Catégorie : Économie

  • COOPERATION – Deux nouveaux projets soutenus par l’Europe pour dynamiser le secteur privé et le commerce à Madagascar

    COOPERATION – Deux nouveaux projets soutenus par l’Europe pour dynamiser le secteur privé et le commerce à Madagascar

    Muscler le potentiel des petites entreprises tout en balayant les obstacles administratifs qui freinent le commerce. C’est le double défi du projet Partenariats impact et innovation avec le secteur privé à Madagascar (PII) et de celui Facilitation des Procédures d’Importation et d’Exportation à Madagascar (FPIE) lancés mercredi. Ces initiatives viennent en soutien du secteur privé et au développement économique de la Grande île, soutient Oliver Knoerich, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à Madagascar.

    Mis en œuvre par la GIZ Madagascar, ces deux projets visent à améliorer la croissance économique durable et inclusive à Madagascar, notamment pour les jeunes et les femmes. Le projet « Partenariats Impact et Innovation » (PII) vise, d’une part, à nouer des alliances stratégiques avec le secteur privé afin de co-développer des solutions durables, adaptées aux réalités et aux défis locaux, avance le diplomate allemand.

    Le projet de facilitation des procédures d’importation et d’exportation (FPIE) accompagnera pour sa part Madagascar dans le respect de ses engagements auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), poursuit-il. En étroite collaboration avec les acteurs privés, son but est de lever les barrières administratives et logistiques qui pèsent encore sur les échanges commerciaux de la Grande Île.

    Pour Oilivier Knoerich, transformer Madagascar passe par un partenariat public-privé renouvelé. Créateur exclusif d’emplois durables et de richesse fiscale, le secteur privé a besoin, pour rayonner et attirer l’investissement international, d’un environnement favorable. Le rôle de l’État est ainsi crucial. C’est pourquoi, en simplifiant les procédures administratives et logistiques, le secteur public doit se faire le facilitateur indispensable de cette croissance et sécuriser le climat des affaires, a-t-il exposé.

    Ce double lancement pose ainsi les jalons d’une croissance partagée, souligne Arlise Winnie Mananarivo, directrice générale du Développement du secteur privé. L’accent mis sur l’innovation, la transformation locale et la simplification administrative s’inscrit d’ailleurs dans la continuité des engagements ministériels. Mais fort de l’appui de ses partenaires internationaux, le gouvernement s’apprête à traduire ces ambitions en actions concrètes sur le marché.

  • INSTITUTION FINANCIÈRE – Le binôme Herinjatovo Ramiarison-Dorette Ratsiavahana pour représenter Madagascar au Conseil des gouverneurs de la BAD

    INSTITUTION FINANCIÈRE – Le binôme Herinjatovo Ramiarison-Dorette Ratsiavahana pour représenter Madagascar au Conseil des gouverneurs de la BAD

    Renouvellement de la gouvernance au sein de la Banque africaine de développement (BAD). D’après la liste des gouverneurs et gouverneurs suppléants de cette institution panafricaine, mise à jour samedi, c’est le binôme Herinjatovo Ramiarison – Dorette Ratsiavahana qui a été choisi pour représenter Madagascar à son Conseil des gouverneurs. Une alliance stratégique entre vision politique et haute technicité financière, avec le ministre de l’Economie et des finances et la directrice générale du Trésor de la Grande île.

    Les gouverneurs de la BAD et leurs suppléants, qui sont généralement des ministres des Finances ou de hauts fonctionnaires, jouent un rôle clé dans la gouvernance, la supervision opérationnelle et l’orientation stratégique de cette institution financière, incluant l’élection de son président. Au-delà de la révision des instruments de gouvernance internes, ils participent activement aux réunions extraordinaires pour déployer des politiques spécifiques visant à faire de l’Afrique le moteur de sa propre transformation structurelle, vers des économies plus inclusives, vertes et résilientes.

  • TRANSPORT AERIEN – Rado Rabarilala se fixe comme mission la transition de Madagascar Airlines vers Air Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – Rado Rabarilala se fixe comme mission la transition de Madagascar Airlines vers Air Madagascar

    Le cap est clairement fixé. Plusieurs jalons stratégiques ont d’ores et déjà été franchis afin d’amorcer la transition de Madagascar Airlines vers Air Madagascar. Si l’on en croit le ministère des Transports et de la météorologie, Rado Rabarilala, directeur général de la compagnie aérienne nationale, y voit “précisément le sens de sa mission”. Celui-ci réitère ainsi son engagement de longue date en faveur du redressement et du retour à la marque historique Air Madagascar.

