Catégorie : Social
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COOPÉRATION – Madagascar et les États-Unis passent à l’évaluation conjointe des programmes de santé
Pour vérifier la bonne utilisation des financements et l’atteinte des résultats attendus. Sept programmes de santé réalisés à Madagascar et financés par les États-Unis Unis, œuvrant entre autres dans la lutte contre le paludisme, l’humanitaire ou encore la santé et le bien-être des enfants, sont évalués pendant deux jours lors d’un atelier au Carlton Anosy. Les responsables de projets auront l’occasion de présenter leurs réalisations et d’identifier les axes d’amélioration. Pour le ministère de la Santé publique, cette revue conjointe représente une opportunité d’améliorer la gouvernance, de renforcer les capacités nationales et de progresser vers davantage d’autonomie, notamment dans la prévention des maladies et le renforcement du système de santé.Cette évaluation constitue le premier pas concret de la mise en œuvre de la stratégie mondiale de santé “America First”, à travers le Protocole d’accord d’assistance sanitaire entre le Gouvernement des États-Unis et le Gouvernement de Madagascar, signé en décembre 2025. Il bénéficie d’une contribution américaine de plus de 134 millions de dollars, contre 41 millions de dollars engagés par le gouvernement malgache. Madagascar, dixième pays signataire dudit protocole d’accord, valable du 1er avril 2026 au 31 Décembre 2030, est d’ailleurs appelé à augmenter progressivement sa contribution. D’après la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna, le gouvernement malgache mise sur l’innovation, l’efficacité et la rapidité d’action face aux défis sanitaires complexes du moment, dont les épidémies, les catastrophes naturelles et les vulnérabilités structurelles.La chargée d’Affaires auprès de l’Ambassade des États-Unis à Madagascar, Stéphanie Arnold, affirme que la mise en place des systèmes rigoureux de suivi des performances, avec une tolérance zéro à l’égard de la fraude, du gaspillage ou des abus, figure parmi les priorités de la stratégie de santé américaine. “Madagascar se trouve à un moment important. Avec les récents changements de leadership, il existe une opportunité de renforcer la gouvernance, d’améliorer la performance et d’avancer vers une plus grande autonomie, en particulier dans le secteur de la santé”, évoque t-elle. La responsable ajoute que le soutien extérieur est plus efficace lorsqu’il aide les pays à renforcer leur capacité à gérer leurs propres systèmes avec confiance et responsabilité. -

BRONCHIOLITE – Le Village Voara prêt à accueillir les premiers enfants référés pour bronchiolite
Fonctionnel et opérationnel. Le village Voara Andohatapenaka peut désormais accueillir des enfants de moins de deux ans en tant que centre provisoire dédié à la prise en charge des cas de bronchiolite. Il est prévu recevoir les patients référés par les établissements de soins pédiatriques lorsque leur capacité d’accueil est dépassée. “Les hôpitaux assurent gratuitement le transfert des petits patients vers le centre, garantissant la continuité des soins”, indique le ministère de la Santé publique.Les infrastructures et les équipements pour assurer le meilleur accueil aux patients sont déjà en place depuis mercredi. Des lits médicalisés, des dispositifs d’assistance respiratoire à l’oxygène, des potences, mais aussi les médicaments essentiels sont déjà sur place. Une équipe de médecins et d’infirmiers spécialement formés pour la prise en charge de la bronchiolite est disponible pour délivrer les soins. 60 lits d’hôpital sont prévus pour accueillir les patients.La ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna, a effectué une visite technique sur place, en début de cette semaine, accompagnée des responsables en charge de la santé maternelle et infantile. Une occasion d’évaluer la saturation des structures hospitalières classiques et mettre en place une solution rapide pour soulager les hôpitaux pédiatriques. L’ouverture de ce centre provisoire de prise en charge étant le dispositif d’urgence adopté par le Gouvernement, à travers le ministère de tutelle. -

AIDE HUMANITAIRE – La Russie déploie un soutien logistique après les cyclones Fytia et Gezani
Des aides humanitaires russes pour Madagascar. L’ambassade de Russie à Madagascar annonce l’arrivée de matériel russe destiné à soutenir Madagascar dans la réponse aux urgences liées au passage des systèmes tropicaux Fytia et Gezani. Elle parle de la livraison d’un hélicoptère MI-8 et de camions, entre autres, “pour acheminer l’aide humanitaire vers les zones touchées, ainsi que pour soutenir d’autres opérations de secours”.
