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  • IMMIGRATION – 39 individus dont 36 somaliens en instance de départ pour les Comores interpellés par la gendarmerie à Mahajanga

    IMMIGRATION – 39 individus dont 36 somaliens en instance de départ pour les Comores interpellés par la gendarmerie à Mahajanga

    Antananarivo, 6 Janvier, 16h50 – Coup de filet de la gendarmerie à Mahajanga. 39 individus qui comptaient embarquer clandestinement vers les Comores ont été interpellés dimanche dans la soirée par la gendarmerie nationale rapporte le groupement de la gendarmerie du Boeny. Parmi ces individus, 36 sont des ressortissants somaliens. Un Malgache, un Ethiopien et un Comorien font également partie des personnes arrêtées.

    D’après la gendarmerie, les individus ont été interpellés alors qu’ils ont commencé à embarquer petit à petit sur les embarcations au niveau du village touristique. La brigade du port de Mahajanga alertée par un renseignement fiable a mis sur pied un plan. Ce qui a permis ces interpellations ajoute la gendarmerie.

    Les individus interpellés sont actuellement en cours d’enquête au niveau des locaux de la gendarmerie de Mahajanga. Les embarcations sont, quant à elles, saisies au niveau de la brigade du port.

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  • ELECTIONS – Les résultats officiels des élections communales attendus au plus tard dans 15 jours pour Antananarivo

    ELECTIONS – Les résultats officiels des élections communales attendus au plus tard dans 15 jours pour Antananarivo

    Antananarivo, 6 Janvier, 14h50 – Les nouveaux dirigeants de la Commune urbaine d’Antananarivo ne devraient plus tarder à être connus. Les résultats officiels des élections communales et municipales qui se sont tenues le 11 décembre seront connus au plus tard le 18 janvier pour la province d’Antananarivo.

    Selon le décret fixant les modalités d’organisation des élections communales et municipales, “le tribunal administratif territorialement compétent procède, par jugement en séance publique, la proclamation officielle des résultats définitifs des scrutins (…), au plus tard dans un délai de 30 jours à partir de la date de la publication des résultats provisoires par les structures ad hoc de la Commission électorale nationale indépendante”.

    Pour la province d’Antananarivo, la structure provinciale de traitement des résultats des élections communales (Spatrec) a procédé à la publication des résultats provisoires le 20 décembre dernier. Donc, les juges du tribunal administratif auront encore 12 jours pour finaliser le traitement et publier les résultats officiels.

    Pour la Commune urbaine d’Antananarivo, c’est la liste Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoleina, dirigée par Harilala Ramanantsoa, qui est en tête provisoirement en obtenant 43,24% des voix exprimés. Elle est suivie par la liste Tiako i Madagasikara de conduite par Tojo Ravalomanana qui a obtenu 36,24% des voix.

     

  • RELIGION – Le ministre de la Justice met en avant l’importance du rôle des Églises “pour que les Malgaches vivent en paix et dans la joie”

    RELIGION – Le ministre de la Justice met en avant l’importance du rôle des Églises “pour que les Malgaches vivent en paix et dans la joie”

    Antananarivo, 6 Janvier, 12h20 – “Lorsque l’on prend soin de l’âme [des gens], le pays se développe, et nous vivrons dans la paix et la joie”. Le ministre la Justice, Benjamin Rakotomandimby, met en avant l’importance du rôle des Églises dans le développement du pays dimanche. C’était dimanche à l’occasion de l’installation de Monseigneur Marcellin Randriamamonjy en tant qu’évêque de Farafangana.

    Dans son discours, le Garde des sceaux souligne que “lorsque la population craint Dieu, il y aura la paix et il n’y aura plus de vol ou de banditisme”. “Lorsque les voleurs, les personnes de mauvaise vie, les kidnappeurs se repentent grâce aux prédications de l’Eglise, les Malgaches vivront en paix et dans la joie”, poursuit-il.