     

    Bien que ce processus de restructuration s’annonce complexe, Rado Rabarilala se veut déterminé. “Nous devons impérativement atteindre cet objectif”, souligne-t-il. Il lance alors un appel à la synergie de l’ensemble des collaborateurs ainsi qu’au soutien continu de leur ministère de tutelle.

     

    Air Madagascar reste la coquille patrimoniale titulaire des actifs fondamentaux de l’entité desormais appelée “groupe Air Madagascar”, tandis que Madagascar Airlines est le bras opérationnel chargé d’exécuter la stratégie de redressement, de louer ou d’acquérir sa propre flotte. Cette dernière porte le pavillon national sans subir les saisies liées aux anciennes créances d’Air Madagascar.

     

    Photo : MTM

  • FISCALITÉ – Les droits d’accise sur la bière revus à la baisse dans le projet de loi de finances rectificatives

    FISCALITÉ – Les droits d’accise sur la bière revus à la baisse dans le projet de loi de finances rectificatives

    Soulagement pour l’industrie de la bière de Madagascar, mais aussi pour les producteurs d’orge et de malt. Sauf amendement porté au projet de loi de finances rectificative, le montant plancher du droit d’accise sur la bière de malt tirant à 4° ou moins devrait passer à 750 ariary par litre. Soit une baisse de 100 ariary par rapport au plancher fixé par la loi de finances initiale de 2026 qui prévoit un montant plancher de 850 ariary pour le même taux de 12,5%.

    Cette révision figure dans le projet de loi de finances rectificative actuellement en cours d’examen. Elle intervient après plusieurs mois d’alertes lancées par les acteurs de la filière brassicole et les producteurs d’orge face aux conséquences de la hausse continue de cette taxe ces dernières années.

    En abaissant le montant plancher des droits d’accise sur la bière, les autorités affirment vouloir soutenir la filière orge. Lors de son émission spéciale du 31 mai, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina avait parlé d’un important travail mené pour favoriser l’augmentation du nombre de producteurs. D’après ses explications, un accord a été trouvé avec la société Star selon lequel une baisse de la fiscalité sur la bière devrait se traduire par une hausse du nombre d’agriculteurs engagés dans la culture de l’orge.

    La décision marque un infléchissement de la politique fiscale appliquée au secteur. Entre 2020 et 2026, le montant du droit d’accise sur la bière est passé de 290 ariary à 850 ariary par litre, soit une hausse de près de 193%. La société Star avait alors dénoncé une fiscalité qu’elle jugeait excessive, estimant qu’elle contribuait à la baisse des ventes et menaçait un écosystème faisant vivre directement ou indirectement des dizaines de milliers de familles.

    Les producteurs d’orge des régions Amoron’i Mania et Matsiatra Ambony avaient signalé une baisse de la demande, conduisant à une réduction des surfaces cultivées. Les exploitations consacrées à cette culture seraient passées d’environ 1 200 hectares à 850 hectares pour la campagne 2026. Pour la première fois depuis plusieurs années, le prix d’achat de l’orge par l’industrie brassicole a également reculé, passant de 1 750 ariary à 1 700 ariary le kilogramme.

    Les producteurs avaient alors alerté sur les risques que cette situation faisait peser sur les revenus des ménages ruraux. Des responsables locaux avaient également exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir du partenariat entre les cultivateurs et la société Malto, estimant que l’augmentation des taxes sur la bière réduisait la consommation et, par conséquent, les besoins en matières premières.

  • PRODUIT DE RENTE – L’AVM propose d’acheter sous conditions la vanille préparée entre 70 000 à 140 000 ariary dans les régions Diana et Sofia

    PRODUIT DE RENTE – L’AVM propose d’acheter sous conditions la vanille préparée entre 70 000 à 140 000 ariary dans les régions Diana et Sofia

    Une perche financière tendue aux exportateurs et collecteurs-préparateurs agréés. L’Alliance de la vanille Malagasy (AVM) prévoit le rachat d’une partie des stocks dormants de vanille préparée dans les régions Diana et Sofia. Elle évoque des tarifs fixés entre 70 000 ariary par kilo pour les cuts et 140 000 ariary par kilo pour la qualité noire. L’appel à manifestation d’intérêt pour la sélection des opérateurs dans le cadre de ce mécanisme exceptionnel de résorption de stock est déjà lancé.

