministre.

  • SANTÉ – Deux districts entrés en phase épidémique de rougeole, une campagne nationale de vaccination de suivi prévue en octobre 

    SANTÉ – Deux districts entrés en phase épidémique de rougeole, une campagne nationale de vaccination de suivi prévue en octobre 

    La vaccination de masse pour prévenir tout risque d’épidémie. Alors que deux districts sont récemment entrés en phase épidémique, Madagascar se prépare à l’édition 2026 de sa campagne nationale de vaccination de suivi contre la rougeole. Celle-ci se tiendra du 5 au 9 octobre prochain sur l’ensemble du territoire et est soutenue par l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi).

     

    Les informations de la direction du programme élargi de vaccination (DPEV) auprès du ministère de la Santé publique indiquent que les deux districts concernés par la phase épidémique de rougeole sont Mitsinjo depuis la 24e semaine et Analalava depuis la 25e semaine. Depuis janvier 2026 jusqu’à ce jour, le bilan fait état de 207 cas de rougeole confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur de Madagascar (IgM positifs) et de 6 837 cas confirmés par lien épidémiologique.

     

    Les cas IgM positifs correspondent aux personnes dont les analyses de laboratoire ont confirmé une infection par le virus de la rougeole. Les cas confirmés par lien épidémiologique concernent des enfants présentant les signes cliniques de la rougeole et vivant dans une zone où une épidémie de rougeole a déjà été confirmée. Une épidémie de rougeole est déclarée lorsqu’ au moins trois cas positifs sont enregistrés au cours de quatre semaines consécutives, selon toujours le DPEV.

     

    La campagne nationale de vaccination de suivi contre la rougeole est organisée tous les deux ans, ciblant les enfants de 9 à 59 mois. La dernière campagne de ce genre s’est déroulée en octobre 2024. Cette fois-ci, environ 5 229 632 enfants seront à vacciner contre cette maladie. L’objectif étant d’améliorer la couverture vaccinale puisque le niveau d’immunité collective reste insuffisant, ce qui empêche de briser la chaîne de transmission.

  • EDUCATION – Plusieurs milliers d’enseignants du privé toucheront les arriérés de leurs subventions pour 2024 et 2025 cette année

    EDUCATION – Plusieurs milliers d’enseignants du privé toucheront les arriérés de leurs subventions pour 2024 et 2025 cette année

    1 793 600 000 ariary. C’est l’enveloppe globale allouée par l’Etat, à travers le ministère de l’Education nationale (MEN), pour régulariser les arriérés de subvention des enseignants issus des écoles privées au titre de l’année 2024. Ceux de 2025 seront également réglés cette année, indique l’Office national de l’enseignement privé (Onep). Les bénéficiaires se composent de plusieurs milliers d’enseignants disposant de leurs autorisations d’enseigner.

     

    Répartis dans 5744 établissements privés de 23 régions de Madagascar, ils seront 35 872 enseignants à toucher ces arriérés à hauteur de 50 000 ariary chacun. Les 15 014 bénéficiaires d’Analamanga seront les premiers bénéficiaires, mais la distribution s’étendra progressivement dans les autres régions. Les subventions au titre de l’année 2025 seront également distribuées avant la fin de cette année.Quant à celles de 2026, le MEN, à travers l’Onep, indique s’efforcer d’accélérer le versement des subventions.

     

    Selon le Directeur de l’Onep, Lanto Patrick Razafimahefa, seuls les enseignants disposant d’une autorisation d’enseigner peuvent bénéficier de ces subventions. Pourtant, certains détenteurs de ce certificat ne sont pas encore enregistrés à l’Onep. Les établissements ont jusqu’au 31 juillet pour déposer les dossiers de ces enseignants auprès des circonscriptions scolaires, afin qu’ils puissent toucher les aides venant du ministère. Le nombre d’enseignants bénéficiaires va sûrement augmenter.

     

    Pour sa part, la ministre de l’Education nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, assure que les procédures de suivi sont déjà en place afin de garantir la transparence, la bonne gouvernance et d’éviter tout détournement des fonds destinés au paiement des subventions. Ce financement est exclusivement destiné à améliorer les conditions de travail des enseignants, d’autant plus que les écoles privées contribuent elles aussi à la formation des enfants malgaches et participent pleinement au système éducatif national.

     

    De son côté, le secrétaire général de la plateforme des directions nationales de l’enseignement privé à Madagascar, Justin Claude Rakotoniaina, salue les efforts déployés pour la régularisation de ces subventions, dont le dernier paiement remonte en 2023. Il sollicite également la mise en place d’une subvention directe aux établissements et appelle à un renforcement de l’accompagnement de l’État, notamment à travers la formation des enseignants et l’appui matériel.

