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  • TOURISME – 308 275 visiteurs internationaux accueillis par Madagascar en 2024

    TOURISME – 308 275 visiteurs internationaux accueillis par Madagascar en 2024

    Antananarivo, 10 Janvier, 14h45 – Madagascar a accueilli 308 275 visiteurs internationaux en 2024. Ce chiffre des arrivées touristiques tient compte du nombre des croisiéristes qui étaient passés au pays, d’après ce que rapporte le ministère du Tourisme et de l’artisanat.

    Cette performance surpasse celle de 2023 durant laquelle 259 850 arrivées touristiques avaient été enregistrées. Et elle ravit le ministère qui évoque non seulement un “dynamisme encourageant du secteur”, mais qui parle également “l’attractivité touristique de la destination Madagascar”.

    Et l’année 2025 s’annonce encore prometteuse. Avec la multiplication des compagnies qui desservent Madagascar et l’intensification des fréquences de liaison, le secteur touristique devrait connaître un essor important cette année, avance de son côté le ministère de l’Economie et des finances. Pour 2025, une prévision de 450 000 arrivées touristiques est avancée.

    Toutefois, « ces perspectives prometteuses appellent à une stabilité et à des efforts concertés pour l’amélioration et le renforcement des infrastructures essentielles », reprend le ministère en charge du Tourisme. Parmi les engagements de l’Etat dans le renforcement de l’attractivité de Madagascar figure alors l’amélioration des réseaux routiers et des infrastructures d’accueil.

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  • TRAVAIL ET EMPLOI – La réforme du code de protection sociale à boucler cette année

    TRAVAIL ET EMPLOI – La réforme du code de protection sociale à boucler cette année

    Antananarivo, 10 Janvier, 9h05 – Un chantier à conclure. Après l’aboutissement de la refonte du code du travail l’an dernier, le ministère du Travail de l’emploi et de la fonction publique ambitionne de conclure en 2025 la réforme du code de protection sociale. “Nous allons nous attaquer à la réforme du code de la protection sociale cette année”, indique la ministre Hanitra Razakaboana lors d’une rencontre avec la presse au siège du ministère, jeudi.

    La réforme du code de la protection sociale a pour but de pouvoir intégrer dans les mécanismes de protection sociale les travailleurs indépendants notamment les exploitants agricoles familiaux, les artisans, les éleveurs, les cultivateurs, les travailleurs du secteur informel et les professions libérales. “Près de 90% de notre structure économique est issue du secteur informel, 80 % des malgaches sont également dans le monde rural et agricole, ce n’est que maintenant l’Etat s’y penche”, confie la ministre. Actuellement, “il n’y a que 6% de chômage à Madagascar mais c’est le sous emploi qui domine”, à en croire les propos de la ministre.

    La feuille de route sur l’extension de la protection sociale aux travailleurs non-salariés a été accordée au Conseil du gouvernement depuis décembre 2023. Depuis, le ministère a déjà lancé les consultations dans deux régions, le Vakinakaratra et plus récemment l’Atsinanana. “Sur leur intégration dans les mutuelles de santé et les services médicaux, le travail se poursuit”, explique la ministre. En ce qui concerne les retraites ou encore les allocations familiales, la Cnaps conclut actuellement l’étude de faisabilité, ajoute toujours la membre du gouvernement.

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  • COMMERCE – Hausse de 106% des importations des produits à base de tomate

    COMMERCE – Hausse de 106% des importations des produits à base de tomate

    Antananarivo, 10 Janvier, 6h15 – Les importations de produits à base de tomate à Madagascar ont connu une hausse de l’ordre de 106% au cours des trois dernières années. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) indique être informée de cette situation par le biais de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) du pays.

    Cet accroissement notable des importations des dérivés de tomate n’est pas sans conséquence pour la Branche de production nationale (BPN) de ces produits. Les industries nationales qui viennent de démarrer leurs activités ne seraient pas en mesure de s’aligner aux prix auxquels ces produits importés sont vendus sur le marché domestique.

