Catégorie : Social

  • SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE – SENSIBILISATION VIA UN CONCOURS

    SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE – SENSIBILISATION VIA UN CONCOURS

    Médecin du Monde Madagascar a présenté, le 21 juin, la chanson de KOLOTSAINA MAINTY, avec le titre « MAHATOKY TENA », gagnante du concours, promouvant la sensibilisation sur le respect des droits en santé sexuelle et reproductive et de l’accès aux centres de santé, pour les jeunes Malagasy. Une initiative mettant à l’index la problématique liée aux grossesses non désirées et aux grossesses précoces à Madagascar.

  • CENTRE RASSOUL AKRAM : CONSULTATIONS GRATUITE À MANAKARA

    CENTRE RASSOUL AKRAM : CONSULTATIONS GRATUITE À MANAKARA

    Sauver des vies, tel est l’objectif que s’est fixé cette équipe de médecins et de paramédicaux, travaillant en collaboration avec le Centre Rassoul Akram (CRA) et le ministère de la santé publique. Ils partent pour la région de Manakara et y resteront pendant dix jours, à compter de ce 21 juin. Leur mission, offrir des soins et des consultations gratuites aux personnes les plus vulnérables, surtout celles qui vivent dans des villages enclavés.

  • ENVOL MADAGASCAR

    ENVOL MADAGASCAR

    ENVOL MADAGASCAR, une association qui œuvre pour l’autonomisation des femmes et leur bien-être, a organisé en collaboration avec Laurent Beretta (Grand Prix de Magie de Monaco), plusieurs shows privés à Antananarivo ce mois de juin. De l’évènement VIP, à la démonstration devant les familles démunies bénéficiaires avec leurs enfants, cet artiste au grand cœur a accompagné l’association. Rencontres avec l’illusionniste et la fondatrice d’Envol Madagascar.

  • FORUM INTERNATIONAL JEUNESSE ET EMPLOIS VERTS

    FORUM INTERNATIONAL JEUNESSE ET EMPLOIS VERTS

    Anisan’ny tetikasa nisongadina nandritra ny FIJEV (Forum International Jeunesse et Emplois Verts / 18-22 juna Ivato), ny fanodonana ny fako ho lasa zezika na angovo. Nandritra io fotoana io koa dia nizara ny traikefany ny tanora, mahakasika ireo olana sedrain’izy ireo eo amin’ny sehatry ny famoronana asa.

  • SANTÉ – Le traitement curatif de la drépanocytose difficile d’accès

    SANTÉ – Le traitement curatif de la drépanocytose difficile d’accès

    La greffe de cellules souches pour guérir de la drépanocytose ne peut être effectuée à Madagascar. La transfusion sanguine, et la prescription de certains médicaments aux patients, ne permettent que de stabiliser la maladie.

    On ne guérit pas encore de la drépanocytose à Madagascar. Les patients atteints de cette maladie du sang, d’origine génétique, se caractérisant par une anomalie des hémoglobines, doivent vivre avec celle-ci jusqu’à la fin de leur vie. Seule une greffe de cellules souches, mais qui n’est pas encore pratiquée sur la Grande île, permet de guérir de cette maladie. Cette opération consiste à remplacer les hémoglobines anormales du patient, par des hémoglobines saines provenant généralement d’un donneur compatible, ou parfois du patient lui-même mais après correction des cellules anormales. Si des spécialistes malgaches ont la compétence pour la pratiquer, il manque surtout les matériels médicaux nécessaires à son bon déroulement.

    « Pour le moment, nous ne pouvons pas encore réaliser la greffe de cellules souches à Madagascar », regrette le Professeur Olivat Alson Rakoto, biologiste et hématologue, directrice de l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Le médecin soulève également l’absence de texte autorisant ou interdisant le traitement. « Le droit positif malgache est muet sur le sujet », ajoute-t-elle. Pour bénéficier d’une greffe de la cellule souche, les patients doivent ainsi aller à l’étranger. Ce qui est loin d’être accessible à tous, ce compte tenu du coût, qui se chiffre à des centaines de milliers d’euros. Ce traitement est par ailleurs réservé aux formes les plus sévères de la maladie.