  • SANTE DE PROXIMITE – Six localités des régions Vakinankaratra, Amoron’i Mania et Fitovinany accueillent la caravane du sourire

    SANTE DE PROXIMITE – Six localités des régions Vakinankaratra, Amoron’i Mania et Fitovinany accueillent la caravane du sourire

    Une première édition à Madagascar. La caravane du sourire a officiellement pris son envol le 1er Juillet et ce pendant 10 jours. Les cliniques mobiles mobilisées durant cette campagne de santé de proximité sillonneront diverses localités de la partie Sud de l’île, notamment Ambohibary Antsirabe II, Andranomafana Betafo, Manorosoa et Kianjandrakefina à Ambositra, ainsi que Manakara et Ivato Vohipeno. Des milliers de personnes vont bénéficier des dépistages, consultations, soins et divers services de santé seront au programme jusqu’au 10 Juillet.

    Les femmes, les jeunes et les enfants constituent les principales cibles de la caravane du sourire. Ils bénéficieront des services essentiels gratuits, notamment des consultations de médecine générale, des services de gynécologie-obstétrique, des activités de vaccination ainsi que des soins bucco-dentaires. Une attention particulière sera portée à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à la prévention des violences basées sur le genre.

    Selon le Pr Milijaona, représentant du cabinet du ministère de la Santé publique, le choix de ces localités s’explique par leur vulnérabilité et les difficultés d’accès aux soins de base. Ces zones concentrent des populations éloignées des infrastructures sanitaires, d’où la nécessité d’y renforcer la présence médicale mobile. Chaque localité sera couverte sur une durée de deux à trois jours, avec un système de référence vers les hôpitaux en cas de complications.

    La caravane du sourire s’inscrit dans une stratégie de soins de proximité et de prévention, à en croire Yves Toalo, représentant de la Fondation Atlantic Group. Selon ses dires, la prévention est au cœur de leur approche pour réduire les risques sanitaires et accompagner les populations dans le besoin. Cette première édition résulte de la collaboration entre la fondation Atlantic Group, AFG Assurance, le ministère de la Santé publique, l’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population) et de la Fisa (Fianakaviana Sambatra). La caravane du sourire va être étendue dans d’autres régions du pays dans les prochaines phases du programme.

  • TRAVAIL – Le salaire minimum à 300 000 ariary applicable à compter de mars 2026 et porté à 315 000 ariary à compter d’octobre

    TRAVAIL – Le salaire minimum à 300 000 ariary applicable à compter de mars 2026 et porté à 315 000 ariary à compter d’octobre

    Le gouvernement a finalement tranché. “Un compromis a été trouvé”, annonce le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison devant les députés au cours de la séance de questions-réponses ce jeudi. Il indique que “les négociations avec le patronat et les travailleurs sont terminées” et que “le salaire minimum a été tranché au niveau du gouvernement”. Le salaire minimum d’embauche passe ainsi à 300 000 ariary à compter de mars 2026, et devrait passer à 315 000 ariary en octobre.

    “Il ne reste plus aux ministères concernés qu’à procéder à son application”, poursuit le chef du gouvernement. Ce qui a été fait ce jeudi après-midi après la publication du décret fixant les salaires minima d’embauche et d’ancienneté mensuels par catégorie professionnelle par le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique. Celui-ci rapporte même une séance d’explications dans ces locaux ce jeudi.

    Signé le 2 juin, et entré en vigueur depuis le 29 juin, le décret n’a été rendu public que le 2 juillet. La hausse annoncée, et le rappel de quatre mois soulevé par le ministère ne devrait donc être visible que sur les fiches de paie de juillet. “Il revient aux employeurs de voir comment organiser cela”, souligne le ministère. Il indique toutefois vouloir contrôler l’application du texte à travers des inspections.

    Du côté des syndicats, “la lutte continue”, comme le confie Barson Rakotomanga, secrétaire général du collectif Randrana Sendikaly. Celui-ci reproche au gouvernement d’avoir retenu les propositions du patronat alors que les syndicats estiment que le SME devrait être de 360 000 ariary à compter du 1er mai, rappelle-t-il. Indiquant s’être rendu à Mahazoarivo ce jeudi pour en parler avec le Premier ministre mais en vain, il affirme vouloir y revenir vendredi et jusqu’à obtenir gain de cause.

