Antananarivo, 14 Janvier, 12h 30 – Sur les 1 702 544 carrés miniers répertoriés au pays, 834 345 carrés sont considérés comme libres. Soit un taux de 49% de carrés miniers encore libre, selon les chiffres du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) rapportés dans le Rapport de réconciliation 2022 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar.
Les carrés occupés par les titres miniers s’élevaient pour leur part à 481 363 à fin juin 2024. 167 380 étaient des carrés dont les demandes de permis sont en cours d’octroi. 152 299 carrés miniers sont pour les permis en cours de mouvement, c’est-à-dire des permis dont les dossiers sont encore en attente de signature au niveau de l’administration.
113 384 carrés miniers étaient pour leur part occupés par des permis en attente d’annulation et 31 362 autres carrés par des permis en cours de libération. Les permis miniers réguliers couvraient par ailleurs 16 938 carrés miniers.
La BCMM fait par ailleurs état de 443 650 carrés dans les Zones Protégées, tout confondu. A fin 2023, le nombre des carrés miniers dans ces zones s’élevait à 440 264.
Antananarivo, 15 Janvier, 6h15 – Enième tentative de trafic de tortues interceptée à Ivato. La douane indique avoir déjoué une tentative d’exportation illicite de 105 tortues ce mardi. Elle rapporte l’interpellation de trois ressortissants étrangers par ces agents travaillant à l’aéroport international d’Ivato.
D’après la douane, ces reptiles ont été trouvés dans les bagages des trois individus interpellés. Ils ont été découverts au moment du passage au scanner. Les suspects s’apprêtaient à prendre le vol de la compagnie Ethiopian Airlines à destination de Shanghai via Addis-Abeba.
Cette interpellation est la première depuis la promesse présidentielle d’accorder “une reconnaissance“ aux agents des douanes qui ont intercepté les trafics des ressources naturelles que ce soit de l’or ou des tortues. Andry Rajoelina l’a fait savoir lors du dernier Conseil des ministres pour mettre fin aux divers trafics de ressources naturelles..
D’après les chiffres rapportés par le ministère de l’Environnement et du développement durable, 6 457 tortues protégées ont été saisies en 2024. “Le trafic illégal de tortue est alimenté par une demande internationale”, avait expliqué Max Fontaine lors du Conseil des ministres du 8 Janvier dernier. Son département entend pratiquer la tolérance zéro pour faire face à ce fléau.
Si vous planifiez vos vacances dès janvier, sachez que les autorités envisagent de terminer la réhabilitation des principales routes nationales, celles qui sont les plus utilisées, comme la RN2, la RN7 et la RN4 avant les vacances de juillet. Les travaux seront financés par les 500 milliards d’ariary déjà encaissés par le Fonds routier, si l’on en croit le ministre des Travaux publics. Cela vous aidera peut-être dans vos projets. Pour en savoir plus, cliquez sur la vidéo.
Andry Rajoelina, Président de la République : “Avant les départs en vacances, que les circulations soient fluides, et que les routes soient praticables. C’est ce que nous devons mettre en place pour tous les trajets vers les régions”.
Quand on dit vacances à Madagascar, on entend RN2, RN4, RN7, et même RN6. Destination : Toamasina, Mahajanga, Antsirabe, Morondava, Toliara, Antsiranana, Nosy Be …
Et on le sait, ces routes sont actuellement en assez mauvais état. Mais consignes d’Andry Rajoelina : elles seront réparées avant les vacances. Et le ministère des Travaux publics assure travailler déjà dessus. “Nous allons parler des grandes routes nationales ou des réseaux structurants. La route nationale 2 (RN2) est le plus important de ces réseaux. Deux grandes entreprises travaillent déjà sur cet axe. Elles sont en plein chantier maintenant. Les goudrons ne sont pas complètement terminés, mais ce que l’on peut dire, c’est que les gens se rendent compte que la durée du trajet a connu une forte baisse, on fait en 8 heures maintenant Toamasina – Antananarivo. Pour la RN7, une entreprise travaille déjà sur Antananarivo-Antsirabe, mais disons qu’elle est encore en train de finaliser les détails, et qu’il n’y a pas encore de gros travaux. Mais le plus important, c’est que pour toutes les routes nationales, la RN7 ou la RN4, nous avons consacré un important financement sur le fonds routier cette année 2025.