    Au quotidien, lorsque la maladie survient, elle doit être stabilisée. C’est ainsi que les malades qui présentent une anémie doivent quotidiennement prendre de l’acide folique, afin de ne pas aggraver ce symptôme. Cependant, lorsque l’anémie est particulièrement profonde, en raison d’un faible taux d’hémoglobine, des transfusions sanguines sont préconisés. La quantité de sang qui sera administrée, ainsi que la durée de l’hospitalisation pour la transfusion, varient en fonction de la gravité de l’anémie et de l’âge du patient.

    Hygiène de vie

    Lorsque les patients ressentent de fortes douleurs, des antalgiques leur sont prescrits. En cas d’infection, des antibiotiques adaptés à la localisation et aux germes des infections peuvent être pris. D’autres symptômes peuvent également se manifester et recevoir les traitements adaptés, tels que des infections respiratoires à répétition, des convulsions ou de l’insuffisance cardiaque.

    L’objectif de cette prise en charge est d’éviter les complications qui peuvent conduire à la mort du patient. Parmi les complications, on peut, entre autres, citer des crises brutales de déglobulisation et des accidents vasculaires thromboemboliques entraînant une hémiplégie ou même un infarctus pulmonaire. Par ailleurs, selon le Docteur Berthe Razafindravohitra « chez une femme drépanocytaire, la maladie peut entraîner un avortement ou une mort intra-utérine de son enfant, tandis que chez l’homme, le patient vit avec à un priapisme en permanence ».

    Pour prévenir les infections, une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée sont recommandées aux patients chez lesquels une anomalie des hémoglobines a été diagnostiquée. Il leur est également conseillé d’éviter les efforts extrêmes, la déshydratation, une immobilisation prolongée, ainsi que les endroits mal aérés où il peut manquer d’oxygène. Afin de faciliter la prévention, la connaissance du statut drépanocytaire est importante, et le dépistage précoce permet ce diagnostic. Lors de la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose (Mercredi 19 juin 2019), une vingtaine de personnes se sont faites dépister.

    La drépanocytose n’est pas contagieuse, mais est transmise par les deux parents dès lors que ces deux derniers disposent chacun d’une anomalie au niveau de l’hémoglobine. Le dépistage permet notamment de savoir si une personne est porteuse saine. Si elle s’unit avec une personne ayant le même statut qu’elle, les risques de transmission est de un sur quatre. En cas d’union avec un drépanocytaire, le risque augmente à un sur deux. Lorsque ceux-ci sont tous deux des porteurs sains, le risque que leurs enfants développent la maladie est de un sur quatre. Dans le cas d’un mariage de deux drépanocytaires, le risque est de 100%.

  • HYDROCARBURES – Une nouvelle structure tarifaire matérialise la baisse du prix des carburants

    HYDROCARBURES – Une nouvelle structure tarifaire matérialise la baisse du prix des carburants

    Une nouvelle ère. C’est en ces termes que l’État présente les négociations de ces derniers jours avec les compagnies pétrolières, débouchant entre autres, sur un accord de baisse immédiate des prix des carburants.

    Vonjy Andriamanga, ministre de l’Énergie, de l’eau et des hydrocarbures a signé l’arrêté relatif à la nouvelle structure tarifaire et à la composition du prix des carburants, jeudi à son bureau. Il s’agit de la formalisation de l’issue des trois jours de discussions entre l’Exécutif, avec le chef de l’État en tête, et les dirigeants des compagnies pétrolières.

    Cette nouvelle structure tarifaire débouche sur une baisse de 100 ariary pour le litre d’essence, passant de 4200 ariary à 4100 ariary à partir de ce 20 juin sur l’ensemble du territoire. Celui du gazole connaît une diminution de 150 ariary, affiché ainsi à 3 400 ariary au lieu de 3550 ariary. L’écart, le plus important, est lié au prix du litre du pétrole lampant, avec une baisse de 500 ariary, donnant un nouveau prix à la pompe de 2130 ariary.

    Dans la nouvelle composition des prix des carburants, Vonjy Andriamanga dévoile entre autres la baisse à 40 dollars US à, la tonne métrique du frêt, au lieu de 68 avant les discussions. « La marge bénéficiaire des pétroliers a également diminué. Elle connaît une baisse de 20 dollars, dans la mesure où elle est passé de 120 dollars US le mètre cube à 100 dollars US », détaille le membre du gouvernement.

    Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement met en avant une volonté de privilégier « la majorité » et le monde rural avec la plus forte diminution sur le prix du litre du pétrole lampant. Il insiste par ailleurs sur l’économie obtenue, grâce à la nouvelle composition du prix des carburants, à hauteur de 60 milliards d’ariary par an.

    Principe de lissage de prix

    Dans les discussions entre l’État et les compagnies pétrolières, il avait été question de la mise en place d’un nouveau système ayant le même principe que lissage de prix. « Cela devrait permettre d’amortir une hausse brutale du prix et de l’échelonner sur plusieurs mois en cas d’augmentation du cours mondial », lâche le ministre de l’Énergie, de l’eau et des hydrocarbures. Il assure pourtant qu’il n’y aura plus de recours à la subvention pour empêcher la hausse du prix.

    Vonjy Andriamanga soutient également, que la nouvelle structure tarifaire des carburants, rend aussi possible à l’État d’effacer les arriérés qu’elle doit aux compagnies pétrolières. L’arrêté s’applique à partir du 1er janvier, avec effet rétroactif. «Cela nous permet d’effacer notre passif qui s’élève à 110 milliards d’ariary », précise le ministre. Il fait référence aux dettes dues aux pétroliers concernant le blocage de la hausse du prix des carburants pendant plusieurs mois.

    Les autorités évoquent d’autres mesures adoptées lors des discussions avec les compagnies pétrolières. Il s’agit, entre autres, de la construction de stations-services dans 40 districts « qui n’en ont pas ». Andry Rajoelina avait également confirmé le projet, dans l’air depuis quelques temps, du déplacement du dépôt des carburants à Ankorondrano, ainsi que l’augmentation de sa capacité. « Au lieu de 21 jours, nous aurons un stock de 45 jours (…) avec des infrastructures qui suivent les normes », avait soutenu le chef de l’État. « Il s’agit d’un consensus. Les deux parties ont fait chacun des concessions », glisse Vonjy Andriamanga.

    Le 28 avril, Andry Rajoelina avait fustigé les compagnies pétrolières, et leur marge bénéficiaire, lors de la présentation du bilan de ses cent jours à la tête de l’État. Le président de la République avait dénoncé la déclaration des compagnies pétrolières, faisant état du prix du frêt à 68 dollars US la tonne métrique pour l’arrivée d’une cargaison à Madagascar, alors qu’il affirmait avoir obtenu une cotation à 18,24 dollars US. Il avait également pointé du doigt la marge bénéficiaire desdites compagnies, estimée à 124 dollars us par tonne métrique « alors que nous pouvons leur demander de la baisser à 68 dollars, pour arriver à une diminution de 198 ariary par litre », avait-il soutenu.

  • KOLOTSAINA MAINTY – « MATOKY TENA »

    KOLOTSAINA MAINTY – « MATOKY TENA »

    « MATOKY TENA » ?Jeunes Malagasy ✊ ??, ceci vous concerne ! À écouter d’urgence et à partager sans modération ! ? Réveillez-vous ! (Hira teny malagasy – Sous-titrage en français)

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    KOLOTSAINA MAINTY a remporté la première place du concours initié par Médecins du Monde Madagascar avec la chanson « MAHATOKY TENA », qui plaide en faveur du respect des droits en santé sexuelle et reproductive et de l’accès aux centres de santé, pour les adolescent.e.s et les jeunes Malagasy.

    La situation de la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) à Madagascar est préoccupante : 37% des jeunes filles de 15 à 19 ans sont enceintes ou ont au moins un enfant. Le taux de fécondité chez les adolescentes est l’un des plus élevé au monde. Cela a pour conséquence d’une part, un taux de mortalité maternelle et infantile très élevé chez ces adolescentes, et d’autre part à éloigner les jeunes filles et femmes de l’éducation et du marché du travail.