  • EDUCATION – L’Assemblée nationale adopte la loi-cadre qui place le malgache comme langue d’enseignement et langue enseignée à Madagascar

    EDUCATION – L’Assemblée nationale adopte la loi-cadre qui place le malgache comme langue d’enseignement et langue enseignée à Madagascar

    Madagascar se dote d’une nouvelle politique de la langue. En bonne position dans ce texte figure l’adoption de la langue malgache comme langue de transmission des connaissances. Malgré quelques réserves et inquiétudes exprimées par quelques députés sur un retour de la malgachisation, l’Assemblée nationale a adopté mercredi la proposition de loi sur la politique nationale de la langue et les droits linguistiques à Madagascar.

     

    Selon le texte, “le malgache est institué comme langue enseignée ainsi que comme langue d’enseignement et d’éducation à Madagascar”. La proposition de loi insiste néanmoins sur la nécessité d’enseigner les langues étrangères qui devraient être “des instruments destinés à faciliter l’ouverture du pays sur l’extérieur ainsi que ses relations avec les étrangers”.

     

    Si la proposition de loi ne précise pas jusqu’à quel niveau la langue d’enseignement doit être le malgache, elle n’en insiste pas moins sur le fait que l’enseignement du malgache doit se faire du primaire à l’enseignement supérieur. Elle précise également que la maîtrise du malgache devrait être une condition à la délivrance de tout diplôme universitaire et que le malgache devrait être utilisé dans l’enseignement, la recherche et la diffusion des résultats de recherche.

     

    S’agissant d’une loi-cadre, la proposition de loi ne donne pas encore de détails sur les modalités de mise en œuvre de la politique. Elle précise juste qu’il revient aux ministères et aux institutions concernés d’adopter les textes nécessaires à l’application de ce principe.

     

    Des députés se sont inquiétés d’un éventuel retour de la malgachisation telle que cela a été appliqué durant la deuxième République, mais l’initiateur de la proposition, le député Navalona Francky Rakotoaritiana, élu dans le 3ème arrondissement d’Antananarivo et remplaçant de Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony devenu ministre de la Communication et de la culture assure qu’il ne s’agit “pas d’une malgachisation forcée”. Il parle plutôt d’une “démarche en vue de revaloriser la langue et de lui donner la place qui lui revient légitimement”.

     

    Le texte prévoit d’ailleurs l’élargissement de l’usage de la langue bien au-delà du cadre scolaire et de l’éducation. Il prévoit notamment son utilisation accrue dans l’administration, les communications officielles, les médias, les formations, les contrats de travail ou encore l’information destinée aux consommateurs.

     

    Le professeur Jeannot Fils Ranaivoson, enseignant-chercheur en linguistique à l’Université d’Antananarivo, rapporte au cours de la séance plénière qu’un projet d’ouvrage sur l’écriture du malgache est en cours de préparation. Il souligne que le financement a déjà été validé en Conseil des ministres et que sa réalisation est attendue dans un délai d’un an.

  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Universités, étudiants et entreprises réunis sur une même plateforme avec l’UPA Hoopfest

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Universités, étudiants et entreprises réunis sur une même plateforme avec l’UPA Hoopfest

    Des dates à retenir. L’Université privée d’Ambohidratrimo donne rendez-vous aux établissements d’enseignement supérieur, étudiants et entreprises du 13 au 19 juillet au stade Barea de Mahamasina pour la première édition de l’UPA Hoopfest. Cet événement ambitionne de les réunir sur une seule plateforme autour du sport, de l’orientation académique et de l’insertion professionnelle. Organisé avec l’appui du ministère de la Jeunesse et des sports, l’UPA Hoopfest associera compétitions sportives, rencontres académiques et échanges avec le secteur privé dans le but de favoriser les passerelles entre formation universitaire et monde professionnel.

    Le volet sportif sera marqué par un championnat de basket-ball 5×5, réunissant 20 établissements d’enseignement supérieur publics et privés. Selon les organisateurs, cette compétition devrait également permettre au ministère d’identifier des joueurs susceptibles d’intégrer les sélections nationales. Les trois meilleures équipes du tournoi recevront respectivement des récompenses de 1,5 million d’ariary, 1 million d’ariary et 700 000 ariary.

    Sur le plan de l’insertion professionnelle, plusieurs entreprises partenaires disposeront de stands pour présenter leurs activités et leurs opportunités aux étudiants. Des séances de recrutement sont également prévues afin d’identifier des profils correspondant aux besoins des entreprises participantes. Le programme prévoit également des conférences et des rencontres entre établissements d’enseignement supérieur afin de favoriser les échanges sur les parcours académiques, les formations disponibles et les perspectives professionnelles offertes aux étudiants.

    L’accès à l’événement sera ouvert au public au tarif de 5 000 ariary par personne. Selon les organisateurs, l’UPA Hoopfest entend s’imposer comme un espace de rencontre entre les acteurs de l’enseignement supérieur, les entreprises et le mouvement sportif.