    Le ministre insiste alors sur la nécessité d’une collaboration de l’Eglise et de l’Etat, l’Eglise et ses pasteurs s’occupant principalement de “conduire la population à craindre Dieu”. “La population malgache vivra en paix et dans la joie si nous savons bien collaborer”, indique-t-il. Pour lui, “le développement de Madagascar se fera alors avec le développement de l’Eglise”.

    Dans son intervention, Benjamin Rakotomandimby assure de la volonté de l’Etat à travailler avec l’Eglise. “Le président de la République Andry Rajoelina est à l’écoute des Églises, et en particulier de l’Eglise catholique dont il est proche en étant catholique lui-même”, déclare le ministre de la Justice. Il assure également que “l’Etat est toujours ouvert aux Eglises, aux bonnes propositions que celles-ci soumettent pour développer le pays”.

    Bien que le ministre ait reconnu que le chef de l’Etat soit plus proche de l’Eglise catholique, il n’en rassure pas moins que l’Etat, comme l’Eglise, ne pratique pas la discrimination, aussi bien dans le cadre de ses collaborations que dans le cadre de l’application de la loi. “C’est comme l’Eglise catholique qui, quand elle prêche la Bonne parole, ne se limite pas aux Catholiques mais s’adresse à tous”, soulève-t-il.

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  • FISCALITE – La taxe de 5% sur les transactions mobiles à prélever sur les frais de transfert et de retrait perçus par les établissements de monnaie électronique

    FISCALITE – La taxe de 5% sur les transactions mobiles à prélever sur les frais de transfert et de retrait perçus par les établissements de monnaie électronique

    Antananarivo, 6 Janvier, 9h30 – Plus de détails sur les “corrections” apportées à la taxe sur les transactions mobiles. La version finale de la loi de finances de 2025 précise que désormais cette “taxe est établie sur le montant du chiffre d’affaires de l’établissement de monnaie électronique constitué par les frais hors taxes de l’opération”.

    Contrairement à ce qui avait été initialement prévu, le paiement de la taxe n’incombe plus à la personne qui effectue l’envoi pour les opérations domestiques ni à la personne qui reçoit l’argent pour le transfert venant de l’étranger. Celui-ci relève désormais de l’établissement de monnaie électronique qui perçoit les frais de l’opération.

    La taxe ne sera plus prélevée sur le montant total du transfert effectué par le client. Selon les dispositions de la loi, “le fait générateur et l’exigibilité de la taxe sont constitués par la perception des frais par l’établissement de monnaie électronique à la suite d’une opération via mobile money”. Comme déjà annoncé par la ministre de l’Economie et des finances, le taux de la taxe est fixé à 5% des frais perçus.

    Les frais taxés sont cependant limités aux frais de transfert et aux frais de retrait perçus par l’établissement. Selon la version finale de la loi de finances de 2025, “les frais et produits d’intérêt résultant des prêts et placements financiers” des établissements sont exclus de la liste des opérations taxables.

    Quant aux opérations taxables, elles incluent tout transfert d’argent via mobile money à un autre utilisateur ainsi que son retrait ultérieur, tout paiement d’achats de biens et services par téléphone mobile ou par carte visa rattachée au compte mobile money, tout transfert d’argent depuis un compte mobile vers un compte bancaire et toute autre opération liée à l’utilisation du service mobile money moyennant paiement des frais. Aucune opération n’est exonérée, comme cela a failli être le cas dans la version initiale du projet de loi de finances.

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  • ENVIRONNEMENT – Le président de la Conférence des évêques catholiques appelle à des solutions face à l’ampleur des feux de brousse et des feux de forêt

    ENVIRONNEMENT – Le président de la Conférence des évêques catholiques appelle à des solutions face à l’ampleur des feux de brousse et des feux de forêt

    Antananarivo, 6 Janvier, 7h15 – “Sur la terre, c’est comme l’enfer”. Monseigneur Fabien Raharilamboniaina, président de la Conférence épiscopale de Madagascar (CEM) de l’Eglise catholique romaine (Ecar) n’a pas mâché ses mots pour déplorer l’ampleur des feux de brousse et des feux de forêt dimanche à Farafangana.