Si nous parlons par exemple de la RN6, à part l’axe Antsiranana-Ambanja qui avance déjà très bien, les contrats avec les entreprises qui se chargeront de la portion Ambondromamy-Ambanja, seront signés durant ce premier trimestre. Il s’agit de deux entreprises. Idem pour la RN4 qui sera réhabilitée par trois entreprises », explique Richard Rafidison, ministre des Travaux publics
Mais les routes nationales ne sont pas seulement celles qui mènent vers les destinations classiques. Il y a aussi d’autres destinations intéressantes, pour ne citer que les plages d’Androka ou d’Itampolo. Mais pour y aller, il faut passer par la RN7 puis la RN10 qui mène vers le district d’Ampanihy. Mais il y a aussi Lavanono à Beloha, donc la RN10, ou encore Faux Cap à Tsihombe, toujours RN10. La RN10 ne sera peut-être pas bouclée avant les vacances, mais le chantier devrait bientôt commencer.
Et les travaux de préparation du bitumage pourront peut-être améliorer la circulation sur cet axe.
“Parmi toutes les routes nationales, nous avons mis un certain nombre d’entre elles dans notre programme 2025. Antsohihy-Bealanana, la RN31 est déjà en cours avec la Banque mondiale. Les études Bealanana-Andapa sont déjà finalisées. Pour la RN10, le chantier sera divisé en quatre grandes parties. C’est important d’en parler parce que vous avez évoqué ce sujet, monsieur le Président. Donc, pour Ampanihy-Beloha, on sait quelle entreprise va le réaliser, et ce sera lancé durant ce premier trimestre. Pour Beloha-Ambovombe, on connaît aussi [l’entreprise]. C’est pour l’axe Andranovory-Ambatry et l’axe Ambatry-Ampanihy que les appels d’offres seront bientôt lancés”, continue-t-il d’expliquer.
Pour assurer que tous ces chantiers seront bouclés à temps et selon les consignes présidentielles. Tout ce qui se trouve dans les caisses du Fonds routiers sera mobilisé, selon le ministre des Travaux publics. Richard Rafidison parle d’un montant déjà encaissé de 500 milliards d’ariary. « Suivant les consignes que vous avez données, sur l’utilisation de tous les fonds qui sont dans le fonds routier au bénéfice de la population malgache, à travers la réhabilitation des routes. Un montant d’environ 500 milliards d’ariary dans le fonds routier, et qui est déjà encaissé. Tout ce montant sera utilisé pour la réhabilitation des routes en 2025″, conclut-il
Antananarivo, 14 Janvier, 20h30 – Les Barea A’ auront plus de temps pour se préparer. La confédération africaine de Football (CAF) annonce officiellement ce mardi le report du Championnat d’Afrique des nations (Chan) en août de cette année. La compétition était initialement prévue se tenir au Kenya, Ouganda et en Tanzanie du 1er au 28 février prochain. Les nouvelles dates seront communiquées ultérieurement, indique la Caf.
Selon le communiqué officiel de la CAF, les experts de la confédération basée dans les trois pays organisateurs ont indiqué qu’il fallait plus de temps pour que les infrastructures et les installations qui vont accueillir la compétition soient aux normes. Malgré cela, la CAF indique noter le progrès dans la réalisation des différentes infrastructures tels que les stades, les terrains d’entraînement, les hôtels et autres.
Toujours dans le même communiqué, le président de la CAF, Patrice Motsepe remercie l’engagement des autorités des pays hôtes dans la construction et la mise aux normes des différentes infrastructures pour accueillir le Chan. Il se dit confiant que les infrastructures seront aux normes de la CAF au mois d’août.
Malgré le report, le tirage au sort pour la constitution des groupes lors de ce tournoi se tiendra ce mercredi à Nairobi au Kenya. L’équipe nationale malgache est actuellement en pleine préparation du côté de Manakara. Ce changement de date va probablement chambouler le calendrier de préparation initialement prévu.
Antananarivo, 14 Janvier, 14h55 – Des petits points rouges qui menacent les rares tâches vertes sur la carte de Madagascar. La publication postée lundi par le ministère de l’Environnement et du développement durable sur sa page Facebook montre la menace qui pèse sur les forêts humides du Grand Sud-Est malgache.
Editée le 12 janvier, la carte montre de nombreux points de feux dans les régions de la Haute Matsiatra, de Fitovinany, d’Atsimo Atsinanana et d’Anosy. Et à en croire le ministère, “la plupart des feux sont déclarés au plus près des forêts ou même à l’intérieur des forêts naturelles”. Ces feux ont même touché le parc national de Ranomafana, une aire protégée partagée entre la région Haute Matsiatra et la région de Vatovavy.