    Les industries nationales n’arrivent également pas à se positionner sur le marché qui est fortement inondé par les produits importés. “Cela a freiné le rythme de leur production et affaibli leur rendement. Les impacts de cet accroissement des importations sur la rentabilité de la branche de production nationale est considérable et aucun autre paramètre peut être retenu comme cause de ce dommage grave ou menace de dommage grave”, expose l’ANMCC qui a alors notifié le Comité des sauvegardes de l’OMC de l’ouverture d’une enquête de sauvegarde sur les importations de tomates à Madagascar.

    Une enquête en matière de sauvegarde vise à déterminer si l’accroissement des importations d’un produit cause, ou menace de causer, un dommage grave pour une branche de production nationale. Au cours d’une telle enquête, les importateurs, exportateurs et autres parties intéressées peuvent présenter des éléments de preuve et des vues et répondre aux communications des autres parties. L’enquête de sauvegarde sur les importations de tomates à Madagascar avait été ouverte le 31 janvier 2024.

    Un pays membre de l’OMC peut par ailleurs prendre une mesure de sauvegarde, c’est-à-dire limiter temporairement les importations d’un produit, uniquement s’il est constaté que l’accroissement des importations du produit cause ou menace de causer un dommage grave.

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  • TÉLÉCOMMUNICATION – Le Comesa donne son feu vert à Axian pour l’acquisition de Wananchi

    TÉLÉCOMMUNICATION – Le Comesa donne son feu vert à Axian pour l’acquisition de Wananchi

    Antananarivo, 9 Janvier, 19h15 – “Approved without condition”. La commission de la concurrence du marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) donne son feu vert sur la proposition du groupe Axian Telecom d’acquérir la société kényane Wananchi. Elle vient de rendre publique sa décision prise le 20 décembre dernier qui “approuve sans condition” le dossier. Une décision prise après avoir examiné et mené des enquêtes sur le dossier. Les deux parties devraient donc pouvoir entamer les discussions sur ce projet.

    La commission de la concurrence du Comesa a été notifiée de ce projet au mois de septembre dernier. Axian Telecom souhaite acquérir 99.63% de Wananchi, un fournisseur de services triple play basé au Kenya, selon le dossier établi par cet organe de surveillance du Comesa. La société kényane qui opère sous la marque Zuku est présente dans de nombreux pays de l’Afrique de l’Est.

    Avec ce projet d’acquisition, Axian Telecom franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion sur le continent africain. Cette opération devrait lui permettre de prendre le contrôle des activités de Wananchi en Ouganda, Kenya et Malawi. Le groupe kenyan est l’un des acteurs majeurs des services internet haut débit et de la télévision payante en Afrique de l’Est. En Ouganda, il est le leader du marché de l’internet haut débit avec 40 à 46% des parts de marché, selon le document du Comesa.

    Axian Telecom poursuit sa ramification en Afrique. L’opérateur est déjà présent sur de nombreux marchés africains notamment aux Comores, en Tanzanie, au Sénégal, au Togo et à Madagascar. Avec ses 40 millions d’abonnés mobile sur tout le continent, il revendique être le sixième opérateur en Afrique. Depuis sa conquête du marché africian en 2015, il consolide son positionnement stratégique sur le marché africain. En 2023, il a pris le contrôle de Free Sénégal après l’acquisition d’une participation de 40% supplémentaire dans l’entreprise; Il détient depuis 80% de l’entreprise. Au Togo, le groupe malgache contrôle 51% de Togocom depuis l’année dernière. Novembre dernier, il a entrepris un changement majeur en unifiant ses activités sous la marque Yas.

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  • ANDRY RAJOELINA : “Si une famille est pauvre, et ne recourt pas à la planification familiale, à qui la faute?”

    ANDRY RAJOELINA : “Si une famille est pauvre, et ne recourt pas à la planification familiale, à qui la faute?”