En complément de cet apport technique, la mission diplomatique annonce que l’aide se poursuivra activement dans les jours à venir. Des cargaisons supplémentaires, comprenant des denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité, sont attendues prochainement pour répondre aux besoins urgents des populations sinistrées. À travers ce déploiement, la Russie réaffirme son engagement aux côtés des autorités malgaches pour faire face à l’urgence climatique et humanitaire actuelle.
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CYCLONE – Une quarantaine de pompiers français en renfort à Toamasina
L’aide humanitaire s’accélère sur la côte Est. Face à l’urgence sanitaire et aux dégâts causés par les intempéries, l’Union européenne a mobilisé d’importantes ressources humaines et techniques pour soutenir la population de Toamasina. Un détachement de 42 sapeurs-pompiers français a ainsi débarqué à Madagascar mardi afin de prêter main-forte aux autorités locales.Cette mission s’inscrit dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. Ces éléments des sapeurs-pompiers français ne sont pas venus les mains vides. Ils ont acheminé des équipements de pointe, notamment des unités d’assainissement et de distribution d’eau potable.Selon un communiqué de l’Union européenne, ces spécialistes travailleront sous la coordination stratégique du Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Leur principale mission consiste à rétablir l’accès à l’eau potable pour les sinistrés et à mener des opérations d’assainissement afin de prévenir les risques d’épidémies après les inondations.L’arrivée des Français vient renforcer un dispositif européen déjà actif sur le terrain. Ils rejoignent en effet les équipes luxembourgeoises et suisses déjà déployées dans la région. Tandis que les Français et les Suisses se concentrent sur l’eau et l’hygiène, les experts luxembourgeois travaillent spécifiquement au rétablissement des communications à Toamasina, un secteur vital pour la coordination des secours. -

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de Toamasina suspend les activités pédagogiques pendant quatre semaines
Toamasina, 17 Février, 10h50 – Suspension partielle. Depuis lundi, le campus universitaire de Barikadimy tourne au ralenti pour permettre une réorganisation urgente. Le conseil scientifique élargi de l’Université de Toamasina décide de suspendre des activités pédagogiques pour une durée de quatre semaines.
Cette pause, qui devrait durer jusqu’à la mi-mars, ne signifie pas pour autant un arrêt total des activités académiques. Le Conseil précise que les examens et les soutenances pourront être maintenus selon les possibilités de chaque faculté, avec une priorité accordée à la clôture de l’année universitaire 2024-2025.
D’autres mesures exceptionnelles ont aussi été prises visant à garantir la sécurité de la communauté universitaire et la continuité des services essentiels. Les responsables prévoient de lancer immédiatement des travaux de réhabilitation pour réparer les toitures des bureaux, des salles de cours et des cités universitaires, gravement endommagées.
Parallèlement, la présidence de l’Université a lancé un appel pressant à la Jirama pour le rétablissement immédiat de l’eau et de l’électricité sur l’ensemble du campus. L’absence de ces services de base pèse lourdement sur le quotidien des étudiants et du personnel.
Le climat sur le campus est également marqué par une recrudescence de l’insécurité. Suite à plusieurs cas de vols, l’institution a sollicité l’intervention des forces de l’ordre pour sécuriser les infrastructures et les personnes. Des mesures de surveillance interne seront également renforcées pour prévenir tout nouvel acte de malveillance.
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CHANGEMENT CLIMATIQUE – L’outil Crida, une arme stratégique pour la résilience climatique et la paix dans le Sud
Une arme stratégique. Face à l’urgence climatique qui frappe de plein fouet les régions de l’Atsimo Andrefana et de l’Androy, le lancement de la mission Climate Risk Informed Decision Analysis (Crida) marque un tournant décisif. Plus qu’une simple méthode technique, cet outil devient le pilier d’une stratégie visant à transformer la gestion de l’eau en un levier de stabilité et de paix durable.
Le gouvernement malgache, à travers le ministère de l’Environnement et du développement durable ainsi que le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, en collaboration avec les agences onusiennes comme l’Unesco, l’Unicef et l’Organisation internationale de la migration (OIM), a donné le coup d’envoi d’une initiative majeure, l’application du cadre Crida. Cette mission vise à tester la résilience face à l’incertitude climatique et à améliorer les systèmes d’alerte précoce. Un atelier de formation consacré aux tests de stress climatiques marque le début des travaux.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Voatse “Changement climatique, paix et sécurité”, financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix. Le projet ambitionne de renforcer la résilience des populations vulnérables face aux risques de conflits et de violences liés aux effets du changement climatique.