    Décrivant un paysage “noir” entre Manakara et Farafangana, il est allé jusqu’à comparer la terre noircie par les feux à l’enfer. “La situation est grave. Ce qui se passe est injuste”, martèle-t-il dans son discours à l’occasion de l’installation de l’évêque de Farafangana, Monseigneur Marcellin Randriamamonjy.

    Le président de la Conférence des évêques rapporte “les larmes de Monseigneur Benjamin [Ramaroson]”, actuellement archevêque d’Antsiranana et pendant plus de dix ans évêque de Farafangana. “Il nous a dit que Farafangana est un diocèse vert mais les faits l’ont contredit”, souligne-t-il.

    Pour Monseigneur Fabien Raharilamboniaina, “des solutions doivent être trouvées” contre ce phénomène. “Les villages brûlent, les populations souffrent”, dénonce-t-il, s’adressant aux autorités, notamment à ceux qui se font appeler “honorables” et “excellences”. “Sauvez notre pays”, appelle-t-il alors.

    L’évêque de Morondava se demande “si nous ne sommes pas distraits par d’autres ennemis au point d’en oublier le véritable ennemi qu’est la famine”. “Nous allons finir par nous manger entre nous et la situation en sera plus difficile”, ajoute-t-il encore.

    Monseigneur Fabien Raharilamboniaina estime que “ne pas dire les choses telles qu’elles sont aurait été un péché”. “Notre conscience ne sera pas tranquille si nous revenons d’ici avec des images aussi noires sans en parler”, poursuit-il.

    Dans son allocution, le président de la Conférence épiscopale rappelle que “pour les évêques, l’objectif est unique : Dieu et la population”. “Nous sommes ensemble quand nous servons la population, nous sommes en désaccord quand nous ne sommes pas avec la population”, souligne-t-il, affirmant s’adresser aussi bien aux autorités qu’à l’opposition.

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  • EXPORTATION LÉGALE – Cinq kilos sur l’objectif de six tonnes d’or fixés par l’Etat pour 2024 effectivement exportés

    EXPORTATION LÉGALE – Cinq kilos sur l’objectif de six tonnes d’or fixés par l’Etat pour 2024 effectivement exportés

    Antananarivo, 5 Juillet, 19h15 – A moins d’un millième de l’objectif. Les entreprises qui avaient obtenu leur agrément de comptoir de l’or n’ont finalement réussi à n’exporter que 5 kilos d’or l’année dernière. C’est ce qui est indiqué dans le Rapport de réconciliation 2022 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar.

    Ils étaient neuf opérateurs à avoir déposé leur demande d’agrément auprès de l’Agence nationale de la filière or (Anor) au départ. Six d’entre eux avaient reçu leur agrément de comptoir de l’or en date du 17 octobre 2023 pour une durée d’un an, rappelle cet organe tripartite œuvrant pour la transparence minière.

    Avec la levée de la suspension de toutes activités relatives à l’exportation de l’or, déjà décidée au mois de mars 2023, l’Etat avait misé sur ces comptoirs, en fixant des objectifs ambitieux pour 2024. Le premier ministre Ntsay Christian avait par exemple avancé qu’au moins 500 kilos d’or devaient être exportés 100 jours après la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l’Etat (PGE). Le chef du gouvernement avait ensuite ajouté que six tonnes d’or devaient être exportées de manière formelle en 2024.

    Des difficultés auxquelles étaient confrontés ces exportateurs agréés avaient pourtant été soulevées au mois de mars de l’année dernière. Il était expliqué que ces opérateurs légaux avaient eu du mal à collecter l’or au niveau local. Le prix élevé de l’or proposé par les orpailleurs qui s’avérait plus cher que le prix sur le marché international était la contrainte avancée.