En allant à Farafangana, en partant de Manakara, les évêques catholiques confient avoir cru voir les flammes de l’enfer sur leur trajet. “La prière chrétienne finit par changer : sur la terre comme en enfer”, avait soulevé Monseigneur Fabien Raharilamborainy, président de la Conférence épiscopale, pour évoquer la gravité des incendies. Celui-ci a même rapporté les larmes de Monseigneur Benjamin Ramaroson, ancien évêque de Farafangana qui avait souhaité montrer fièrement à ses frères que “Farafanagana est un district vert”, mais dont la noirceur des paysages ravagés par les feux a démenti les propos.
Descendu dans le parc national de Ranomafana la semaine dernière, le ministre de l’Environnement et du développement durable a évoqué la sécheresse comme principale cause de l’ampleur des feux dans cette zone du pays. Si les feux sont souvent dus au “tavy” ou au défrichement des terrains pour les besoins de l’agriculture, la sécheresse contribue à leur propagation et rend difficile leur extinction.
A Manakara, dans le Vatovavy, ou encore à Tolagnaro, dans l’Anosy, les autorités déplorent qu’il n’y ait pas eu de pluies depuis plusieurs mois. A Ranomafana, les pluies auraient dû tomber depuis novembre, mais il n’y a encore rien eu en janvier, regrette le ministre en charge de l’Environnement, Max Fontaine. Dans le Fitovinany, les quelques gouttes de pluies récemment tombées dans la région n’ont pas empêché le départ de nouveaux points de feux ce week-end.
Antananarivo, 14 Janvier, 10h55 – Circulations perturbées sur la route nationale RN6. Les fortes pluies emmenées par le cyclone Dikeledi ont submergé les déviations par passage à gué mises en place sur les rivières d’Ifasy et de Mahavavy. Les usagers doivent ainsi prendre des vedettes ou des pirogues, seul moyen de transport disponible sur place, pour traverser les deux rivières, selon le Bureau national de gestion des risques et des secours (BNGRC)
Outre les embarcations privées arrivées sur place, le BNGRC a aussi mis à disposition des usagers “une vedette afin de faciliter la circulation sur la RN6 et afin de permettre le transport des usagers de cette route”, explique le ministère des Travaux publics. Le ministère indique même prendre lui-même en charge les carburants utilisés par la vedette “publique”. La coordination et la gestion de l’utilisation du matériel sont assurées par l’Organe mixte de conception (OMC) de la région et par le Comité régional des risques et des catastrophes, indique encore le ministère.
Après la destruction des ponts de Mahavavy et d’Ifasy en mars 2024, suite au passage du cyclone Gamane, les autorités ont mis en place des passages à gué sur les deux rivières pour permettre à la circulation de revenir à la normale. A chaque épisode de fortes pluies, pourtant, les déviations sont submergées par les eaux, et la circulation s’en trouve interrompue.
Par ailleurs, les montées des eaux sont souvent accompagnées de dégâts sur les passages à gué, obligeant le ministère à affecter des agents et des engins de l’entreprise en charge des travaux de réhabilitation de la RN6 à se tenir prêts à intervenir lorsque l’eau baisse. Le ministère indique d’ailleurs qu’avec l’entreprise en question, il se tient prêt à réhabiliter la déviation dès que le niveau des eaux baisse afin de faciliter la circulation.
Pour ce qui est des ponts sur les deux rivières, le ministère évoque des études en cours pour leur réhabilitation. Il souligne également que des bailleurs de fonds se seraient déjà positionnés pour financer les travaux que cela nécessitera.
Antananarivo, 14 Janvier, 7h45 – Début de la dernière phase d’entraînement. Ce 14 janvier, l’équipe malgache composée de Fenosoa Rahajamalala et Bodo Rakotovao, sous la direction du Chef Lalaina Ravelomanana, est sur la dernière ligne droite en vue de la Coupe du monde des traiteurs à Lyon. Jointe au téléphone, Fenosoa Rahajamalala confie que l’équipe sera à Lyon dès ce 14 janvier pour affronter les 11 autres équipes en lice.