    Plus d’informations sur l’historique de cette initiative FB : Concours de chanson Médecins du Monde

  • FETIM-PIRENENA

    FETIM-PIRENENA

    Tsipoapoaka, sainam-pirenena, arendrina, fitaovana manamarika ny fetim-pirenena. Rehefa migadona ny volana jona, maro ireo olona manararaotra misehatra eo amin’ny fivarotana ireo kojakoja ireo. Mpamboly avy any Ambohibary Sambaina i Hajatiana Ratsara. Vao migadona ny volana jona dia mamonjy an’Antananarivo izy, sy ireo namany maromaro, mivarotra sainam-pirenena. Mody kosa izy ny 24 jona.

    Lolona Ravelomanantsoa kosa dia renim-pianakaviana monina eny Andoharanofotsy. Mivarotra arendrina eny Analakely no asany rehefa akaiky ny fetim-pirenena. Ny 26 jona no andro natokany anaovany fety miaraka amin’ireo zanany.

  • CRÉATION DE RICHESSE – Les jours fériés ennemis de la productivité

    CRÉATION DE RICHESSE – Les jours fériés ennemis de la productivité

    Madagascar compte 15 jours fériés en 2019. Les deux semaines, entre le 27 Mai et le 10 Juin ont été particulières. Les employés ont bénéficié de plusieurs jours chômés et payés à l’occasion de l’Ascension, du lundi de Pentecôte et de l’Eid El Fitr. Si les jours fériés ont été définitivement appréciés par les travailleurs, ils l’ont moins été par les patrons.

    Le terme « cauchemar » est soulevé par Tanjona. Chef d’entreprise œuvrant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, il a été contraint d’indemniser ses employés durant les jours fériés, malgré leur statut particulier. « Comme nos ouvriers sont payés à la tâche, nous n’avons pas connu beaucoup de perte au niveau du paiement des salaires. Par contre, la plupart d’entre eux viennent de loin et nous sommes censés leur payer leurs repas, à raison de 5000 Ariary par personne par jour, même durant les jours fériés. Cela nous a coûté puisqu’ils sont actuellement au nombre de 39 », explique-t-il.

    Pour des raisons de productivité ou de respect des délais de livraison, certaines entreprises ont tenté de trouver un aménagement, et ce, malgré la décision gouvernementale. Safidy, gérant d’une société de consulting, évoque l’habitude de ses collaborateurs à travailler même durant les jours chômés. « Il y a toujours une majoration lorsqu’un employé travaille durant un jour off. Et cela nous coûte de l’argent », explique-t-il. Selon le code du travail, en plus de payer les heures supplémentaires, l’employeur doit appliquer une majoration de 50% pour les jours fériés.

    Le cas de Safidy n’est pas isolé. Narindra, une responsable au sein d’une unité de production, explique que les jours fériés sont déjà compris dans le plan de travail annuel. « Nous nous organisons pour faire en sorte qu’il y ait toujours des permanences au sein de notre usine. Nous devons respecter les délais de livraison », explique-t-elle.

    Madagascar n’est pourtant pas un des plus mauvais élève concernant les jours fériés. L’Argentine en compte 19, l’Inde 18 et le Japon 16. Pour certains pays de l’Union Européenne comme l’Allemagne, les jours fériés varient selon les localités. Cependant, compte tenu de la situation économique fragile du pays, les jours fériés impactent directement la production de richesses à Madagascar. Rakoto David Olivaniaina, professeur en économie, partage son expérience d’ailleurs sur la notion de temps par rapport à la productivité. « Quand j’ai travaillé à l’étranger, on m’a facturé toutes les minutes où je me suis absenté dans le cadre du travail », avance-t-il, avant de préciser qu’à la fin du mois, il ne recevait pas le même salaire que ses collègues le cas échéant. « Comme les Malgaches sont payés par mois, ils ne réalisent souvent pas la valeur d’une minute », déplore-t-il.

    Et au-delà des conséquences financières et contractuelles, les jours fériés semblent toucher l’aspect psychologique des travailleurs. « J’ai remarqué une baisse de motivation chez mes employés. Ils sont devenus plus paresseux », rétorque Tanjona. Amiraly Hassim, président du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), met pourtant lui l’humain au centre de sa réflexion. « Le plus important c’est l’être humain. Tant que le droit de ce dernier est respecté, nous ça nous va », affirme-t-il.