    Pour en bénéficier, les opérateurs doivent se plier à une condition stricte et immédiate. Ils doivent réinvestir massivement dans la campagne en cours en achetant obligatoirement 5 kilos de vanille verte dans ces deux régions pour chaque kilo de vanille préparée vendu à l’Alliance, qui est une institution publique instituée au mois d’avril pour l’organisation de la filière. C’est donc un mécanisme de « donnant-donnant » qui redéfinit les règles du jeu dans cette démarche.

    L’AVM entend désengorger les stocks de vanille préparée en appliquant des prix de rachat fixes et qui se veulent attractifs. Ils s’établissent à 140 000 ariary le kilo pour la vanille noire, 125 000 ariary pour la vanille rouge et 70 000 ariary pour les cuts. La contrepartie obligatoire de 5 kilos de vanille verte pour 1 kilo de vanille préparée vendu impose inversement aux opérateurs un barème de dépenses auprès des producteurs des régions Diana et Sofia.

    Cette obligation d’achat est régie par des prix minima obligatoires de 10 000 Ariary le kilo pour la vanille verte longue, supérieure ou égale à 13 cm et de 5 000 Ariary le kilo pour la vanille courte, c’est-à-dire celle d’une longueur inférieure ou égale à 12 cm. Ainsi, pour chaque kilo de vanille préparée écoulé, l’opérateur doit mobiliser entre 25 000 et 50 000 ariary de trésorerie brute pour financer sa collecte obligatoire de vanille verte.

    Si l’argument financier pourrait séduire, une limite stricte des vanilles préparées rachetées est fixée. L’enveloppe globale de l’opération est plafonnée à seulement 75 tonnes de vanille préparée pour l’ensemble du pays. Et encore, étant répartis à parts égales entre les deux régions, soit 37,5 tonnes chacune, ces volumes risquent d’être très rapidement absorbés par les demandes des opérateurs en quête de liquidités, réagit un exportateur.

    Cette disposition est prise, dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions adoptées lors de la première réunion du Conseil d’Administration de l’AVM tenue au début de ce mois de juin. Cette institution estime que ce mécanisme exceptionnel de résorption des stocks de vanille préparée contribuerait à soutenir la filière vanille, à améliorer les revenus des producteurs et à soutenir la relance du marché.

  • SECTEUR BANCAIRE – La BAD accorde une facilité de garantie de transaction de 20 millions de dollars à la BMOI pour le processus d’industrialisation à Madagascar

    SECTEUR BANCAIRE – La BAD accorde une facilité de garantie de transaction de 20 millions de dollars à la BMOI pour le processus d’industrialisation à Madagascar

    La Banque africaine de développement (Bad) rapporte l’approbation par son Conseil d’administration d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce en faveur de la Banque malgache de l’Océan indien (BMOI). Cet appui devrait contribuer à l’accélération du processus d’industrialisation de la Grande île, indique l’institution panafricaine dans un communiqué qu’elle a récemment publié.

    “Cette facilité permettra à la BAD de fournir jusqu’à 100 % de garantie de paiement aux banques confirmatrices afin de faciliter la confirmation des lettres de crédit et autres instruments similaires de financement du commerce émis par la BMOI”, indique Lamin Drammeh, responsable de la division du financement du commerce au sein du Groupe à la Banque africaine de développement. Et ce, “au profit des grandes entreprises locales et des PME”, lance-t-il.

    Les principaux secteurs visés par cette intervention sont l’agro-industrie et l’industrie manufacturière. La garantie de transaction devra permettre à la BMOI de soutenir les importations d’intrants, de machines de production et d’équipements de télécommunication, nécessaires au développement du secteur industriel malgache. L’opération aura ainsi un impact direct sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, précise la BAD.

    Le responsable du bureau pays de l’institution panafricaine, Adam Amoumoun, soutient que “cette opération participera au développement de l’agro-industrie et de l’industrie manufacturière”. Cette intervention s’aligne d’ailleurs parfaitement avec la stratégie 2022-2026 de la Banque à Madagascar, notamment son domaine prioritaire axé sur le soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière, poursuit ce responsable de la BAD.

    La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la BAD pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Celle-ci couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, ou encore les traites avalisées et les billets à ordre.