Fenosoa Rahajamalala explique que cet entraînement est une véritable simulation avec les mêmes produits utilisés pour la compétition. L’entraînement durera 3 jours sous des conditions strictes pour que les compétiteurs puissent se mettre mentalement et techniquement en diapason pour les épreuves qui les attendent.
La Coupe du monde des traiteurs se passera au Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (Sirha), à Lyon, à partir du 21 janvier. Il durera 3 jours et l’équipe malgache, qui avait été quatrième lors de l’édition 2023 du concours, veut remporter cette fois la victoire pour ramener la coupe sur la Grande Île.
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Antananarivo, 13 Janvier, 13h25 – Des coffres bien alimentés. Les banques ont reçu des dépôts d’une valeur de 14 659,39 milliards d’ariary à fin 2023. Ce qui correspondait à 20,7% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, d’après les données sur le secteur financier rapportées par le ministère de l’Economie et des finances.
Mais ces banques avaient également cassé leur tirelire. Les prêts totaux qu’elles avaient effectués jusqu’à cette période se chiffraient à 11 139,40 milliards d’ariary. Ceux-ci équivalait cette fois-ci à 15,7% PIB, selon ce qui est rapporté par le ministère en charge des Finances.
Une bonne solidité financière du secteur bancaire est alors notée. Celui-ci avait également fait preuve d’une capacité de résilience, malgré le contexte de crise qui prévalait ces dernières années, rapporte le ministère. La qualité des portefeuilles des banques s’est par ailleurs améliorée, avec un taux de crédits non performants qui est ramené à son niveau d’avant crise, d’après toujours ce qui est rapporté par ce département.
Antananarivo, 13 Janvier, 11h15 – Un autre Investissement direct étranger sortant qui prend forme pour Madagascar. La Gastronomie Pizza annonce l’ouverture imminente de son enseigne à Saint-Denis. L’un des établissements de restauration rapide le plus célèbre de la Grande île confirme donc son implantation dans l’île de la Réunion.
Après un essai raté à l’île Maurice, la Gastronomie Pizza n’a donc pas abandonné son ambition de franchiser sa marque et de s’implanter à l’international. Cette extension va reprendre à l’île de la Réunion, où certains de ses équipements sont déjà acheminés sur place, comme démontré par la vidéo que cette société a publiée sur sa page Facebook.
La société malgache fondée en 2001 par Ambinintsoa Randrianaivo, entend ainsi exporter son savoir-faire sur place. Immatriculée à La Réunion en juin 2023 et dotée d’une nouvelle gérance en octobre 2024, elle devrait finalement ouvrir dans les prochains jours.
Antananarivo, 13 Janvier, 7h25 – Plus que quelques semaines à attendre. D’après le ministère de l’Eau, l’assainissement et l’hygiène, la réhabilitation du pipeline de Mandrare Sampona, un des projets lancés pour pallier le manque d’eau dans le Sud de Madagascar devrait être achevé d’ici sept semaines. Lalaina Andrianamelasoa, ministre de l’Eau de l’assainissement et l’hygiène s’est déplacée en personne dans la région Androy ce week-end alors que le manque d’eau dans la région s’est intensifié ces derniers jours à cause du manque de pluie.
Jeudi, le membre du gouvernement avait déjà fait le point sur ce projet financé par la Banque mondiale avec les responsables du projet Mionjo chargé de sa réalisation. Ce projet figure parmi les priorités du ministère pour cette année. Outre la réfection du pipeline qui va conduire de l’eau de la rivière Mandrare jusqu’à Sampona, Maroalimpoty et Maroalimainty, le projet consistait aussi à la mise en place d’une station de traitement d’eau d’une capacité de 530 m3 par heure.
Actuellement, à cause de la sécheresse et du manque de pluie, la production d’eau a drastiquement baissé dans le Sud, notamment à Ambovombe, selon le ministère. La production à Mahavelo peine à atteindre 25 m3 par heure contre 120 m3 par heure normalement. Pour faire face à l’urgence, l’Etat a décidé d’augmenter le nombre de camions citerne et de mettre en place des bonbonnes dans les zones les plus touchées.
Mais la délégation ministérielle a également visité la préparation technique du barrage Havelo Mandrare. Il était question de constater les différentes étapes réalisées jusqu’ici telles que les études techniques afin de passer aux étapes suivantes. Le barrage Mandrare d’une longueur de 1 km et de 65 m de hauteur va permettre d’approvisionner en eau près de 16 000 ha de culture dans les régions d’Anosy et d’Androy.