    Le président de la République Andry Rajoelina a réitéré mercredi en Conseil des ministres l’importance pour les familles de recourir à la planification familiale pour lutter contre la pauvreté. Pour le chef de l’Etat, “tout le monde est responsable de la pauvreté que vit le pays”. Pour lui, ceux qui travaillent doivent être encouragés, et ne doivent pas être critiqués.
    Pour le Président Andry Rajoelina, la lutte contre la pauvreté passe par la planification familiale. Pour lui, si les familles souhaitent sortir de la pauvreté, elles doivent désirer les enfants mis au monde. Il estime que “tout le monde est responsable de la pauvreté que vit le pays”. Chacun doit faire ce qu’il peut pour sortir le pays de ces difficultés. Et l’une des conditions du développement est l’apaisement et l’absence de troubles..

    « Les efforts que l’on va faire, à l’heure où l’on parle, c’est d’améliorer le niveau de vie des Malgaches dans tous les secteurs.
    Mais qu’est-ce qui fait chuter aussi notre PIB par habitant ? C’est aussi une chose que je voudrais dire.
    Si un père de famille a augmenté les revenus de son ménage, c’est-à-dire, à multiplié par deux les revenus de son ménage, grâce à ses propres efforts.
    Mais si la mère de famille ne travaille pas. Or, les enfants se multiplient et grandissent. Les dépenses augmentent.
    Évidemment, si vous divisez cela [les revenus] par le nombre des membres de la famille, la famille restera toujours pauvre.
    C’est une explication simple de l’économie.
    Cela veut dire quoi? Si un ménage est pauvre, mais a beaucoup d’enfants, et c’est ce que je vois à chaque fois que je vais dans le Sud.
    La mère a un enfant atteint de malnutrition, celui-ci est malade et est pris en charge au sein des Centres de réhabilitation nutritionnelle que nous avons mis en place.
    Il est atteint de malnutrition aiguë, grave. Elle, pourtant, est enceinte. Son autre enfant doit encore être porté.
    Et elle a encore trois enfants à la maison. Leur éducation laisse à désirer. Elle n’a pas les moyens de se soigner. Ni les moyens de subsister.
    Si une famille est pauvre, ne recourt pas à la planification familiale, j’ai envie de poser une question: à qui la faute?
    Au père de famille qui a mis beaucoup d’enfants dans le ventre de la femme? Ou à la femme qui ne travaille pas? Ou au chef de fokontany? Ou au maire? Ou au président de la République? C
    ’est une question de réflexion que je pose. C’est facile de jeter le blâme sur les autres.
    Mais la pauvreté que vit le pays, tout le monde en est responsable. Faire des reproches n’est pas convenable.
    Mais ce que nous pouvons faire, par contre, c’est ce que nous faisons déjà : améliorer la croissance, soutenir les paysans, trouver des solutions.
    Arrêtons de nous blâmer les uns les autres. Ceux qui travaillent doivent être encouragés, et surtout soutenus dans le travail qu’ils entreprennent.
    C’est pourquoi je dis : regardez d’abord ce qu’il y a au sein de votre foyer, regardez devant votre porte.
    Si c’est sale, n’attendez pas le président de la République pour nettoyer votre domicile.
    Apprenez aux gens à faire le ménage chez eux d’abord. Plutôt que de nous faire des reproches.
    Mais je crois et je suis sûr que malgré tous ces problèmes, et c’est pourquoi nous misons sur le planning familial.
    Nous recourons à la planification familiale, pour que les grossesses soient désirées, pour que les enfants qui naissent soient des enfants souhaités.
    Les gens jettent leurs enfants dans les bacs à ordures. Oui, on jette les enfants dans les rues.
    Et si des gens ont des enfants, et les jettent, est-ce la faute du président de la République?
    S’il ne pleut pas, si les pluies ne tombent pas à cause du changement climatique, à qui la faute?
    Mais nous, en tant que responsables, nous faisons des efforts. Nous ne baisserons pas les bras face aux mots de découragement.
    Et c’est ce à quoi j’exhorte chacun d’entre vous, en tant que ministre. Nous allons travailler dur.
    Je crois et je suis sûr que nous allons faire tous les efforts dans ce pays. Le pays n’a pas besoin de troubles.
    Voyez la croissance à l’époque de la Covid. La Covid est passée pendant quelques mois, les gens n’ont pas travaillé, la croissance est descendue à -7%.
    Ce que je veux vous dire, c’est que la population ne supportera plus, et la population ne mérite plus des troubles.
    Les troubles n’ont pas leur place ici. Les Malgaches ne méritent pas des troubles.
    Nous avons notre feuille de route pour sauver le pays. Cela est clair. Notre programme d’action est clair.
    Les gens qui pensent semer des troubles, encourager des troubles, inciter aux troubles dans ce pays ne sont pas des patriotes.
  • TRAFIC – Des carburants frelatés constatés auprès d’une quarantaine de stations-services en 2024, selon le ministre Olivier Jean Baptiste