  • MOBILE MONEY – Les autorités annoncent des audits du système des établissements de monnaie électronique

    MOBILE MONEY – Les autorités annoncent des audits du système des établissements de monnaie électronique

    Les usagers ont-ils raison ou tort de se plaindre des services des établissements de monnaie électronique? C’est pour répondre à cette question que l’autorité monétaire annonce des audits du système de ces établissements. “De nombreuses plaintes ont été enregistrées concernant les transactions de monnaie électronique. À l’écoute des usagers, nous diligentons des audits du système de ces Établissements de monnaie électronique (EME) afin de vérifier le bien-fondé des griefs exprimés”, indique le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, devant les députés, en marge de la séance plénière de vendredi, à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza.

    Cette responsabilité incombe principalement à la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF), l’autorité de régulation et de contrôle qui est rattachée à la BFM. Selon la loi sur les EME c’est la CSBF qui détient le pouvoir légal d’émettre des instructions réglementaires, d’accorder ou de retirer les agréments ainsi que de mener des audits sur pièces et sur place. Le secrétariat général de cette Commission doit d’ailleurs vérifier en permanence la conformité technique, la sécurité des plateformes et la stricte équivalence entre la monnaie électronique émise et les fonds réels consignés sur le “compte global”.

    Les établissements de monnaie électronique (EME) sont par ailleurs soumis à des obligations strictes en matière de protection des consommateurs. L’établissement est tenu de mettre à la disposition des utilisateurs un service clientèle opérationnel 24/7. Ce service est spécifiquement chargé de traiter les réclamations ou les oppositions en cas de perte, de vol, d’utilisation frauduleuse, de transactions non autorisées ou de tout incident lié à un dysfonctionnement technique du système.

    Si les réclamations peuvent être formulées oralement dans un premier temps, elles doivent obligatoirement être confirmées par tout procédé laissant une trace écrite dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter de la date de notification ou de l’opposition. L’EME a l’obligation légale de fournir à l’utilisateur les canaux et moyens nécessaires pour formaliser cette confirmation écrite, selon la loi régissant le secteur.

     

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  • COMMERCE EXTÉRIEUR – L’Union européenne et quatre pays de l’océan Indien, dont Madagascar, scellent un accord de libre-échange moderne et complet

    COMMERCE EXTÉRIEUR – L’Union européenne et quatre pays de l’océan Indien, dont Madagascar, scellent un accord de libre-échange moderne et complet

    Un tournant stratégique pour le commerce de l’Indianocéanie. Après sept années de négociations soutenues entamées en octobre 2019, le pas décisif a été franchi ce mercredi. L’Union européenne et quatre États de l’Afrique orientale et australe (Afoa), à savoir les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles, ont officialisé l’approfondissement de leur partenariat. La conclusion des négociations entre les parties fait évoluer l’Accord de Partenariat économique (APE) actuel vers un accord de libre-échange (ALE) moderne, global et ambitieux.

     

    Pour l’Union Européenne, cet accord de libre-échange est le premier du genre en Afrique subsaharienne, qui soit “moderne” et “complet”. Ceci du fait qu’il couvre non seulement le commerce des biens, mais aussi les services, l’investissement, le commerce numérique et la coopération sectorielle. Cet instrument soutient également la transformation locale, la transformation industrielle et la création de valeur ajoutée dans les États Afoa

     

    Pour Madagascar, ce nouveau chapitre fortifiera les liens économiques et commerciaux de la Grande île avec l’Union européenne, expose son ministère du Commerce et de la consommation. Il devrait alors ouvrir des perspectives majeures pour les opérateurs économiques et les producteurs du pays.

     

    Selon ce département en charge du Commerce, cet accord permettra notamment de faciliter l’accès des produits malgaches au marché européen, de dynamiser ses exportations, de stimuler l’investissement et d’optimiser le climat des affaires national. De plus, il ambitionne de fluidifier le commerce numérique, de garantir la transparence des marchés publics, de sécuriser la propriété intellectuelle, d’alléger les barrières techniques et de catalyser un développement durable via une coopération économique renforcée, détaille le ministère.

     

    L’Union européenne et ces quatre pays ont par ailleurs souligné leur objectif commun consistant à prendre les mesures nécessaires en vue de la signature et de l’entrée en vigueur de l’accord dans les meilleurs délais, conformément à leurs procédures respectives. Et ce, tout en rappelant que l’accord restera ouvert à l’adhésion d’autres États Afoa lorsqu’ils seront prêts à y adhérer.