    Le débat reste donc ouvert sur l’impact de ces 15 jours fériés sur la productivité dans le monde du travail. Et la décision du gouvernement d’inclure l’Eid El Fitr, dans la liste des jours chômés et payés, pourrait également faire des émules sur la possibilité de retoucher à celle-ci, encore une fois.

  • WIB – Encourager la parité hommes/femmes à Madagascar

    WIB – Encourager la parité hommes/femmes à Madagascar

    Favoriser la présence des femmes dans des postes clés à Madagascar. Ce point a été soulevé durant une conférence organisée au cours de la deuxième édition du Women In Business (WIB), le rendez-vous annuel des femmes entrepreneurs.

    Où sont les femmes ? Au sein du gouvernement, elles ne sont que cinq sur 22. Aux législatives elles étaient à peine 126 à s’être portées candidates sur un total de 855 candidatures. Au sein du secteur privé, les postes les plus importants sont majoritairement occupés par des hommes, tandis que les femmes chefs d’entreprise se trouvent souvent à la tête de petites et moyennes entreprises.
    Durant la campagne électorale pour la présidentielle, Andry Rajoelina avait promis une parité hommes-femmes dans le gouvernement mais n’a pu tenir sa promesse une fois élu. À Madagascar, il reste du chemin à faire pour qu’il y ait autant d’hommes que de femmes aux postes de décision. Le vérificateur du Genre et de Développement de la SADC en 2018 montre que Madagascar présente le pourcentage le plus bas de femmes dans les instances de décision économique avec 13% contre 44% au Botswana.

    La deuxième édition du Women in Business (WIB), le rendez-vous annuel des femmes entrepreneures qui s’est tenu les 11 et 12 juin à Anosy, a été l’occasion d’échanger sur le sujet. Pourquoi les femmes n’occupent-elles pas des postes clés ? Comment faire pour qu’elles y soient ? Des questions auxquelles des pistes de réponse ont été trouvées lors de la conférence sur la libération du potentiel des femmes entrepreneures. Les échanges ont alors porté sur la manière dont pourraient être bousculées les habitudes de prééminence des hommes dans l’occupation des postes à responsabilité.
    Premier constat : ce sont parfois de vieux réflexes qui empêchent les femmes de franchir le pas. Coralie Gevers, responsable des opérations de la Banque Mondiale à Madagascar et aux Comores, affirme que les femmes ont tendance à prendre moins de risque que les hommes. Ce constat est partagé par Faranah Goulamaly, fondatrice de « Envol Madagascar ». « Quand une femme regarde une offre d’emploi, elle repère deux ou trois qualités qu’elle n’a pas et elle se dit que ce n’est pas pour elle », déplore-t-elle. « Pourtant, un homme irait postuler, peu importe même s’il ne répond qu’à 50% des critères », précise-t-elle.

    Les femmes ne sont pourtant ni moins compétentes, ni moins performantes. Quelques exemples permettent de démystifier l’apanage des hommes sur certains postes. De Marie Zénaïde Ramampy, première femme malgache à tenir le poste de commissaire de police, en passant par des femmes telles que Florette Andriamiarisatrana (saluée par une minute de silence émouvante lors de l’évènement), habituée à occuper des hautes fonctions dont la présidence du comité de Réflexion et de Compétitivité et en même temps femme d’affaires de son vivant, en sont l’illustration. Une autre femme d’affaires, directrice d’une entreprise, affirme, non sans difficulté, arriver « à gérer un staff, composé d’environ 85 % d’hommes ». Mais ces exemples restent encore minoritaires pour rééquilibrer la balance.

    Pour y remédier, l’idée de la consécration d’une discrimination positive par la loi a également été lancée durant la rencontre mais d’autres arguments considèrent celle-ci comme inefficace. Présente à la conférence, Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, a mis en avant la nécessité d’encourager les femmes à briguer ou à accepter les postes de décision.
    Des actions en ce sens sont déjà mises en œuvre par les différentes associations militant pour le genre, soutenues par les organisations internationales à travers des formations et des campagnes de sensibilisation destinées aux femmes. Madagascar dispose également d’une politique nationale de promotion de la femme. La persistance de certaines habitudes et de certains stéréotypes liés au genre et réservant aux femmes certaines tâches a toutefois tendance à rendre difficile l’application du principe de la parité.