    TRAFIC – Des carburants frelatés constatés auprès d’une quarantaine de stations-services en 2024, selon le ministre Olivier Jean Baptiste

    Antananarivo, 9 Janvier, 17h00 – Un trafic qui prend de l’ampleur. Des carburants frelatés avaient été constatés auprès d’au moins une quarantaine de stations-services l’année dernière. Une situation qui serait surtout favorisée par le bas prix du pétrole lampant qui est utilisé dans ce frelatage. C’est ce qu’a exposé le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, durant le Conseil des ministres, mercredi.

    Ce membre du gouvernement avait soutenu que l’écart important entre le prix du pétrole lampant avec ceux du gasoil ou de l’essence, qui est respectivement de 2 470 ariary et 3 470 ariary, encourage certaines personnes à faire du frelatage. Il s’agit d’un procédé visant à mélanger du gasoil ou de l’essence avec du pétrole lampant afin d’en tirer des bénéfices conséquents, rappelle-t-il dans son exposé.

    Plusieurs plaintes des victimes de ces carburants frelatés ont d’ailleurs été reçues, que ce soit au niveau du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) mais également par les responsables de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), indique Olivier Jean-Baptiste. Et les descentes de contrôle qu’ils ont effectuées qui avaient suivi leur leur avait permis de constater des produits hors spécifications auprès d’une quarantaine d’entreprises, selon le ministre.

    “Une telle situation nécessite des fois l’arrêt momentané des opérations pour permettre le nettoyage des cuves contenant du carburant frelaté. Et c’est indispensable avant de pouvoir les remplir avec de l’essence ou du gasoil qui suivent les normes”, explique le ministre Olivier Jean-Baptiste.

    Le frelatage de carburant aurait par ailleurs contribué également à la hausse de la consommation de pétrole lampant qui est passée de 40 millions de litre en 2023 à 68 millions de litre en 2024. C’est soit une hausse de 26% entre les deux périodes, a-t-il indiqué. Or, “nous, au niveau du ministère et de l’OMH, sommes persuadés qu’une grande partie de cette consommation ne va pas dans ce que devraient être les réels usages du pétrole lampant”, lance-t-il.

    Le prix assez bas du pétrole lampant ne constitue donc pas seulement un problème financier pour l’Etat qui doit subventionner ce produit en compensation de l’écart entre son prix à la pompe et la vérité des prix. Il génère également des conséquences néfastes pour les consommateurs, notamment avec ces frelatages de carburant, conclut le ministre Olivier Jean-Baptiste.

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  • RAPPORT – Madagascar parmi les 10 pays confrontés à des niveaux très élevés de menace écologique

    RAPPORT – Madagascar parmi les 10 pays confrontés à des niveaux très élevés de menace écologique

    Antananarivo, 9 Janvier, 14h55 – Dans la liste rouge. Madagascar fait partie des dix pays confrontés à des niveaux très élevés de menace écologique. Avec un score de 4,69 sur 5, la Grande île se trouve derrière des pays considérés comme étant les plus vulnérables au monde comme l’Afghanistan (4,84), le Tchad (4,81), l’Erythrée (4,79), le Mali (4,75), la Somalie (4,74), le Burkina Faso (4,73) et la Sierra Leona (4,71). C’est une situation qui est exposée dans la cinquième édition du Rapport sur les menaces écologiques (ETR) 2024, produit par l’Institut pour l’économie et la paix (IEP).