Contrairement aux approches traditionnelles, le Crida permet de réaliser des “stress-tests climatiques”. Cet outil offre la possibilité de simuler les scénarios les plus critiques afin d’évaluer la capacité de résistance des infrastructures et des politiques actuelles. L’outil aidera ainsi les décideurs à prendre des décisions mieux adaptées aux réalités du terrain. Selon l’Unesco, il sera expérimenté dans les communes d’Ambovombe et d’Ampanihy.
L’outil Crida n’est pas seulement une solution technique pour la gestion de l’eau. Il constitue une véritable boussole pour la survie et la stabilité du Grand Sud face aux défis du XXIe siècle. En plaçant la science au service de la paix, Madagascar trace une voie exemplaire en matière de résilience climatique en Afrique. En formant des analystes, des ingénieurs et des acteurs communautaires à cette méthodologie, le pays se dote d’une expertise locale durable. -

INTEMPÉRIES – L’Allemagne évoque une contribution à hauteur de 3 millions d’euros pour soutenir l’après-Gezani et l’après-Fytia
Une aide sous diverses formes et à travers diverses organisations. La République fédérale d’Allemagne indique déployer une contribution globale s’élevant à 3 millions d’euros. Elle finance, par exemple, directement 20% du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) des Nations Unies, qui a débloqué 5 millions d’euros dans le cadre de la réponse au cyclone Gezani. En tant qu’actionnaire majeur de la Banque mondiale, l’Allemagne soutient également le programme Repair, visant le relèvement inclusif du pays.
Via l’Union européenne, l’Agence fédérale de secours technique (THW) prépare également l’envoi imminent d’un convoi de matériel de premier secours d’une valeur de 300 000 euros. Ce convoi comporte 300 tentes pour l’hébergement d’urgence, 1 000 filtres à eau pour garantir l’accès à l’eau potable et 1 000 kits de cuisine et 1 280 matelas isolants.
L’impact de l’aide allemande est déjà visible sur le terrain depuis le 29 janvier 2026 indique l’ambassade de l’Allemagne à Madagascar. Le soutien au projet Start Ready, mis en œuvre par Care International et Humanity and Inclusion, apporte une aide vitale dans la région Boeny.
Ce programme, qui s’étendra jusqu’au 30 mars 2026, cible plus de 38 000 bénéficiaires grâce à des transferts monétaires pour permettre aux familles de répondre à leurs besoins immédiats, la distribution de kits d’hygiène (WASH) et d’hébergement et un appui logistique direct au centre opérationnel du gouvernement malgache..
Au-delà des grands mécanismes, l’Allemagne maintient une flexibilité locale. L’ambassade d’Allemagne à Antananarivo étudie actuellement un projet humanitaire complémentaire. Ce fonds bilatéral, pouvant atteindre 100 000 Euros, permettra de cibler des besoins spécifiques non couverts par les grands programmes, assurant ainsi une réponse adaptée aux réalités du terrain.
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SANTÉ PUBLIQUE – 332 cas confirmés de Mpox dont 209 guéris depuis le début de l’épidémie à Madagascar
Antananarivo, 17 Février, 6h57 – Le Mpox est toujours d’actualité à Madagascar. Sept nouveaux cas suspects de Mpox et onze autres confirmés ont été été signalés à la date du 15 février, dont cinq à Toliara, cinq à Antananarivo et un à Antsohihy. Depuis le début de l’épidémie à la mi- décembre 2025, 854 cas ont été notifiés, parmi lesquels 332 confirmés en laboratoire. 209 patients ont été déclarés guéris et aucun décès n’a été rapporté, selon le bilan dressé par le Pr Mamy Randria, porte-parole du ministère de la Santé publique et incident-manager. Le dernier bilan enregistre également 255 cas suspects et 267 autres écartés après des tests négatifs au laboratoire.
La région de Boeny reste l’épicentre national du Mpox, avec 397 cas recensés, suivie par l’Analamanga avec 177 cas, où le virus continue de circuler. Par contre, certaines régions restent peu touchées, à l’exemple d’Ihorombe où aucun cas n’a été signalé. Itasy n’enregistre qu’un seul cas.