    Dans le compte rendu du Conseil des ministres en date du 6 mars, il était alors rapporté que l’Etat avait donné une instruction accordant un délai de deux mois pour les exportateurs titulaires d’agrément de comptoir pour respecter l’accord qu’ils avaient signé. Et ce, sous peine d’un retrait d’agrément. Il était également insisté à l’époque que les exportateurs d’or agréés devaient pouvoir exporter au moins 15% du poids total pour lequel ils se sont engagés et effectuer le rapatriement correspondant.

    Mais les exportateurs agréés ne sont donc parvenus à n’exporter que 5 kilos d’or selon le dernier rapport de l’ITIE. Un taux de rapatriement de 88,42% des devises issues de l’exportation légale de l’or qui a repris en février 2024 est rapporté dans ce document.
    Lors de la présentation de la PGE, l’Etat avait indiqué qu’il tablait sur une exportation légale de 75 tonnes d’or pour les cinq prochaines années, l’équivalent d’une exportation moyenne annuelle de 15 tonnes. Et pour y parvenir, l’Etat avait indiqué qu’il misait sur l’exploitation industrielle de l’or en complément de l’exploitation artisanale de ce produit minier.

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  • INFRASTRUCTURES – Le bitumage de la RN10 démarrera avec l’axe Ambovombe – Ampanihy

    INFRASTRUCTURES – Le bitumage de la RN10 démarrera avec l’axe Ambovombe – Ampanihy

    Antananarivo, 5 Janvier, 10h50 – Ambovombe – Beloha et Beloha – Ampanihy. Ce sont les deux tronçons de la route nationale RN10 qui seront réhabilités en premier. D’après le ministère des Travaux publics, les travaux de réhabilitation de la RN10 seront divisés en quatre lots.

    Les deux premiers lots, 111,77km entre Ambovombe et Beloha, et 92,90km entre Beloha et Ampanihy devraient démarrer d’ici quelques semaines. Les entreprises en charge des travaux ont déjà reçu leur autorisation pour commencer les travaux depuis le mois de décembre.

    Les deux autres lots, 113,71km entre Ampanihy – Ambatry, et 97,99km entre Ambatry- Andranovory feront l’objet d’appel d’offres en début de cette année. Les premiers appels d’offres avaient déjà été lancés en février 2024.

    Les travaux de réhabilitation de la RN10 sont financés par la Banque mondiale dans le cadre du projet “Connecter Madagascar pour une croissance inclusive”. Ce projet inclut, en plus du bitumage de la RN10, la réhabilitation de la RN31, entre Antsohihy – Bealanana.

    Signé en avril 2022, l’accord relatif au volet prêt de ce projet a été ratifié en juillet de la même année. Le président de la République avait ensuite annoncé que les travaux devraient démarrer dès le début de 2023.

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  • ENERGIE – Le délestage est de retour à Antananarivo pour cause d’insuffisance de carburants

    ENERGIE – Le délestage est de retour à Antananarivo pour cause d’insuffisance de carburants

    Antananarivo, 5 Janvier, 12h30 – Le délestage officiellement de retour. La Jirama annonce ce dimanche qu’elle est “contrainte de procéder à un délestage tournant, d’une durée de deux heures pour chaque coupure, ce jour, entre 10h00 et 18h00”. En cause : l’insuffisance de carburants destinés à faire tourner les centrales thermiques qui approvisionnent en électricité le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). “Le carburant existant est insuffisant pour faire fonctionner les centrales thermiques”, souligne-t-elle dans un communiqué posté sur sa page Facebook.

    Pour faire face à la période d’étiage qui ne permet pas aux centrales hydroélectriques de tourner à pleine capacité, les autorités ont décidé de recourir davantage aux carburants. Cependant, le carburant étant lui-même insuffisant, la compagnie nationale d’eau et d’électricité doit procéder à des delestages tournants.