  • FISCALITÉ – La direction générale des impôts évoque le principe pollueur payeur pour expliquer la taxe sur les véhicules à moteur

    FISCALITÉ – La direction générale des impôts évoque le principe pollueur payeur pour expliquer la taxe sur les véhicules à moteur

    Si votre voiture a une puissance de plus de 15 CV, a été mise en circulation en 2022, et roule au diesel, vous devez payer 340 000 ariary par an à titre de taxe sur les véhicules à moteur (TVM). Par contre, si vous avez une petite voiture électrique d’une puissance fiscale de 3 CV que vous avez achetée chez le concessionnaire en 2024, vous ne paierez que 5 000 ariary par an de TVM. Car plus une voiture est vieille et puissante et roule à l’énergie fossile, particulièrement au gasoil, elle est considérée comme polluante et son propriétaire doit donc payer plus.

    Comme rappelé mercredi soir sur la chaîne de télévision publique par le directeur de la législation fiscale auprès du ministère de l’Economie et des finances, Liva Rajoelison, la TVM suit la logique du “pollueur payeur”. “D’une manière générale, cette disposition fiscale introduite dans le code général des impôts de 2026 a été motivée par la volonté de protéger l’environnement, et se veut une application du principe pollueur-payeur”, confie-t-il.

    Il explique alors que le montant de la TVM varie selon l’âge, la puissance et la source d’énergie utilisée pour faire rouler le véhicule. “Si votre véhicule est plus âgé, vous payez un peu plus de taxe, et c’est également le cas s’il est plus puissant”, souligne-t-il. Il rappelle que la taxe varie entre 5 000 ariary et 340 000 ariary, les véhicules électriques et les véhicules âgés de moins de cinq ans devant payer le moins, et les véhicules les plus puissants et les plus âgés roulant au diesel devant payer le plus.

  • FISCALITÉ – La taxe sur les véhicules à moteur à payer auprès des services fiscaux avant le 15 juillet

    FISCALITÉ – La taxe sur les véhicules à moteur à payer auprès des services fiscaux avant le 15 juillet

    De longues files à prévoir auprès des centres et services fiscaux dans les prochaines semaines. Les propriétaires des véhicules à moteur mis en circulation avant le 15 juillet sont appelés à effectuer la déclaration et le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM) auprès de ces bureaux au plus tard le 15 juillet. Dans un communiqué publié lundi, la Direction générale des impôts (DGI) précise que les contribuables immatriculés doivent accomplir ces formalités auprès de l’unité opérationnelle gestionnaire de leur dossier fiscal, tandis que les personnes non immatriculées peuvent s’adresser au centre fiscal de leur choix.

     

    Quelques bureaux ne pourront toutefois pas encore percevoir cette taxe supprimée en 2006 et réinstaurée en 2026. Il s’agit de la direction des grandes entreprises (DGE), des services régionaux des impôts Analamanga 1 et 2, Atsinanana et Vakinankaratra, du Centre fiscal du troisième arrondissement d’Antananarivo et du Centre fiscal Alasora. Les contribuables relevant de ces unités devront effectuer leurs démarches auprès d’un autre bureau fiscal proche de leur domicile ou de leur siège social.

     

    Si l’on en croit l’administration fiscale, le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur conditionne toute autre démarche administrative liée au véhicule, tel que le renouvellement des assurances, les mutations, les visites techniques ou encore la délivrance des autorisations d’exploitation. Toute fausse déclaration, tout retard ou défaut de paiement expose, par ailleurs, le contribuable aux sanctions prévues par le Code des impôts.

     

    Pour permettre une vérification permanente du paiement de la taxe, la direction générale des impôts évoque la délivrance, en plus du récépissé de paiement, d’un document comportant un code QR muni d’un cachet de l’administration fiscale. Celui-ci devra être conservé en permanence à bord du véhicule, précise l’administration fiscale. Le code QR devrait par ailleurs permettre de contrôler l’authenticité du document conservé à bord.

     

    La taxe sur les véhicules à moteur est instituée au profit du Budget général de l’État. Elle s’applique à l’ensemble des véhicules à moteur, notamment les voitures, les véhicules utilitaires, les motos et scooters, qu’ils soient à combustion, électriques ou hybrides. Les bateaux à moteur et les aéronefs sont également concernés. Sont toutefois exemptés de cette taxe les véhicules bénéficiant d’un régime dérogatoire prévu par les conventions internationales, les ambulances, les véhicules des sapeurs-pompiers ainsi que les véhicules administratifs. Pour les véhicules terrestres, le montant de la taxe est déterminé selon les caractéristiques du véhicule et varie généralement entre 5 000 et 340 000 ariary.