    Les menaces écologiques incluses dans ce rapport sont le risque hydrique, l’insécurité alimentaire, la pression démographique et l’impact des événements naturels. Ces indicateurs sont calculés d’abord au niveau infranational, puis au niveau national. Concernant le calcul au niveau national, les scores des quatre indicateurs et le score global d’un pays sont les moyennes, pondérées en fonction de la population, des scores de ses zones infranationales.

    Madagascar avait obtenu une note globale de 4,69 à partir de scores que le pays a obtenu sur les quatre indicateurs. Pour le risque hydrique, le score de la Grande île est de 5. Il est de 4,15 pour l’insécurité alimentaire. Madagascar a cumulé un score de 4,34 pour la pression démographique et 4,54 pour l’impact des événements naturels.

    Comme exposé par l’IEP dans son rapport, les menaces écologiques, notamment le changement climatique, l’insécurité alimentaire et la pénurie d’eau, sont de plus en plus reconnues comme des facteurs importants qui influencent la dynamique des conflits armés. Ce groupe de réflexion mondial soutient également que les pays où la menace écologique est la plus forte sont plus susceptibles de connaître des conflits plus nombreux et des niveaux de sécurité et de sûreté sociale plus faibles.

    Aussi, l’IEP estime que « sans une action internationale concertée, la dégradation écologique continuera à s’accélérer, intensifiant une série de problèmes sociaux, notamment la malnutrition et les migrations forcées ». Toutefois, « si des mesures appropriées sont prises, telles que la microcapture de l’eau, l’augmentation des rendements agricoles et l’amélioration de la gouvernance locale, les effets peuvent être considérablement atténués », a-t-il avancé.

    Le Fonds pour la consolidation de la paix souligne de son côté que les menaces écologiques sont très fortement corrélées à la paix. Ce Fonds indique alors qu’il est en train de travailler avec ses partenaires sur le développement d’un projet à Madagascar afin d’aider le pays à mieux répondre aux défis du changement climatique.

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  • PRÊTS BANCAIRES – Réticence des banques à s’engager davantage dans le financement des entreprises textiles

    PRÊTS BANCAIRES – Réticence des banques à s’engager davantage dans le financement des entreprises textiles

    Antananarivo, 9 Janvier, 11h15 – La prudence reste de mise pour les banquiers. Les problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité risquent de limiter le développement des entreprises franches, dont celles dans le secteur textile en particulier. Selon les résultats de la dernière Enquête de conjoncture économique de la Banque centrale auprès du secteur bancaire, les banques locales se préservent de s’engager davantage dans le financement de ces secteurs.

    Lors du troisième trimestre de 2024, les Zones franches industrielles (ZFI), comprenant les industries textiles, n’ont bénéficié que de 6,8% du total des crédits bancaires octroyés. Les secteurs d’activités prioritaires pour les banques en matière de financement ont été principalement les secteurs du commerce et du transport, lesquels représentent plus de la moitié des crédits alloués durant cette période, dont respectivement 31,8 % et 20,5 %.

    La part des crédits des ZFI au quatrième trimestre devrait néanmoins augmenter à 10,2% du total prévu être octroyé. Mais une fois encore, la prévision de répartition des crédits par secteur d’activité avait mis en évidence la dominance du commerce, qui a toujours bénéficié de la plus grande proportion depuis des années. Le financement du secteur du commerce apparaît comme un bon risque, alliant rentabilité et faible risque de non-remboursement, explique la BFM dans son rapport.

    La Banque centrale avait déjà soutenu que les zones et entreprises franches jouent un rôle très important dans le développement économique de Madagascar. La BFM soutient qu’elles favorisent la diversification de l’économie, l’acquisition de nouvelles technologies, les apports de capitaux ainsi que la rentrée de devises.