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  • HYDROÉLECTRICITÉ – Des reconnaissances du site déjà effectuées par des constructeurs intéressés par le projet Sahofika, selon le ministre Olivier Jean-Baptiste

    HYDROÉLECTRICITÉ – Des reconnaissances du site déjà effectuées par des constructeurs intéressés par le projet Sahofika, selon le ministre Olivier Jean-Baptiste

    Antananarivo, 5 Janvier, 9h30 – Des entreprises de construction se seraient déjà rendues sur la zone où devrait être implantée la future centrale hydroélectrique de Sahofika. Ces constructeurs auraient déjà entrepris la reconnaissance du site et sa configuration en vue de préparer les offres qu’ils soumettront pour ce projet, avance le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, lors de son passage à la Télévision nationale, jeudi.

    Un appel d’offres en vue de sélectionner le constructeur pour ce projet hydroélectrique ne devrait d’ailleurs plus tarder à être lancé, confie ce membre du gouvernement. Le calendrier pour le démarrage des travaux devra pour sa part être défini progressivement. Le ministre Olivier Jean-Baptiste indique que ces travaux en question pourraient nécessiter entre cinq ou six ans, compte tenu de l’envergure du projet. “Nous sommes en pleine phase préparatoire”, avance-t-il.

    Le lancement d’un appel d’offres international pour trouver le remplaçant d’Eiffage en tant que constructeur pour le projet hydroélectrique de Sahofika avait déjà été annoncé par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) au mois de mai 2023. Ce département parlait à l’époque d’un appel d’offres restreint, en indiquant avoir déjà présélectionné huit candidats en mesure de mener à bien les travaux.

    C’est en décembre 2016 que l’Accord de projet pour le développement du projet d’aménagement hydroélectrique de Sahofika avait été signé entre le ministère en charge de l’Energie et le consortium Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho). C’est ce consortium, initialement constitué d’Eiffage, Eranove, Themis et Hier, qui avait pour responsabilité de concevoir, financer, construire, exploiter et maintenir cet aménagement hydroélectrique.

    Eiffage qui devait être le constructeur avait cependant été écarté du projet. Ce, suite à sa proposition d’augmenter de 40% les coûts de construction, avec l’évolution des prix à l’international, d’après ce que lui avait reproché le ministère en 2023.

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  • STATISTIQUE MIROIR 2021-2023 – 4,167 tonnes d’or exportés par Madagascar d’après l’UN Comtrade

    STATISTIQUE MIROIR 2021-2023 – 4,167 tonnes d’or exportés par Madagascar d’après l’UN Comtrade

    Antananarivo, 4 Janvier, 7h45 – Des rapports totalement différents. Pour l’Agence nationale de la filière or (Anor), Madagascar n’a effectué aucune exportation officielle d’or entre 2021 et 2023. Or, l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar indique que d’après l’UN Comtrade, le volume d’or exporté par le pays durant cette période se serait élevé à 4,167 tonnes. Un fait exposé dans le Rapport de réconciliation 2022 de cet organe tripartite œuvrant pour la transparence minière à Madagascar, qu’il a publié vers la fin du mois de décembre de 2024.

    Toute activité relative à l’exportation de l’or devait être suspendue suite au Conseil des ministres du 23 septembre 2020. C’est au mois de mars de 2023 que l’Etat avait décidé la levée de cette suspension, suite notamment à l’adoption du décret relatif au nouveau régime de l’or. L’exportation légale de l’or a repris en février 2024 par suite de la mise en place du Guichet unique d’exportation (GUE), précise le rapport de réconciliation de l’Itie Madagascar.

    Mais ce rapport met encore en exergue l’écart important entre les chiffres avancés par les deux entités ces dernières années. L’Anor, qui était chargé d’administrer, gérer et canaliser vers le formel le secteur de l’or, avait fait part d’un total de 10,187 tonnes d’or exportés par Madagascar entre 2016 et 2023. L’UN Comtrade, la base de données des Nations Unies sur les statistiques du commerce des produits de base, et qui est le référentiel des statistiques officielles du commerce international, avait de son côté rapporté 20,979 tonnes d’or exportés à partir de la Grande île durant ces huit ans, selon toujours ce qui est exposé dans le document de l’Itie Madagascar.

    Image par PublicDomainPictures de Pixabay

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