Les autorités rappellent que le Mpox circule toujours dans le pays. La population est appelée à respecter les gestes barrières, à éviter les contacts à risque et à consulter rapidement en cas de signes suspects. Les numéros d’urgence 910 et 115 restent opérationnels pour tout renseignement ou cas suspect. La vigilance collective reste de mise pour limiter la propagation de cette épidémie.
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SANTÉ PUBLIQUE – Le village Voara Andohatapenaka à aménager pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite
Une mesure d’urgence. Les autorités sanitaires de Madagascar prévoient d’ouvrir le Village Voara à Andohatapenaka pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite. Cette décision est prise à l’initiative du ministère de la Santé publique pour désengorger les hôpitaux pédiatriques, dont les capacités d’accueil sont insuffisantes face aux demandes croissantes de ces derniers jours.
La ministre de la Santé publique,Dr Monira Managna, s’est rendue sur place ce lundi matin pour voir de près la faisabilité de ce projet. Des bâtiments du village Voara devraient alors être aménagés pour accueillir les patients. Jusqu’à 60 lits d’hôpitaux seront installés sur place avec des équipements médicaux nécessaires aux soins dont des concentrateurs d’oxygène pour la prise en charge des formes graves. Des salles supplémentaires seront aménagées pour le personnel de santé et pour le stockage des médicaments et matériels médicaux.
Les responsables ministériels et ceux des hôpitaux pédiatriques travaillent de concert pour finaliser tous les préparatifs d’ici mardi soir, entre autres les ressources humaines et logistiques. En attendant l’ouverture effective du site, les premiers soins d’urgence gratuits et l’hospitalisation se poursuivent dans les services pédiatriques des hôpitaux, malgré leurs débordements.
Dimanche, la Société malgache de pédiatrie (Somaped) a attiré l’attention sur le “débordement des capacités d’accueil des hôpitaux pédiatriques”. L’association a soulevé que “le nombre d’enfants nécessitant une hospitalisation et de l’oxygène dépassent considérablement les capacités d’accueil des hôpitaux pédiatriques” face à ce qu’elle qualifie d’épidémie de bronchiolite.
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Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona : « l’avortement expose davantage la femme à des risques de complications »
Des milliers de femmes font face à des risques importants après l’interruption d’une grossesse. Dans les pays, comme Madagascar, où l’avortement reste encore interdit, des avortements clandestins mettent en danger la vie des femmes.
Dans de nombreux pays où l’avortement est interdit ou sévèrement restreint des milliers de femmes prennent des risques importants pour interrompre une grossesse non désirée. A Madagascar, une estimation indique 70 000 à 75 000 avortements insécurisés chaque année. Ces avortements clandestins sont une cause majeure de complications médicales. Des hémorragies, des infections ou des perforations qui mettent en danger la vie des femmes. Parfois, après l’acte, les femmes n’osent pas parler aux professionnels de santé. Cela retarde pourtant la prise en charge médicale et complique les soins.
Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona, Directeur d’Etablissement du CHU de Gynécologie et Obstétrique de Befelatanana :
« L’interruption de la grosse est interdite. Mais s’il y a des complications après un avortement, la personne peut toujours être prise en charge à l’hôpital. Beaucoup de femmes, du fait que c’est interdit par la loi, ne disent pas qu’elles ont avorté. Parfois, ce n’est qu’au moment de l’intervention chirurgicale que l’on découvre une déchirure de l’utérus. Comme elles ne le disent pas, le diagnostic est retardé. Cela complique le travail des soignants pour assurer les soins. Il faudrait que, dès l’admission, les actes réalisés soient déclarés. Les soignants ne sont pas des policiers. Lorsqu’on consulte un professionnel de santé, il est important de dire tout ce qui a été fait afin d’améliorer la prise en charge. Toute interruption de grossesse comporte un risque de complications. Mais l’avortement, parce qu’il s’agit d’une grossesse normale interrompue volontairement, expose davantage la femme à des risques de complications. Même dans les pays où l’avortement est autorisé, il existe toujours des risques pour la personne qui avorte. Une grossesse normale est arrêtée et forcée à être expulsée, ce qui présente plus de risques comparé à une fausse couche spontanée où le fœtus n’a pas été retiré. Le CHUGOB accueille toutes les femmes, quelle que soit leur maladie ou la nature de leurs complications. »