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  • CARBURANT – Des ajustements à la hausse du prix du pétrole lampant à entreprendre d’ici quelques mois d’après Andry Rajoelina

    CARBURANT – Des ajustements à la hausse du prix du pétrole lampant à entreprendre d’ici quelques mois d’après Andry Rajoelina

    Antananarivo, 9 Janvier, 6h15 – Les usagers sont avisés. Le prix du pétrole lampant connaîtra une hausse d’ici quelques mois. Des ajustements seront ensuite entrepris progressivement afin de ramener le prix de ce produit pétrolier à la vérité des prix jusqu’à la fin de cette année. Cette disposition avait été exposée par le président de la République Andry Rajoelina et le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Olivier Jean-Baptiste lors du Conseil des ministres de mercredi.

    Comme expliqué par le Président Andry Rajoelina, cette mesure est prise afin de mettre fin à la subvention versée annuellement aux compagnies pétrolières pour la compensation de l’écart entre les prix proposés aux consommateurs et la vérité des prix de ce produit. Cet écart tourne ces derniers temps entre 1 200 et 1 400 ariary par litre, indique le ministre Olivier Jean-Baptiste. Aussi, pour 2024, la subvention que l’Etat a dû verser aux distributeurs pétroliers pour maintenir les prix à la pompe du pétrole lampant s’élevait à 95 milliards d’ariary, a-t-il confié.

    Pour 2025, la subvention qui devrait être versée aux compagnies pétrolières pourrait encore s’élever jusqu’à 90 milliards d’ariary, si les prix du carburant à l’international s’avèrent stables. Mais cette dépense pourrait s’alourdir davantage pour l’Etat si les prix du carburant venaient à augmenter.

    Ce membre du gouvernement parle de ces subventions comme étant un « sacrifice » fait par l’Etat. L’objectif dans cette démarche avait en tout cas été de veiller au pouvoir d’achat des utilisateurs de ce produit pétrolier, notamment pour les ménages ruraux, d’après le ministre en charge des Hydrocarbures. Le pétrole lampant est principalement utilisé pour l’éclairage, bien que ce produit soit utilisé pour d’autres usages. Aussi la dotation de kits solaires pour les foyers sera poursuivie afin de réduire l’usage du pétrole lampant à Madagascar.

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  • AGRICULTURE – Le riz hybride à planter sur 22 000 ha cette année

    AGRICULTURE – Le riz hybride à planter sur 22 000 ha cette année

    Antananarivo, 9 Janvier, 6h55 – Le grand bond vers le riz hybride attendu cette année. Tahian’ny Avo Razanamahefa, secrétaire d’Etat chargé de la souveraineté alimentaire, annonce en Conseil des ministres ce mercredi que la Grande île va cultiver le riz hybride sur 22 000 hectares de terrain répartis dans 12 régions du pays. Cette variété de riz sera notamment cultivée sur une superficie de 1 130 hectares dans la région Analamanga, 3 105 hectares dans la région Menabe ou encore 2 280 hectares dans la région Vakinankaratra.

    Pour ce mois de janvier, 200 tonnes de semences de riz hybride sont déjà arrivées dans le port de Toamasina. Ils seront dispatchés sur 8 000 hectares. 150 tonnes sont attendus pour la contre saison qui seront cultivées sur 6 000 hectares et finalement 200 tonnes pour la grande saison 2025 qui seront semées sur 8 000 hectares.

    Les semences de riz hybride importées par l’Etat seront distribuées gratuitement aux agriculteurs. En plus des semences, les agriculteurs recevront également gratuitement des engrais organiques et du NPK. Ils recevront également des matériels comme des vanneuses et des batteuses. En tout, ce seront 88 000 agriculteurs qui vont bénéficier gratuitement des semences et des équipements.

    Entre le mois de décembre et le mois de février ce sont déjà 32 000 agriculteurs qui ont bénéficié de ces intrants. “L’utilisation des semences riz hybride vont permettre d’atteindre l’objectif des 1 millions de tonnes de paddy supplémentaire” visé par l’Etat cette année, indique la secrétaire d’Etat. Le but est l’autosuffisance en riz et la réduction des importations dès 2025, ajoute-t-elle.

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